Église chrétienne palmarienne des Carmélites de la Sainte-Face

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant le christianisme
Cet article est une ébauche concernant le christianisme.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Église chrétienne palmarienne des Carmélites de la Sainte-Face
Cathédrale de Palmar de Troya, siège de la papauté palmarienne.
Cathédrale de Palmar de Troya, siège de la papauté palmarienne.

Région El Palmar de Troya, Espagne
Création 6 août 1978 par Grégoire XVII non reconnue par l’Église catholique romaine
Ancien nom Ordre des Carmélites de la Sainte-Face
Type Église parallèle
Siège Cathédrale d'El Palmar de Troya
Coordonnées 37° 03′ 23″ N, 5° 48′ 32″ O
Langue espagnol
Effectifs approximativement 2 000 fidèles
Pape Pierre III en opposition au pape romain François

L'Iglesia Cristiana Palmariana de los Carmelitas de la Santa Faz (Église chrétienne palmarienne des Carmélites de la Sainte-Face) ou Iglesia cristiana palmariana (Église chrétienne palmarienne) est une Église parallèle issue d'un schisme avec l'Église catholique romaine ; elle est fondée en 1978 par Clemente Domínguez y Gómez[1]. Son siège est à El Palmar de Troya dans la commune d'Utrera en Espagne. Elle compte approximativement 2 000 fidèles. L’Église Palmarienne est réputée pour ses nombreuses cérémonies fastueuses, ses scandales récurrents et est soupçonnée de dérives sectaires (interdiction de fréquenter des non palmariens, ou pour les jeunes garçons interdiction de fréquenter des jeunes filles etc.)[2],[3]. L'Église palmarienne n'est pas reconnue par l'Église catholique, elle proclame des « hérésies » notamment pour ses déviances, et pour ses nombreux scandales qui fusent à la tête de son institution, comme la suspicion de pratiques occultes. L'Église palmarienne s'isole de la communauté chrétienne après avoir établi sa propre traduction de la Bible[4]. Certains la qualifient de secte.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Quelques années après son excommunication (il avait été ordonné évêque illicitement par Pierre Martin Ngo Dinh Thuc), Clemente Domínguez y Gómez se proclame pape sous le nom de Grégoire XVII le 6 août 1978, à la mort du pape romain Paul VI fondant ainsi une Église schismatique. Pour asseoir la validité de son auto-proclamation, Clemente Domínguez y Gómez s'appuie sur des apparitions de la Vierge Marie à El Palmar de Troya, apparitions qui n'ont jamais été reconnues. Son pontificat, aussi long que celui du pape Jean-Paul II, fut ponctué de nombreux scandales. Accusé de détournements de fonds, de pédophilie et de relations sexuelles avec des religieux et religieuses, il se reconnaît lui-même coupable de ces faits quelques années avant sa mort, le 21 mars 2005. Le père Isidoro María, nom religieux de Manuel Alonso Corral lui succède sous le nom de Pierre II. Il avait été secrétaire d’État de l’Église palmarienne durant tout le pontificat de Grégoire XVII. Ce dernier l’avait désigné le 24 octobre 2000 comme son successeur, selon des textes officiels de l’Église palmarienne. Il meurt le 15 juillet 2011. Son successeur et ancien secrétaire d'État Sergio Maria, né à Puebla de Mula (Murcie), est élu par conclave et exerce son ministère sous le nom de Grégoire XVIII [5],[6].

En avril 2016, le pape Grégoire XVIII est reconnu coupable d'apostasie après avoir entretenu des relations avec une femme durant son pontificat. Il est destitué par les autorités de l'Église, son départ fera scandale, il est soupçonné d'avoir emporté avec lui de nombreux biens, comme la somme de 2 000 000 €, une voiture de type BMW X6 ainsi que quelques bijoux et ornements. Son successeur et ancien secrétaire Markus Odermatt lui succède sous le nom de Pierre III ; il qualifie son prédécesseur de menteur et d’« escroc vicieux ». Peu de temps après sa nomination, Pierre III annonce que son couronnement aura lieu dans le faste et le luxe de la basilique de El Palmar de Troya, devant une assemblée de plus en plus clairsemée, lasse des scandales récurrents et de l'emprise sociale, financière et juridique que l'Église exerce sur ses fidèles.[réf. nécessaire]

Papes de l’Église palmarienne[modifier | modifier le code]

Pierre III, pape actuel de l'Église palmarienne

L’Église palmarienne reconnaît la lignée des pontifes romains jusqu'au pape Paul VI. Ses successeurs (Jean-Paul Ier, Jean-Paul II, Benoît XVI et François) sont d'après eux, des apostats ayant « renié le véritable christianisme et le pape légitime », affirmant ainsi que Grégoire XVII est le successeur légitime de Paul VI. La succession apostolique s'effectue par nomination, le pape en fonction nomme son successeur qui est généralement son secrétaire d’État.Cependant, la tradition s'est rompue au décès de Pierre II, un «conclave  » a eu lieu pour la nomination de son successeur, Grégoire XVIII[5],[7], Pierre III lui fut nommé par son prédécesseur.

