Rouïba

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Rouïba
Rouïba
Rouïba
Noms
Nom algérien رويبة
Nom amazigh ⵔⵡⵉⴱⴰ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Alger
Daïra Rouïba
Président de l'APC Zoheir OUEZANE
2012-2017
Code postal 16012
Code ONS 1642
Démographie
Population 61 984 hab. (2008[1])
Géographie
Coordonnées 36° 44′ 00″ N 3° 17′ 00″ E / 36.733333, 3.28333336° 44′ 00″ Nord 3° 17′ 00″ Est / 36.733333, 3.283333
Divers
Budget 2,36 milliards de DA (2013)[2]
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya d'Alger
Localisation de la commune dans la wilaya d'Alger

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Rouïba

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Rouïba

Rouïba ou Rouiba (en arabe الرويبة) est une commune de la wilaya d'Alger en Algérie, située dans la banlieue Est, à 22 km d'Alger.

C'est aussi le chef-lieu de la daïra du même nom dans la wilaya d'Alger.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Rouïba et le nom utilisé par les habitants avant et après la colonisation française.

L'origine pourrait être une déformation de « petite forêt ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Rouïba est située à environ 22 km à l'Est d'Alger[3].

Communes limitrophes de Rouïba
Bordj El Kiffan,
Bordj El Bahri
Aïn Taya H'raoua
Bordj El Kiffan,
Dar El Beïda
Rouïba Reghaïa
Hammedi
(Wilaya de Boumerdès)
Hammedi,
Khemis El Khechna
(Wilaya de Boumerdès)
Ouled Hedadj
(Wilaya de Boumerdès)

Relief[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est entièrement dans la plaine de Mitidja. Il ne touche ni à la mer ni à l'Atlas. les altitudes y sont partout très basses; de l'ordre de 20 m et même moins de 10 près de Oued El-Biar qui limite la commune à l'Est. Tout est plat, à la petite exception près de la ride de H'raoua à l'extrême Nord, qui atteint 50 m. À l'Ouest, les méandres serrés de Oued El Hamiz souligne la faible pente de l'oued et le risque d'inondation, du moins avant la construction du barrage inauguré dans la montagne en 1883 et qui a permis de régulariser le débit.

Carte Relief de Rouiba

La commune est traversée par trois oueds[4] :

  • Oued El-Biar : prend naissance aux environs de la zone industrielle Rouïba-Réghaïa et alimente le lac de Réghaïa par la commune de Heraoua. Il limite la commune à l'Est.
  • Oued Bouriah : affluent de l'Oued El Hamiz. Il prend sa source au niveau de Rouïba et draine les eaux de ruissellement de la Mitidja Nord-Est.
  • Oued El Hamiz : qui limite la commune à l'Ouest.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1987 1998 2008
36 165 49 881 61 984
(Source : ONS)


Histoire[modifier | modifier le code]

Périodes anciennes[modifier | modifier le code]

Tout au nord de la commune de Rouïba, à Haouch Ben Dali Bey, les archéologues ont découvert des ruines romaines appartenant à l'ancienne colonie romaine Rusgunia[5].

A. BERBRUGGER rapporte dans la Revue africaine (volume 4, page 435):

Rusgunia - Dès l'embouchure de l'Hamise, on commence à trouver des ruines qui annoncent Rusgunia, la colonie romaine, dont les restes couvrent, sur un assez grand espace, les approches du Cap Matifou. Au-dessus de cette embouchure, vers le gué de Hadjira, il y a des traces très apparentes d'un pont antique. Mais ces vestiges et ceux qu'on remarque à Haouche Ben Dali Bey, seront décrits en même temps que Rusgunia.

Période Ottomane[modifier | modifier le code]

La province d’Alger compte cinq villes et douze districts ou Outhans. Les villes sont : Alger, Belida, Dellys, Coléah, Cherchel. Les Outhans sont : Beni-Khalil, Beni-Mouça, Khachna, Isser, Sebaou, Beni-Djéad, Beni-Khalifa, Hamza, El-Sebt, Arib, Beni-Menasser, El-Fhas (ou banlieue d’Alger.)

