Célesta

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Célesta
Image illustrative de l'article Célesta

Classification Instrument de percussion
Famille Idiophone
Instruments voisins Glockenspiel, Triangle, Vibraphone, Xylophone
Œuvres principales Danse de la Fée Dragée de Tchaïkovski, Musique pour cordes, percussion et célesta de Bartók, Les Planètes de Holst, Le chant de la terre de Gustav Mahler

Le célesta est un instrument de musique de la famille des percussions muni d'un clavier. Inventé en 1886 par Auguste Victor Mustel (1842-1919), c'est un hybride entre le glockenspiel et le piano, les marteaux actionnés par les touches du clavier frappant des lames métalliques.

Il sert le plus souvent à donner de l'effet dans les pièces orchestrales, pour traduire une ambiance. Ses parties musicales sont souvent le doublage d'un thème joué à la flûte ou à la harpe, voire parfois une partie solo dans de redoutables traits d'orchestre. Il est également utilisé en musique de chambre, mais il n'existe que très peu de concertos écrits pour lui.

Le son obtenu, pauvre en harmoniques, est d'une très grande pureté qui n'est pas sans rappeler les antiques boîtes à musique. Dans l'orchestre, c'est un des instruments les plus aigus, il monte jusqu'au contre ut du piccolo dans la douceur. Ses notes graves sont peu sonores et rappellent le timbre de la cloche (Ravel les emploie dans Laideronnette impératrice des pagodes de Ma Mère l'Oye). Dès le médium et jusqu'à l'aigu, le célesta est souvent utilisé pour des effets féeriques, merveilleux et célestes.

Ernest Chausson a été l'un des tout premiers compositeurs à recourir à cet instrument (musique de scène pour La Tempête de Shakespeare). Tchaïkovski l'a utilisé dans la Danse de la Fée Dragée de son ballet Casse-Noisette et Béla Bartók dans sa Musique pour cordes, percussion et célesta. Le célesta tient aussi une place privilégiée dans Les Planètes de Holst (mouvements consacrés à Saturne et Neptune). C'est par ailleurs l'un des instruments de percussion favoris du compositeur américain John Williams. La treizième symphonie de Chostakovitch s'achève sur une intervention pianissimo du célesta. Mais c'est Gustav Mahler qui l'a le plus employé, dans la 6e symphonie, la 8e symphonie et Le chant de la terre.

Certains artistes de musique pop ont recours à cet instrument : Peter von Poehl dans The story of the impossible, Tom Waits dans Closing Time, Björk dans Vespertine ou Emilie Simon dans La Marche de l’empereur par exemple. Il est également utilisé par l'orchestre qui accompagne Charles Trenet dans Douce France (enregistrement de référence), dans l'intro de Sunday Morning du Velvet Underground ou dans le side project de Julien Mineau (Malajube) Fontarabie. On peut aussi l'entendre dans les chansons Novocaine for the soul et Flyswatter du groupe Eels. Le jazzman Thelonious Monk en joue également sur le morceau Pannonica sur l'album Brilliant Corners. Au cinéma, dans le thème principal des films de la saga des Harry Potter (Hedwig's Theme), les premières notes sont jouées au célesta.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Percussive Arts Society, biographie de John Beck

Article connexe[modifier | modifier le code]

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