Grace Communion International

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Grace Communion International
Acronyme GCI
Mouvement Christianisme évangélique
Courant Pentecôtisme
Siège Glendora (Californie), États-Unis
Territoire 100 pays
Fondation 1933
Membres 50 000
Églises membres 900
Site Web gci.org

Grace Communion International est une dénomination chrétienne évangélique de courant pentecôtiste. Elle regroupe plus de 900 églises et 50 000 membres dans le monde. Son siège est à Glendora (Californie), aux États-Unis.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les débuts par radio[modifier | modifier le code]

Grace Communion International, autrefois appelée "Worldwide Church of God" (Église universelle de Dieu) trouve son fondement dans les enseignements d'Herbert W. Armstrong eux-mêmes influencés par le mouvement adventiste de William Miller [1]. En 1927, Armstrong a lui-même été baptisé dans une Église appartenant à ce courant, l'Église de Dieu. Ordonné ministre de cette Église en 1931 par la conférence de l'Oregon, il a commencé à diriger une congrégation à Eugene, dans l'Oregon, et a commencé son ministère par radio sur la station KORE. Le 4 novembre 1933, l'Église de Dieu dissidente ainsi qu'Armstrong se rallient à une faction qui a ses quartiers généraux à Salem, en Virginie-Occidentale (l'Église de Dieu (7e Jour)).

L'émission par radio a été soutenue par une association non enregistrée de membres se réunissant sous le nom d'Église de Dieu. En 1934, Armstrong commence à éditer une revue, 'La Pure Vérité'[2]. Le ministère par radio est désormais connu comme étant émis par l'Église de Dieu, et des fidèles habitant loin d'Eugene commencent à être attirés par l'enseignement. Dans le même temps, Armstrong développe une théologie distincte de l'Adventisme : il prétend que les Anglo-Saxons et les Européens de l'Ouest sont des descendants des dix tribus d'Israël, déclare qu'il faut observer les jours saints des Juifs mentionnés dans la Torah, alors que la plupart des groupes chrétiens ne les observent pas. De ce fait, en 1937, l'Église de Dieu a retiré à Armstrong ses qualifications ministérielles, bien qu'il ait continué sa prédication par radio.

Par la suite, Armstrong se déplace à Pasadena et fonde sa propre l'Église enregistrée d'abord le 3 mars 1946, sous la dénomination de Radio Church of God ou Église de Dieu par radio, puis le 5 janvier 1968, quand l'Église a changé son nom en Église universelle de Dieu.

Les préludes aux changements[modifier | modifier le code]

La fin des années 1960 constitue la période des premiers changements de l'Église[3]. Dans une certaine mesure, ces changements avaient été déjà depuis longtemps prévus. En effet, le 7 janvier 1953, l'émission Le monde à venir diffusée par radio au Luxembourg a, selon Herbert Armstrong, mis fin à la première période de son ministère, sachant que d'après lui son ministère comportait deux périodes prophétiques de 19 ans chacune. La première allait donc du début de l'émission par radio jusqu'à 1953, tandis que la seconde se terminerait en 1972. Armstrong a détaillé pour la première fois sa vision interprétative de son ministère en 1956, dans son livret intitulé 1975 dans la prophétie !, lequel annonce une guerre nucléaire à cette date, suivi du retour de Jésus Christ. Cela a conduit Armstrong à renommer son émission de radio Le monde à venir ; d'autres personnes ont également été influencées par cette nouvelle interprétation. Par exemple, Michael Dennis Rohan, un citoyen australien, a mis le feu à la mosquée d'Al-Aqsa à Jérusalem le , étant influencé par les enseignements de l'Église universelle de Dieu (sans toutefois en être membre).

En 1966, l'épouse d'Armstrong, Loma, décède. L'année suivante, des améliorations dans la structure de l'Église sont envisagées.

Le , le nom de l'Église a été changé en celui d'Église universelle de Dieu. Les raisons de ce changement de nom demeurent floues ; cependant, les événements prédits pour 1972 par l'Église semblent indicatifs d'un changement fondamental dans le ministère d'Armstrong.

À partir de 1970, beaucoup de groupes issus de l'Église ont commencé à voir le jour. Karl O'Beirn a dirigé à Cleveland, dans l'Ohio, le premier groupe dissident, à savoir l'Église de Dieu. D'autres mouvements ont suivi à partir de cette année-là, tels Top of the line de John Kerley, l'Église de Dieu Restaurée, l'Église de Dieu de Boise (Oklahoma), l'Église de Dieu sabbatiste de Martin Faulhaber, et les disciples de la Fontaine de vie de James et Virginie Porter.

Changements majeurs[modifier | modifier le code]

Après la mort d'Armstrong en 1986, l'administration de l'Église a été assurée par Joseph W. Tkach (1986-1995) puis par son fils Joseph Tkach Jr (depuis 1995) [4]. Ceux-ci ont apporté de profonds changements en matière de doctrines, lesquelles sont devenues davantage en accord avec les vues chrétiennes traditionnelles, notamment au sujet des célébrations de Noël et Pâques, et la fin du sabbat obligatoire du dimanche. Par ces modifications, l'Église s'est rapproché de la communauté évangélique, sa branche américaine devenant membre de l'Association nationale évangélique (États-Unis).

Plusieurs pasteurs chrétiens qui s'étaient opposés aux changements doctrinaux ont quitté l'Église et ont créé des groupes dissidents (l'Église de Dieu de Philadelphie créée en 1989, l'Église globale de Dieu, l'Église vivante de Dieu en 1993, l'Église unie de Dieu en 1995 et l'Église de Dieu Restaurée en 1999). L'Église a perdu beaucoup de fidèles à cause de ces changements théologiques et tous les groupes issus d'elle ont une taille relativement petite.

En 2004, la dénomination comptait environ 900 églises et 50 000 membres dans 100 pays[5].

En 2009, elle prend le nom de Grace Communion International[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Erwin Fahlbusch, The Encyclodedia of Christianity, Wm. B. Eerdmans Publishing, USA, 2008, p. 784
  2. Erwin Fahlbusch, The Encyclopedia of Christianity, Volume 5, Wm. B. Eerdmans Publishing, USA, 2008, p.784
  3. a et b George Thomas Kurian, Mark A. Lamport, Encyclopedia of Christianity in the United States, Volume 5, Rowman & Littlefield, USA, 2016, p. 1000
  4. George Thomas Kurian, Mark A. Lamport, Encyclopedia of Christianity in the United States, Volume 5, Rowman & Littlefield, USA, 2016, p. 1001
  5. GCI, Site web du GCI, Our Story, USA, consulté le 2 septembre 2017

Liens externes[modifier | modifier le code]