Rouïba faisait partie de l'Outhane de Khachna[6] qui est borné au nord par la mer, au sud par celui de Ben-Djéad et par celui de Hamza, à l’est par le Korso, qui le sépare de l’Outhan d’Isser, et à l’ouest par celui de Beni-Moussa. Il est arrosé par l’Arath[7], le Hamise, l’Oued-Reguïa[8] et le Korso; il touche au Fhos vers l’embouchure de l’Arath, au-dessus et au-dessous de la Maison-Carrée. On traverse en cet endroit la rivière sur un fort beau pont en pierres, de cinq arches. Sous la domination des Turcs, l’Agha avait l’autorité supérieure sur les Outhans, excepté sur ceux d’Isser et de Beni-Menasser. Chaque Outhan était divisé en tribus ou Archs, ayant à leur tête un Cheikh-El-Mecheikh, ou grand Cheikh. Chaque Douar ou village avait de plus son Cheikh particulier. La division par Outhan n’était point basée sur celle des races d’hommes qui habitent la province d’Alger. Il semble que les Turcs aient pris à tâche de réunir au contraire des Kbaïles et des Arabes dans le même Outhan.

Il y avait dans chaque Outhan un Cadi, pour la justice civile. La justice criminelle était administrée par l’Agha et par les Kaïds. L’Agha seul avait le droit d’infliger la peine de mort; cependant, le Kaïd-d’El-Sebt et celui de Sébaou l’ont eu et exercé plusieurs fois. L’autorité du Dey n’était point contestée dans la province d’Alger, où tout lui était soumis, Arabes et Kbaïles.

"Quant aux 19 haouch (fermes) propriété du bey, des deys, des chefs de milice turque, de riches maures d'Alger ou encore de grands des tribus, elles servaient a abriter le bétail ou engranger les grains. On peut citer l'haouch situé au pont de pierre de l'oued Harrach, l'haouch Hassan Pacha qui fut la propriété du dey d'Oran sur la rive gauche de l'oued Harrach au confluent de l'oued Kerma, l'haouch Ras El Outa, l'haouch Ben Daly Bey, l'Haouch Rouïba ainsi que l'haouch Réghaïa. Toutes ces fermes qui furent la propriété soit du bey, soit des deys ou des turcs déportés, furent dès le 8 septembre 1830 confisquées et passèrent au domaine public"[9].

Période coloniale Française[9][modifier | modifier le code]

Préface[modifier | modifier le code]

Après les destructions, la dévastation et le pillage des biens, la Mitidja, les populations des environs immédiats d’Alger, seront soumis aux massacres les plus ignobles et les plus impitoyables.

Voici les bilans des expéditions militaires françaises, puissantes et supérieures en effectifs et en arsenal de guerre rapportés par E. Pellisier (Capitaine d’état-major, chef du bureau des arabes à Alger):« Nous ne perdîmes que fort peu de monde dans la journée du 29. Cinq pièces de canon tombèrent en notre pouvoir, ainsi que quelques prisonniers. Les maisons de campagne que nous trouvâmes abandonnées, furent en général pillées et dévastées ; celles de quelques consuls européens, dont les soldats ne connurent pas les pavillons, souffrirent comme les autres. Quelques habitants trouvés cachés dans les maisons et dans les haies, furent massacrés; deux ou trois femmes furent même tuées par accident, d’autres furent violées ; mais ce sont là les tristes accompagnements de toute guerre, même de la plus juste. »[10].

