Charles Chaynes

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Charles Chaynes, né à Toulouse le et mort le [1] à Saint-Mandé (Val-de-Marne)[2], est un compositeur français dont les parents étaient musiciens et professeurs au conservatoire de cette ville.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des études au conservatoire de Toulouse, il poursuit ses études au Conservatoire de Paris, où il travaille le violon, l'harmonie, la fugue et la composition sous la direction de Darius Milhaud. Il obtient en 1951 le premier grand prix de Rome et séjourne à la Villa Médicis de 1952 à 1955. En 1965, il reçoit le grand prix musical de la Ville de Paris.

De 1965 à 1975, il est directeur de la chaîne France Musique à l'ORTF et de 1975 à 1990 chef du Service de la création musicale à Radio France[3].

Il est élu à l'Académie des beaux-arts le 9 novembre 2005, au fauteuil de Marius Constant. Sa musique a remporté de nombreux prix du disque, lors de l'enregistrement de ses œuvres, de 1968 à 2003.

Selon Antoine Goléa, Charles Chaynes est, « comme Dutilleux, un de ces excellents élèves du Conservatoire de Paris, Prix de Rome, à qui l'apprentissage académique a servi de fondement à une évolution prudente et avisée vers la réflexion et le langage de la modernité[4] ».

Citations[modifier | modifier le code]

« Le langage importe peu s'il y a un contenu musical expressif. »

— Charles Chaynes, Canalacademie, 2007

Œuvres[modifier | modifier le code]

Opéras
Œuvres concertantes
  • Concerto pour trompette et orchestre de chambre, 1956
  • Concerto pour piano, 1961
  • Concerto pour orgue, 1966
  • Concerto pour orgue, cordes, timbales et percussions d'après le Cantique Spirituel de Saint Jean de la Croix, 1973
  • Concerto pour clarinette, 1978
  • Concerto du temps retrouvé, pour violon et orchestre, 1993.
  • Deuxième Concerto pour trompette, 1995.
Œuvres symphoniques
  • Concerto pour orchestre à cordes, 1953.
  • Peintures noires, pour orchestre d'après l'œuvre de Goya, 1974.
  • Visages Mycéniens, pour orchestre, 1983.
  • Concerto pour orchestre.
  • Expressions contrastées, pour orchestre.
Œuvres instrumentales
Œuvres vocales
  • Trois Poèmes chinois, voix aiguë et piano, 1962.
  • Quatre Poèmes de Sappho, soprano colorature et trio à cordes, 1968.
  • Au-delà de l'espérance, monodrame (textes d'Albertine Sarrazin), mezzo-soprano et piano, 1989.
  • Pour un monde noir, soprano et orchestre, 1976.
  • Chants de l'âme, textes de Saint Jean de la Croix, baryton et orgue, 1999.
  • Poèmes Rimbaldiens, baryton et orchestre, 2002.

Prix, honneurs et distinctions[modifier | modifier le code]

  • Premier Grand Prix de Rome (1951)
  • Prix Prince Rainier de Monaco (1960)
  • Grand Prix Musical de la Ville de Paris (1965)
  • Prix du Disque de l’Académie du disque français (1968, 1970, 1975, 1981)
  • Prix de la tribune internationale des compositeurs de l'UNESCO (1976)
  • Grand Prix du Disque de l’Académie Charles Cros (1984)
  • Prix musical de la SACD (1988)
  • Grand Prix du Disque de l’Académie du Disque français
  • Orphée d’Or de l’Académie du Disque Lyrique (1996, 2003)
  • Prix Cino del Duca de l’Institut de France (1998)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

Notes discographiques[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Florence Trocmé, « Décès de Charles Chaynes « Flash Info « ResMusica » (consulté le 24 juin 2016)
  2. Pierre Gervasoni, « Le compositeur Charles Chaynes est mort », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  3. « Disparition de Charles Chaynes, compositeur et ancien directeur de France Musique », France Musique, 24 juin 2016.
  4. Antoine Goléa 1977, p. 875
  5. a, b et c Charles Chaynes 1998, p. 4

Liens externes[modifier | modifier le code]