Rouïba

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Rouïba
Ancien siège de l'Assemblée Populaire Communale de Rouiba (Mairie, édifiée en 1869)[1]
Ancien siège de l'Assemblée Populaire Communale de Rouiba (Mairie, édifiée en 1869)[1]
Noms
Nom arabe الرويبة
Nom berbère ⵔⵡⵉⴱⴰ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Alger
Daïra Rouïba
Président de l'APC Zoheir OUEZANE
2012-2017
Code postal 16012
Code ONS 1642
Démographie
Gentilé Rouibéens, Rouibéennes
Population 61 984 hab. (2008[2])
Densité 1 508 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 44′ 00″ nord, 3° 17′ 00″ est
Altitude 20 m
Superficie 41,09 km2
Divers
Budget 2,36 milliards de DA (2013)[3]
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya d'Alger
Localisation de la commune dans la wilaya d'Alger

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Rouïba

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Rouïba

Rouïba ou Rouiba (en arabe الرويبة) est une commune d'Algérie. Elle se situe à 22 kilomètres dans la banlieue Est d'Alger dans une des localités les plus salubres de l'Algérie[4]. C'est aussi le chef-lieu de la daïra du même nom dans la wilaya d'Alger. Ses habitants s’appellent les Rouibéens.

Capitale de la Mitidja Orientale[5], de vocation agricole, Rouïba va devenir après la Seconde Guerre mondiale une ville industrielle avec sur son territoire la première et la plus grande zone industrielle du pays qui s'étend sur 1 000 ha[6], ce qui fait d'elle l'une des communes les plus riches d'Algérie[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Rouïba est le nom utilisé par les habitants avant et après la colonisation française. "Ce qui est inconstestable c'est que son origine provient de l'Arabe ou du Berbère; quant à sa traduction les avis divergent"[7].

L'origine pourrait être une déformation de « petit bois »:

  • Élisée Reclus définit: Ghaba, bois.- Diminutif: Ghouiba. Ex: Rouiba (banlieue d'Alger), le Bosquet (lambert)[9].

Localisation[modifier | modifier le code]

Rouïba est située à environ 22 km à l'Est d'Alger[10].

Communes limitrophes de Rouïba
Bordj El Bahri,
Bordj El Kiffan
Aïn Taya H'raoua
Bordj El Kiffan,
Dar El Beïda
Rouïba Reghaïa
Hammedi Hammedi,
Khemis El Khechna
Ouled Hedadj

Topographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est situé entièrement dans la plaine de la Mitidja. Il ne touche ni à la mer ni à l'Atlas. les altitudes y sont partout très basses; de l'ordre de 20 m et même moins de 10 près de Oued El-Biar qui limite la commune à l'Est. Tout est plat, à la petite exception près de la ride de H'raoua à l'extrême Nord, qui atteint 50 m. À l'Ouest, les méandres serrés de Oued El Hamiz souligne la faible pente de l'oued et le risque d'inondation, du moins avant la construction du barrage inauguré dans la montagne en 1883 et qui a permis de régulariser le débit.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par trois oueds[11] :

  • Oued El-Biar : prend naissance aux environs de la zone industrielle Rouïba-Réghaïa et alimente le lac de Réghaïa par la commune de Heraoua. Il limite la commune à l'Est.
Hydrographie de la ville de Rouiba[12]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Rouiba est située dans l’extrémité orientale de la plaine de la Mitidja qui est une zone de subsidence continue, cette dernière a donné naissance à une sédimentation active dont les éléments proviennent des reliefs de l’Atlas blidéen. À la fin du pliocène et au quaternaire, deux réservoirs aquifères se sont individualisés. Il s’agit de l’Astien formé par des calcaires et des grès d’origine continentale. Le quaternaire alluvial constitué essentiellement de galets et de graviers. Ces deux réservoirs sont séparés dans toute la plaine par des marnes jaunes semi-perméables de la formation d’El Harrach (Villafranchien) sauf au niveau de la poche de Rouiba ou les deux aquifères sont en contact. Ces deux aquifères reposent sur un substratum imperméable, généralement constitué par les marnes grises et bleues du Plaisancien[13].

Voies de communication et Transport[modifier | modifier le code]

Voies Routières[modifier | modifier le code]

Routes nationales (RN)

A1, autoroute Est-Ouest : Deux branches de l'autoroute Est-Ouest rejoignent Rouïba, une première au niveau de l'échangeur d'El Hamiz et la deuxième au niveau de la zone industrielle.

Rocade Sud d'Alger : Rouïba est reliée avec la rocade Sud d'Alger.

RN5 : Rouïba est traversée par la RN5, la reliant à la localité d'El Hamiz dans la commune de Dar El Beida à l'Ouest et la commune de Reghaïa à l'Est.

RN11 : Route d'Oran.

RN24 : Rouïba est bordée au Nord par la RN24 qui la limite avec la commune de Ain Taya.

Chemins de Wilaya (CW)

CW121 : Rouïba est traversée par le CW121 qui relie Ain Taya au Nord à Khemis El Khechna au Sud.

CW149 : Rouïba est traversée par le CW149 qui relie Bordj El Bahri au Nord à Hammedi au Sud.

Transport en commun[modifier | modifier le code]

Train de la banlieue d'Alger, Ligne Alger-Thénia:

La Gare de Rouïba[14]est desservie par le train de banlieue de la SNTF, la fréquence est d'un train toutes les 15 minutes aux heures de pointe.

Deux autres stations desservent la zone industrielle de Rouïba et SNVI.

Réseau de bus ETUSA: La ville de Rouïba est desservie par la ligne 72 du réseau d'autobus de l'ETUSA, de Rouïba à la place du 8-Mai-45.

Métro:

L'Entreprise Métro d'Alger (EMA) avait consulté des bureaux d'études étrangers pour faire des propositions sur l'extension du métro d'Alger de Bab Ezzouar vers Dar El Beida, Rouïba et Reghaia.

Tramway:

L’extension de la ligne du tramway d'Alger vers Ain Taya, Rouïba et Reghaïa est en étude.

