Bombardement de la Corée du Nord

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Bombardement de Corée du Nord
Description de cette image, également commentée ci-après
Un escadron de B-29 américains bombardant la Corée du Nord (entre juillet 1950 et 1953).
Informations générales
Date 1950-1953
Belligérants
Drapeau des États-Unis États-Unis Drapeau de la Corée du Nord Corée du Nord

Guerre de Corée

Batailles

Offensive nord-coréenne :
(juin 1950 - septembre 1950)
Operation Pokpoong (en) · Chuncheon (en) · Séoul (1re) (en) · Gorangpo (en) · Kaesong-Munsan (en) · Combat au large de Pusan · Ongjin (en) · Uijeongbu (en) · Suwon Airfield (en) · Air Battle of South Korea (en) · Andong (en) · Chumunjin · Osan · Pyeongtaek · Cheonan · Chochiwon · Daejeon · Sangju · Yongdong · Hwanggan · Hadong (en) · Notch · Périmètre de Busan
Contre-offensive de l'ONU :
(septembre 1950 - octobre 1950)
Haeju (en) · Incheon · Bombardement de Pyongyang · Séoul (2e) (en) · Colline 282 (en) · Action of 12 October 1950 (en) · Sariwon (en) · Yongju (en) · Kujin (en) · Chongju (en)
Intervention chinoise :
(octobre 1950 - avril 1951)
Onjong · Unsan · Pakchon (en) · Chongchon (Wawon) · Réservoir de Chosin (Task Force Faith (en)) · Séoul (3e) (Uijeongbu (en)) · Wonju (en) · Opération Thunderbolt (en) · Twin-Tunnels · Hoengsong (en) · Jipyeong-ri · Wonju (3e) (en) · Chuam-ni (en) · Wonsan (en) · Opération Killer (en) · Opération Ripper (en) · Maehwa-San (en) · Opération Courageous (en) · Opération Tomahawk (en) · Opération Rugged (en) · Opération Dauntless (1951) (en) · Offensive chinoise du printemps (en) · (Imjin · Yultong (en) · Kapyong · Soyang)
Impasse :
(août 1951 - juillet 1953)
Bloody Ridge (en) · Minden (en) · Punchbowl (en) · Crèvecœur · Fleuve Han · Opération Commando · Maryang San · Haktang-ni (en) · Polecharge (en) · Suncheon · Hill Eerie (en) · Attaque sur le barrage de Sui-ho · Old Baldy (en) · Opération Blaze (en) · White Horse (en) · Triangle Hill · Hook (1re) (en) · Hook (2e) (en) · Chatkol (en) · Vegas (en) · Pork Chop Hill (en) · Hook (3e) · Harry (en) · Kumsong (en) · Fleuve Samichon · Armistice de Panmunjeom
Post armistice :

DMZ(1966-1969) (en) · Raid sur la Maison Bleue · 1969 EC-121 shootdown incident (en) · Incident du peuplier · Infiltration de Gangneung · Guerre du crabe · 2013 in North Korea (en)

Le bombardement de la Corée du Nord est une campagne militaire américaine qui s'inscrit dans le contexte de la guerre de Corée.

Contexte[modifier | modifier le code]

Lors d'une réunion en octobre 1949 à Séoul, le chef de la Mission militaire américaine en Corée[1], le Général William Lynn Roberts, déclara : « Il y a eu de nombreuses attaques sur le territoire au Nord du 38e parallèle sur mes ordres et il y en aura bien d'autres dans les jours à venir... Désormais, l'invasion du territoire au Nord du 38e parallèle par les forces terrestres sera conduite sur les ordres de la Mission militaire américaine »[2].

Trois mois plus tard, en janvier 1950, le même commandant des forces armées américaines en Corée déclare: « La campagne contre le Nord a été décidée et la date de son exécution n'est plus très loin »[3].

