Liste des décabristes

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Cet article liste toutes les personnes condamnées après l’insurrection décabriste en décembre 1825.

Les décembristes condamnés à mort[modifier | modifier le code]

Il y eut cinq conjurés condamnés à mort :

Les décembristes condamnés à l’exil[modifier | modifier le code]

Il y eut onze catégories de condamnation :

Première catégorie[modifier | modifier le code]

Le lieutenant Mikhaïl Mikhaïlovitch Narychkine en 1820
  • Iakov Maksimovitch Andreïevitch : (1801-1840), lieutenant à la 8e Brigade d’artillerie, membre de la Société des Slaves Unis, il se proposa pour l’arrestation du Grand-duc Konstantin Pavlovitch de Russie. Il appela le Régiment d’infanterie de Tchernigov au soulèvement. Lors de son interrogatoire, il nia tout implication dans le soulèvement de . Le tribunal lui infligea une peine de réclusion à perpétuité. Le 22 août 1826, cette peine fut réduite à 20 ans. Le 23 juillet 1826, il fut incarcéré à la forteresse de Schlüsselbourg et le 2 octobre de la même année, transféré en Sibérie où, le 20 décembre 1827, il retrouva ses camarades décabristes. En , il fut transféré à l’usine Petrovski (usine d’extraction de minerai de fer dans la région Transbaïkalie). Le 8 novembre sa peine fut réduite à 13 ans d’emprisonnement[1].
  • Anton Petrovitch Arbouzov : Lieutenant, accusé de tentative de régicide et d’assassinat sur les membres de la famille impériale, le tribunal lui infligea une peine de 20 ans de travaux forcés en Sibérie.
  • Alexandre Petrovitch Bariatinski, (1798-1844), prince, capitaine en second d’un régiment de hussards, aide de camp du commandant de la 2e armée, membre de la Société du Sud, ami de Pestel. Le tribunal le condamna à 20 ans de réclusion, sa peine fut réduite à 20 ans, il fut exilé en Sibérie.
  • Alexandre Alexandrovitch Bestoujev,
  • Vladimir Alexandrovitch Betchasnov, sous-lieutenant de la 8e brigade d’artillerie, condamné au bagne à perpétuité, sa peine fut réduite à 20 ans.
  • Piotr Ivanovitch Borisov : (1800-1854) lieutenant à la 8e Brigade d’artillerie, avec son frère Alexandre Ivanovitch Borisov et Ioulian Kazimirovitch Lioublinski il fonda la Société des Salves Unis. Le 10 juillet 1826, il fut condamné aux travaux forcés. Le 23 juillet 1826, avec son frère il fut envoyé en Sibérie. Le 22 août 1826, sa peine fut réduite à 20 ans. Il fut incarcéré à Irkoutsk puis à la forteresse de Tchita. Le 8 novembre 1832 sa peine fut commuée à 15 ans de travaux forcés, le 14 décembre 1835 à 13 ans[2].
  • Andreï Ivanovitch Borisov : (1798-1854) Ancien lieutenant à la 8e brigade d’artillerie, avec son frère cadet et Ioulian Kazimirovitch Lioublinski il fonda la Société des Slaves Unis. Condamné le 10 juillet 1826, il fut frappé de 20 ans de travaux forcés. Avec son frère il fut envoyé en Sibérie. le 22 juillet 1826 sa peine fut réduite à 20 ans. Il fut incarcéré à Irkoutsk puis à la forteresse de Tchita. Le 8 novembre 1835 sa peine fut réduite à 15 ans, le 14 décembre 1835 à 13 ans[2].
  • Dmitri Alexandrovitch Chtchepine-Rostovski : (1798-1858), lieutenant au régiment de la Garde Moskovski, membre de la Société du Nord (1825), il prit une part active dans le soulèvement de la place du Sénat. Le tribunal lui infligea une peine de prison à vie en Sibérie. De 1826 à 1839, il purgea sa peine à la forteresse de Tchita puis à l’usine Petrovski. En 1856, il bénéficia de l’aministie[3].
  • Vassili Lvovitch Davydov : (1793-1855), poète russe, lieutenant au 5e Régiment de hussards Alexandriski, le tribunal lui infligea une peine de réclusion à perpétuité, sa peine fut réduite à 20 ans de travaux forcés.
  • Vassili Abramovitch Divov : Aspirant, accusé de tentative de régicide et de l’assassinat de la famille impériale, il fut privé de ses titres de noblesse, le tribunal lui infligea une peine de 20 ans de travaux forcés en Sibérie.
  • Ivan Ivanovitch Gorbatchevski,
  • Alexandre Ivanovitch Iakoubovitch (1792-1845), capitaine au Régiment de Dragons de Nijni Novgorod, membre de la Société du Nord, le 18 décembre 1825, il fut désigné pour assassiner Alexandre Ier de Russie sur la Place du Sénat. Condamné aux travaux forcés, il fut envoyé aux mines d’or du district d’Ienisseï, d’après le témoignage du colonel du Corps de gendarmerie I.D. Kazirmirski, le condamné souffrait d’une maladie grave qui lui fit perdre l’usage de ses jambes, des blessures à la tête provoquèrent chez cet homme des accès de folie. Le 2 décembre 1845, il fut transporté à l’hôpital proche d’Eniseïsk. Le lendemain, il décéda d’hydropisie dans la poitrine[4].
  • Ivan Dmitrievitch Iakouckine : (1794-1857). Un des fondateurs de la société secrète l’Union du Salut, membre de l’Union de la Prospérité. En service au 37e Régiment de chasseurs. Refusant de livrer les noms de ses camarades décabristes, sur l’ordre de l’empereur Nicolas Ier de Russie, il eut les pieds et les mains entravés. Condamné à 20 ans de réclusion, par le décret du 22 août 1826, sa peine fut réduite à 15 ans de captivité. Incarcéré un temps à la forteresse finlandaise de Kotka, en , il fut transféré en Sibérie et incarcéré à la forteresse de Tchita.
