Aïn Taya

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Aïn Taya
APC de Ain Taya
APC de Ain Taya
Noms
Nom arabe عين طايه
Nom berbère ⵉⵏ ⵟⴰⵢⴰ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Alger
Daïra Dar El Beïda
Président de l'APC Abdelmalek Benlamri[réf. nécessaire]
2012-2017
Code postal 16019
Code ONS 1638
Démographie
Population 34 501 hab. (2008[1])
Densité 3 961 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 47′ 00″ nord, 3° 14′ 00″ est
Superficie 8,71 km2
Divers
Budget 46 millions de DA
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya d'Alger.
Localisation de la commune dans la wilaya d'Alger.

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Aïn Taya

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Aïn Taya

Aïn Taya ou Aïn Taïa (en arabe عين طاية), est une commune de la wilaya d'Alger en Algérie, située dans la banlieue Est d'Alger[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom d'Aïn Taya est composé de deux mots AIN qui désigne la source et TAYA qui est un mot d'origine berbère qui désigne la seque qui domine le large de la mer d'Aïn Taya .[réf. nécessaire]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune d'Aïn Taya est située sur la bande côtière algérienne, à 27 km au nord-est d'Alger[3].

Communes limitrophes d’Aïn Taya
El Marsa,
Forêt d'El Marsa.
Mer Méditerranée Mer Méditerranée,
Lac de Réghaïa
Bordj El Bahri,
Forêt d'Aïn Taya.
Aïn Taya H'raoua,
Forêt de Réghaïa
Bordj El Bahri,
Forêt de Bordj El Kiffan.
Rouïba, H'raoua H'raoua

Relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Aïn Taya est construite en bordure d'une falaise escarpée au pied de laquelle s'étend une plage de sable fin. Adossée à la mer Méditerranée, elle fait face à d'innombrable ilots dont le rocher d'Aguelli (dit Bounettah) et le rocher de la Bordelaise. Elle a été fondée sur l'emplacement d'un marécage alimenté par différentes sources. On compte essentiellement quatre sources principales. Outre la source des oiseaux (Aïn Tir), on peut citer la source de suffren (Aïn Baydha),celle de surcouf (ain ech-chorb),ainsi que la source publique (Aïn El Baylek).

Routes[modifier | modifier le code]

La commune d'Aïn Taya est desservie par plusieurs routes nationales:

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Ain Taya fut une importante station préhistorique: "En 1930, M. Piroutet publiait une coupe de la falaise d'Ain-Taya, proche d'Alger[4], où il avait, quatre ou cinq ans auparavant, récolté un abondant outillage moustérien et néolithique."[5]

"Le gisement du Grand Rocher est Néolithique et celui des Béni Messous, Énéolithique. Dès ces périodes vivaient, aux environs d'Alger, des populations affines des Blancs actuels, sans doute des Berbères (H. Marchand, Loc. cit., 1931, p. 14i. — M. Piroutet, La station préhistorique d'Ain Taya, Alger, Bull. Soc. Préhist. Fr.,XXVII, 1930, p. 517)."[6]

Plusieurs colonisations ont occupées la plaine de Mitidja, citons les Romains au début des premiers siècles, leurs ruines y sont présentent dans la région (Bordj El Bahri ancien Cap Matifou et Tamentfoust) marquant ainsi une preuve matérielle de leurs existence à l’époque[7].

Dans l'Atlas archéologique de l'Algérie, V. Gsell cite des vestiges Romains dans la localité de Ain el beida (Zerzouria) à Ain Taya: "37.- Ain Beida. Source d'où parait un canal qui se dirigeait vers la mer et était rejoint par un autre canal, venant d'Ain Gattar el Kébir, souce située plus à l'Est. A Ain Gattar el Serir (autre source à l'E. de la précédente), vestige de constructions romaines. Prés de là, carrières de Maherzat, exploitées par les anciens. Berbrugger, Nécessité, p. 15-16, 23 (conf. Chadron, l. c., p. 131)."[8]

Période Ottomane[modifier | modifier le code]

Période coloniale française[modifier | modifier le code]

Introduction[modifier | modifier le code]

Après les destructions, la dévastation et le pillage des biens, la Mitidja, les populations des environs immédiats d’Alger, seront soumis à des massacres ignobles et impitoyables.

