Christianisme non dénominationnel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Le christianisme non dénominationnel ou christianisme post-dénominationnel est un mouvement chrétien qui regroupe des Églises et des organisations qui ne sont pas formellement affiliées à un mouvement chrétien ou une dénomination chrétienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Culte à Lakewood Church, une Église non dénominationnelle, en 2013, à Houston, aux États-Unis.

Les premières Églises non dénominationnelles sont apparues aux États-Unis dans le courant du XXe siècle, sous la forme d’Églises indépendantes[1]. Elles ont connu une croissance significative qui continue au XXIe siècle, particulièrement aux États-Unis où elles représentaient la troisième confession chrétienne comptant le plus d'adeptes en 2010[2],[3],[4]. En Asie, notamment à Singapour et en Malaisie, ces Églises sont également de plus en plus nombreuses, depuis les années 1990[5].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Culte à Christ's Commission Fellowship de Pasig, une Église non dénominationnelle, en 2014, à Pasig, aux Philippines.

La première caractéristique des Églises non dénominationnelles est qu'elles ne sont pas affiliées à un courant dénominationnel des mouvements chrétien, soit par choix dès leur fondation, soit parce qu’elles se sont détachées de leur dénomination chrétienne d’origine dans leur histoire[6]. Cela ne les empêche pas d’être membre d’une union d’Églises[7].

La majorité des Églises non dénominationnelles se réclament du mouvement évangélique, même certaines qui n’ont pas de partenariat formel avec d’autres églises évangéliques[8],[9],[10].

Les Églises du mouvement néo-charismatique utilisent souvent le terme « non dénominationnel » pour se définir[11].

Les Églises qui accordent une attention particulière sur les « gens en recherche spirituelle » (seeker churches) sont plus enclines à se qualifier de non dénominationnelles[12].

Critiques[modifier | modifier le code]

En 2011, le professeur évangélique américain Ed Stetzer a attribué à l’individualisme la raison de l’augmentation du nombre d’églises évangéliques qui se revendiquent du christianisme non dénominationnel [13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Roger E. Olson, The Mosaic of Christian Belief, InterVarsity Press, USA, 2016, p. 43
  2. Hartford Seminary, Hartford Institute for Religion Research, Nondenominational & Independent Congregations, hirr.hartsem.edu, États-Unis, consulté le 14 décembre 2018
  3. Michael De Groote, The rise of the nons: Why nondenominational churches are winning over mainline churches, deseretnews.com, USA, 25 février 2011
  4. Vincent Jackson, How non-denominational churches are attracting millennials, pressofatlanticcity.com, USA, 2 février 2017
  5. Peter C. Phan, Christianities in Asia, John Wiley & Sons, USA, 2011, p. 90-91
  6. Gabriel Monet, L'Église émergente : être et faire Église en postchrétienté, LIT Verlag Münster, Suisse, 2013, p. 135-136
  7. Candy Gunther Brown, Mark Silk, The Future of Evangelicalism in America, Columbia University Press, USA, 2016, p. 207
  8. Pew Research Center, America's changing religious landscape, pewforum.org, États-Unis, 12 mai 2015
  9. Ed Stetzer, The rise of evangelical 'nones', cnn.com, USA, 12 juin 2015
  10. Peter C. Phan, Christianities in Asia, John Wiley & Sons, USA, 2011, p. 90
  11. Allan Anderson, An Introduction to Pentecostalism: Global Charismatic Christianity, Cambridge University Press, UK, 2013, p. 66
  12. Kimon Howland Sargeant, Seeker Churches: Promoting Traditional Religion in a Nontraditional Way, Rutgers University Press, USA, 2000, p. 28
  13. Ed Stetzer, Do Denominations Matter?, christianitytoday.com, USA, 15 septembre 2011

Articles connexes[modifier | modifier le code]