  • Alexandre Petrovitch Iouchnevvski : commissaire général à la 2e armée, membre de la Société du Sud, il préconisa l’assassinat de l'empereur et de la famille impériale, le tribunal lui infligea une peine de réclusion à perpétuité, cette peine fut réduite à 20 ans d’emprisonnement. Il fut exilé en Sibérie.
  • Artamon Zakharovitch Mouraviov : (1794-1846), colonel d’artillerie, membre de la Société du Sud. Le tribunal lui infligea une peine de 20 ans de travaux forcés[5].
  • Evgeni Petrovitch Obolenski,
  • Alexeï Ouchnevski
  • Nikolaï Alexeïevitch Panov :(1803-1850), lieutenant du régiment des Grenadiers de la Garde, il fut l’un des membres de la Société du Nord (1825), il participa activement au soulèvement de l’armée sur la Place du Sénat. De lui-même, il se livra aux autorités. La justice impériale le condamna à 14 années de bagne. En , il fut envoyé en Sibérie, il fut incarcéré dans la forteresse de Tchita, en , il fut transféré aux usines Petrovski, sa peine fut réduite à 13 ans[6].
  • Alexandre Semionovitch Pestov : Lieutenant à la 9e brigade d’artillerie. Sur l’accusation de tentative de régicide, le tribunal lui infligea une peine de 20 ans de travaux forcés en Sibérie.
  • Alexandre Viktorovitch Podgio : (1798-1873), Frère cadet de Iosif Viktorovitch Podgio, membre de la Société du Sud puis de la Société du Nord. Il préconisa la création d’une république et l’assassinat de la famille impériale. Le tribunal lui infligea une peine d’emprisonnement à perpétuité, elle fut réduite à 20 ans. En 1839, il fut transféré en Sibérie[7].
  • Ivan Semionovitch Povalo-Chveïkovski : (1787-1845), colonel du Régiment d’infanterie Saratovski, membre de la Société du Sud. Il donna son accord pour l’assassinat du tsar et le soulèvement de l’armée, mais refusa de participer au soulèvement du Régiment d’infanterie Tchernigov. Le tribunal le condamna à la peine capitale, en 1826, celle-ci fut commuée à 20 ans de travaux forcés qu’il purgea dans les mines de Nertchinsk[8].
  • Alexandre Nikolaïevitch Soutgof : (1801-1872), lieutenant au régiment des grenadiers de la Garde, il milita au sein de la Société du Nord (1825) et prit part au soulèvement de la Place du Sénat le 14 décembre 1825. Arrêté, il fut placé en détention provisoire dans la forteresse Pierre-et-Paul à Saint-Pétersbourg. La Haute cour criminelle lui infligea une peine de travaux forcés à perpétuité, peine qu’il purgea en Sibérie. Le 8 août 1826, cette peine fut réduite à vingt ans. Il rejoignit ses camarades décabristes à la prison de Tchita en . En , il fut transféré à l’usine Petrovski. En , sa peine de servitude pénale fut ramenée à quinze ans. En , il bénéficia de l’amnistie. Il décéda à Borjomi le 12 mai 1870, il fut inhumé dans le cimetière de l’église[9]
  • Mikhaïl Matveevitch Spiridov, (1796-1855), capitaine au 121e régiment d’infanterie de Penza, membre de la Société du Sud, partisan de l’assassinat de la famille impériale, les jours précédents le 14 décembre 1825, il fut l’un des principaux acteurs du soulèvement du régiment d’infanterie Tchernigov, il dirigea la propagande au sein de l’armée russe. Le tribunal le condamna à la réclusion à perpétuité, le 26 juillet 1826, il fut incarcéré dans la tour ronde de la forteresse de Priozersk, le 21 décembre 1826 à l’isolement en cellule, le 22 décembre 1826, sa peine fut réduite à 20 ans d’emprisonnement. Le 21 avril 1827, il fut placé en détention à la forteresse de Schlüsselbourg, le 20 octobre 1827, il fut transféré en Sibérie où le 20 décembre 1827, à la forteresse de Tchita, il retrouva ses camarades décabristes. Le 8 novembre 1832, sa peine d’emprisonnement fut réduite à 15 ans, le 14 décembre 1835 à 13 ans. Petit-fils de l’amiral Grigori Andreïevitch Spiridov.
  • Nikolaï Ivanovitch Tourguenev : (1789-1871), scientifique et économiste, conseiller d’État, fonctionnaire au ministère des Finances de lEmpire russe, il rédigea L’Expérience de la théorie de la fiscalité. Il fut l’un des membres de l’Union du Salut. En séjour à l’étranger, il fut absent lors des évènements du 14 décembre 1825. Prié de se présenter devant la Commission d’enquête siégeant à Saint-Pétersbourg, celui-ci refusa. Le tribunal le condamna par contumace aux travaux forcés à vie. Amnistié le 26 août 1856, il fut de retour à Saint-Pétersbourg en [10].
  • Fiodor Fiodorovitch Vadkovsky (1800-1844), poète, musicien, enseigne au 18e Régiment de Chasseurs à cheval Nejinski, membre de la Société du Nord, siégea au Conseil de la Société du Sud (1823). Arrêté le 11 décembre 1825, le tribunal lui infligea une peine de mort commuée en bannissement à vie. Le 22 août 1826, cette peine fut réduite à 20 ans de réclusion. Le 27 juillet 1826, il fut incarcéré à la forteresse de Keksgolmskoï, le 24 avril 1827, il fut emprisonné à la forteresse de Schlüsselbourg. Transféré en Sibérie le 17 novembre 1827, il retrouva ses camarades décabristes à la forteresse de Tchita[11].
Dmitri Irinarkhovitch Zavalichine