Il rapporta aussi: «Le lendemain de la prise d’Alger, la brigade Montlivault reçut ordre de se porter sur le Haouch-Cantara (la maison carrée) et sur la Rassauta, autre ferme bien connue à l’est d’Alger, pour s’emparer des haras et des troupeaux du gouvernement qui s’y trouvaient. Mais le Bey de Constantine, qui avait repris, avec son contingent, la route de sa province, avait tout enlevé. Cette brigade poussa jusqu’au cap Matifou, qui ferme à l’est la rade d’Alger. Elle reconnut sur la côte plusieurs batteries armées de 120 pièces de canon, qu’elle n’avait ni les moyens ni la mission d’enlever. Quelque temps après, des canots furent envoyés pour désarmer les batteries du cap Matifou ; mais la vue de quelques Arabes armés les empêcha de le faire. Les batteries situées depuis le fort Bab-Azoun jusqu’à l’Aratch[7], ne furent désarmées que le 22 août. Celles qui sont situées au-delà, jusqu’au cap Matifou, et le fort Matifou lui-même, restèrent armés, et le sont encore au moment où j’écris, quoique les troupes françaises ne les occupent pas».

«La coupable négligence des chefs de corps laissa dévaster les belles et fraîches maisons de campagne qui entourent cette ville. Au lieu d’employer des moyens réguliers pour avoir du bois, on coupait les haies et les arbres fruitiers, on brûlait les portes, les fenêtres, et même les poutres des maisons : le soldat détruisait aussi pour le plaisir de détruire. Les marbres, les bassins, les ornements de sculpture, tout était brisé, sans but et sans profit pour qui que ce fût».

1830[modifier | modifier le code]

À l'arrivée des colonisateurs Français, existait Haouch Rouïba, haouch Sbaaat, Haouch ben choubane à moins de 2 km de la route d'Alger à Dellys.

En 1830, il n’existait que la route de Dellys à Alger et on accédait à Rouïba que par la route qui passe devant le cimetière musulman (EL GUEDHIA) à l’embranchement de la route du Fondouk (Khemis El-Khachena).

Sur la route de Dellys à côté de l’école d’agriculture il y avait un Fondouk qui après 1850 est devenu un café.

1842-1852[modifier | modifier le code]

Dès 1842, quelques concessions de 100 à 150 ha avaient été offertes ou vendues à des Européens et ce territoire fut intégré à la commune de la Rassauta en 1846, puis à la commune de Fondouk. En 1852, huit fermes existaient.

1853-1857[modifier | modifier le code]

Le 11 août 1853, sous Napoléon III, le Conseil du gouvernement étudie le projet de fondation d'un centre de population, sur la route d'Alger-Dellys, à l'embranchement du chemin d'Aïn Taya, où le Génie militaire venait de mettre en service un puits artésien.

Le 30 septembre 1853 est publié le décret de création du centre de population nommé Rouïba, doté de 22 fermes sur un territoire de 585 ha.

Les nouveaux arrivants se mirent au travail. Fin 1854, douze maisons étaient bâties et onze familles y habitaient, soit 42 personnes.

Au 31 décembre 1855, 95 ha avaient été défrichés et 49 ensemencés. Le village fut achevé en 1856. Les 22 familles étaient installées, 224 ha étaient en rapport et 2.600 arbres avaient été plantés.

En 1857 la population de Rouïba et de ses huit fermes qui l'entouraient était de 172 individus. On y cultivait du lin, du tabac et des céréales.

1861[modifier | modifier le code]

En 1861 le village de Rouïba est élevé au rang de commune de plein exercice.

Rouïba était inclus dans la commune de La Rassauta qui comprenait Fort-de-l'Eau, son chef-lieu, ainsi que les hameaux d'Aïn-Taya, Matifou et Aïn-Beida (Suffren).

Le 11 janvier 1850, Louis-Napoléon Bonaparte, président de la République, et son ministre de la Guerre, d'Hautpoul, signèrent le décret créant le Centre comprenant 50 feux et un territoire agricole de 500 hectares.

Le 22 août 1851, le gouvernement érigea La Rassauta en commune de plein exercice. Mais celle-ci avait un territoire mal délimité ; elle fut donc, ultérieurement, amputée de plusieurs centres : Maison Carrée, Maison Blanche, La Réghaïa.

Fort de l'Eau est une division en 1882 de La RASSAUTA.

