Bischoffsheim

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Bischoffsheim
Place Saint-Rémy de Bischoffsheim en 2013.
Place Saint-Rémy de Bischoffsheim en 2013.
Blason de Bischoffsheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin
Arrondissement Molsheim
Canton Molsheim
Intercommunalité C.C. du canton de Rosheim
Maire
Mandat
Claude Lutz
2014-2020
Code postal 67870
Code commune 67045
Démographie
Gentilé Bischoffsheimois, Bischoffsheimoises
Population
municipale
3 347 hab. (2014)
Densité 271 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 29′ 16″ nord, 7° 29′ 25″ est
Altitude Min. 149 m – Max. 362 m
Superficie 12,33 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-bischoffsheim.fr/

Bischoffsheim est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace. Elle est jumelée avec la commune de Ploubazlanec située en Bretagne dans les Côtes-d'Armor.

Géographie[modifier | modifier le code]

Forêt de Bischoffsheim, dessin de Gustave Brion, 1844.

Communément appelé Bischen-am-Berg, le village de Bischoffsheim fait partie du canton de Rosheim et de l'arrondissement de Molsheim. Il est situé au pied de la montagne dite Bischenberg (363 mètres au-dessus du niveau de la mer), sur la route reliant Rosheim à Obernai.

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • l'Ehn
  • Ruisseau sans nom au lieu-dit Lach, canalisé
  • Plan d'eau au lieu-dit les Acacias

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Bischenberg
  • Kilbs-Im-Thal

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Biscofesheim, 530

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Au cours de travaux effectués sur le territoire de la commune, de nombreuses découvertes ont été faites au fil des années. Elles attestent la présence de l’homme sur le site de Bischoffsheim depuis la préhistoire (Néolithique rubané 5 à 6000 av. J.-C.). Les différents vestiges et trouvailles recensés prouvent que ce site avait à l’époque romaine déjà de l’importance.Il abritait probablement un camp militaire romain. Passé sous la domination des Alamans puis des Mérovingiens, la localité est ensuite donnée à l'évêque de Strasbourg, qui y tient une cour épiscopale mentionnée dès 1070. Le nom de la commune signifie « village de l'évêque », et c'est de là que vient son blason. Bischoffsheim fut comme Bishheim-au-Saum, donné par Clovis à saint Rémy qui en disposa au profit de son église. Bischoffsheim fut à plusieurs reprises dévasté au cours des siècles, notamment lors de la Guerre des paysans et de la Guerre de Trente Ans.

Bischoffsheim avait autrefois deux châteaux, l'Oberschloss et le Niederschloss : le premier fut vendu pendant la Révolution et démoli, le second est bien conservé et forme, avec ses dépendances une vaste et belle propriété.

Sur le Bischerberg, une image de la Vierge douloureuse attirait depuis fort longtemps un grand pèlerinage, lorsque Jean de Manderscheidt, évêque de Strasbourg, y fit construire une église en 1590. En 1663, un couvent de Franciscains fut édifié au Bischerberg, la Révolution dispersa les religieux et l'église fut délaissée. En 1825 les pères liguoriens s'établirent dans le monastère abandonné et depuis lors le pèlerinage a retrouvé son antique splendeur.

Au XVIIIe siècle, les communes copropriétaires en indivision du Ried et de la forêt règlent leurs litiges et se partagent les terres. Après les guerres de la Révolution et de l'Empire, Bischoffsheim retrouve sa vocation agricole. L'orge, l'avoine, le blé et la pomme de terre y sont cultivés. Le village est alors réputé pour sa production de fruits, de cerises surtout. La viticulture est également très présente dans le village, ainsi que l'élevage. À la fin du XXe siècle la commune subi un important exode rural au point de ne plus compter que dix agriculteurs et viticulteurs. À présent la commune s'investit dans l'implantation de zones d'activité artisanale et de développement de quartiers résidentiels pour une population qui se déplacent dans les grandes agglomérations.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Bischoffsheim

Les armes de Bischoffsheim se blasonnent ainsi :
« De gueules à deux crosses d'or en sautoir, liées du même. »[1].
Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes (Bischof signifie « évêque » en allemand).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  2001 Claude Offner    
2001 2014 Jean-Paul Schlepp    
mars 2014 en cours Claude Lutz DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 347 habitants, en augmentation de 2,54 % par rapport à 2009 (Bas-Rhin : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 474 1 406 1 561 1 470 1 678 1 687 1 684 1 825 1 875
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 949 1 883 1 874 1 910 1 839 1 849 1 800 1 648 1 574
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 573 1 486 1 488 1 426 1 383 1 414 1 420 1 356 1 333
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 477 1 495 1 819 2 075 2 176 2 768 3 064 3 264 3 347
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique
  • population provisoire pour 2004 : 3 064
  • population municipale en 2006 : 3 141

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Aurélie[modifier | modifier le code]

L'église était une des plus anciennes du pays, elle datait du XIIe siècle et fut dédiée à saint Martin. Elle fut frappée par la foudre en 1751 et on dut la démolir. Il n'en subsiste que le portail principal, quelques pans de mur et les fondations sur lesquelles un nouvel édifice est construit à partir de 1762. Le clocher est élevé en 1823 et le chevet polygonal ancien est remplacé par une abside semi-circulaire en 1835. La tour conserve l'une des plus anciennes cloches d'Alsace qui remonte à 1425 ; c'est la plus ancienne cloche d'Alsace sonnant encore à la volée, un mécanisme d'horloge à poids réalisé par Schwilgué en 1844 exposé à la mairie, ainsi que les stucs des autels latéraux et la chaire. L'orgue Stiehr & Mockers, installée en 1848, est classée à l'inventaire des monuments historiques depuis le 23 novembre 1972.

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Couvent du Bischenberg[modifier | modifier le code]

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Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Mairie
  • Remparts (1340)
  • Oberschloss (1557)
  • Unterchloss (XVIIe siècle)
  • Forge du XVIIIe siècle en pan de bois
  • Tombe du Baron François Antoine Kirmann (1850)
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  • Fontaine du Lion (1550)
  • Monument aux morts de la guerre de Crimée (XIXe siècle)
  • Voilier « Le Ploubisch », cadeau de jumelage
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Personnages liés à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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