Deuxième catégorie[modifier | modifier le code]

Tombe de Mikhaïl Fotievitch Mitkov au Cimetière de la Trinité de Krasnoïarsk
Tombe de Konstantin Petrovitch Torson

Troisième catégorie[modifier | modifier le code]

  • Gavriil Stepanovitch Batenkov : (1793-1863), lieutenant-colonel du Corps ferroviaire, membre de la Société du Nord (1825). La Haute Cour pénale lui infligea une peine de 20 ans de travaux forcés. De 1827 à 1846, il fut emprisonné à la forteresse Alexeïevski Ravelin où il fut maintenu au secret puis exilé à Tomsk. En 1857, il s’installa à Kalouga où il décéda d’une pneumonie le 10 novembre 1863.
  • Vladimir Ivanovitch Steinheil : (1783-1862), baron, lieutenant-colonel de la Flotte de la Baltique, il fut l’un des leaders dans la préparation du soulèvement décabristes, membre de la Société du Nord (1824), il prit part au soulèvement du 18 décembre 1825, il fut l’auteur d’un manifeste adressé au peuple russe. Arrêté à Moscou, la Haute Cour pénale lui infligea une peine de 20 ans de travaux forcés, celle-ci fut réduite à 10 ans. Il fut incarcéré à la prison de Tchita puis transféré aux mines Petrovski à Petrovsk-Zabaikalsky. En 1835, il s’installa dans diverses villes sibériennes comme le village d’Elan (gouvernement d’Irkoutsk), en 1837, il fut transféré à Ichim (oblast de Tioumen), en 1840, il vécut à Tobolsk puis en 1843 à Tara, en 1852, de nouveau à Tobolsk. En 1856, comme ses camarades décabristes il bénéficia de l’amnistie et s’installa à Tver. En , il fut autorisé à revenir à Saint-Pétersbourg où il décéda le 20 décembre 1862[23].

Quatrième catégorie[modifier | modifier le code]

  • Pavel Vassilievitch Avramov : Colonel au 64e Régiment d’Infanterie Kazanski, le tribunal lui infligea une peine de douze ans de servitude pénale réduite à huit ans de travaux forcés qu’il purgea en Sibérie.
  • Alexandre Petrovitch Beliaev, enseigne de vaisseau de l’équipage de la garde, relégué en Sibérie et au Caucase.
  • Piotr Petrovitch Beliaev, (le frère d’Alexandre Beliayev), la Cour Suprême criminelle lui infligea une peine de douze ans de travaux forcés, celle-ci fut réduite à huit ans qu’il purgea en Sibérie.
  • Pavel Sergueïevitch Bobrichtchev-Pouchkhine : (1802-1865), lieutenant, il appartint à la Société secrète Vérité du Sud. Condamné le 10 juillet 1826, le tribunal lui infligea une peine de 12 ans de travaux forcés, le 22 août de la même année cette peine fut réduite à huit ans. Le 17 mars 1827, il retrouva ses camarades décabristes à la forteresse de Tchita puis, en , il fut transféré à l’usine Petrovski. Le 12 juin 1839, il reçut l’autorisation de se rendre dans la ville de Tobolsk, ville où son frère fut interné dans un asile d’aliénés[24].
  • Ivan Fiodorovitch Chimkov : (1804-1836), enseigne au Régiment d’Infanterie Saratovski, membre de la Société des Slaves-Unis (1825). Le 10 juillet 1826 le tribunal lui infligea une peine de douze ans de travaux forcés, le 22 août de la même année, sa peine fut réduite à huit ans. Le 22 août 1826, il fut transféré dans une forteresse en Sibérie, le 27 janvier 1827, il rejoignit ses camarades décabristes à la prison de Tchita, en , il fut transféré à l’usine Petrovski[25].
  • Piotr Ivanovitch Falenberg : Il purgea une peine de huit années de travaux forcés en Sibérie.
  • Ilia Ivanovitch Ivanov : membre de la Société des Slaves-Unis (1825), coupable de tentative de soulèvement au sein du régiment Tchernigov, le tribunal lui infligea une peine de douze ans de prison. Celle-ci fut réduite à huit ans d’emprisonnement. Exilé en Sibérie, il fut incarcéré à la prison de Tchita puis fut transféré à l’usine Petrovski. En 1833, il fut envoyé en exil dans la région d’Irkoutsk, il décéda le 28 décembre 1838.
  • Alexandre Osipovitch Kornilov : (1800-1834), historien et écrivain, membre de la Société du Sud (1825), il prit part à la préparation du soulèvement, présent sur la Place du Sénat le 14 décembre 1825, il fut mis en état d’arrestation le soir même. Le 10 juillet 1826 le tribunal lui infligea une peine de douze ans de servitude pénale en Sibérie, celle-ci fut réduite à huit ans. Le 9 mars 1827, il fut incarcéré à la prison de Tchita. En 1827, la Chancellerie de Sa Majesté Impériale reçut une dénonciation du romancier Faddeï Venediktovitch Boulgarine, ce dernier accusa Kornilov d’espionnage au profit du gouvernement autrichien. Le décabriste fut immédiatement transféré de la prison de Tchita à Saint-Pétersbourg où il subit un interrogatoire, mais sa culpabilité ne fut pas démontrée. Il continua de purger sa peine à la forteresse Pierre-et-Paul. En , il fut transféré au Régiment d’infanterie Chirvanski à Tiflis où, le 30 août 1834, il décéda d’une lithiase biliaire[26].
  • Nikolaï Ivanovitch Lorer
Alexandre Mikhaïlovitch Mouraviov, un portrait de Piotr Fiodorovitch Sokolov (1822)