Rouïba est une division en 1861 de la RASSAUTA.

Le 22 août 1861 Rouïba fut érigé en commune de plein exercice. Les hameaux de Matifou et Aïn-Taya et le village d'Ain-Taya qui y étaient rattachés formaient une section de commune.

Au fil des années Aïn-Taya puis Matifou devinrent des communes de plein exercice et en 1872 eurent lieu les dernières modifications des limites de la commune de Rouïba qui s'étendait sur 5153 ha et avait une population de 440 Européens et 1084 musulmans.

1869[modifier | modifier le code]

En 1869 la mairie fut bâtie.

1876[modifier | modifier le code]

fut bâtie l'église, dont la construction fut entièrement financée par les familles européennes.

1887[modifier | modifier le code]

Dès 1887 Rouïba eut son école communale. À l'origine elle se composait de trois classes maternelles, 20 classes primaires et 8 classes dans le secondaire.

1900[modifier | modifier le code]

Puis en 1900 ce fut le marché couvert servant aussi de salle des fêtes et de sport qui devait être démoli en 1926 lorsque la salle des fêtes fut terminée.

1906[modifier | modifier le code]

En 1906 fut érigée la poste.

1918-1920[modifier | modifier le code]

Rouïba eut sa première équipe de football en 1918, qui devint en 1920 « Rouïba Sports». Naquirent aussi plusieurs autres activités sportives et culturelles dont la plupart devaient disparaître dans la tourmente des élections de 1924.

1920-1930[modifier | modifier le code]

De 1920 à 1930 il y eut aussi deux écoles libres, l'une réservée aux garçons et l'autre aux filles.

1930[modifier | modifier le code]

Dès 1930 un jardin public d'une superficie de 10 ha ne fit que s'embellir au fil des ans.

1931[modifier | modifier le code]

Le club de foot devait renaître de ses cendres en 1931 sous le nom de l'« Olympique Rouïbéen » qui devait rejoindre en 1962 la division d'honneur, l'élite du football algérois.

1947[modifier | modifier le code]

Création du WA Rouiba (Widad Amel Rouiba).

Le WAR (le club s'appelait à l'époque le WOR - Widad Olympique de Rouiba) était le premier club musulman de la ville de Rouiba, il a participé aux différentes compétitions avant de suspendre ces activités en 1956 (comme tous les clubs algériens suite à l'appel du FLN). Après l'indépendance, le WAR a repris le chemin de la compétition.

1950[modifier | modifier le code]

Rouïba eut aussi, dès 1950, un club de tennis et une section moto-club avec une équipe de moto-bail.

1954[modifier | modifier le code]

Dès 1954 Rouïba possède un centre de santé réservé aux plus démunis.

Guerre d'Algérie (1er novembre 1954).

1956[modifier | modifier le code]

En 1956 c'est une cité évolutive de 60 appartements réservés aux musulmans qui vit le jour.

Le village prenant de l'extension, une activité industrielle se développant dans les domaines des briqueteries, transport, construction de charrues et de matériel agricole, fabriques de peinture et d'appareils d'éclairage, 24 appartements à loyer modéré vinrent atténuer la crise de logement que connaissait Rouïba.

La réalisation de la zone industrielle de Rouïba-Reghaia, dont les usines Berliet furent le fleuron, accueillit aussi les brasseries La Gauloise, des entreprises de travaux publics, des usines de tubes d'acier et de fabrication de tuyaux en béton, ce qui permit la construction de plusieurs lotissements. Pour ce faire un nouveau quartier est créé; plusieurs copropriétés de 2 et 4 étages avec commerces au rez-de-chaussée virent le jour ainsi que de nouveaux H.L.M.

1962[modifier | modifier le code]

Début 1962 un hôpital de 100 lits est achevé. Il sera réquisitionné par l'armée qui en fera un centre de détention pour les prisonniers O.A.S. Indépendance de l'Algérie (5 juillet 1962).