Néanmoins, la guerre de Corée ne débuta, selon l'Organisation des nations unies[4], que le 25 juin 1950 lorsque les forces armées de la Corée du Nord franchirent le 38e parallèle, qui divisait alors le pays en deux, et envahirent la Corée du Sud. Le président américain Harry S. Truman décida d'endiguer l'expansion communiste en Asie orientale[5]. Ainsi, le 27 juin 1950, les troupes onusiennes, menées principalement par les forces américaines, entrèrent en guerre pour soutenir le gouvernement de Corée du Sud, alors dirigé par Syngman Rhee[6].

Déroulement des bombardements sur le territoire nord-coréen[modifier | modifier le code]

Plusieurs B-29 américains de la 98e BG(M) larguant des "tapis de bombes" sur la Corée du Nord en 1951
Bombardement d'un pont transfrontalier entre la Corée du Nord et la Chine, en novembre 1950, par un AD-3 de la Marine américaine
  • 1950:

Dès juillet 1950, selon l'historien américain Bruce Cummings, des bombardements systématiques et d'une envergure encore inégalée à l'époque furent conduits par l'aviation américaine sur la majeure partie des villes Nord coréennes en vue de la destruction de ces villes et de leurs populations, civiles comme militaires. Le napalm fut utilisé sur une plus grande échelle que pendant la guerre du Viêt Nam et ses dommages furent aussi plus importants, dû à la plus grande concentration de la population en Corée du Nord.

Bruce Cummings écrit: « La ville industrielle de Hŭngnam fut la cible d’une attaque majeure le 31 juillet 1950, au cours de laquelle 500 tonnes de bombes furent lâchées à travers les nuages. Les flammes s’élevèrent jusqu’à une centaine de mètres. L’armée américaine largua 625 tonnes de bombes sur la Corée du Nord le 12 août, un tonnage qui aurait requis une flotte de 250 B-17 pendant la Seconde Guerre mondiale. Fin août, les formations de B-29 déversaient 800 tonnes de bombes par jour sur le Nord. Ce tonnage consistait en grande partie en napalm pur. De juin à fin octobre 1950, les B-29 déversèrent 3,2 millions de litres de napalm. »[7]

Le 6 août 1950, un officier américain donne l’ordre à l’armée de l’air: "que soient oblitérées les villes suivantes : Chongsong, Chinbo et Kusu-Dong."[8]

Le 16 août, cinq formations de B-29 larguèrent des centaines de tonnes de napalm sur une zone rectangulaire identifiée au radar, près du front. On trouve un ordre similaire le 20 août.

Le 26 août, on trouve dans ces mêmes archives la simple mention : "Onze villages incendiés"[9].

De juin à fin octobre 1950, les B-29 déversèrent 3,2 millions de litres de napalm sur des villes et villages nord-coréens[10].

Le 8 novembre, 79 B-29 déversèrent 550 tonnes de bombes incendiaires sur la ville de Sinuiju, la "rayant de la carte", selon un message du Ltn. Général George Stratemeyer adressé au Général MacArthur[11].

Un Mustang P-51 largue 2 bombes au napalm sur un complexe industriel nord-coréen en 1951. Avion abattu le 13 septembre 1951 par des MiG-15 de l'armée de l'air nord-coréenne
  • 1951:

Début janvier 1951, le général Ridgway ordonna à l’aviation de cibler la capitale Pyongyang: "dans le but de détruire la ville par le feu à l’aide de bombes incendiaires"[12]. L'objectif fut accompli les 3 et 5 janvier 1951. A mesure que les Américains se retiraient de Corée du Sud, au 30ème parallèle, il menèrent une politique de la terre brûlée; les villes de Uijeongbu, Wonju et d’autres petites villes du Sud furent incendiées après le passage des troupes[12].

Le 10 mars 1951, après que la République populaire de Chine eut placé de nouvelles forces près de la frontière nord-coréenne et que les soviétiques eurent stationné 200 bombardiers sur les bases aériennes de Mandchourie[13] (d’où ils pouvaient potentiellement frapper les bases américaines au Japon), le général MacArthur demanda une «force atomique de type Jour J» afin de conserver la supériorité aérienne sur le théâtre coréen[14].

  • 1952:

Dès l'automne de l'année 1952, il ne restait, d'après l'état major américain, plus aucune "cible majeure" à bombarder en Corée du Nord[15]. Les bombardements dits "conventionnels" commencèrent à se tarir.