Cinquième catégorie[modifier | modifier le code]

Sixième catégorie[modifier | modifier le code]

Ioulian Kazimirovitch Lioublinski

Septième Catégorie[modifier | modifier le code]

Huitième catégorie[modifier | modifier le code]

  • Andreï Nikolaïevitch Andreev : (1803 ou 1804-1831), lieutenant au Régiment de la Garde Izmaïlovski, membre de la Société du Nord en 1825, arrêté en décembre 1825, il fut incarcéré à la forteresse Piere et Paul à Saint-Petersbourg. Een , la Cour Suprême criminelle le condamna à l’exil à perpétuité, cette peine fut réduite à 20 ans. En août de la même année, il fut transféré à Iakoutsk, puis, envoyé dans une colonie à Olekminsk (gouvernement de Iakoutsk). Transféré dans une autre colonie sur ordre impérial, en chemin, il fit étape dans la petite ville de Verkhoïansk. Dans la nuit du 28 septembre 1831, avec Nikolaï Petrovitch Repine, il périt dans l’incendie qui se déclara dans la petite où il séjournait[44].
  • Nikolaï Sergueïevith Bobrichtchev-Pouchkhine : (1800-1871), lieutenant d’intendance, membre des Sociétés secrètes l’Union du Bien-Être (1820 ou 1821) et Société du Sud. Appréhendé en , il fut conduit à la forteresse Pierre et Paul où il fut emprisonné. En , la Cour Suprême criminelle lui infligea une peine de bannissement à vie. Cette sanction pénale fut ramenée à vingt ans d’exil. En , il fut envoyé à Srednekolymsk en Iakoutie puis, en 1827, il fut exilé dans la ville de Touroukhansk (krai de Krasnoïarsk). Quelques mois plus tard, déclaré aliéné par le gouverneur de Sibérie orientale, il fut interné au monastère de la Trinité situé près de la ville de Touroukhansk. En 1827, le Saint-Synode décréta son internement au monastère Ienisseï-Spasski. Puis de 1828 à 1829, il séjourna à l’hôpital d’Ienisseï. Après une minutieuse enquête sur son état mental, il fut placé dans un asile d’aliénés à Krasnoïarsk. En 1833, son frère cadet le rejoignit dans cette petite ville de Sibérie et ce dernier fut autorisé à héberger son frère malade à son domicile personnel. Le décret de , permit aux deux frères Bobrichtchev-Pouchkhine de s’établir à Tobolsk. Dans la capitale sibérienne, il fut à nouveau placé dans un hôpital psychiatrique. En 1856, après plusieurs demandes réitérées de leurs proches, les deux frères reçurent la permission de s’établir dans le gouvernement de Toula[45].
  • Boris Andreïevitch Bodisko : (1800-1828), lieutenant, issu d’une famille noble luthérienne de le gouvernement de Toula, il fut l’un des acteurs du soulèvement de la Place du Sénat. Mis en état d’arrestation dans la nuit du 15 décembre au 16 décembre 1825, il fut transféré à la forteresse Saint Pierre et Paul à Saint-Petersbourg. La Cour Suprême criminelle prononça contre lui la peine de bannissement à vie commuée à vingt ans d’exil. Il purgea une partie de sa peine à Vladikavkaz. Le 26 septembre 1826, il s’enrôla dans le Régiment d’infanterie Tifliski, dans ses rangs, il participa à la Guerre russo-persane de 1826-1828. Le 24 mai 1828, il fut tué lors des combats[46].
  • Fiodor Petrovitch Chakhovskoï : (1796-1829), prince, capitaine en retraite du Régiment de la Garde Semionovski, franc-maçon, il fut membre des Amis-Unis, des Trois Vertus, du Sphinx. Il siégea au Conseil d’administration de la société secrète l’Union du Bien-Être dont il fut l’un des fondateurs. Arrêté à Saint-Petersbourg le 9 mars 1826, il fut l’un des rares décabristes à refuser de plaider coupable. Condamné au bannissement à vie, sa peine fut quelque temps plus tard réduite à vingt ans d’exil. En 1826, il fut envoyé à Touroukhansk, puis, le 14 septembre 1827 transféré à Ienisseïsk. Au cours de son exil, il décrivit la flore locale et rédigea des notes sur la région de Touroukhansk. Très affligé par la séparation de sa famille, à l’hiver 1828, il donna des signes d’aliénation mentale. Nicolas Ier de Russie autorisa le transfert du prince au monastère de Saint-Euthymius à Souzdal où son épouse fut autorisée à lui prodiguer des soins. Le 6 mai 1829, il refusa toute nourriture, il poursuivit sa grève de la faim jusqu’à sa mort le 22 mai 1829. Il fut inhumé dans le cimetière du monastère[47].
  • Andreï Ivanovitch Chakhirev : (1799-1828), lieutenant au Régiment d’infanterie Tchernigov, membre de la Société des Slaves-Unis (1825), mis en état d’arrestation en à Moguilev, il fut transféré à la forteresse Saint Pierre et Paul à Saint-Petersbourg. Le 7 octobre 1826, il fut condamné au bannissement à vie, peine commuée à vingt d’exil. De 1826 à 1828, il purgea sa peine à Sourgout où il décéda le 17 mai 1828[48].
  • Ivan Fioforovitch Fogt : (1794-1842), capitaine au Régiment d’infanterie d’Azovski, issu d’une famille noble luthérienne du gouvernement de Courlande. Membre de la Société du Sud (1824). Arrêté en à Toultchine, en , il fut incarcéré à la forteresse Saint Pierre et Paul. La Cour Suprême criminelle lui infligea une peine de bannissement à vie, quelque temps plus tard cette sanction pénale fut ramenée à vingt ans. De 1828 à 1829, il fut détenu dans la forteresse de Berezov[49].
  • Andreï Fiodorovitch Furman : (1795-1835), issu d’une famille saxonne appartenant à la noblesse de le gouvernement de Kiev, lieutenant au Régiment d’infanterie Tchernigov, il commanda six compagnies de mousquetaires. Membre de la Société des Slaves-Unis (1825). Après son arrestation en , dans l’attente de son procès, il fut détenu dans la forteresse Saint Pierre et Paul. Souffrant d’aliénation mentale, au cours de sa détention préventive, il fut à plusieurs reprises hospitalisé. La Haute Cour pénale lui infligea la peine de bannissement à vie. Exilé dans la ville de Kondisk (gouvernement de Tobolsk) où il décéda le 8 mars 1835[50].
