Ligne de Saillat-sur-Vienne à Bussière-Galant

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Ligne de
Saillat-sur-Vienne à Bussière-Galant
Le vélorail de Bussière à Châlus
Le vélorail de Bussière à Châlus
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Rochechouart, Châlus
Historique
Mise en service 1880
Concessionnaires État (Non concédée) (1875 – 1883)
PO (1883 – 1937)
SNCF (1938 – 1996)
Ligne déclassée (depuis 1996)
Caractéristiques techniques
Numéro officiel 615 000
Longueur 45,118 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification

Non électrifiée

Pente maximale 24
Nombre de voies Déposée
(Anciennement à voie unique)

La Ligne de Saillat-sur-Vienne à Bussière-Galant était une ligne ferroviaire française, qui reliait la gare de Saillat - Chassenon à la gare de Bussière-Galant.

Elle constituait la ligne 615 000[1] du réseau ferré national.

Aujourd'hui, la ligne est déposée.

Historique[modifier | modifier le code]

Cette ligne a été déclarée d'utilité publique le 31 décembre 1875 mais non concédée[2]. Une loi du 14 juin 1878 autorise le ministère des Travaux publics à entamer les travaux de construction de cette ligne[3]. C'est l'administration des chemins de fer de l'État qui en assurera la construction et la mettra en service le 28 décembre 1880.

La ligne est cédée par l'État à la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans par une convention signée entre le ministre des Travaux publics et la compagnie le 28 juin 1883. Cette convention est approuvée par une loi le 20 novembre suivant[4]. En 1933, à la suite du traité créant une communauté d'intérêt financière, commerciale et technique entre la compagnie du PO et celle des chemins de fer du Midi et du Canal latéral à la Garonne, la ligne est intégrée à l'exploitation commune qui en résulte. La SNCF reprend la ligne lors de la nationalisation le 1er janvier 1938.

Le trafic des voyageurs sera supprimé en 1940 et le service des marchandises sera abandonné par étapes.

Dates de déclassement

  • Rochechouart - Oradour-sur-Vayres (PK 454,200 à 470,500) : 12 novembre 1954[5]
  • Section à Rochechouart (PK 453,851 à 454,200) : 1957 ?
  • Section à Oradour-sur-Vayres (PK 470,500 à;470,629) : 26 juillet 1973[6]
  • Saillat - Chassenon à Rochechouart (PK 447,291 à 453,851) : 17 octobre 1994[1]
  • Oradour-sur-Vayres à Bussière-Galant (PK 470,629 à 491,624) : 10 avril 1996[7]

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

L'ancienne voie à Rochechouart.

De nos jours, le tronçon Oradour-sur-Vayres - Châlus est devenu la voie verte des Hauts de Tardoire goudronnée destinée à la randonnée ainsi qu'au cyclisme touristique. La section Châlus - Bussière-Galant est toujours ferrée et est maintenant occupée par une activité de vélorail. Une brève section de la ligne a été aménagée en chemin piéton à Rochechouart.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Journal Officiel de la république française du 25/10/1994, page 15 149.
  2. « N° 4893 - Loi qui déclare d'utilité publique l'établissement de divers chemins de fer : 31 décembre 1875 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 11, no 285,‎ , p. 1288 - 1290 (lire en ligne).
  3. « N° 7097 - Loi qui autorise le ministre des Travaux publics à entreprendre l'exécution des travaux de superstructure des chemins de fer énoncés à l'article 1er de la loi du 16 décembre 1875, et aux articles 1er et 3 de la loi du 31 décembre 1875 : 14 juin 1978 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 17, no 398,‎ , p. 13 - 14 (lire en ligne).
  4. « N° 14217 - Loi qui approuve la convention passée, le 28 juin 1883, entre le ministre des Travaux publics, et la Compagnie des chemins de fer de Paris à Orléans : 20 novembre 1883 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série XII, vol. 28, no 834,‎ , p. 352 - 359 (lire en ligne).
  5. Journal Officiel de la république française du 13/11/1954, page 10 677.
  6. Journal Officiel de la république française du 26/7/1973, page 9 123.
  7. Journal Officiel de la république française du 18/4/1996, page 5 954.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henry Le Diraison et Yvette Renaud, Voyages en Charente au temps de la vapeur, Centre départemental de la documentation pédagogique de la Charente, coll. « Cultures et traditions charentaises », , 304 p. (ISBN 2-903770-48-4, présentation en ligne)