Les stations de bus[modifier | modifier le code]

Il existe trois grandes stations de bus (privés) qui couvrent plusieurs destinations :

Station Localisation Destinations
1 Boulevard Larbi-Khaled
2 Boulevard 1er novembre
3 Boulevard Colonel Amirouche (dans sa partie sud de la ville)

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Dynamique démographique[modifier | modifier le code]

Le littoral algérois connait une dynamique démographique remarquable, dans sa périphérie orientale - composé de l’ensemble Sahel-Mitidja, - accompagnée par un important développement du cadre bâti, suite à la saturation du tissu urbain d’Alger, liée à la contrainte topographique de son site d’implantation portuaire, sur le piémont du massif ancien de Bouzaréah. Le contexte algérois, durant la période1966-1977 se caractérise par un fort Taux d’Accroissement Annuel Moyen (TAAM) de la wilaya d’Alger qui traduit l’ampleur de l’exode rural. En dehors de la période intercensitaire 1966-1977, les communes centrales (hyper-centre et centre-ville) se caractérisent dès la période 1977-1987 par des TAAM négatifs liés à la diminution de leur population. Les communes de Rouiba et Réghaia, tout comme la wilaya d’Alger et le territoire national préservent des TAAM positifs. Les taux négatifs dans les communes centrales et positifs dans les communes de la daïra de Rouiba, traduisent une corrélation entre ces entités spatiales, résidant dans le report des populations des quartiers centraux vers ceux de la périphérie, notamment orientale à partir de 1987.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

À l'arrivée des colonisateurs français, il existait Haouch Rouïba, Haouch Sbaat et Haouch ben Choubane à moins de 2 km de la route d'Alger à Dellys.

En 1830, il n’y avait que le chemin de Dellys à Alger et on accédait à Rouïba par le chemin qui passe devant le cimetière musulman (El Guedhia) à l’embranchement de la route du Fondouk (Khemis El-Khechna).

Dès 1842 , quelques concessions de 100 à 150 ha avaient été offertes ou vendues à des Européens et ce territoire fut intégré à la commune de la Rassauta en 1846. En 1852, huit fermes existaient.

Le 11/08/1853, sous Napoléon III, le Conseil du gouvernement étudie le projet de fondation d'un centre de population, sur la route d'Alger à Dellys, à l'embranchement du chemin d'Aïn Taya, où le Génie militaire venait de mettre en service un puits artésien.

Le 31 octobre 1853 est publié le décret de création du centre de population nommé Rouïba, composé de 22 feux sur un territoire de 385 ha[15].

Le 22 août 1861 Rouïba devient une commune de plein exercice. En 1872 eurent lieu les dernières modifications des limites de la commune de Rouïba qui s'étendait sur 5 153 ha et avait une population de 440 européens et 1084 musulmans.

Plan de Rouïba dressé par Edouard Hardy le 7 mai 1853.
  • En 1869, construction de la mairie.
  • En 1876, l'église fut érigée et sa construction fut entièrement financée par les familles européennes.
  • Dès 1887 Rouïba eut son école communale. À l'origine, elle se composait de trois classes maternelles, vingt classes primaires et huit classes du secondaire
  • en 1900, ce fut la construction du marché couvert, servant aussi de salle des fêtes et de sport, qui devait être démoli en 1926 lorsque la salle des fêtes fut terminée.
  • En 1906 fut érigée la poste.
  • Dès 1930 un jardin public d'une superficie de 10 ha ne fit que s'embellir au fil des ans.
  • Dès 1954 Rouïba possède un centre de santé réservé aux plus démunis.
  • En 1956 c'est une cité évolutive de 60 appartements réservés aux musulmans qui vit le jour.
  • En avril 1957, les premières villas du lotissement des Castors de l'A.I.A sont terminées. Le lotissement est situé près de l'ancien château d'eau ; ce quartier est devenu aujourd'hui très résidentiel et les prix de l'immobilier y ont complètement flambés!
  • Le village prend de l'extension, une activité industrielle se développe dans les domaines des briqueteries, du transport, de la construction de charrues et de matériel agricole, de la fabrique de peinture et d'appareils d'éclairage ; dans le même temps, 24 appartements à loyer modéré vinrent atténuer la crise de logement que connaissait Rouïba.
  • La réalisation de la zone industrielle de Rouïba-Reghaia, dont les usines Berliet furent le fleuron, accueillit aussi les brasseries La Gauloise, des entreprises de travaux publics, des usines de tubes d'acier et de fabrication de tuyaux en béton, ce qui permit la construction de plusieurs lotissements. Pour ce faire un nouveau quartier est créé; plusieurs copropriétés de 2 et 4 étages avec commerces au rez-de-chaussée virent le jour ainsi que de nouveaux H.L.M.
  • Début 1962 un hôpital de 100 lits est achevé. Il sera réquisitionné par l'armée qui en fera un centre de détention pour les prisonniers O.A.S
  • En 1959, 2 ZUP (Zones à urbaniser en priorité) sont créées sur le territoire de l'Algérie, dans la ville d'Alger : Les Annassers et Rouiba-Reghaia. Ces projets sont abandonnés en 1962, après l'indépendance de l'Algérie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Du fait de sa position géographique, la région a toujours favorisé la présence humaine et ce, dès la période préhistorique[16],[17].

Préhistoire[modifier | modifier le code]

"Près de Rouïba, dans la Mitidja orientale, des fouilles exécutées pour des travaux publics dans le lit de l'Oued Hamiss[18]ont amené la découverte d'un crâne très bien caractérisé du buffle antique: il gisait dans un conglomérat caillouteux récent. Malheureusement il est mutilé; la corne qu'il avait encore conservée a été brisée et elle a été maladroitement restaurée, de manière à perdre son faciès et à ne pouvoir servir aux comparaisons. Toutefois, la partie de l'orbite conservée et le frontal, par sa convexité et ses rugosités, ne peuvent laisser aucun doute sur sa détermination. Ces ossements que j'ai vus, lors de leur découverte, à l'Exposition permanente des produits de l'Algérie (aujourd'hui supprimée), étaient accompagnés d'autres débris osseux parmi lesquels divers fragments de canine inférieure d'un hippopotame, beaucoup trop incomplets pour permettre une détermination, mais suffisants pour caractériser le genre. Malheureusement ils sont maintenant égarés. La portion de crâne se trouve actuellement dans les collections de l'École supérieure des sciences d'Alger"[19]

"Des ossements d'Elephas africanus Cuv. ont été indiqués par A. POMEL en de nombreux points du Sahel d'Alger, soit des alluvions limoneuses ou caillouteuses des berges d'oueds, soit des terres rouges de décalcification des coteaux[20]."[21]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Rouiba est située au plein cœur de la Métidja Orientale et prés de l'ancienne colonie Rusguniae. Les Phéniciens se sont établis dans cette partie nord-est de la Mitidja, près de Tamenfoust, où ils ont fondé le comptoir de Rusguniae[22]. C'est à cet emplacement que l'empereur Auguste créa une colonie qui faisait face à celle d'Icosium; elle fut détruite par les Vandales après avoir pris un assez grand développement, si l'on en juge par l'importance de ses ruines[23]. Après la description des ruines romaines de Rusguniae, J. Franc expose les autres vestiges dans la Mitidja: "L'occupation romaine ne s'est pas bornée à l'établissement d'une colonie[24] sur la côte de la Mitidja ; de nombreux véstiges témoignent qu'elle a pénétré dans l'intérieur de cette plaine[25].Dans la partie orientale, on a retrouvé une statue de femme en marbre dans une ruine située près du pont du Hamiz, les culées d'un pont antique sur cet oued, prés du gué de Hadjira; un autre pont sur le Bouïria[26], affluent du Hamiz ; quelques vestiges à l'haouch ben Daly Bey..."[23]

Tout au nord de la commune de Rouïba, à Haouch Ben Dali Bey, les archéologues ont découvert des ruines romaines appartenant à l'ancienne colonie romaine Rusgunia.