  • Valerian Mikhaïlovitch Golitsyne : (1803-1859), lieutenant, greffier, membre de la Société du Nord (1825), appréhendé le 23 décembre 1825, il fut incarcéré à la forteresse Pierre et Paul. Lors des premiers interrogatoires, il nia toute appartenance à la Société, puis avoua, mais il déclara ignorer la tentative de régicide fomentée contre le tsar et sa famille, son seul désir consistait à libérer les moujiks de leur servitude et d’instaurer une monarchie constitutionnelle en Russie. Le 10 juillet 1826, la Cour suprême criminelle lui infligea une peine de bannissement à vie. Le 31 juillet de la même année il fut envoyé dans la ville de Kirensk (Gouvernement d'Irkoutsk). Le 22 août 1826, sa peine fut ramenée à vingt ans d’exil. Le , il s’enrôla au 42e régiment de Chasseurs, en 1834 au 80e régiment d’infanterie Kabardianski. Le 22 juillet 1838, en raison de son état de santé, il fut renvoyé de l’armée. Il décéda du choléra le 8 octobre 1859. Il fut inhumé dans le monastère Danilov à Moscou[51].
  • Semion Grigorievitch Krasnokoutski : (1787-1840), conseiller d’État et procureur au 5e Bureau du ministère du Sénat, en 1817, il fut admis à siéger à l’Union du Bien-Être et à la Société du Sud. Il fut l’un des artisans de la préparation du soulèvement de la Place du Sénat. Arrêté le 27 décembre 1825 à Saint-Pétersbourg, il fut emprisonné dans la forteresse de Pierre et Paul. La Cour Suprême criminelle le condamna à vingt ans d’exil. Le 25 juillet 1826, il fut déporté Verkhoïansk en Iakoutie. En 1827, il fut transféré à Iakoutsk puis à Vitym. Sur la demande de ses parents, le 31 janvier 1827, il fut transféré de la colonie de Vitym à celle de Minoussinsk. Souffrant de rhumatismes aux jambes, le 9 juillet 1831, il lui fut permit de quitter la colonie pour recevoir les soins médicaux nécessaires dans la station thermale de Tourkinskie, il arriva à Krasnoïarsk où il resta en raison de la paralysie de ses jambes. Le 26 novembre 1837, il fut transféré à Tobolsk où il décéda le 3 février 1840[52].
  • Nikolaï Osipovitch Mozgalevski
  • Mikhaïl Alexandrovitch Nazimov : (1800-1888), président de la région de Pskov, membre de la Société secrète du Nord, arrêté le 27 décembre 1825, il comparut devant Haute Cour pénale. La Cour Suprême criminelle lui infligea une peine de bannissement à vie. Il fut tout d’abord exilé à Verkhnekolymsk, ville du gouvernement d'Irkoutsk puis s’installa dans la ville de Vitym en Sibérie orientale. Par décret du 30 avril 1830, il reçut l’autorisation de s’établir dans la ville de Kourgan où il vécut pendant sept ans. En 1837, comme plusieurs autres décabristes, il fut envoyé dans le Caucase et s’engagea dans 80e régiment d’infanterie Kabardianski. Il prit part à la guerre du Caucase. Après avoir servi dans le Caucase pendant près de neuf ans, pour raison de santé, le 23 juin 1846, il quitta l’armée au grade lieutenant. Il s’établit dans le gouvernement de Pskov où il fut réputé pour sa philanthropie. Lors de son accession au trône impérial, Alexandre II de Russie l’amnistia. Il prit une part active à la réforme agraire et, pendant plusieurs années il siégea comme président du conseil provincial du district de Pskov. Il décéda le 9 août 1888 à Pskov[53].
  • Nikolaï Alexeïevitch Tchijkov : (1803-1848), lieutenant de marine, membre de la Société du Nord (1825), il fut l’un des acteurs du soulèvement de la Place du Sénat, appréhendé en , il comparut devant la Cour suprême criminelle. Il fut condamné au bannissement à perpétuité, cette sanction pénale fut réduite à 20 ans d’exil. En , il fut envoyé à Olekminsk (région de Iakoutsk), en 1832, il fut transféré à Irkoutsk. En 1833, il lui fut permis de s’engager dans une brigade d’infanterie, en , il incorpora un bataillon de Tobolsk, en 1842, il quitta l’armée et s’établit dans le gouvernement de Toula[54].
  • Appolon Vassilievitch Vedeniapine : (1803-1872), lieutenant dans une brigade d’artillerie, il fut un membre de la Société des Slaves-Unis (1825), arrêté en , il fut incarcéré à la forteresse Pierre et Paul, traduit devant la Cour Suprême criminelle, il fut condamné au bannissement à vie (). La même année, il fut transféré à Iakoutsk puis, deux mois plus tard, il fut transféré dans la colonie de Kirensk. Sa peine de bannissement à vie fut commuée à 20 ans d’exil. En , il fut nommé au poste de Directeur général adjoint de l’hôpital d’Irkoutsk, en , il en devint le directeur. En 1856, l’amnistie lui rendit sa liberté et ses titres, il s’établit dans le gouvernement de Tambov[55].
  • Vassili Ivanovitch Vranitski : (1785 ou 1786-1832), lieutenant d’intendance, il milita au sein de la Société du Sud (1825). Le 10 janvier 1826, il fut arrêté à Jytomyr puis, dans l’attente de son procès, il fut détenu dans la forteresse Pierre et Paul à Saint-Pétersbourg. La Haute Cour pénale prononça contre lui une peine de bannissement à vie commuée à vingt ans d’exil. Il fut envoyé à Pelym où il décéda le 2 décembre 1832[56].
  • Nikolaï Fiodorovitch Zaïkine : (1801-1833), lieutenant d’intendance issu d’une famille de la noblesse de le gouvernement de Koursk. Membre de la Société du Sud (1825), arrêté en , il fut incarcéré dans la forteresse de Saint Pierre et Paul à Saint-Pétersbourg. En , la Haute Cour pénale lui infligea la peine de bannissement à vie. Transféré à Okhotsk (kraï de Khabarovsk), sa peine fut, quelques mois plus tard réduite à vingt ans d’exil. En 1828, il fut transféré dans la ville de Vitym où il décéda le 23 juillet 1833. Il fut l’auteur de divers poèmes[57].