Cependant, des témoignages locaux ont été recueillis[16], qui font mention de largages de bombes "non-conventionnelles", principalement à partir de l'Automne 1952 et pendant l'hiver 1953. Ces bombardements, dont les bombes n'explosaient pas à l'aide d'explosifs mais s'ouvraient, libéraient des insectes: « Certaines des "mouches" étaient plus grosses que des abeilles et de couleurs différentes. Quelques-unes étaient noires. D'autres plus grosses et jaunes. Il y avait un nombre immense de ces bêtes et les volontaires étaient occupés à les attraper et à les brûler. »[17]

Bombardement de Pyongyang[modifier | modifier le code]

Article principal : Bombardement de Pyongyang.

De 1950 à 1952 la capitale de la Corée du Nord fut intégralement rasée sous plus de 400 000 bombes américaines, ce qui représente 1 bombe par habitant à l'époque[18].

Le 3 janvier 1951 à 10h30, l'attaque de 82 appareils américains sur la ville est responsable d'une grande partie de la destruction de la capitale bien que, selon un câble officiel déclassifié du conseil de sécurité de l'ONU[19], les militaires américains auraient eu conscience, avant son attaque, que la capitale n'abritait pas d'objectif militaire majeur. Ce câble en provenance du gouvernement Nord Coréen demandait également l'assistance des Nations unies pour "retenir l'agresseur américain" contre d'importantes pertes civiles coréennes[20].

Armes chimiques et bactériologiques[modifier | modifier le code]

Selon Stephen Endicott & Edward Hagerman plusieurs sources (documents américains, russes et onusiens déclassifiés, témoignages, enquêtes de la Croix-Rouge et de l'ONU)[21] démontrent qu'en supplément des bombardements dits « conventionnels » au napalm, l'aviation américaine a utilisé des armes chimiques et bactériologiques à partir du 2 février 1952, notamment à la frontière sino-nord-coréenne, dans le but de provoquer des famines, l'inutilité des sols agraires ainsi que des pertes humaines civiles à grande échelle[22].

Les témoignages recueillis parlent généralement d'une "maladie de la chaleur" (en coréen: "enbyo"), dont les habitants ayant subi un tel bombardement étaient victimes. Les symptômes recoupés pouvant être associés à ceux de la typhoïde[23].

Témoignages[modifier | modifier le code]

Le général d'aviation américain Curtis LeMay déclara, après le début de la guerre : « Nous avons en quelque sorte glissé un mot sous la porte du Pentagone disant : “Laissez-nous aller là-bas (...) incendier cinq des plus grandes villes de Corée du Nord – elles ne sont pas très grandes – ça devrait régler les choses.” Eh bien, on nous a répondu par des cris – “Vous allez tuer de nombreux civils”, et “c'est trop horrible”. Pourtant, en trois ans (...), nous avons incendié toutes (sic) les villes en Corée du Nord de même qu'en Corée du Sud (...). Sur trois ans, on arrive à le faire passer, mais tuer d'un coup quelques personnes pour régler le problème, beaucoup ne peuvent pas l'encaisser."[24]

Le général américain Dixie Dean, qui fut capturé par les forces communistes après la bataille de Taejon, en juillet 1950, déclara qu'il ne restait de la plupart des villes et des villages qu'il vit que: des gravats ou des ruines couvertes de neige.

Au sein de l'armée américaine, on a pu constater une certaine division sur l'emploi systématique et en très grande quantité de la bombe au napalm sur des objectifs civils comme militaires nord-coréens. Des pilotes américains ont avoué dans plusieurs articles et interviews ne pas considérer que l'envoi de tracts aéroportés sur la population civile consistait en un avertissement efficace avant un bombardement[25].

Réactions internationales et écrits a posteriori[modifier | modifier le code]

Politiques[modifier | modifier le code]

Winston Churchill déclara vers la fin de la guerre de Corée à des officiels américain, au sujet des bombes au napalm utilisées: "lorsque le napalm fut inventé à la fin de la seconde guerre mondiale, personne n’imaginait qu’on en «aspergerait» toute une population civile"[26].