A. Berbrugger rapporte dans la Revue Africaine:

"Rusgunia - Dès l'embouchure de l'Hamise, on commence à trouver des ruines qui annoncent Rusgunia, la colonie romaine, dont les restes couvrent, sur un assez grand espace, les approches du Cap Matifou. Au-dessus de cette embouchure, vers le gué de Hadjira, il y a des traces très apparentes d'un pont antique. Mais ces vestiges et ceux qu'on remarque à Haouche Ben Dali Bey, seront décrits en même temps que Rusgunia."[27]

Période Ottomane[modifier | modifier le code]

La province d’Alger compte cinq villes et douze districts ou Outhans. Les villes sont : Alger, Belida, Dellys, Coléah, Cherchel. Les Outhans sont : Beni-Khalil, Beni-Mouça, Khachna, Isser, Sebaou, Beni-Djéad, Beni-Khalifa, Hamza, El-Sebt, Arib, Beni-Menasser, El-Fhas (ou banlieue d’Alger.)

Rouïba faisait partie de l'Outhan de Khachna[28] qui est borné au nord par la mer, au sud par celui de Ben-Djead et par celui de Hamza, à l’est par le Korso, qui le sépare de l’Outhan d’Isser, et à l’ouest par celui de Beni-Moussa. Il est arrosé par l’Arath[29], le Hamise, l’Oued-Reguïa[30] et le Korso; il touche au Fhos vers l’embouchure de l’Arath, au-dessus et au-dessous de la Maison-Carrée. On traverse en cet endroit la rivière sur un fort beau pont en pierres, de cinq arches. Sous la domination des Turcs, l’Agha avait l’autorité supérieure sur les Outhans, excepté sur ceux d’Isser et de Beni-Menasser. Chaque Outhan était divisé en tribus ou Archs, ayant à leur tête un Cheikh-El-Mecheikh, ou grand Cheikh. Chaque Douar ou village avait de plus son Cheikh particulier. La division par Outhan n’était point basée sur celle des races d’hommes qui habitent la province d’Alger. Il semble que les Turcs aient pris à tâche de réunir au contraire des Kbaïles et des Arabes dans le même Outhan.

Il y avait dans chaque Outhan un Cadi, pour la justice civile. La justice criminelle était administrée par l’Agha et par les Kaïds. L’Agha seul avait le droit d’infliger la peine de mort; cependant, le Kaïd-d’El-Sebt et celui de Sébaou l’ont eu et exercé plusieurs fois. L’autorité du Dey n’était point contestée dans la province d’Alger, où tout lui était soumis, Arabes et Kbaïles.

"Quant aux 19 haouch (fermes) propriété du bey, des deys, des chefs de milice turque, de riches maures d'Alger ou encore de grands des tribus, elles servaient à abriter le bétail ou engranger les grains. On peut citer l'haouch situé au pont de pierre de l'oued Harrach, l'haouch Hassan Pacha qui fut la propriété du dey d'Oran sur la rive gauche de l'oued Harrach au confluent de l'oued Kerma, l'haouch Ras El Outa, l'haouch Ben Daly Bey, l'haouch Rouïba ainsi que l'haouch Réghaïa. Toutes ces fermes qui furent la propriété soit du bey, soit des deys ou des turcs déportés, furent dès le 8 septembre 1830 confisquées et passèrent au domaine public"[7].

Période coloniale française[7][modifier | modifier le code]

Introduction[modifier | modifier le code]

Après les destructions, la dévastation et le pillage des biens, la Mitidja, les populations des environs immédiats d’Alger, seront soumis aux massacres les plus ignobles et les plus impitoyables.[non neutre]

Voici les bilans des expéditions militaires françaises, puissantes et supérieures en effectifs et en arsenal de guerre rapportés par E. Pellisier (Capitaine d’état-major, chef du bureau des arabes à Alger) :

« Nous ne perdîmes que fort peu de monde dans la journée du 29. Cinq pièces de canon tombèrent en notre pouvoir, ainsi que quelques prisonniers. Les maisons de campagne que nous trouvâmes abandonnées, furent en général pillées et dévastées ; celles de quelques consuls européens, dont les soldats ne connurent pas les pavillons, souffrirent comme les autres. Quelques habitants trouvés cachés dans les maisons et dans les haies, furent massacrés; deux ou trois femmes furent même tuées par accident, d’autres furent violées ; mais ce sont là les tristes accompagnements de toute guerre, même de la plus juste. »[31].

Il rapporta aussi :

« Le lendemain de la prise d’Alger, la brigade Montlivault reçut ordre de se porter sur le Haouch-Cantara (la maison carrée) et sur la Rassauta, autre ferme bien connue à l’est d’Alger, pour s’emparer des haras et des troupeaux du gouvernement qui s’y trouvaient. Mais le Bey de Constantine, qui avait repris, avec son contingent, la route de sa province, avait tout enlevé. Cette brigade poussa jusqu’au cap Matifou, qui ferme à l’est la rade d’Alger. Elle reconnut sur la côte plusieurs batteries armées de 120 pièces de canon, qu’elle n’avait ni les moyens ni la mission d’enlever. Quelque temps après, des canots furent envoyés pour désarmer les batteries du cap Matifou ; mais la vue de quelques Arabes armés les empêcha de le faire. Les batteries situées depuis le fort Bab-Azoun jusqu’à l’Arach[29], ne furent désarmées que le 22 août. Celles qui sont situées au-delà, jusqu’au cap Matifou, et le fort Matifou lui-même, restèrent armés, et le sont encore au moment où j’écris, quoique les troupes françaises ne les occupent pas ». [32]

Il écrit également :

« La coupable négligence des chefs de corps laissa dévaster les belles et fraîches maisons de campagne qui entourent cette ville. Au lieu d’employer des moyens réguliers pour avoir du bois, on coupait les haies et les arbres fruitiers, on brûlait les portes, les fenêtres, et même les poutres des maisons : le soldat détruisait aussi pour le plaisir de détruire. Les marbres, les bassins, les ornements de sculpture, tout était brisé, sans but et sans profit pour qui que ce fût »[33].