Voici les bilans des expéditions militaires françaises, puissantes et supérieures en effectifs et en arsenal de guerre rapportés par E. Pellisier (Capitaine d’état-major, chef du bureau des arabes à Alger) :

« Nous ne perdîmes que fort peu de monde dans la journée du 29. Cinq pièces de canon tombèrent en notre pouvoir, ainsi que quelques prisonniers. Les maisons de campagne que nous trouvâmes abandonnées, furent en général pillées et dévastées ; celles de quelques consuls européens, dont les soldats ne connurent pas les pavillons, souffrirent comme les autres. Quelques habitants trouvés cachés dans les maisons et dans les haies, furent massacrés; deux ou trois femmes furent même tuées par accident, d’autres furent violées ; mais ce sont là les tristes accompagnements de toute guerre, même de la plus juste. »[9].

Il rapporta aussi :

« Le lendemain de la prise d’Alger, la brigade Montlivault reçut ordre de se porter sur le Haouch-Cantara (la maison carrée) et sur la Rassauta, autre ferme bien connue à l’est d’Alger, pour s’emparer des haras et des troupeaux du gouvernement qui s’y trouvaient. Mais le Bey de Constantine, qui avait repris, avec son contingent, la route de sa province, avait tout enlevé. Cette brigade poussa jusqu’au cap Matifou, qui ferme à l’est la rade d’Alger. Elle reconnut sur la côte plusieurs batteries armées de 120 pièces de canon, qu’elle n’avait ni les moyens ni la mission d’enlever. Quelque temps après, des canots furent envoyés pour désarmer les batteries du cap Matifou ; mais la vue de quelques Arabes armés les empêcha de le faire. Les batteries situées depuis le fort Bab-Azoun jusqu’à l’Arach[10], ne furent désarmées que le 22 août. Celles qui sont situées au-delà, jusqu’au cap Matifou, et le fort Matifou lui-même, restèrent armés, et le sont encore au moment où j’écris, quoique les troupes françaises ne les occupent pas ». [11]

Il écrit également :

« La coupable négligence des chefs de corps laissa dévaster les belles et fraîches maisons de campagne qui entourent cette ville. Au lieu d’employer des moyens réguliers pour avoir du bois, on coupait les haies et les arbres fruitiers, on brûlait les portes, les fenêtres, et même les poutres des maisons : le soldat détruisait aussi pour le plaisir de détruire. Les marbres, les bassins, les ornements de sculpture, tout était brisé, sans but et sans profit pour qui que ce fût »[12].

La genèse de Ain Taya[modifier | modifier le code]

La commune originelle de la Rassauta Les différentes composantes Création des communes Le plein exercice
Au départ, celle-ci s'appelle Ras el Outa et le nom sera francisé en domaine de la Rassauta.

Le 22 août 1851, La Rassauta devient commune de plein exercice.

Par décret du 5 juin 1882, la Rassauta est divisée en deux communes, Fort-de-l’Eau et Maison-Blanche.

Organigramme des composantes de la Ras El Outa (Rassauta)
Plan du domaine de la Ras El Outa (Rassauta)
Fort de l'Eau (Bordj El Kiffan) La commune est créée le 11/01/1850. Elle devient commune de plein exercice le 02/06/1881
Maison-Blanche (Dar El Beïda) La commune doit son origine à la propriété de Charles Muller, établi depuis 1840. Le centre de population créé dans les années 1850 devient commune lorsque La Rassauta est divisée en deux par décret du 5 juin 1882. Elle devient commune de plein exercice par décret du 2 juin 1882.
Maison-Carrée (El Harrach) En 1861, le village de Maison-Carrée, qui compte alors 216 habitants, est érigé en centre-annexe de la commune de la Rassauta

Par décret impérial du 14/08/1869, le chef-lieu de la commune de la Ressauta est transféré à Maison-Carrée.