Neuvième catégorie[modifier | modifier le code]

  • Nil Pavlovitch Kojevnikov : (1804-1837), lieutenant au régiment de la Garde Izmaïlovski, entre 1824 et 1825, il siégea à la Société du Nord. En , il fut arrêté et placé en détention provisoire à la forteresse Pierre et Paul à Saint-Petersbourg. La Cour suprême criminelle le priva de son titre de noblesse et de ses privilèges, en outre, il fut condamné à l’exil dans une ville de garnison éloignée de la capitale. Il fut incorporé dans un régiment stationné dans la ville d’Orenbourg puis quelques mois plus tard, il fut transféré dans la région du Caucase[58].
  • Piotr Petrovitch Konovnitsyne (1803-1830) : lieutenant, fils du comte Piotr Petrovitch Konovnitsyne, frère aîné d’Ivan Petrovitch Konovnitsyne, membre de la Société du Nord (1825). Arrêté en , dans l’attente de son procès, il fut placé en détention provisoire dans la forteresse Pierre et Paul à Saint-Pétersbourg. La Cour suprême criminelle le condamna à une peine de prison, à la rétrogradation, à servir dans des casernes éloignées de la capitale impériale. Enrôlé dans un bataillon caserné à Semipalatinski puis, le 22 août 1826, il servit dans la région du Caucase où il intégra un bataillon de pionniers. Il s’illustra au cours de la guerre russo-turque de 1828-1829)[59].
  • Nikolaï Nikolaïevitch Orjitski : (1796-1861), arrêté, il fut placé en détention provisoire à la forteresse Pierre-et-Paul à Saint-Pétersbourg. La Haute Cour pénale le condamna à l’exil dans une garnison éloignée de la capitale, en outre, il fut privé de son titre de noblesse et de ses privilèges. Il fut incorporé dans un bataillon en garnison dans la ville de Kizliar. Le 22 août 1826, un décret impérial le transféra dans un régiment de dragons stationné à Nijni Novgorod. Il s’illustra au cours de la Guerre russo-turque de 1828-1829. La permission de s’établir à Saint-Pétersbourg refusée il dut s’établir dans un petit village, en 1834, il s’installa dans la ville de Oranienbaum, en 1839, il put s’établir à Saint-Pétersbourg. En 1856, bénéficiant de l’amnistie, il recouvra ses privilèges et son titre de noblesse[60].