Le constat en 1830[modifier | modifier le code]

Jean Michel de Venture de Paradis écrit dans Alger au XVIIIe siècle [34] :

« La plaine de la Métidgé [35] est coupée par la rivière d'Elarach [36] qui a son embouchure dans la rade à une lieue d'Alger. C'est une superbe plaine de dix lieues de long sur deux lieues de large; elle va aboutir aux montagnes de l'Atlas habitées par les Cabaïlis. Il s'en faut malheureusement beaucoup qu'elle soit toute cultivée ; elle est remplie de lacs et de terres en friche. Les gens d'Alger et le beilik [37] y ont des métairies [38] d'ici et de là, où on met une petite maison pour le maître et des cabanes de jonc pour les cultivateurs maures; on appelle ces cabanes gourbis. Pour en défendre l'entrée au vent, on applique sur les côtés des bouses de vache. ».

Sidi Hamdan-Ben Othman Khodja écrit dans Aperçu historique et statistique sur la Régence d'Alger, 1833 :

« Je visite chaque année cette plaine au printemps - je craindrais la fièvre dans toute autre saison; et même à cette saison j'ai le soin de prendre avec moi de l'eau de Cologne et d'autres préservatifs contre le mauvais air; je fais aussi une provision d'eau que j'apporte d'Alger pour ma boisson. Cette plaine est comme un marais durant l'hiver; pendant l'été et l'automne, la fièvre y séjourne continuellement, au point qu'il est fort difficile de s'en préserver. ».

À l'arrivée des colonisateurs français, il existait Haouch Rouïba, Haouch Sbaat et Haouch ben Choubane à moins de 2 km de la route d'Alger à Dellys.

En 1830, il n’y avait que le chemin de Dellys à Alger et on accédait à Rouïba par le chemin qui passe devant le cimetière musulman (El Guedhia) à l’embranchement de la route du Fondouk (Khemis El-Khechna).

Sur la route de Dellys, à l'emplacement de la future école d’agriculture, il y avait un Fondouk qui après 1850 est devenu un café.

La genèse de Rouïba[modifier | modifier le code]

La commune originelle de la Rassauta Les différentes composantes Création des communes Le plein exercice
Au départ, celle-ci s'appelle Ras el Outa et le nom sera francisé en domaine de la Rassauta.

Le 22 août 1851, La Rassauta devient commune de plein exercice.

Par décret du 5 juin 1882, la Rassauta est divisée en deux communes, Fort-de-l’Eau et Maison-Blanche.

Organigramme des composantes de la Ras El Outa (Rassauta)
Plan du domaine de la Ras El Outa (Rassauta)
Fort de l'Eau (Bordj El Kiffan) La commune est créée le 11/01/1850. Elle devient commune de plein exercice le 02/06/1881
Maison-Blanche (Dar El Beïda) La commune doit son origine à la propriété de Charles Muller, établi depuis 1840. Le centre de population créé dans les années 1850 devient commune lorsque La Rassauta est divisée en deux par décret du 5 juin 1882. Elle devient commune de plein exercice par décret du 2 juin 1882.
Maison-Carrée (El Harrach) En 1861, le village de Maison-Carrée, qui compte alors 216 habitants, est érigé en centre-annexe de la commune de la Rassauta

Par décret impérial du 14/08/1869, le chef-lieu de la commune de la Ressauta est transféré à Maison-Carrée.

Elle devient commune de plein exercice le 14/08/1869. Maison-Carrée est rattachée à Alger par arrêté du 7 mars 1959 et en constitue le 10e arrondissement avec Baraki et Oued Smar.
Rouïba Dès 1842 , quelques concessions de 100 à 150 ha avaient été offertes ou vendues à des Européens et ce territoire fut intégré à la commune de la Rassauta en 1846. En 1852, huit fermes existaient. Le 22 août 1861 Rouïba devient une commune de plein exercice.

En 1872 eurent lieu les dernières modifications des limites de la commune de Rouïba qui s'étendait sur 5 153 ha et avait une population de 440 européens et 1084 musulmans.

Le 11/08/1853, sous Napoléon III, le Conseil du gouvernement étudie le projet de fondation d'un centre de population, sur la route d'Alger à Dellys, à l'embranchement du chemin d'Aïn Taya, où le Génie militaire venait de mettre en service un puits artésien.
Le 31 octobre 1853 est publié le décret de création du centre de population nommé Rouïba, composé de 22 feux sur un territoire de 385 ha[15].
Décret de création de Rouïba paru dans Le Moniteur universel
.
Aïn Taya La commune est créée le 30/09/1853 avec un centre de population de 60 feux. Jusqu'en 1870, elle est annexée à Rouïba. Aïn Taya devient commune de plein exercice en 1870.
Cap Matifou (Bordj El Bahri) Le hameau annexe d'Aïn Taya de 8 feux est créé le 30/09/1853, formant une section de la commune d'Aïn Taya. La commune de plein exercice est créée en février 1921.
Suffren (Aïn Beidha) Le hameau annexe d'Aïn Taya de 10 feux est créé le 30/09/1853, formant une section de la commune d'Aïn Taya .

Les nouveaux arrivants se mirent au travail. Fin 1854, douze maisons étaient bâties et onze familles y habitaient, soit 42 personnes.

Au 31 décembre 1855, 95 ha avaient été défrichés et 49 ensemencés. Le village fut achevé en 1856. Les 22 familles étaient installées, 224 ha étaient en rapport et 2.600 arbres avaient été plantés.

En 1857 la population de Rouïba et de ses huit fermes qui l'entouraient était de 172 individus. On y cultivait du lin, du tabac et des céréales.

Composition de la population[modifier | modifier le code]

Analyse cartographique de la population
Population de la Mitidja et de Rouïba en 1869 : Français
Population de la Mitidja et de Rouïba en 1869 : Étrangers
Population de la Mitidja et de Rouïba en 1869 : Arabes
Population de la Mitidja et de Rouïba en 1962 : Français
Population de la Mitidja et de Rouïba en 1962 : Musulmans
Évolution des frontières communales dans la Mitidja
Consulter le site cartographique

Composition de la population européenne[modifier | modifier le code]

1901 1911 1952
Etrangers 80% 33% 6,5%

La quasi totalité des étrangers était de nationalité espagnole (92 % environ, le reste était de nationalité italienne). Le mahonnais resta longtemps la langue la plus parlée à Rouïba avant la guerre de 1939-1945 et en 1962, il était courant d'entendre encore des conversations en espagnol de personnes âgées ne parlant toujours pas le français[7].

