Hydra (Alger)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Hydra.
image illustrant une [[commune <adjF>]] image illustrant algérien
Cet article est une ébauche concernant une commune algérienne.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion.

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour en voir d'autres.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (octobre 2010).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références » (modifier l'article, comment ajouter mes sources ?).

Hydra
La placette de Hydra
La placette de Hydra
Noms
Nom arabe حيدرة
Nom berbère ⵃⵉⴷⵔⴰ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Alger
Daïra Bir Mourad Raïs
Président de l'APC Farah Abdenasser
2012-2017
Code postal 16035
Code ONS 1628
Démographie
Population 31 133 hab. (2008[1])
Géographie
Coordonnées 36° 44′ 40″ Nord 3° 02′ 35″ Est / 36.744318, 3.042955
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya d'Alger
Localisation de la commune dans la wilaya d'Alger

Géolocalisation sur la carte : Algérie

Voir la carte administrative d'Algérie
City locator 14.svg
Hydra

Géolocalisation sur la carte : Algérie

Voir la carte topographique d'Algérie
City locator 14.svg
Hydra
Liens
Site de la commune http://www.geoportail-hydra.org

Hydra est une commune de la wilaya d'Alger en Algérie, située sur les hauteurs de la ville d'Alger à 210 m d'altitude. Huppée et essentiellement résidentielle, elle abrite le siège d'une trentaine d'ambassades.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Hydra est située à environ 6 km au sud-ouest du centre-ville d'Alger[2].

Communes limitrophes de Hydra
Ben Aknoun Ben Aknoun, El Biar El Mouradia
El Achour Hydra El Mouradia,
Forêt de Paradou.
El Achour,
Draria
Draria, Bir Mourad Raïs Bir Mourad Raïs,
Forêt d'El Mouradia.

Voie de communication et transport[modifier | modifier le code]

Accès routier[modifier | modifier le code]

Pendant longtemps l'accès principal se faisait par le pont d'Hydra depuis la colonne Voirol qui se trouvait sur le passage historique de la RN1. Aujourd'hui la commune est surtout bordée au sud par la rocade sud d'Alger qui la dessert par trois échangeurs.

Transport en commun[modifier | modifier le code]

Reliée au centre-ville d'Alger par trolleybus du début des années 1940 à la fin des années 1950, le centre de Hydra aujourd'hui desservie directement par deux lignes? LES 31 et 88 de l'ETUSA. Par ailleurs une gare routière appartenant à la commune se trouve à quelques dizaines de mètres du centre de Bir Mourad Raïs, elle est desservie notamment par les lignes 33 et 34 qui passent par la colonne Voirol.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

À l'origine de son urbanisation au début du XXe siècle, Hydra était un plateau du sur les hauteurs séparé de la ville d'Alger par le ravin de l'Oued Kniss. On y accédait par une route en lacets depuis la colonne Voirol. Ce n'est qu'après la construction d'un pont franchissant le cours d'eau que le quartier va se développer.

Quartiers de la commune[modifier | modifier le code]

Parc d'Hydra[modifier | modifier le code]

Autour de la placette se forme le quartier central du parc d'Hydra constitué à partir des années 1930.

Les HLM[modifier | modifier le code]

En contrebas du parc d'Hydra en descendant vers Sidi Yahia et Bir Mourad Raïs, plusieurs cités HLM ont été construites entre les années 1950 et 1960, Cité du Hoggar, cité du bois des pins, cité des Oasis et la cité EGA.

Les Crêtes[modifier | modifier le code]

La Cité Sellier (bâtiment "noir")

À l'inverse en montant vers l'ouest s'etend le quartier des crètes autour du jardin Olof Palm. On y trouve principalement des lotissement de standing comme, le Paradou ou les Petites provinces mais aussi la Cité Sellier ou encore une zone d'activité.

En contre bas on trouve le quartier de Sidi Yahia aménagé à la fin des années 1990.

La cité Sellier a été construite à la fin des années 1950 (de 1957 à 1962) par les architectes Pierre-André Emery, Louis Bouquel et P. Bourlier, un groupe proche du Corbusier. Ils considèrent à l'époque que les grands espaces verts publics alors promus dans les cités jardins ne sont pas adaptés au climat et aux habitudes socio-culturelles algériennes, et préconisent une densité de l'habitat soit verticale, sous forme de barres, soit horizontale, sous forme d'un habitat pavillonnaire au tissu resserré et entrecoupé de petits jardins individuels. La cité, inachevée en raison de l'indépendance de l'Algérie, ne suit pas exactement le projet architectural affiché. Elle comporte 800 logements, répartis dans deux barres d'habitation, et des bandes d'appartements à deux étages[3]. La cité est baptisée en hommage à Henri Sellier.

Haut Hydra[modifier | modifier le code]

Autour du chateau d'Hydra et son parc qui abritent aujourd'hui l'Ambassade de France s'étendent les Hauts d'Hydra où se trouve notamment le siège de Sonatrach. Au sud se trouve le quartier Djenane El Malik et au nord celui du Val d'Hydra avec notamment la Résidence Chaabani.