Presse[modifier | modifier le code]

Le journaliste Blaine Harden écrivit que ce bombardement fut : « peut-être la partie la plus oubliée d’une guerre oubliée (...) un grand crime de guerre. Pourtant, cela montre que la haine de l’Amérique éprouvée par la Corée du Nord n’est pas toute fabriquée. Elle est enraciné dans un récit basé sur des faits, dont la Corée du Nord se souvient obsessionnellement et que les Etats-Unis oublient avec orgueil. »[20]

Un autre journaliste, britannique, décrivit l'un des milliers de villages détruits comme « un monticule étendu de cendres violettes. »[27]

Plus récemment (2004), l'article de l'historien américain Bruce Cummings fut traduit pour Le Monde diplomatique; il y écrit: "Sans recourir aux «armes nouvelles», bien que le napalm ait été très nouveau à l’époque, l’offensive aérienne n’en a pas moins rasé la Corée du Nord et tué des millions de civils avant la fin de la guerre. Pendant trois années, les Nord-Coréens se sont trouvés face à la menace quotidienne d’être brûlés par le napalm : «On ne pouvait pas y échapper», m’a confié l’un d'eux en 1981. En 1952, pratiquement tout avait été complètement rasé dans le centre et le nord de la Corée. Les survivants vivaient dans des grottes."[7]

Civiles[modifier | modifier le code]

L'étude de John Mueller (2014) nous informe sur la popularité du bombardement de Corée du Nord et, plus généralement, de la Guerre de Corée dans la population américaine des années 1950. Il écrit: "La popularité de l'action militaire américaine en Corée du Nord fut initialement haute puis déclina logarithmiquement aux pertes humaines américaines" (...) "on peut également noter une forte proportion de personnes interrogées à suivre le président en termes de politique militaire" (...) "la popularité de la Guerre de Corée marqua une augmentation quelque temps après l'arrêt des affrontements"[28].

Académiques[modifier | modifier le code]

Conrad Crane écrivit que l'armée de l'air américaine "provoqua une destruction terrible dans toute la Corée du Nord. L'évaluation à l'armistice des dégâts provoqués par les bombardements révéla que sur les 22 villes principales du pays, 18 avaient été au moins à moitié anéanties." Un tableau établi par l'auteur établi que les grandes villes industrielles de Hamhung et de Hŭngnam avaient été détruites à 80 %-85 %, Sariwon à 95 %, Sinanju à 100 %, le port de Chinnamp'o à 80 % et Pyongyang à 75 %.

Références[modifier | modifier le code]