Héraldique, drapeau, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Rouiba Blason Taillé : au premier d'azur à la gerbe d'or posée en barre, au second de sinople à la charrue de gueules (alias : d'or) ; à la cotice en barre d'argent chargée de sept tourteaux de gueules brochant sur la partition ; le tout enfermé dans une filière aussi d'argent[39]
Détails Blason de Rouiba durant la colonisation française. Le statut officiel actuel du blason reste à déterminer.

Quelques dates[modifier | modifier le code]

  • En 1869, construction de la mairie.
  • En 1876, l'église fut érigée et sa construction fut entièrement financée par les familles européennes.
  • Dès 1887 Rouïba eut son école communale. À l'origine, elle se composait de trois classes maternelles, vingt classes primaires et huit classes du secondaire.
  • En 1894, le premier barrage du Hamiz est réalisé (Il donnera satisfaction jusqu'en 1914, année de la grande crue). En 1933, il fut reconstruit et agrandi ; les travaux furent terminés en 1935.
  • Puis en 1900, ce fut la construction du marché couvert, servant aussi de salle des fêtes et de sport, qui devait être démoli en 1926 lorsque la salle des fêtes fut terminée.
  • En 1906 fut érigée la poste.
  • Rouïba eut sa première équipe de football en 1918, qui devint en 1920 « Rouïba Sports». Naquirent aussi plusieurs autres activités sportives et culturelles dont la plupart devaient disparaître dans la tourmente des élections de 1924.
  • De 1920 à 1930 il y eut aussi deux écoles libres, l'une réservée aux garçons et l'autre aux filles.
  • Dès 1930 un jardin public d'une superficie de 10 ha ne fit que s'embellir au fil des ans.
  • Le club de foot devait renaître de ses cendres en 1931 sous le nom de l'« Olympique Rouïbéen » qui devait rejoindre en 1962 la division d'honneur, l'élite du football algérois.
  • Création du WA Rouiba (Widad Amel Rouiba). Le WAR (le club s'appelait à l'époque le WOR - Widad Olympique de Rouiba) était le premier club musulman de la ville de Rouiba, il a participé aux différentes compétitions avant de suspendre ces activités en 1956 (comme tous les clubs algériens à la suite de l'appel du FLN). Après l'indépendance, le WAR a repris le chemin de la compétition.
  • Rouïba eut aussi, dès 1950, un club de tennis et une section moto-club avec une équipe de moto-bail.
  • Toujours en 1950, le centre avicole de Rouïba est créé (avec en 1958, la création d'une unité de production de poussins d'un jour).
  • Dès 1954 Rouïba possède un centre de santé réservé aux plus démunis.
  • Guerre d'Algérie (1er novembre 1954).
  • En 1956 c'est une cité évolutive de 60 appartements réservés aux musulmans qui vit le jour.
  • En avril 1957, les premières villas du lotissement des Castors de l'A.I.A sont terminées. Le lotissement est situé près de l'ancien château d'eau ; ce quartier est devenu aujourd'hui très résidentiel et les prix de l'immobilier y ont complètement flambés!
  • Le village prend de l'extension, une activité industrielle se développe dans les domaines des briqueteries, du transport, de la construction de charrues et de matériel agricole, de la fabrique de peinture et d'appareils d'éclairage ; dans le même temps, 24 appartements à loyer modéré vinrent atténuer la crise de logement que connaissait Rouïba.
  • La réalisation de la zone industrielle de Rouïba-Reghaia, dont les usines Berliet furent le fleuron, accueillit aussi les brasseries La Gauloise, des entreprises de travaux publics, des usines de tubes d'acier et de fabrication de tuyaux en béton, ce qui permit la construction de plusieurs lotissements. Pour ce faire un nouveau quartier est créé; plusieurs copropriétés de 2 et 4 étages avec commerces au rez-de-chaussée virent le jour ainsi que de nouveaux H.L.M.
  • Début 1962 un hôpital de 100 lits est achevé. Il sera réquisitionné par l'armée qui en fera un centre de détention pour les prisonniers O.A.S.
  • Indépendance de l'Algérie (5 juillet 1962).
Levée de l'emblème à Rouiba en 1962

Cartes postales de Rouïba[modifier | modifier le code]

Photos de Rouïba[modifier | modifier le code]

La rubrique Avant / Après
Le garage Riudavets et le café des amis
Le garage Renault en 2007 à l'emplacement de l'ancien garage Riudavets
La pizzéria "Le Maestro" à l'emplacement du café des Amis en 2007
Le palmier de la cité des Castors en 1960
Le palmier de la cité des Castors en 2007
Le café appartenait à Gabriel Mercadal. Malgré les années, le garage est toujours un garage Renault. De café, le fonds de commerce est devenu restaurant. Un palmier phénix planté vers 1960 dans une villa des Castors. En 2007, celui-ci a bien grandi et mesure plus de vingt mètres.

Vidéos de Rouïba[modifier | modifier le code]

Vidéos tournées avant l'indépendance
Vidéo de Rouïba tournée en 1961 par le photographe Monsarat
Vidéo de Rouïba tournée en 1960.
[vidéo] Visionner la vidéo sur YouTube [vidéo] Visionner la vidéo sur YouTube

Après l'indépendance[modifier | modifier le code]

Le , le territoire communal s'agrandit avec l'intégration de la commune de Reghaïa[40], qui ne reprendra son indépendance qu'en 1974[41]

Le , Rouïba sera intégrée à la wilaya de Boumerdès, nouvellement créée[42].

Le , à la création du gouvernorat du Grand-Alger, la commune est détachée de la wilaya de Boumerdès, pour rejoindre à nouveau celle d'Alger[43].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1872 1899 1911 1936 1948 1959 1987 1998 2008
1 524 2 907 4 115 6 161 8 755 16 254 36 165 49 881 61 984
(Source : AOM - Recensements en Algérie (pour la période 1872 à 1959) - ONS pour la période 1987 à 2008)

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement scolaires[modifier | modifier le code]

Les établissements d'enseignement scolaire de la ville de Rouiba relèvent de la direction d'éducation d'Alger Est[44].