Levée de l'emblème à Rouiba en 1962

Après l'indépendance[modifier | modifier le code]

Le 2 décembre 1963, le territoire communal s'agrandit avec l'intégration de la commune de Reghaïa[11], qui ne reprendra son indépendance qu'en 1974[12]

Le 7 février 1984, Rouïba sera intégrée à la wilaya de Boumerdès, nouvellement créée[13].

Le 4 juin 1997, à la création du gouvernorat du Grand-Alger, la commune est détachée de la wilaya de Boumerdès, pour rejoindre à nouveau celle d'Alger[14].

Maires de Rouiba[modifier | modifier le code]

Avant l'indépendance[modifier | modifier le code]

  • 01/01/1862--19/11/1865 : CHARPENTIER Prosper MOLINE
  • 24/01/1865--21/01/1871 : Achille MONTAGNON Pierre
  • 22/01/1871--24/09/1871 : MOLINE Achille CHARBONNIER
  • 25/09/1871--23/01/1881 : Gustave BILLAUD Pierre
  • 24/01/1881--15/05/1890 : BERTRAND Albert MOLINE
  • 16/05/1890--15/05/1892 : Achille DUROUX Jean
  • 16/05/1892--15/09/1892 : GUERINEAU Étienne LEGAULT
  • 16/09/1892--17/05/1896 : Abel SARLANCE (1er adjoint faisant office de maire) BAUBIER

Après l'indépendance[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Classée sixième au niveau de la wilaya d’Alger et onzième à l’échelle nationale du point de vue richesse (2014), cette commune abrite le premier pôle industriel et économique du pays.

La zone industrielle de Rouïba et les nombreuses entreprises économiques qui sont implantées sur son sol sont une source de rentrées d’argent inestimable. La commune dispose d’un atout majeur - les ressources financières - qui lui permettent d’être l’une des plus belles villes du pays. Mais, malheureusement, cette chance n’a pas été utilisée à bon escient.

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'enseignement agricole en Algérie, ne prit son essor qu'en 1881 avec la création de l'école pratique d'agriculture de Rouïba. En 1905, le docteur L. Trabut et R. Mares créeront l'École d'agriculture algérienne à Maison Carrée, sur le plateau de Belfort.

Industrie[modifier | modifier le code]

Zone industrielle Rouïba-Réghaia[modifier | modifier le code]

Village à vocation agricole comme tous ceux de la Mitidja, Rouïba va devenir après la Seconde Guerre mondiale une ville industrielle avec sur son territoire la première zone industrielle du pays créée en 1957, elle s'étend sur 1 000 ha[15]. C'est d'abord l'usine Berliet qui ouvre ses portes en 1957[16]. Ensuite, après l'indépendance au tournant des années 1970, l'Algérie entre dans une phase d'industrialisation de son économie, l'usine Berliet devient la SONACOME puis la SNVI.

La zone industrielle Rouïba-Réghaia, dont la plus grande partie se trouve dans le territoire de la commune de Rouïba, est la plus grande zone industrielle d'Algérie où activent près de 250 entreprises. La zone industrielle Rouïba-Reghaia regroupe 79 entreprises publiques dont la Société nationale des véhicules industriels (SNVI) et la Société nationale du transport routier (SNTR) sur une superficie de 784 hectares.

Au nombre de 163, les sociétés privées activant dans cette zone se spécialisent notamment dans les industries pharmaceutique, chimique et agro-alimentaire. Elles occupent une superficie de 156 hectares.

Transports[modifier | modifier le code]

Transport public[modifier | modifier le code]

Train[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire de la ville de Rouïba fut inaugurée en 1887, tout près des quatre places centrales.

La gare de Rouïba est desservie par le train de banlieue de la SNTF, la fréquence est d'un train toutes les 15 minutes aux heures de pointe.

Deux autres stations desservent la zone industrielle de Rouïba et SNVI.

Métro[modifier | modifier le code]

L'Entreprise Métro d'Alger (EMA) avait consulté des bureaux d'études étrangers pour faire des propositions sur l'extension du métro d'Alger de Bab Ezzouar vers Dar El Beida, Rouïba et Reghaia.

