Années 680 av. J.-C.

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Événements[modifier | modifier le code]

Colonne de Taharqa, dans le temple de Karnak. Aquarelle de David Roberts, 1838.
Candaule montrant son épouse à Gygès, toile de Jean-Léon Gérôme (1859)
  • Vers 690-670 av. J.-C. : Première guerre de Messénie, datée traditionnellement, selon Pausanias de 743/724 av. J.-C.. Conquête de la plaine de Messénie par Sparte[1].
  • 689 av. J.-C. : Révolte de Babylone contre les Assyriens. Sennacherib détruit la ville en grande partie[2].
  • 689-664 av. J.-C. : Règne de Taharqa le Grand qui succède à son frère Sabataka comme roi de Napata et pharaon d'Égypte[2]. Sous son règne, la XXVe dynastie Couchite atteint son apogée. Son empire s’étend de la Méditerranée au sud de la VIe cataracte, vraisemblablement jusqu’à Kosti sur le Nil Blanc et jusqu’à Sennar sur le Nil Bleu.
    • Taharqa réside à Tanis, dans le delta, mais s’intéresse à la Haute-Égypte et à la Nubie. Il étend sa domination au sud au-delà de la VIe cataracte. Il met en valeur le bief de Dongola et fait construire de nombreux temples, de Thèbes à Napata. Afin de ne pas être victime de la puissance du clergé, il nomme un gouverneur du sud.
  • Vers 689/688 av. J.-C. : Fondation sur la côte sud de la Sicile, par des colons venus de Rhodes et de Crète d'un établissement pré-colonial (Lindioi), futur site de la cité de Gela[3].
  • 688 av. J.-C. : Le pugilat fait son apparition au programme des Jeux olympiques. Onomaste de Smyrne remporte le premier titre olympique de cette discipline[4].
  • Vers 688-675 av. J.-C. : Règne du roi légendaire Achéménès, fondateur de la dynastie perse des Achéménides.
La défaite de Sennachérib, par Rubens.
  • Vers 685 av. J.-C. : L’armée de Sennacherib avance jusqu’à Péluse. L’expédition contre l’Égypte tourne court à la suite d’une épidémie qui décime l’armée assyrienne[2].
  • 684 av. J.-C. : Télésiclès, membre de la classe supérieure de Paros et père du poète élégiaque Archiloque, dirige la première opération de colonisation de Thasos[6].
  • 683 av. J.-C. : Chute de la monarchie à Athènes à la mort de Codros. Abolition de la royauté par les Eupatrides. Aristocratie. Premières magistratures annuelles : début de la liste des archontes.
  • 681 av. J.-C. : Formation, en Chine d'une alliance des États hans de Qi, Deng, Song et Chen sous l'hégémonie du duc Huan de Qi.
  • 681-669 av. J.-C. : Règne de Assarhaddon, roi d’Assyrie[2].
    •  : Sennacherib est assassiné par l’un de ses fils à Ninive[2] (ou 680[7]). Ses héritiers se disputent le trône.
    •  : Assarhaddon, le plus jeune, mais désigné comme successeur par son père en 685 av. J.-C., entre dans Ninive et s’assoit sur le trône. Ses frères réussissent à fuir en Urartu, mais leurs partisans sont mis à mort. Assarhaddon semble avoir vécu dans une certaine crainte, entouré d’astrologues et en permanence attentif aux présages. Il reste confiné dans son palais[2].
    • Le problème de la succession n’a jamais été résolu en Assyrie. À chaque vacance du pouvoir, les troubles éclatent et il y a menace de guerre civile. L’omnipotence du roi n’est pas sans dangers, car s’il est le maître de sa cour et des conseillers qu’il nomme à sa guise, il n’y a pas de pouvoir capable de s’opposer à lui de façon raisonnable ; il est souvent soumis à des influences contradictoires venant des hauts dignitaires, des princes, du clergé, voire des femmes dont le rôle a pu être important à certains moments, comme le montre l’action de la femme de Sennachérib qui arrive à imposer sur le trône le prince de son choix, Assarhaddon d’abord, puis Assurbanipal.

Art et culture[modifier | modifier le code]

  • Construction de nombreux temples sous le règne de Taharqa.
  • Colonne de Taharqa, dans le temple de Karnak. Tête de granit noir du pharaon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Kaplan, Nicolas Richer, Le monde grec, vol. 1, Éditions Bréal, (ISBN 9782853948081, présentation en ligne)
  2. a, b, c, d, e, f et g Georges Roux, La Mésopotamie, Seuil, (ISBN 9782020086325, présentation en ligne) Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « GRoux » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  3. Irad Malkin, Religion and Colonization in Ancient Greece=, Brill Archive, (ISBN 9789004071193, présentation en ligne)
  4. Violaine Vanoyeke, La naissance des jeux olympiques et le sport dans l'Antiquité, Les Belles Lettres, (ISBN 9782251338125, présentation en ligne)
  5. Françoise Ruzé, Le monde grec antique, Hachette Éducation Technique, (ISBN 9782011818348, présentation en ligne)
  6. André Bonnard, Civilisation grecque, vol. 1, Éditions Complexe, (ISBN 9782870274200, présentation en ligne)
  7. Donald A. Mackenzie, Myths of Babylonia and Assyria, Forgotten Books, (ISBN 9781605060460, présentation en ligne)
  8. Pierre-Yves Boillet, Claire Barat, Michela Costanzi, Les diasporas grecques: du VIIIe s. au IIIe s. avant J.-C. - Capes, Agrégation, Dunod, (ISBN 9782100584017, présentation en ligne)