Dar El Beïda
| Dar El Beïda | ||||
Dar El Beïda | ||||
| Noms | ||||
|---|---|---|---|---|
| Nom arabe | الدار البيضاء | |||
| Nom amazigh | ⴷⴰⵔ ⵍⴱⴻⵢⴷⴰ | |||
| Administration | ||||
| Pays | ||||
| Wilaya | Alger | |||
| Daïra | Dar El Beïda | |||
| Code postal | 16033 | |||
| Code ONS | 1620 | |||
| Démographie | ||||
| Population | 81 509 hab. (2008[1]) | |||
| Densité | 2 547 hab./km2 | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | 36° 42′ 51″ nord, 3° 12′ 45″ est | |||
| Superficie | 32 km2 | |||
| Divers | ||||
| Budget | 1.6 milliard de DA. | |||
| Localisation | ||||
Localisation de la commune dans la wilaya d'Alger | ||||
| Géolocalisation sur la carte : Algérie
Géolocalisation sur la carte : Algérie
Géolocalisation sur la carte : Algérie (nord)
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Dar El Beïda (anciennement Maison-Blanche lors de la colonisation) est une commune de la wilaya d'Alger en Algérie, située dans la banlieue Sud-Est d'Alger. C’est sur le territoire de la commune que se situe l'aéroport d'Alger.
Géographie
[modifier | modifier le code]Situation
[modifier | modifier le code]La commune de Dar El Beïda est située au sud-est de la wilaya d'Alger, à environ 17 km au sud-est d'Alger[2].
Transport
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La commune dispose d'une gare ferroviaire SNTF (ligne Alger-Thneia).
Ligne de bus de transport vers Bab Ezzouar, El Harrach (vers rue Tabount Belkacem - Cité HLM, quartier La Vigerie ou vers quartier Boumaati).
Routes
[modifier | modifier le code]La commune de Dar El Beïda est desservie par plusieurs routes nationales, et locales :
- Autoroute est-ouest, qui traverse la commune.
- Route nationale 11 : RN11 (route d'Oran).
- Route nationale 5 : RN 5 (route du Constantinois).
- Pénétrante de l'aéroport en direction de Bordj El Kiffan.
- Route nationale 61, en direction de la commune de Les Eucalyptus et de Meftah (wilaya de Blida).
- Route de Dar El Beïda, donnant accès à la commune de Bab Ezzouar.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Dar El Beida présente une morphologie urbaine composite, héritière de phases de développement distinctes. Son noyau originel procède d'un quartier colonial, caractérisé par un bâti résidentiel de villégiature et d'hôtels particuliers. À compter de la fin des années 1970, l'expansion démographique et l'extension de l'agglomération ont engendré l'édification successive de vastes cités-dortoirs. Cette urbanisation planifiée fut ultérieurement doublée, dès la décennie 1990, par l'apparition de lotissements anarchiques, qui contribuèrent à une densification souvent désordonnée. Le territoire communal se trouve notablement sécable par des infrastructures de transport majeures : l'emprise ferroviaire et le périphérique sud, constitué par l'autoroute est-ouest. Toutefois, ces coupures viaires n'ont point entravé la croissance de l'ensemble ; elles en ont plutôt modelé la structure, sans que n'en soit freiné le développement continu.
Toponymie
[modifier | modifier le code]L'appellation « Dar El Beïda » procède étymologiquement de l'arabe dār (دار), signifiant « maison », et bayḍāʾ (بَيْضاء), signifiant « blanche ». Cette construction linguistique originelle a connu des adaptations dans les langues romanes. La francisation a produit la forme « Maison-Blanche », tandis que l'hispanisation a engendré « Casa Blanca ». Ce dernier toponyme est parfaitement homonyme de celui de la grande cité marocaine, Casablanca, laquelle partage une identique racine onomastique arabe.
