Claude Véga

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Claude Véga, de son vrai nom Claude Thibaudat, né le 2 juin 1930 à Paris (Seine), est un imitateur, humoriste et comédien français. Il est considéré comme le père de l'imitation moderne. Il s'est rendu célèbre en imitant les grandes voix du théâtre et du music-hall, aussi bien féminines que masculines. Certaines de ses « performances » restent gravées dans les mémoires[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Paris d’un père parisien et d’une mère provençale, Claude Véga fait de piètres études commerciales en compagnie de François Truffaut.
Après trois ans d’études d’art dramatique, il débute le jour même de son audition au « Liberty's », le cabaret de Gaston Baheux, en compagnie de Gilbert Bécaud, Jean Richard et Mick Micheyl.

Pendant son service militaire, on lui donne la permission de débuter au music-hall Bobino. Sa notoriété grandissante lui permet d'assurer des représentations dans différents pays.

En 1958 et en 1961, il est à l'affiche des premières parties des spectacles de Charles Trenet, d'Édith Piaf et enfin de Joséphine Baker à l'Olympia. Il commence en parallèle une carrière au théâtre en reprenant le rôle de François Périer dans la pièce « Les J3 », et obtient plusieurs rôles au cinéma : Paris Music Hall (1957) avec Charles Aznavour; La marraine de Charley (1959) avec Fernand Raynaud; Tout l'or du monde (1961) de René Clair; Les Héritiers avec Jacqueline Maillan, Roger Pierre et Jean-Marc Thibault; Le Chevalier de Pardaillan (1962) avec Gérard Barray. Dans Domicile conjugal (1969) de François Truffaut il joue le rôle d'un voisin de Jean-Pierre Léaud et Claude Jade. Tout le monde pense qu'il est un "étrangleur" (Christine: "Il m'a toujours paru louche ce type-là"), mais un soir Christine le voit à la télévision ("C'est notre voisin, l'étrangleur!") dans sa vraie profession : imitateur.

Il revient sur scène au théâtre de Bobino avec Juliette Gréco, puis trois tournées consécutives avec Nana Mouskouri. Il tourne à travers la France, l’Allemagne et la Belgique.

Du côté de la télévision, Edwige Feuillère en 1968, puis Maria Callas, en 1969, le demandent pour l’émission L'Invité du dimanche. Il est un habitué des Top à... de Maritie et Gilbert Carpentier. Parmi les plus fameux auxquels il participe : Sacha Distel, Jacques Chazot, Jacqueline Maillan, Charles Aznavour, Dalida, Nana Mouskouri et surtout le Top à Claude Véga (du 27 avril 1974) qui obtient un taux d’écoute de 70 % et est diffusé deux fois la même année.

1974 voit son retour dans une pièce de Jean-Michel Ribes « Odyssée pour une tasse de thé » qu’il joue au Théâtre de la Ville. À la suite de cette pièce, il reprend de longues tournées et participe aux « Numéros 1 » de Nana Mouskouri, Jacqueline Maillan, Annie Cordy, Jean-Claude Brialy, … tout en préparant son One man show qui remporte un triomphe au théâtre de la Renaissance en 1977. En 1978, il joue pour « Au Théâtre ce soir » « Le Bon numéro » avec Jacques Fabbri et Marthe Villalonga, entre deux tournées où il présente au public de nouvelles imitations : Zouc, Renaud, Annie Girardot, Yves Montand, Annie Cordy, Claude Nougaro, Maria Pacôme, Michel Serrault.

Dans les années 1980, il participe aux émissions de télévision de Danièle Gilbert, de Christian Morin, de Guy Lux, de Patrick Sébastien et enfin de Jean-Pierre Foucault. Il est alors l'imitateur préféré de Patrick Sébastien[2].

Du côté du théâtre où il aspirait à revenir, Claude Véga joue en 1990 et 1991 à la Comédie de Paris « Drôle de goûter », adaptée de textes de Boris Vian, puis en 1994 et 1995, « La Source bleue » de Pierre Laville, mise en scène par Jean-Claude Brialy, aux côtés de Rosy Varte et de Marina Vlady. 1996 le voit au Cirque d’hiver dans la comédie musicale « Piaf, je t’aime » qui obtient deux nominations aux « Molière ». Il fait un triomphe en 1998 et 1999 avec « Sylvia », mise en scène par Lars Schmidt.

En 2008, il sort un CD d'imitations des années 1950

En juillet 2015 parait chez Marianne Mélodie un CD réunissant des imitations fameuses qu'il jouait sur scène, dont sa fameuse Maria Callas en direct de l'Olympia, mais aussi quelques parodies inédites http://www.mariannemelodie.fr/fr/cd-chansons-lyrique/variete-francaise-best-of-compilation/claude-vega/%2070'ss/8342347.html

En octobre 2015 paraît aux Éditions Ovadia un livre "Couleurs, la mémoire des autres" qu'il a illustré lui-même au crayon de couleur. http://www.leseditionsovadia.com/nouveaute/161-couleurs-la-memoire-des-autres.html

Le 26 février 2016 il est l'invité mystère de Laurent Ruquier qui lui rend hommage aux Grosses têtes sur RTL : http://www.rtl.fr/culture/arts-spectacles/vendredi-de-folie-pour-les-grosses-tetes-7782073514

En mars 2017 paraît un second livre "Carnets buissonniers" (Editions Ovadia) http://www.leseditionsovadia.com/collections/270-carnets-buissonniers.html

Il a été nommé Officier dans l'Ordre des Arts et des Lettres en janvier 2010[3].

Théâtre[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Claude Véga (...) fit une "performance" si extraordinaire, si éblouissante qu'elle ne peut que rester gravée dans la mémoire de ceux ou celles qui ont eu, par les hasards de la vie parisienne, le privilège d'y assister et sont encore de ce monde.», in 88 notes pour piano solo, Jean-Pierre Thiollet, Neva Editions, 2015, p.278. (ISBN 978 2 3505 5192 0)
  2. Télé 7 Jours n°1233, semaine du 14 au 20 janvier 1984, page 26, avec Patrick Sébastien en couverture. A la question qui lui est posée de savoir quel est son imitateur préféré, il répond Claude Vega.
  3. Nomination ou promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres, janvier 2010

Liens externes[modifier | modifier le code]