Dixième catégorie[modifier | modifier le code]

Onzième catégorie[modifier | modifier le code]

  • Nikolaï Pavlovitch Akoulov : (1798-?), lieutenant, arrêté le 15 décembre 1825, il fut placé en détention provisoire à la forteresse Pierre et Paul à Saint-Petersbourg. La Haute Cour pénale lui infligea une peine de dégradation, comme simple soldat il fut transféré dans une garnison éloignée de la capitale. Il fut incorporé au 42e Régiment de Chasseurs stationné à Tomsk. Entre 1826 et 1828, il fut engagé dans la guerre russo-persane, puis de 1828 à 1829, il s’illustra lors de la Guerre russo-turque de 1828-1829. En 1829, en qualité de sous-officier, il fut affecté au Régiment de Chasseurs Kabardinski[62].
  • Piotr Alexandrovitch Bestoujev : (1804-1840), sous-lieutenant de marine, membre de la Société du Nord (1825), il participa également au soulèvement Place du Sénat le 14 décembre 1825. Arrêté, dans l’attente de son procès, il fut placé en détention provisoire à la forteresse Pierre et Paul à Saint-Pétersbourg. La Haute Cour pénale lui infligea une peine de rétrogradation et d’exil dans une ville garnison éloignée de la capitale impériale. Il fut incorporé dans un bataillon stationné à Kizilsky, le décret impérial du 22 août 1826 lui permit d’intégrer le régiment d’infanterie Chivanski, au sein de cette unité, il participa à la Guerre russo-persane de 1826-1828, au conflit opposant la Russie impériale à l’Empire ottoman. Blessé, au cours de cette guerre, le 22 mai 1828, il fut transféré au Régiment d’infanterie Kourinski. Il fut renvoyé de l’armée pour cause de maladie (il souffrait de graves désordres mentaux), il fut placé sous la responsabilité de sa mère avec l’interdiction formelle de pénétrer dans la capitale impériale russe. Il vécut dans le gouvernement de Novgorod, mais son état empirant, son père, le maréchal de la noblesse P.M. Bestoujev demanda au tsar la permission de placer son fils dans un établissement spécialisé pour malades mentaux. Interné dans un hôpital psychiatrique, il mourut le 22 août 1840[63].
  • Alexandre Alexandrovitch Fok : (né Alexandre von Falk) (1803-1854), lieutenant au régiment de la Garde Izmaïlovski. Le 15 décembre 1825, il fut arrêté dans l’enceinte de la caserne de son régiment puis dans l’attente de son procès, il fut placé en détention provisoire à la forteresse Pierre et Paul à Saint-Pétersbourg. La Cour suprême criminelle le dégrada et l’exila dans une garnison très éloignée de la capitale. En , comme simple soldat, il fut affecté au 41e régiment de chasseurs stationné dans le Caucase. Sous-officier en 1827, en 1828, il fut affecté au 44e régiment de chasseurs, en 1830, au grade d’enseigne, il servit au 10e bataillon de ligne d’Orenbourg. Blessé, il fut mis à la retraite, il vécut en résidence surveillée à Oufa ville située dans le gouvernement d’Orenbourg[64].
  • Matveï Demianovitch Lappa : (né Michael Lapp), (1799 ou 1800-1841), lieutenant au Régiment de la Garde Izmaïlovski, membre de la Société du Nord (1824). Le 23 décembre 1812 arrêté, il fut incarcéré à la forteresse Pierre et Paul à Saint-Pétersbourg. La Haute Cour criminelle le dégrada et l’exila dans une lointaine garnison. En , il fut envoyé dans le Caucase, en 1835, au grade d’enseigne, il fut mis à la retraite[65].
  • Epafrodit Stepanovitch Mousine-Pouchkine : (1791-1831), lieutenant, il n’appartint à aucune société secrète, mais une enquête approfondie révéla sa présence sur la Place du Sénat le 14 décembre 1825. Mis en état d’arrestation le 15 décembre 1825, il fut placé en détention provisoire à la forteresse Pierre et Paul à Saint-Pétersbourg. La Haute Cour pénale lui infligea la peine de dégradation, comme simple soldat, il fut incorporé dans un régiment stationné dans le Caucase[66].
  • Nikolaï Romanovitch Tsebrikov : (1800-1862). Il reçut une peine d’emprisonnement et fut détenu à la forteresse d’Oust-Kamenogorsk puis, fut transféré dans la ville de garnison d’Orenbourg et il continua sa carrière militaire. Sur la demande de ses proches, il fut transféré dans la Caucase et prit part à la guerre russo-turque de 1828-1829. En 1836, il fut affecté au 80e Régiment d’infanterie Kabardianski, en 1838, il fut promu enseigne. En 1840, pardonné, il s’établit à Saint-Pétersbourg et vécut sous une surveillance policière. En 1846, toujours en résidence surveillée, il vécut à Temnikov où il décéda en 1862[67].
  • Alexeï Vassilievitch Vedeniapine : (1804-1847), issu d’une famille de la noblesse du gouvernement de Tambov, membre de la Société secrète des Salves-Unis (1825), lors du soulèvement de la Place du Sénat, il servait au grade d’enseigne à la 9e brigade d’artillerie. Arrêté le 5 février 1826 dans la ville de Jitomir, il fut, quelques jours plus tard transféré à la forteresse Pierre et Paul à Saint-Pétersbourg. Condamné de onzième catégorie, la Haute Cour criminelle lui infligea une peine d’emprisonnement et à la rétrogradation comme simple soldat dans le bataillon de la garnison de Verkhneouralski (). Le 13 septembre 1826, il fut incorporé au 42e Régiment de Chasseurs Egerski, au sein de cette unité il prit part à la guerre Russo-persane, il s’illustra également dans conflit qui opposa la Russie à la Turquie. Sous-officier, il fut incorporé au Régiment d’infanterie Tenginski. En 1829, il quitta l’armée pour raison de santé. Interdit de séjour dans la capitale de la Russie impériale, en 1833, il fut placé sous résidence surveillée dans le gouvernement de Tambov. Il décéda le 13 mars 1843[68].
  • Fiodor Gavrilovitch Vichnevski : (1799-1865), lieutenant de marine, il navigua à bord de la frégate Gektor (1815), sous le commandement du célèbre capitaine Mikhaïl Petrovitch Lazarev il fit le tour du monde à bord de la frégate Kreïser (1822-1825). Il n’appartint à aucune société secrète mais fut présent lors du soulèvement de la Place du Sénat. Arrêté, il fut placé en détention dans la forteresse Pierre et Paul à Saint-Pétersbourg. La Haute Cour criminelle le rétrograda au rang de simple de soldat et l’envoya dans le Caucase. Sous le commandement du feld-maréchal Ivan Fiodorovitch Paskevitch il prit part à l’assaut de la ville de Kars. En 1829, promu sous-officier, il fut transféré au 7e équipage, en 1832 au 15e équipage. En 1833, il fut mis à la retraite il occupa un poste administratif à Moscou. En 1838 mis à la retraite, il vécut à Moscou puis s’établit dans le gouvernement de Kostroma. En 1846, il revint à Moscou où il décéda le 23 avril 1865[69].

