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Brissonneau et Lotz

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Brissonneau et Lotz
(BL)
logo de Brissonneau et Lotz
Plaque de constructeur du locotracteur T4 des Voies ferrées du Dauphiné.

Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Disparition Voir et modifier les données sur Wikidata
Fondateurs Étienne Lotz, Paul-Henri Renaud, Mathurin Brissonneau, Joseph Brissonneau, Alphonse Lotz-Brissonneau
Forme juridique Société à responsabilité limitéeVoir et modifier les données sur Wikidata
Siège social Nantes
Drapeau de la France France
Activité Constructeur ferroviaire
Produits LocomotiveVoir et modifier les données sur Wikidata
Locomotracteur BB diésel électrique en service en 1964 aux VFD.
Locomotive ex-VFD Brissonneau et Lotz à La Mure (ligne du Chemin de fer de la Mure).
La BB 63004 au dépôt de Saint-Pierre-des-Corps.

Brissonneau et Lotz (BL), ou en forme longue Établissement Brissonneau et Lotz[1], ou encore Anciens Établissement Brissonneau et Lotz[2], est une entreprise française de construction mécanique, spécialement de matériel ferroviaire, à l'origine localisée à Nantes, puis sur plusieurs sites français, Creil et Aytré avant d'être intégrée au groupe Alsthom en 1972.

Histoire de l'entreprise

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En 1837, Étienne Lotz et Paul-Henri Renaud, tous deux nés en 1818, fondent une entreprise de mécanique qui connaît rapidement le succès. Quatre ans plus tard, en 1841, est fondée à Nantes de la Société Brissonneau Frères, par deux frères originaires du Pellerin, commune de l'ouest de Nantes  : Mathurin (1814-1897), qui sera maire de Nantes par intérim en 1881, et Joseph (1817-1900) ; leur usine, rue du Chapeau-Rouge, travaille alors pour l’industrie sucrière et la construction navale. En 1849, Étienne Lotz et Paul-Henri Renaud sont les premiers dans l’Ouest de la France à fabriquer des locomotives et deviennent les principaux fabricants de machines à vapeur agricoles (locomobiles). Étienne Lotz quitte en 1862 la société qu'il a fondée et entre avec son fils Alphonse (1840-1921), ingénieur des Arts et Manufactures, au service de ses principaux concurrents, les frères Brissonneau. Alphonse Lotz épouse la fille de Mathurin Brissonneau en 1866 et en 1878, Brissonneau Frères devient la Société Brissonneau et Lotz et en 1902, devient la Société Emile Brissonneau et Constant Lotz. L'entreprise se transforme en Société anonyme six ans plus tard, en 1908. Son activité est alors très diversifiée (chaudronnerie, installations frigorifiques, machines-outils, wagons). Brissonneau et Lotz emploie plus de 400 ouvriers qualifiés. En 1920, une usine est créée à Creil, à une quarantaine de kilomètres au nord de Paris. En 1922, la société quitte ses locaux nantais de la rue de la Brasserie pour s'installer, dans la même ville, dans l'actuel quartier Malakoff - Saint-Donatien, au 1, rue Bellier[3],[4].

En 1956, les Entreprises industrielles charentaises (EIC) sont intégrées dans la société avec apport de l'usine d'Aytré. En 1972, la société est absorbée par Alsthom pour ses activités ferroviaires et par Chausson pour ses activités automobiles.

En 1973, la société déménage de nouveau pour s'installer à Carquefou dans la banlieue nord-est de Nantes. Le site des anciens ateliers de la rue Bellier sera occupé une dizaine d'années plus tard, par le principal dépôt de tramways de Nantes et le siège social de la Société d'économie mixte des transports en commun de l'agglomération nantaise (SEMITAN)[4].

La construction ferroviaire

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La transmission Diesel électrique

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Une des particularités de la firme Brissonneau et Lotz est d'avoir développé la motorisation Diesel-électrique (transmission électrique) composée d'un groupe électrogène animé par un moteur Diesel alimentant en courant continu les moteurs électriques de traction.

Remorque d'autorail des chemins de fer de Provence exposée au Musée du chemin de fer des Asturies (es) à Gijón en Espagne.

La firme a construit à partir de 1930, dans ses usines de Doulon et Creil, un certain nombre d'autorails à transmission Diesel-électrique pour de nombreux réseaux secondaires :

motrice de la série 500 construite en 1950 pour le Tramway de Lille.

Métros et réseaux suburbains

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Brissonneau et Lotz a fabriqué une grande partie du matériel de métro français, notamment parisien et étranger pour les villes suivantes.

Une partie des rames MS 61 du Réseau express régional d'Île-de-France et des rames MP 55 et MF 67 du métro de Paris est construite par l'entreprise sur commande de la RATP. L'usine Brissoneau d'Aytré a aussi fabriqué les rames NS 74 du métro de Santiago.

Locomotives et locotracteurs

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Le locotracteur LT1 préservé en service au MTVS.
Plaque du constructeur sur la locomotive BB 67544.

La firme a également construit en 1937, sur châssis de locomotive à vapeur, un locotracteur immatriculé LT1 pour le réseau des Tramways des Deux-Sèvres.
Cet engin restauré en état de marche est actuellement préservé au MTVS de Valmondois (95) et classé monument historique Logo monument historique Classé MH (2002)[5].

Elle a également construit des locotracteurs à bogies en 1938 :

En 1949, Brissonneau construit une série de dix locotracteurs type 600 CV :

D'importantes séries de locomotives Diesel sont réalisées pour la SNCF :

Autres secteurs

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Construction aéronautique

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Fuselage d'avion type LeO 45 construit en 1939 et 1940.

Construction automobile

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En 1956, l’entreprise s’initie à l’assemblage et la construction automobile d’un cabriolet inspiré par le célèbre pilote Louis Rosier et dérivé de la barquette unique construite par le pilote et garagiste clermontois. L’automobile est présentée au salon de Paris en , au moment même où son inspirateur disparaît tragiquement lors de la coupe du salon sur le circuit de l’autodrome Linas-Montlhéry. Ainsi de 1957 à 1959, 250 modèles estampillés « Louis Rosier » sur le capot arrière sortiront des chaînes d’assemblage de Creil comme un hommage posthume à son créateur.

La firme a également réalisé en petite série des carrosseries de voitures de sport, dans les années 1950 et 1960, pour les marques Renault et Opel. La coque mécano soudée était fabriquée et assemblée à l'usine de Creil.

Aujourd'hui

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L'entreprise Brissonneau et Lotz Marine qui s'était spécialisée dans l'amarrage a été rachetée par le groupe américain NOV Inc. (en) spécialiste OFFSHORE. Maintenant elle produit des systèmes de levage pour des plateformes de type auto-élévatrice. L'entreprise est située à Carquefou.

Notes et références

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  1. Archives nationales du monde du travail, « Notice descriptive de la Société anonyme des établissements Brissonneau et Lotz »
  2. Anciens Établissements Brissonneau et Lotz, « Lettre à en-tête des établissements Brissonneau et Lotz, 1958 »
  3. Robineau Evelyne, « Usine de chaudronnerie, forges Brissonneau frères, puis Brissonneau et Lotz, puis Comptoir Nantais du Caoutchouc et du Plastique (détruit) », sur patrimoine.paysdelaloire.fr, (consulté le )
  4. a et b [PDF] « Les curiosités du quartier Saint-Donatien / Malakoff », archives municipales de Nantes, (consulté le ).
  5. Notice no PM95000941, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture

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Articles connexes

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Liens externes

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