Publics Privés
Écoles primaires
  1. École primaire Ahmed Zahana
  2. École primaire Zirifi Mustapha
  3. École primaire Mohamed El kebir
  4. École primaire Drif Mohamed
  5. École primaire Aures
  6. École primaire Sentouhi
  7. École primaire Abdelmadjid Allahoum
  8. École primaire EPLF
  9. École primaire Moufdi Zakaria Ben Choubane
  1. École Albert Einstein
  2. École Salim
Collèges d'Enseignement Moyen
  1. CEM Ahmed Chaouki
  2. CEM Ouled Sidi Cheikh
  3. CEM Ibn El Khatib
  4. CEM Ibn Arabi
  5. CEM de Ahmed Aroua Ben Choubane
  6. CEM ben Koriche Abdelkader
  7. CEM Abderrahmane Taleb
  8. CEM Nouveau de Ain Kahla
  9. CEM Mohamed Galoul
  1. El Madrasse El Badissia
  2. École Albert Einstein
Lycées
  1. Lycée Ahmed Merzouki
  2. Lycée Abd el Moumen
  3. Lycée Abd Essalam el Habbachi
  4. Nouveau lycée de Rouiba
  1. École Albert Einstein

Enseignement psycho-pédagogique[modifier | modifier le code]

  • Centre psycho-pédagogique pour enfants handicapés mentaux de Rouiba (CPPEHM de Rouiba).

Enseignement des sourds-muets[modifier | modifier le code]

  • École des jeunes sourds-muets de Rouiba (Située inialement à Mohammadia, l'école a été fermée et transférée à Rouiba).

Enseignement professionnel et Formation continue[modifier | modifier le code]

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Santé[46][modifier | modifier le code]

Secteur Public[modifier | modifier le code]

Établissements Public Hospitaliers (EPH):

  • EPH de Rouiba (Hôpital de Rouiba)

Établissements Publics De Santé De Proximité (EPSP):

Commune Polyclinique rattachée Salles de soins rattachées Autres Structures rattachées
Rouiba Polyclinique Dr Chellali Souachette P.M.I Rouiba[47]
Haouche Rouiba
Sbaat
Hai Nasr
Ben Choubane

Sécteur privé[modifier | modifier le code]

Commune Dénomination Activités autorisées
Rouiba Clinique médico-chirurgicale LOTUS
  • Chir- Gnrle
  • Chir-Uro
  • Gynéco- Obsté
  • Orthopedie
  • Neuro-chir
  • Chir Infantille
  • ORL
  • Maxillo Faciale
  • Chir Thoraciq
  • Ophtalmo
  • Med Interne
  • Pédiatrie
Clinique LES ORANGERS Accouchements normaux

et Urgences obstétricales

Clinique EL OUARD Accouchements normaux
Centre de Rééducation DJEMAI
  • Rééducation fonctionnelle
  • Prothèses orthopédiques
  • Radiologie
  • Consultations :

- Chir Ortho, Neuro,

- Med Intern, Med Gle

Centre d’hémodialyse de la DGSN

Caserne El Hamiz

Hémodialyse

CH / 06

Centre d’Hémodialyse EL AMIR Hémodialyse

CH/14

Centre d’hémodialyse RENADIAL Hémodialyse

CH / 30

Sport[modifier | modifier le code]

Infrastructures sportives[modifier | modifier le code]

La ville de Rouiba dispose de plusieurs infrastructures sportives:

  • Complexe Sportif de Rouiba avec un beau stade de football, capable d’accueillir les matchs de D1 algérienne et 9 salles omnisports aménagées, sous les tribunes.
  • Le Stade Hamid Chebcheb
  • La Salle omnisports de Rouiba
  • Le Terrain de Tennis
  • Le Terrain MATICO
  • Les stades de proximité

Les Clubs et les Sections de Sport[modifier | modifier le code]

Complexe Sportif de Rouiba
Coupe d'Algérie Judo, complexe sportif de Rouiba
Stade de Rouiba
Judo Club Rouiba

Au niveau des clubs de football, le club mythique de la commune est le Widad Amel Rouiba WAR (orange et vert) qui évolue actuellement en D4 algérienne ; à lui s'ajoute d'autres clubs, qui sont :

  • Mouloudia Club Rouiba MCR (rouge et vert).
  • Entente Sportive Rouiba ESR (jaune et bleu).
  • Jeunesse Sportive Madinat Rouiba JSMR (rouge et noir).
  • Chabab Riadhi Benchoubane CRB (rouge et blanc).

Les différentes sections de sport sont résumés dans le tableau suivant:

WAR MCR OCR JSMR ESR CRB JCR
Football
Olympic pictogram Football.png
Olympic pictogram Football.png
Olympic pictogram Football.png
Olympic pictogram Football.png
Olympic pictogram Football.png
Olympic pictogram Football.png
Handball
Handball pictogram.svg
Basketball
Basketball pictogram.svg
Volleyball
Volleyball (indoor) pictogram.svg
Natation
Swimming pictogram.svg
Swimming pictogram.svg
Tennis
Tennis pictogram.svg
Tennis de Table
Table tennis pictogram.svg
Athlétisme
Picto Infobox Athletisme.png
Picto Infobox Athletisme.png
Cyclisme
Cycling (road) pictogram.svg
Pétanque
Petanque pictogram.svg
Boxe
Boxing pictogram.svg
Judo
Judo pictogram.svg
Judo pictogram.svg
Karaté
Karate pictogram.svg
Aikido
Aikido pictogram.svg
Wushu
Wushu pictogram.svg

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

  • Eveline Safir Lavalette, née Eveline Lavalette, est une ancienne militante algérienne (d'origine française) de la cause nationale durant la guerre d’indépendance. Elle est née en 1927 à Rouïba et elle y a grandi.
  • Abdeslam Larbi, Né le 5 février 1932 à Rouiba, le martyr Abdeslam Larbi a grandi au sein d'une famille révolutionnaire. Il a perdu son père et son frère, lors de la guerre de Révolution nationale. Il fut l'un des membres actifs des Scouts musulmans algériens en 1949, puis est devenu moussabil jusqu'en 1955. Il a participé à trois importantes opérations militaires contre l'armée de l'occupation française dans les régions de Rouïba, de Bordj El-Kiffan et de Djisr El-Tork entre Herraoua et Réghaïa. Suite à ces opérations, il a été recherché par les autorités coloniales. Il décide alors de rejoindre les rangs de l'Armée de libération nationale (ALN) en 1956. Il est tombé au champs d'honneur, le 11 octobre 1956, aux côtés du commandant Ali Khoja, dans la région de Haouch Benmerabet (commune de Bord El-Kiffan).
  • Ahmed Haddanou, (surnommé El-Kaba) est né le 27/03/1925 à Belcourt. Militant de la cause nationale, il fut le premier maire de Rouiba après l'indépendance.
  • Omar Kouidri est l'un des premiers boxeurs Algériens qui a marqué son époque, adversaire tenace de Marcel Cerdan qui n'a jamais réussi à le mettre KO après plus de quatre confrontations; c'était bien sûr avant que Cerdan devienne Champion de France.
  • Hassen Chabri, est un footballeur algérien né le  à Rouiba. Il est connu en France pour avoir joué une saison au Sporting Toulon Var et une autre à l'AS Monaco avant de fuguer pour rejoindre l'équipe du FLN avec laquelle il jouera 44 matchs en 4 ans. Il termine sa carrière de footballeur dans le club tunisien du Club sportif de Hammam Lif.
  • Boualem Mabrouki,connu sous le sobriquet de «Batata», qui a fait partie de l'équipe nationale dans les années 1960.
  • Salem Amri, est un ancien footballeur algérien né le 28 novembre 1948 à Ain El Hammam (Tizi Ouzou, Algérie). Issu du Club WA Rouiba (1966-1971), il a porté les couleurs de la JS Kabylie (1972-1982).
  • Abdelmalek Slahdji, ex joueur de WO Rouiba.
  • Hamdane Ferroukhi, né en 1929 à Miliana, médecin et frère de Mustapha Ferroukhi, résistant et homme politique algérien
  • Sid Ahmed Ferroukhi, né le 11 juillet 1967 à Bologhine (Alger) . ancien Ministre de l'Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche.
  • Mohamed Aïssa, né le 08 septembre 1963 à Rouiba. Ministre des Affaires Religieuses et des Wakfs.
  • Mustapha Haciane, né en 1935 à Rouiba dans une famille d'origine turque. Écrivain Algérien[48].
  • Rabah Deghmani, né en 1975 à Rouiba, footballeur international algérien. Il compte 8 sélections en équipe nationale en 2001.
  • Fadéla Hamiroune, écrivain, autodidacte remarquable, née en 1957 à Rouiba, Alger. Elle a publié plusieurs œuvres: Les rênes du destin, aux éditions l'Harmattan, en 1997, La rivale mystérieuse, aux éditions Casbah, en 2006 et La nuit séculaire,paru en 2015 aux éditions Anep[49] .