Elle devient commune de plein exercice le 14/08/1869. Maison-Carrée est rattachée à Alger par arrêté du 7 mars 1959 et en constitue le 10e arrondissement avec Baraki et Oued Smar.
Rouïba Dès 1842 , quelques concessions de 100 à 150 ha avaient été offertes ou vendues à des Européens et ce territoire fut intégré à la commune de la Rassauta en 1846. En 1852, huit fermes existaient. Le 22 août 1861 Rouïba devient une commune de plein exercice.

En 1872 eurent lieu les dernières modifications des limites de la commune de Rouïba qui s'étendait sur 5153 ha et avait une population de 440 européens et 1084 musulmans.

Le 11/08/1853, sous Napoléon III, le Conseil du gouvernement étudie le projet de fondation d'un centre de population, sur la route d'Alger à Dellys, à l'embranchement du chemin d'Aïn Taya, où le Génie militaire venait de mettre en service un puits artésien.
Le 31 octobre 1853 est publié le décret de création du centre de population nommé Rouïba, composé de 22 feux sur un territoire de 385 ha[13].
Décret de création de Rouïba paru dans Le Moniteur universel
.
Aïn Taya La commune est créée le 30/09/1853 avec un centre de population de 60 feux. Jusqu'en 1870, elle est annexée à Rouïba. Aïn Taya devient commune de plein exercice en 1870.
Cap Matifou (Bordj El Bahri) Le hameau annexe d'Aïn Taya de 8 feux est créé le 30/09/1853, formant une section de la commune d'Aïn Taya. La commune de plein exercice est créée en février 1921.
Suffren (Aïn Beidha) Le hameau annexe d'Aïn Taya de 10 feux est créé le 30/09/1853, formant une section de la commune d'Aïn Taya .

Le centre ville d'Aïn Taya est en majeure partie constituée de vieilles bâtisses datant de la colonisation française, temps durant lequel la ville était surtout habitée par des colons, les autochtones ayant migré vers Surcouf, une petite localité à l’est d'Aïn Taya.

Les colons français ont choisi la plus belle contée de la Mitidja, « Haouch – Rassauta » ou se situe le territoire de l’actuelle Ain Taya pour construire leurs résidence d’été.

En 1847, la baron de Vialar invite les habitants des îles Baléares pour s’établir dans la région, et par un décret Napoléonien (du 30 septembre 1853) furent crées Ain Taya et Cap Matifou (Bordj el Bahri).

Le 22 août 1861, Ain Taya devient section de commune de Rouiba rassemblant cinq agglomérations : Ain Taya, Cap Matifou, El Marsa, Heraoua et Alger plage.

Vers 1920 Cap Matifou fut séparée de Ain Taya et érigée en commune.

Après l'indépendance[modifier | modifier le code]

Après l’indépendance, et à la suite de la réorganisation territoriale des communes, la commune de Cap Matifou fut rattachée à celle de Ain Taya par le décret du 16 mai 1963.

Le , Ain Taya sera intégrée à la wilaya de Boumerdès, nouvellement créée. Bordj El Bahri, El Marsa, Heraoua et Alger Plage furent séparés de Ain Taya.

Le , à la création du gouvernorat du Grand-Alger, la commune est détachée de la wilaya de Boumerdès, pour rejoindre à nouveau celle d'Alger.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1987 1998 2008
21 067 29 515 34 501
(Source : ONS)

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Aïn Taya possède une équipe de volley-ball en deuxième division, et une équipe de football en ligue de la wilaya d'Alger. Et une équipe de Handball en cadette en première division deux fois championnes d'Algerie et une équipe de tennis avec un bon niveau national.

Le football est représenté par l'Étoile sportive Ain Taya ESAT (rouge et vert).

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Aïn Taya est une commune à vocation agricole (65 % de son territoire) et touristique.