Doudou Mokhtar[modifier | modifier le code]

Coincé entre la rocade sud et le parc zoologique, un nouveau quartier est encours d'aménagement depuis le milieu des années 2000. Traversé par le chemin Doudou Mokhtar depuis Ben Aknoun, on y trouve la faculté de sciences politique et d'information de l'université Alger 3 ainsi qu'une résidence universitaire mais aussi un lotissement résidentiel, la madeleine, la cité 200 logements et une zone d'activité.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Val d'Hydra ou vieil Hydra en 1954

Cette partie du territoire d'Alger se trouve sur les hauteurs à l'époque ottomane on y trouvait des djnan, c'est à dire de belle demeures autour d'un domaine.

Le plus ancien édifice de la commune est le Château d'Hydra (Bordj Hydra) élevé au XVIIIe siècle par Ali, l'agha des spahis. Cette maison hispano-mauresque, siège actuel de l'ambassade de France, a donné son nom au quartier[4].

Au début du XXe siècle les propriétaires du château d'Hydra vendent 100 hectares de vignes du plateau d'Hydra pour l'aménagement du lotissement du Parc d'Hydra. En 1925 est construit le pont d'Hydra et percée la tranchée qui permettent un accès direct depuis la colonne Voirol[5] qui va accélérer l'urbanisation du quartier et la construction de villas à l'architecture moderne.

Bien qu'ayant fait partie des arrondissements de la ville d'Alger depuis les années 1950, la commune d'Hydra n'est créée qu'en 1984 à partir de territoires soustraits des communes de Bir Mourad Rais et El Biar.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Pont d'Hydra[modifier | modifier le code]

Les deux ponts d'Hydra
Tranchée d'accès à Hydra

Le premier pont d'Hydra a été réalisé en 1925 pour permettre de franchir l'Oued Kniss et accéder directement au plateau d'Hydra après le percement d'une tranchée dans la roche. Le pont a été doublé après l'indépendance à cause du trafic routier.

  • Une partie de l'aqueduc Ain Zeboudja est encore visible, au niveau du Val d'Hydra (cité Chabani).

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1987 1998 2008
34 355 35 727 31 133
(Source : ONS)

Éducation[modifier | modifier le code]

Enseignement scolaire[modifier | modifier le code]

  • 9 écoles primaires publiques
  • 2 collèges d'enseignement moyen (CEM) :
    • CEM Colonel Athmane
    • CEM Fatma Hadj Ahmed
  • 1 lycée public
    • Lycée Said Hamdine

Enseignement professionnel[modifier | modifier le code]

  • Siège du centre national d'enseignement professionnel à distance (CNEPED)
  • CFPA du Paradou

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Hydra a eu l'École japonaise d'Alger (アルジェ日本人学校 Aruje Nihonjin Gakkō), une des écoles japonaises à l'étranger entre 1977 et 1993[6],[7].

Santé[modifier | modifier le code]

  • Clinique El Chiffa
  • Samu d'Alger

Lieux de Culte[modifier | modifier le code]

Minaret de la mosquée Al Qods d'Hydra
  • 3 mosquée
    • Mosquée Al Qods
    • Mosquée El Ghazali
    • Mosquée Djnane El Malik
  • 1 église
    • Eglise notre dame de Lourdes

Economie[modifier | modifier le code]

La commune est le siège de deux ministères et d'une trentaines d'Ambassades ainsi que la direction générale du groupe Sonatrach.

Vie quotidienne[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des présidents d'APC successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2012 2017 Farah Abdel nacer   P/APC
Les données manquantes sont à compléter.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF]Recensement 2008 de la population algérienne, wilaya d'Alger, sur le site de l'ONS.
  2. Journal officiel de la République Algérienne du 19/12/1984, page 1518, délimitation du territoire de la commune d'Hydra.
  3. Aleth Picard, « Architecture et urbanisme en Algérie. D'une rive à l'autre (1830-1962) », Revue du monde musulman et de la Méditerranée,‎ (lire en ligne).
  4. http://www.ambafrance-dz.org/La-Chancellerie-67
  5. Le Génie civil : revue générale des industries françaises et étrangères 02-04-1927 + p. 344 et 345
  6. Kobori, Iwao (Conseiller auprès del'Universite des Nations Unies). "L'Algerie et moi" (Archive). Centre Japon-Algérie (日本-アルジェリアセンター). Consulté le 16 janvier 2015.
  7. "過去に指定・認定していた在外教育施設" (Archive). Ministère de l'Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie. Consulté le 15 janvier 2015.
  8. "الرئيسية للاتصال." Ministére des Affaires religieuses et des Wakfs. Consulté le 10 mars 2013. "وزارة الشؤون الدينية والأوقاف -الجزائر- رقم 4 شارع تيمقاد، حيدرة، الجزائر"

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Casbah, Architecture et urbanisme, OREF-GAM, Alger, 1984