Personnalité non condamnée par la Haute Cour criminelle[modifier | modifier le code]

Baron Andreï Ievgenevitch Rozen
  • Osip-Ioulian Vikentievitch Gorski : (1766-1848), conseiller d’État, issu d’une famille du gouvernement de Minsk, arrêté le 15 décembre 1825, dans l’attente de son procès, il fut placé en détention provisoire à la forteresse Pierre et Paul à Saint-Pétersbourg. Il fut traduit devant la Haute Cour criminelle mais ne fut pas condamné. Par le manifeste de sa Majesté Impériale daté du 5 mars 1827, il fut placé en résidence surveillée à Berezov. En 1831, il fut envoyé à Tara. Suspecté de complicité dans la tentative de soulèvement d’exilés polonais à Omsk, il fut transféré de Tara à Tobolsk puis à Omsk où, de 1833 à 1835, il purgea une peine de prison. Il décéda le 7 juillet 1849 à Omsk[70].

Personnalités graciées[modifier | modifier le code]

Portrait d’Ilia Gavrilovitch Bibikov en uniforme d’aide de camp de la Garde (1825), peinture sur toile, une œuvre de Benoît-Charles Mituar, Musée de la Garde à Saint-Petersbourg

Les décabristes suicidés avant d’être condamnés[modifier | modifier le code]

  • Ippolit Ivanovitch Mouraviov-Apostol : (1806-1826), Jeune frère des décabristes Matveï Ivanovitch Mouraviov-Apostol et de Sergueï Ivanovitch Mouraviov-Apostol, membre de la Société du Nord, avec son frère Sergueï, il prit part au soulèvement du 29e Régiment d’infanterie Tchernigov, blessé à la main gauche, refusant de se rendre, il se tira une balle. Il fut inhumé dans une fosse commune avec ses deux camarades A.D. Kouzmine et M.A Chtchepillo tués au cours de la répression menée contre les décabristes. À ce jour aucun monument ne marque l’endroit où ces trois hommes reposent. Le jour de l’exécution des décabristes leurs noms furent cloués au gibet[73].
Alexandre Mikhaïlovitch Boulatov

La place du Sénat à Saint-Pétersbourg a porté le nom place des Décabristes pendant de nombreuses années. En 2008, son ancien nom lui a été rendu.

Portraits des décabristes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]