Tramway[modifier | modifier le code]

Le ministre de Transport, M. Ghoul, a donné des instructions pour effectuer d’autres études sur l’extension de la ligne du tramway vers Ain Taya, Rouïba et Reghaïa.

Autobus[modifier | modifier le code]

La ville de Rouïba est desservie par la ligne 72 le réseau d'autobus de l'ETUSA, de Rouïba à la place du 8-Mai-45.

Les stations de bus[modifier | modifier le code]

Il existe trois grandes stations de bus (privés) qui couvrent plusieurs destinations :

Station 1: située au boulevard Larbi-Khaled, elle regroupe les destinations suivantes :

  • Place 01 Mai 1945, place des Martyres, Bab El oued.
  • El Harrach, Bomati
  • Ain Taya
  • H'raoua
  • Dergana, café Chergui
  • Tafoura, Alger

Station 2 : située au boulevard 1er-Novembre, elle regroupe les destination suivantes

  • Zone industrielle de Rouïba
  • Réghaia, Boudouaou et Boumerdes
  • Bordj Menael
  • Bouira
  • Tzi Ouzou
  • Bejaia (le matin)

Station 3 : située au boulevard Colonel-Amirouche dans la partie sud de la ville, elle regroupe les destinations suivantes :

  • Sbaat, Benchoubane
  • Hammedi
  • Khemis El Khechna

Infrastructure routière[modifier | modifier le code]

Routes nationales (RN)[modifier | modifier le code]

A1, autoroute Est-Ouest : Deux branches de l'autoroute Est-Ouest rejoignent Rouïba, une première au niveau de l'échangeur d'El Hamiz et le second au niveau de zone industrielle.

Rocade Sud d'Alger : Rouïba est traversée au sud par la rocade Sud d'Alger.

RN5 : Rouïba est traversée par la RN5, la reliant à la localité d'El Hamiz dans la commune de Dar El Beida à l'Ouest et la commune de Reghaïa à l'Est.

RN24 : Rouïba est bordée au Nord par la RN24 qui la limite avec la commune de Ain Taya.

Chemins de Wilaya (CW)[modifier | modifier le code]

CW121 : Rouïba est traversée par le CW121 qui relie Ain Taya au Nord à Khemis El Khechna au Sud.

CW149 : Rouïba est traversée par le CW149 de qui relie Bordj El Bahri au Nord à Hammedi au Sud.

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

  • École nationale préparatoire aux études d'ingénieur (ENPEI)
  • École nationale supérieure de technologie (ENST)
  • Institut supérieur de formation ferroviaire (ISFF)

Jardin public de Rouïba[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jardin Public de Rouïba.
Jardin Public de Rouïba

Le jardin public est situé au cœur du tissu urbain de Rouïba. Sa superficie, s'’étalant sur plusieurs hectares, renferme une riche variété florale, dont certaines espèces rares sont protégées par les conventions internationales.

Abandonné pendants plusieurs années, le jardin est en cours de réhabilitation.

En art et littérature[modifier | modifier le code]

Rouïba est le lieu principal des actions du roman Le Serment des barbares (1999). Boualem Sansal en fait un condensé de l'histoire algérienne des années 1990.

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

  • Eveline Safir Lavalette, née Eveline Lavalette, est une ancienne militante algérienne d'origine française de la cause nationale durant la guerre d’indépendance. Elle est née en 1927 à Rouiba et elle y a grandi.
  • Omar KOUIDRI est l'un des premiers boxeurs Algériens qui a marqué son époque, adversaire tenace de Marcel Cerdan qui n'a jamais réussi à le mettre KO après plus de quatre confrontations; c'était bien sûr avant que Cerdan devienne Champion de France.
  • Boualem Mabrouki,connu sous le sobriquet de «Batata», qui a fait partie de l'équipe nationale dans les années 1960.
  • Salem Amri, est un ancien footballeur algérien né le 28 novembre 1948 à Ain El Hammam (Tizi Ouzou, Algérie). Issu du Club WA Rouiba (1966-1971), il a porté les couleurs de la JS Kabylie (1972-1982).
  • Abdelmalek Slahdji, ex joueur de WO Rouiba.
  • Sid Ahmed Ferroukhi, né le 11 juillet 1967 à Rouiba. Ministre de l'Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche.