Maires de Rouiba[modifier | modifier le code]

Avant l'indépendance[modifier | modifier le code]

Nom des maires Début du mandat Fin du mandat
Charpentier Prosper 01/01/1862 au 19/11/1865
Moline Achille 24/01/1865 au 21/01/1871
Montagnon Pierre 22/01/1871 au 24/09/1871
Moline Achille 25/09/1871 au 23/01/1881
Charbonnier Gustave 24/01/1881 au 15/05/1890
Billaud Pierre 16/05/1890 au 15/05/1892
Bertrand Albert 16/05/1892 au 15/09/1892
Moline Achille 16/09/1892 au 17/05/1896
Duroux Jean 18/05/1896 au 28/08/1898
Guérineau Étienne 29/08/1898 au 22/08/1899
Legault Abel 23/08/1899 au 16/05/1902
Sarlance (1er adjoint faisant office de maire) 17/05/1902 au 13/06/1902
Baubier Achille 14/06/1902 au 09/12/1919
Humbert Louis 10/12/1919 au 02/02/1924
Gener Joseph 03/02/1924 au 22/02/1941
Hamoir Maurice 23/02/1941 au 08/05/1943
Gener Joseph 09/05/1943 au 05/07/1945
Picquere Balbin (1er adjoint faisant office de maire) 06/07/1945 au 03/08/1945
Beuchotte Jean 04/08/1945 au 30/06/1962

Après l'indépendance[modifier | modifier le code]

Noms des maires [50] Début du mandat Fin du mandat
Ahmed HADDANOU
Hamid MELZI
Abdelmalek ALLOUCHE 1997 à 2002
Omar KOUDRI 2002 à 2007
Marzouk LAKROUZ 2007 à 2012
Zoheir OUEZANE 2012 à 2017

Économie[modifier | modifier le code]

Classée sixième au niveau de la wilaya d’Alger et onzième à l’échelle nationale du point de vue richesse (2014), cette commune abrite le premier pôle industriel et économique du pays.

La zone industrielle de Rouïba et les nombreuses entreprises économiques qui sont implantées sur son sol sont une source de rentrées d’argent inestimable. La commune dispose d’un atout majeur - les ressources financières - qui lui permettent d’être l’une des plus belles villes du pays. Mais, malheureusement, cette chance n’a pas été utilisée à bon escient.

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'enseignement agricole en Algérie, ne prit son essor qu'en 1881 avec la création de l'école pratique d'agriculture de Rouïba. En 1905, le docteur L. Trabut et R. Mares créeront l'École d'agriculture algérienne à Maison Carrée, sur le plateau de Belfort.

"L'école de Rouiba est située dans une des localités les plus salubres de l'Algérie. La ferme d'une étendue de 225 hectares offre par la diversité de nature et de richesse de ses terres, par la variété de ses cultures, par ses champs d'expériences et d'essais, un exemple des principales cultures que l'on peut faire en Algérie."[4]

Industrie[modifier | modifier le code]

Zone industrielle Rouïba-Réghaia[modifier | modifier le code]

Village à vocation agricole comme tous ceux de la Mitidja, Rouïba va devenir après la Seconde Guerre mondiale une ville industrielle avec sur son territoire la première zone industrielle du pays créée en 1957, elle s'étend sur 1 000 ha[6]. C'est d'abord l'usine Berliet qui ouvre ses portes en 1957[51]. Ensuite, après l'indépendance au tournant des années 1970, l'Algérie entre dans une phase d'industrialisation de son économie, l'usine Berliet devient la SONACOME puis la SNVI.

La zone industrielle Rouïba-Réghaia, dont la plus grande partie se trouve dans le territoire de la commune de Rouïba, est la plus grande zone industrielle d'Algérie où s'activent près de 250 entreprises. La zone industrielle Rouïba-Reghaia regroupe 79 entreprises publiques dont la Société nationale des véhicules industriels (SNVI) et la Société nationale du transport routier (SNTR) sur une superficie de 784 hectares.

Au nombre de 163, les sociétés privées activant dans cette zone se spécialisent notamment dans les industries pharmaceutique, chimique et agro-alimentaire. Elles occupent une superficie de 156 hectares.

Commerce[modifier | modifier le code]

Port Sec de Rouiba[modifier | modifier le code]

Il est situé dans la zone industrielle de Rouïba. C'est une plate-forme maritime déportée dans les terres. D'une superficie de 60 000 m2 et utilisant des cavaliers gerbeurs pour la manutention, le port sec peut traiter annuellement 40.000 conteneurs EVP. En plus des conteneurs standards, open top et flats racks l’infrastructure pour réceptionner d’autres types de marchandises. Un parc à feu a été aménagé pour entreposer les conteneurs de produits dangereux IMDG. 40 prises sont disponibles pour le branchement et la surveillance 7j/7 des conteneurs réfrigérés. Un hangar d’une superficie de 1 800 m2 pour le dégroupage et l’entreposage de colis.