Ain taya est aussi connue grâce à COMINOX, qui est l'unique constructeur d'équipements dédiés aux industries agro-alimentaire dans le pays.[réf. nécessaire]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Plage d'Aïn Taya

Le littoral Aïn Taya, d’une longueur de 8 km, est constituée de nombreuses plages telles que :

  • Decca plage à l'est
  • Zerzouria à l'ouest
  • Surcouf, Tamaris, Suffren, Dechra
Plage de Surcouf

L'activité touristique de la ville est liée à l’existence de ses plages ainsi que par la présence de :

  • d’une zone d’expansion touristique ;
  • du parc « fontaine fraîche » et de la forêt de Boussekloul, qui grâce à leur localisation en milieu urbain, offrent à la population des possibilités de détente et de loisirs ;
  • de sites attrayants d’où la création d’une zone d’expansion touristique (ZET) ;
  • de la présence de nombreux hôtels et restaurants.

La pêche[modifier | modifier le code]

  • La pêche à la ligne : loisir apprécié et pratiqué par les amateurs de pêche essentiellement au niveau des plages Surcouf, Zerzouria et Tamaris.
  • La pêche à la barque : Pratiquée à l’aide de petites embarcations au niveau des plages Surcouf et Tamaris.
  • la conchyliculture: élevage des coquillages moules et huitres à Surcouf plage

Loisir pratiqué par certains amateurs de la commune d'Aïn Taya à l’aide de coquillages et mollusques ramassés sur les rivages de la mer pour la production d’objets d’ornement et de bijoux.

Vie quotidienne[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Aïn Taya a connu une effervescence culturelle durant les années 1980 ; un des groupes phares de cette période est sans conteste le groupe El Bahara, mené par le chanteur Sadek Jemaoui.[réf. nécessaire]

Équipements[modifier | modifier le code]

  • Une ancienne église avait été aménagée en salle d'arts martiaux et de conférences, près du « marchè couvert » datant de l'« ère coloniale» (bâtisse regroupant des stands généralement occupées par des marchands de légumes ou des bouchers). En 2000, un incendie ravagea ce bâtiment déjà en ruines
  • Une salle omnisports de 2000 places

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF]Recensement 2008 de la population algérienne, wilaya d'Alger, sur le site de l'ONS.
  2. S Chr. Knutzon, Indicateur général de l'Algérie: description géographique, historique et statistique de toutes les localités comprises dans les trois provinces, Alger, Bastide, (lire en ligne), p. 203
  3. Journal officiel de la République Algérienne du 19/12/1984, page 1559, délimitation du territoire de la commune d'Aïn Taya.
  4. Piroutet Maurice. La station préhistorique d'Aïn-Taya, près d'Alger. In: Bulletin de la Société préhistorique de France, tome 27, no 11, 1930. p. 513-517
  5. Marchand H. Une importante station préhistorique du littoral Est-Algérois. In: Bulletin de la Société préhistorique de France, tome 29, no 6, 1932. p. 298-303
  6. Joleaud L. Le rôle des singes dans les traditions populaires nord-africaines.. In: Journal de la Société des Africanistes, 1931,tome 1, fascicule 1. p. 117-150
  7. Site officiel de l'Agence pour la Protection et la Promotion du Littoral Algérois (APPL):http://www.appl.dz/spip.php?article79, consulté le 25/12/2016
  8. V. Gsell, Atlas archéologique de l'Algérie (texte et cartes). Feuile 5, p. 7 (No 37)
  9. Annales Algériennes, par E. Pellissier de Reynaud - Tome I - Livre II - p. 59
  10. Harrach
  11. Annales algériennes - E Péllissier de Reynaud - Livre IV page 94
  12. Annales algériennes - E; Péllissier de Reynaud - page 96
  13. Le Moniteur algérien - http://www.charley-kieffer.com/RepHistoireRouibaAinTaya/Histoire_Rouiba_&_Ain_Taya.htm

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]