Locomobile

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Une locomobile à vapeur

Une locomobile est une machine à vapeur montée ou non sur des roues. Ce dispositif était entre autres utilisé comme source motrice en machinisme agricole.

Une locomobile est donc une machine à vapeur ambulante susceptible d'exécuter diverses opérations mécaniques nécessitées par les besoins de l'industrie et de l'agriculture. Elle peut servir à battre les gerbes à grains, à manœuvrer des pompes, à faire fonctionner un moulin, un crible, un pressoir, un hache paille, un coupe racines, à fabriquer des tuyaux de drainage, à faire marcher une distillerie, à broyer les os, à traîner le rouleau destiné à égaliser une chaussée ; enfin à exécuter toute action qui demande un moteur et à remplacer un manège. Son emploi s'est beaucoup généralisé au XIXe siècle pour remplacer les moteurs hydrauliques en temps de sécheresse.

On désigne cette variété particulière de la machine à vapeur sous le nom de machine locomobile pour rappeler qu'elle a pour caractère essentiel de pouvoir être transportée d'un lieu à un autre. Les premières locomobiles étaient placées sur des chariots tirés par des chevaux. On leur a ajouté des roues et on les a rendu par la suite automotrices[1].

Machine à battre actionnée par une locomobile[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Batteuse.
Machine à battre et locomobile

Charrue à vapeur[modifier | modifier le code]

1916- Charrue à vapeur John Fowler & Co. 'K7', "Linkey"
Charrue à bascule tractée

La charrue à vapeur consiste en une locomobile portant une poulie motrice horizontale. Elle constitue le véritable treuil moteur de l'appareil et est placée le long de l'un des côtés du champ à labourer, par exemple. Sur le côté opposé de ce champ on installe une poulie de renvoi horizontale appelée « ancre » . Elle est portée par un chariot qui peut avancer parallèlement à la locomobile. Un câble sans fin qui s'enroule sur la poulie motrice et sur la poulie de renvoi peut entraîner tour à tour une charrue à bascule, de l'ancre vers la machine et inversement. Le déplacement simultané de la locomobile et de l'ancre permet ensuite de continuer le travail jusqu'à l'autre extrémité du champ. La machine abattait en 1868, trois à quatre hectares de la journée[1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Louis Figuier. Les merveilles de la science, ou Description populaire des inventions modernes : Machine a vapeur. Furne, Jouvet et Cie., 1868. Consulter en ligne