Parcs et jardins[modifier | modifier le code]

Jardin public de Rouïba[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jardin Public de Rouïba.
Jardin public de Rouiba

Le jardin public est situé au cœur du tissu urbain de Rouïba. Sa superficie s'’étale sur plusieurs hectares, renferme une riche variété florale, dont certaines espèces rares sont protégées par les conventions internationales.

Après avoir été mis sous scellés par les instances judiciaires des années durant, le jardin botanique de Rouiba a rouvert ses portes au public.

Jardin des roses[modifier | modifier le code]

En face de le jardin public de Rouiba se trouve le jardin des roses, réputé (autrefois) par sa diversité florale.

En art et littérature[modifier | modifier le code]

Rouïba est le lieu principal des actions du roman Le Serment des barbares (1999). Boualem Sansal en fait un condensé de l'histoire algérienne des années 1990.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cet immeuble est sérieusement ébranlé par le séisme de mai 2003, les différents services de la commune sont hébergés dans des structures provisoires d’emprunt en attendant soit la démolition soit la réhabilitation.
  2. [PDF]Recensement 2008 de la population algérienne, wilaya d'Alger, sur le site de l'ONS.
  3. a et b (APS) 21 mai 2013
  4. a et b Journal d'agriculture pratique, de jardinage et d'économie domestique, Librairie de la Maison rustique du XIXe siècle (Paris), juillet 1898
  5. Dictionnaire des communes de l'Algérie, villes, villages, hameaux, douars, postes militaires, bordjs, oasis, caravansérails, mines, carrières, sources thermales et minérales, Piere Fontana, Imprimeur-Éditeur, 1903, page 120
  6. a et b Revue de géographie de Lyon, volume 55, 1980, p. 10
  7. a, b, c et d Pierre Caratéro, Lorsque notre drapeau flottait sur Rouïba, Aubière (37, rue du Prat (63170)), , 239 p. (ISBN 2-9501973-0-2, lire en ligne), page 17
  8. Algérie, Géographie physique, Niox, Gustave Léon, Page 418, Paris, L. Baudoin (Paris), 1884
  9. Nouvelle géographie universelle : la terre et les hommes. Vol. 11, Reclus, Élisée, Hachette (Paris), 1876-1894
  10. Journal officiel de la République Algérienne du 19/12/1984, page 1559, délimitation du territoire de la commune de Rouïba.
  11. [Programme d’aménagement côtier (PAC) "Zone côtière algéroise" Activité : Gestion intégrée des zones côtières, Action pilote : Site du lac de Réghaïa, avril 2005]
  12. Étude écologique complémentaire et élaboration d'un Plan de gestion pour la future Aire Marine Protégée de Réghaia‐Algérie, Rapport No 1 : Caractérisation de la zone de l’Est algérois Contexte et diagnostic, ETS ABYSS Mouloud BENABDI, avril 2015.
  13. État actuel de l’invasion marine dans la baie d’Alger, Djoudar /Hallal Dahbia. École Nationale Supérieure de l’Hydraulique, Algérie
  14. inaugurée en 1887
  15. a et b Le Moniteur algérien - http://www.charley-kieffer.com/RepHistoireRouibaAinTaya/Histoire_Rouiba_&_Ain_Taya.htm
  16. Rouiba ou la « Petite Suisse », La revue Mémoria, Hassina Amrouni, publié le 19 octobre 2016
  17. Les instruments préhistoriques en quartz qu'on a retrouvés épars sur le sol au cap Matifou prouvent l'ancienneté de l'occupation de cette région
  18. Oued El Hamiz
  19. Paléontologie monographies, bubalus antiquus, A. Pomel, imprimerie P. Fontana et Cie., Alger, 1893
  20. Oued Nador près de Tipaza; cap Caxine près de Guyotville ; Mustapha; oued Knis ou ravin de la Femme sauvage au hameau du Ruisseau en dessous du village de Kouba ; oued Ouchaya à l'Ouest de Maison Carrée ; Kadous à I'Ouest de Birniandreis; oued Bou Rkikn ; oued el Kerma à son débouché dans la plaine ; oued Harrouch près de Maison-Carrée; oued Hamis près de Rouiba; aïn el Chrorb chez les Béni Merdes au Nord de Ménerville.
  21. Bulletin de la Société zoologique de France, Tome LVI, No 1, paru le 6 mai 1931, p. 484.
  22. Berbrugger a retrouvé dans les ruines de Rusguniae une slèle d'une ressemblance parfaite avec les pierres tumulaires phéniciennes provenant de Portas Magus (Vieil Arzew). Le nom même de Rusguniae (ras, rus = tête, cap) confirme d'ailleurs cette origine phénicienne.
  23. a et b Revue Africaine Volume 68 p. 422, Société Historique Algérienne
  24. i.e: Rusgunia
  25. V. Gsell, Atlas archéologique de l'Algérie (texte et cartes). Feuiles 1, 4, 5, 13 et 14.
  26. Oued Bouriah à Rouiba
  27. Revue Africaine Volume 05 p. 435, Société Historique Algérienne
  28. Annales Algériennes, par E. PELLISSIER - Tome I
  29. a et b Harrach
  30. Réghaia
  31. Annales Algériennes, par E. Pellissier de Reynaud - Tome I - Livre II - p. 59
  32. Annales algériennes - E Pellissier de Reynaud - Livre IV page 94
  33. Annales algériennes - E; Pellissier de Reynaud - page 96
  34. Alger au XVIIIe siècle - Jean Michel de Ventura - Page 6
  35. Mitidja
  36. L'Harrach
  37. Le Bey
  38. Les haouchs
  39. [1]
  40. JO 63-91 du 6-décembre-63, Ordonnance no 63-466 du 2-décembre-63, portant réorganisation territoriale des communes
  41. JO 74-57 du 16-juillet-74, décret no 74-139 du 12-juillet-74, fixant les limites territoriales et la composition de la wilaya d'Alger, p. 629
  42. JO 84-06 du 07-févr-84, loi no 84-09 du 04-févr-84, relative à l'organisation territoriale du pays, p. 109
  43. JO 97-38 du 04-juin-97, ordonnance 97-14 relative à l'organisation territoriale de la wilaya d'Alger
  44. http://www.de-algest.com
  45. centre de formation professionnelle et d'apprentissage
  46. Direction de la santé et de la population de la wilaya d’Alger, site officiel http://www.dsp-alger.dz, consulté le 23/05/2016.
  47. Protection Maternelle et Infantile
  48. Déjeux 1984, 121.
  49. Journal El Moudjahid,La nuit séculaire, de Fadéla Hamiroune : La passion de l’histoire, consulté le 05/04/2017, La nuit séculaire, http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/107274
  50. Président APC
  51. Jean-Louis Loubet, L'Industrie automobile : 1905-1971, éditions DROZ, p. 341