Histoire
[modifier | modifier le code]Dès les années 1840, s’élevait à la croisée de chemins, sur la route de Fondouk, un modeste relais de diligence. Cette halte consistait en une bâtisse de bois, édifiée de planches blanchies à la chaux, abritant une auberge. À l’accoutumée, quelques négociants vinrent s’y adjoindre, attirés par la perspective d’une clientèle de passage quotidienne. L’origine de la commune procède de la propriété de Charles Muller, établie dès 1840. Le centre de peuplement, fondé dans les années 1850 — Maison-Blanche figurant parmi les établissements de colonisation institués sous Louis-Napoléon Bonaparte en 1851 —, accéda au statut de commune lors du partage de La Rassauta par décret du 2 juin 1882. Le territoire communal se situe intégralement dans la plaine de la Mitidja. D’une altitude inférieure à trente mètres, il présente un relief des plus uniformes. Il est délimité à l’ouest par l’Oued Smar et à l’est par l’Oued Hamiz. Sa limite septentrionale suit le tracé de la RN 5, plus précisément son côté nord, ce qui incluait le hameau dit du « Retour de la chasse » — aujourd’hui Bab Ezzouar — dans le ressort de Maison-Blanche. La gare, située sur la ligne de Constantine, occupe une position centrale au sein du village.
La vocation initiale de ce territoire fut exclusivement agricole, et ce jusqu’à l’orée de l’année 1924. À cette date, son paysage agraire se trouva substantiellement altéré par la soustraction de quatre cent quinze hectares de vignobles, destinés à l’édification de l’aérodrome d’Alger-Maison-Blanche. L’entreprise d’aménagement se poursuivit après 1942, nécessitant une nouvelle expropriation foncière de l’ordre de sept cents hectares. Cette emprise permit la construction d’une seconde piste, plus longue, dont l’implantation requit le déplacement de la route de Fondouk vers l'est. Sur le plan administratif d’alors, Maison-Blanche constituait l’un des trois arrondissements du département d’Alger, circonscription qui comprenait également Alger et Blida.
À la faveur d’une réforme administrative promulguée le 28 janvier 1956, le département d’Alger se vit amputé de son arrière-pays, conséquence d’une vigoureuse poussée démographique qu’avait connue la région. Cette scission, qui n’acquit sa pleine effectivité que le 20 mai 1957, donna naissance à trois départements supplémentaires : ceux de Médéa, d’Orléansville et de Tizi-Ouzou. Le département d’Alger, ainsi resserré, ne couvrait plus dès lors qu’une superficie de 3 393 km², sur laquelle résidaient 1 079 806 . habitants. Son administration s’articulait autour de deux sous-préfectures, Blida et Maison-Blanche. La circonscription de Maison-Blanche étendait son ressort sur vingt-six communes, déployées entre le cap Matifou, baigné par la mer, et Rovigo, sis au piémont de l’Atlas. Elle régissait les localités suivantes : Aïn Taya, Alma, L’Arba, Bellefontaine, Birtouta, Cap-Matifou, Courbet, Félix-Faure, Fondouk, Fort-de-L’Eau, Hammam-Melouane, Isserbourg, Le-Corso, Le-Figuier, Maison-Blanche, Maison-Carrée, Maréchal-Foch, Ménerville, Réghaïa, Rivet, Rocher-Noir, Rouïba, Rovigo, Saint-Pierre-Saint-Paul et Souk-El-Haad.
Démographie
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Économie
[modifier | modifier le code]Part du budget communal issu du budget national réservé aux collectivités territoriales :
| 2003 | 290 millions de DA |
| 2004 | 320 millions de DA |
| 2005 | 730 millions de DA |
| 2006 | 750 millions de DA (730 de recettes fiscales et 20 millions de recettes communales). |
| 2008 | 1.6 millard de DA |
Équipements et installations principales
[modifier | modifier le code]La commune compte plusieurs installations civiles et militaires, dont les principales sont :
- L'aéroport international Alger - Houari-Boumédiène ;
- L'hôtel de l'aéroport ;
- Une base aérienne (maintenance) ;
- L'École supérieure des techniciens de l'aéronautique ;
- La caserne centrale et siège de la Protection civile - pompiers ;
- L'Office national de météorologie ;
- Plusieurs sièges de sociétés (Djezzy, Biopharm) et des zones d'activité ;
- Grandes zones de grossistes au quartier d'El Hamiz.
Sport
[modifier | modifier le code]- Club omnisports Chabab Riadhi Baladiat Dar El Beida (CRBDB).
- Club de football de l'Étoile Sportive El Hamiz (ESH).
- Club de football de Amel Chebab Dar-El-Beida (ACDB).
- Club de football de Cs Dar-El-Beida (CSDB).
- Club de football de l'Étoile sportive Madina Djedida - Camp Nord (ESMD).