Sport[modifier | modifier le code]

Infrastructures sportives[modifier | modifier le code]

La ville de Rouiba dispose de plusieurs infrastructures sportives:

  • Complexe Sportif de Rouiba avec un beau stade de football, capable d’accueillir les matchs de D1 algérienne et 9 salles omnisports aménagées, sous les tribunes.
  • Le Stade Hamid Chebcheb
  • La Salle Omnisport de Rouiba
  • Le Terrain de Tennis
  • Le Terrain MATICO
  • Les stades de proximité
Stade de Rouiba

Football[modifier | modifier le code]

Au niveau des clubs de football, le club mythique de la commune est le Widad Amel Rouiba WAR (orange et vert) qui évolue actuellement en D4 algérienne ; à lui s'ajoute d'autres clubs, qui sont :

  • Mouloudia Club Rouiba MCR (rouge et vert).
  • Entente Sportive Rouiba ESR (jaune et bleu).
  • Jeunesse Sportive Madinat Rouiba JSMR (rouge et noir).
  • Chabab Riadhi Benchoubane CRB (rouge et blanc).

Handball[modifier | modifier le code]

WO Rouiba (Widad Olympic de Rouiba).

Basketball[modifier | modifier le code]

WO Rouiba (Widad Olympic de Rouiba).

Volley-ball[modifier | modifier le code]

WO Rouiba (Widad Olympic de Rouiba).

Tennis[modifier | modifier le code]

OCR Tennis Club (Olympic Club de Rouiba).

Tennis de Table[modifier | modifier le code]

Arts Martiaux[modifier | modifier le code]

Athlétisme[modifier | modifier le code]

WAR Athlétisme (Widad Amel Rouiba).

Cyclisme[modifier | modifier le code]

OCR Cyclisme (Olympic Club de Rouiba)

Pétanque[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF]Recensement 2008 de la population algérienne, wilaya d'Alger, sur le site de l'ONS.
  2. (APS) 21 mai 2013
  3. Journal officiel de la République Algérienne du 19/12/1984, page 1559, délimitation du territoire de la commune de Rouïba.
  4. [Programme d’aménagement côtier (PAC) "Zone côtière algéroise" Activité : Gestion intégrée des zones côtières, Action pilote : Site du lac de Réghaïa, avril 2005]
  5. Revue Africaine Tome IV p. 435, Société Historique Algérienne
  6. Annales Algériennes, par E. PELLISSIER - Tome I
  7. a et b Harrach
  8. Réghaia
  9. a et b Pierre Caratéro, Lorsque notre drapeau flottait sur Rouïba, Aubière (37, rue du Prat (63170)),‎ , 239 p. (ISBN 2-9501973-0-2, lire en ligne)
  10. Annales Algériennes, par E. PELLISSIER - Tome I - p. 64
  11. JO 63-91 du 6-décembre-63, Ordonnance no 63-466 du 2-décembre-63, portant réorganisation territoriale des communes
  12. JO 74-57 du 16-juillet-74, décret no 74-139 du 12-juillet-74, fixant les limites territoriales et la composition de la wilaya d'Alger, p. 629
  13. JO 84-06 du 07-févr-84, loi no 84-09 du 04-févr-84, relative à l'organisation territoriale du pays, p. 109
  14. JO 97-38 du 04-juin-97, ordonnance 97-14 relative à l'organisation territoriale de la wilaya d'Alger
  15. Revue de géographie de Lyon, volume 55, 1980, p. 10
  16. Jean-Louis Loubet, L'Industrie automobile : 1905-1971, éditions DROZ, p. 341