  1. American Military Mission in Korea
  2. THE INVASION OF NORTH KOREA, An extract from Churchill and the Bomb by Ernie Trory : « At a conference with his divisional commanders in Seoul during October 1949 General Roberts, Chief of the American Military Mission in Korea, said: "Certainly there have been many attacks on the territory north of the 38th parallel on my orders, and there will be many others in the days to come ... From now on, the invasion by the land forces of the territory north of the 38th parallel is to be carried out only on the basis of orders of the American military mission" ».
  3. THE INVASION OF NORTH KOREA, An extract from Churchill and the Bomb by Ernie Trory : « This is quoted in "Thus Wars Are Made" by Albert Norden, who also tells us that three months later, in January 1950, General Roberts announced: "The campaign against the north has been decided upon, and the date for carrying it through is not very far off." Documents of the Syngman Rhee government, captured during the subsequent occupation of Seoul by the Korean Peoples Army and published by the North Korean government, confirmed the systematic preparation of the invasion of North Korea from the south. ».
  4. http://www.ecpad.fr/le-bataillon-francais-de-l-onu-en-coree-1950-1953-3/
  5. (en) US Enters the Korean Conflict
  6. Guerre de Corée (juin 1950-juillet 1953) Larousse
  7. a et b http://www.monde-diplomatique.fr/2004/12/CUMINGS/11732
  8. Archives nationales américaines, dossier 995 000, boîte 6175, dépêche de George Barrett, 8 février 1951.
  9. Archives nationales, RG338, dossier KMAG, boîte 5418, journal KMAG, entrées des 6, 16, 20 et 26 août 1950.
  10. The New York Times, 31 juillet, 2 août et 1er septembre 1950.
  11. MacArthur Archives, RG6, box 1, Stratemeyer to MacArthur, 8 November 1950; Public Record Office, FO 317, piece n° 84072, Bouchier to Chiefs of Staff, 6 November 1950; piece n° 84073, 25 November 1959 sitrep.
  12. a et b Bruce Cumings, The Origins of the Korean War, tome II, Princeton University Press, 1990, pp. 753-754 ; New York Times, 13 décembre 1950 et 3 janvier 1951
  13. Les documents rendus publics après l’effondrement de l’Union soviétique ne semblent pas corroborer cette information. Selon les historiens, les Soviétiques ne déployèrent pas une force aérienne de cette importance à l’époque, contrairement à ce que pensaient les services de renseignement – en raison peut-être d’une désinformation efficace de la part des Chinois.
  14. http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=20286
  15. Conrad Crane, American Airpower Strategy in Korea, University Press of Kansas, Lawrence, 2000, pp. 168-169.
  16. http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/asia/northkorea/7811949/Did-the-US-wage-germ-warfare-in-Korea.html
  17. THE TELEGRAPH, 'Did the U.S. wage germ warfare in Korea?' « The bombs, Yun explained, had opened – rather than detonated, as conventional weapons would have done – after hitting the ground and released thousands of insects, the like of which Yun had never seen before. 'Some of the flies were bigger than bees and in several colours,’ he says. 'Some were black. Some were larger and yellow. There were huge numbers of them and the volunteers were busy collecting and burning them.’The insects had been spread over a large area of farmland and many, Yun explains, escaped the mopping-up operation. Disease broke out in the village the following month. 'I remember the adults calling it enbyo, or heat disease,’ Yun says. 'It was terrible. People developed very high fevers, became delirious and complained that their heads hurt. Their muscles ached and they had blisters on their lips. They groaned with the pain and drifted in and out of consciousness. They couldn’t eat anything and just kept asking for cold water.’ ».
  18. https://www.bluewin.ch/fr/infos/international/2017/7/28/coree-du-nord--64-ans-apres-la-guerre--des-bombes-sont-encore-de.html
  19. http://repository.un.org/bitstream/handle/11176/85491/S_1980-EN.pdf?sequence=2&isAllowed=y
  20. a et b https://histoireetsociete.wordpress.com/2017/07/06/les-americains-ont-oublie-ce-que-nous-avons-fait-en-coree-du-nord/
  21. Stephen Endicott & Edward Hagerman Les armes biologiques de la guerre de Corée Le Monde diplomatique, juillet 1999
  22. http://mondediplo.com/2004/12/08korea
  23. THE TELEGRAPH, 'Did the U.S. wage germ warfare in Korea?' « With all the local doctors serving at the front, there were no medical facilities in Hwanjin, so there was little anyone could do for those who had been infected, particularly as no one knew what the illness was. Yun says he was later told it was typhoid. 'It killed my father,’ he adds in a matter-of-fact way. 'He lost his appetite, then lost all movement in the lower half of his body, so he was not able to move. He used to ask me to help him to sit up and I had to hold him in my arms.’ Yun Te Ryong died five days after first complaining of feeling unwell, aged 52. According to Yun, in his neighbourhood alone more than 30 people from 50 families died. ».
  24. http://www.entelekheia.fr/un-holocauste-occulte-la-strategie-de-bombardements-des-usa/
  25. «Air War in Korea», dans Air University Quarterly Review 4, n° 2, automne 1950, pp. 19-40, et «Precision bombing», dans Air University Quartely Review 4, n° 4, été 1951, pp. 58-65.
  26. Jon Halliday et Bruce Cumings, 'Korea : The Unknown War, Pantheon Books', New York, 1988, p. 166.
  27. http://echelledejacob.blogspot.co.uk/2017/04/crimes-de-guerre-us-pourquoi-la-coree.html
  28. https://www.cambridge.org/core/journals/american-political-science-review/article/trends-in-popular-support-for-the-wars-in-korea-and-vietnam1/291D998A2655B6D4BB9C131CC0DD86EC

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]