Nom pontifical Nom de naissance Pontificat Notes
Grégoire XVII Clemente Domínguez y Gómez 15 août 1978 – 22 mars 2005 (26 ans)

En opposition aux papes: Paul VI (15 ans), Jean-Paul Ier (33 jours) et Jean-Paul II (26 ans)

il s’autoproclame pape à la mort de Paul VI. Fondateur de l’Église palmarienne en 1978 son long "pontificat" fut marqué par de nombreux scandales. Lui, ses prédécesseurs et son institution n'ont jamais été reconnus par l’Église catholique romaine. Il se reconnaîtra coupable d'attouchements sexuels sur mineur, sur religieux et religieuses vers la fin de son "pontificat". Il sera canonisé par son successeur sous le nom de "Saint Grégoire XVII, le Très Grand"..[réf. nécessaire]
Pierre II Manuel Alonso Corral 22 mars 2005 – 15 juillet 2011 (6 ans)

En opposition aux papes:Jean-Paul II (26 ans) et Benoît XVI (7 ans)

Nommé par son prédécesseur, il appelle les fidèles de l'Église à rompre avec la société et à vivre selon les normes de l'Église. Il sera canonisé par son successeur..[réf. nécessaire]
Grégoire XVIII Sergio Maria 15 juillet 2011 - 22 avril 2016 (5 ans)

En opposition aux papes: Benoît XVI (7 ans) et François (actuellement en fonction)

Il est jusqu'à ce jour, le seul "pape" de l'Église palmarienne à avoir été élu par un conclave [5],[6]. Il institue quelques réformes au sein de l’Église. Il est contraint de quitter le siège de l'Église palmarienne, accusé d'apostasie pour avoir fréquenté une femme durant son pontificat. Le "pape" quittera ses fonctions en emportant illégalement avec lui une forte somme appartenant aux hautes instances de l’Église, plus de 2 000 000 €, de même que de nombreux autres biens, notamment une voiture BMW X6, des bijoux et des ornements. Après sa destitution, il décide de se marier tout en restant fidèle à l’Église palmarienne et à son nouveau "pape". Ce dernier le qualifiera de "menteur" et "d'escroc vicieux"..[réf. nécessaire]
Pierre III Joseph Odermatt depuis le 23 avril 2016 (actuellement en fonction)

En opposition au pape: François (actuellement en fonction)

En accord avec les lois de l’Église palmarienne, et tout comme ses prédécesseurs, Markus Joseph Odermatt fut nommé par son prédécesseur, il est l'actuel "pape" de l’Église palmarienne. Joseph Odermatt, d'origine suisse, est le premier "pape" non espagnol depuis la fondation de l’Église palmarienne en 1978. Il fustige l'assouplissement de certaines règles, qui ont eu lieu sous le "pontificat" de son prédécesseur, comme l'autorisation de fumer. Il regrette le manque de prêtres et la baisse importante du nombre de fidèles..[réf. nécessaire]

Saints[modifier | modifier le code]

L'Église palmarienne a déclaré saints .[réf. nécessaire]

Remarque[modifier | modifier le code]

Il est difficile d'obtenir des informations fiables et vérifiées sur l'Église palmarienne, selon des études religieuses du chercheur Jean-François Mayer, en effet, l'Église palmarienne ne communique pas et n'a aucune présence en ligne. On sait peu de chose sur ce qui se passe à l'intérieur de ce groupe. Selon le journal espagnol, ABC, l'Église palmarienne se comporte très discrètement et agit dans le secret, le journaliste Alberto Flores définit celle-ci comme étant adepte de l'occultisme.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.wrldrels.org/profiles/PalmarianChurch.htm
  2. « Quand le pape n’est plus à Rome: antipapes et sédévacantistes », Orbis.info @ Notes de Jean-François Mayer,‎ (lire en ligne)
  3. Frédéric Luz, Le Soufre et l'Encens : enquête sur les Églises parallèles et les évêques dissidents, Paris, Claire Vigne, , 319 + XVI p. p. (ISBN 2-84193-021-1), p. 124 à 136
  4. http://www.orbis.info/2011/11/eglise-palmarienne-le-nouveau-pape-annonce-un-concile-et-une-annee-sainte-en-2012
  5. a, b et c http://sevilla.abc.es/20110723/sevilla/sevp-gregorio-xviii-secta-tiene-20110723.html
  6. a et b http://informeinsolito.com/iglesia-palmariana
  7. http://www.periodistadigital.com/religion/espana/2011/07/23/religion-iglesia-palmar-troya-papa-nombramiento.shtmlsur
  • (es) Alberto Flores, « El 'papa' de El Palmar de Troya pierde su fe y deja su 'orden' sin despedirse de sus seguidores », Diario ABC, Seville, ES,‎ (lire en ligne)