Bischoffsheim

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Bischoffsheim
Bischoffsheim
Place Saint-Rémy de Bischoffsheim en 2013.
Blason de Bischoffsheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Bas-Rhin
Arrondissement Molsheim
Intercommunalité Communauté de communes des Portes de Rosheim
Maire
Mandat
Claude Lutz
2020-2026
Code postal 67870
Code commune 67045
Démographie
Gentilé Bischoffsheimois [1]
Population
municipale
3 329 hab. (2018 en diminution de 0,15 % par rapport à 2013)
Densité 270 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 29′ 16″ nord, 7° 29′ 25″ est
Altitude Min. 149 m
Max. 362 m
Superficie 12,33 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Rosheim
(banlieue)
Aire d'attraction Strasbourg (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Molsheim
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.mairie-bischoffsheim.fr

Bischoffsheim (en alsacien : Bísche ou Bísche am Bàri pour la distinguer de Bischeim qui se dit aussi Bísche) qui signifie maison ou village de l'évêque en allemand, est une commune française située dans la circonscription administrative du Bas-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace. Elle est jumelée avec la commune de Ploubazlanec située en Bretagne dans les Côtes-d'Armor.

Géographie[modifier | modifier le code]

Forêt de Bischoffsheim, dessin de Gustave Brion, 1844.

Communément appelé Bischen-am-Berg, le village de Bischoffsheim fait partie du canton de Rosheim et de l'arrondissement de Molsheim. Il est situé au pied de la montagne dite Bischenberg (363 mètres au-dessus du niveau de la mer), sur la route reliant Rosheim à Obernai.

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • L'Ehn ;
  • Ruisseau sans nom au lieu-dit Lach, canalisé ;
  • Plan d'eau au lieu-dit les Acacias.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Bischenberg ;
  • Kilbs-Im-Thal.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Biscofesheim, 530.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bischoffsheim est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Rosheim, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[5] et 8 479 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Strasbourg (partie française) dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 268 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[8],[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au cours de travaux effectués sur le territoire de la commune, de nombreuses découvertes ont été faites au fil des années. Elles attestent la présence de l’homme sur le site de Bischoffsheim depuis la préhistoire (Néolithique rubané 5 à 6000 av. J.-C.). Les différents vestiges et trouvailles recensés prouvent que ce site avait à l’époque romaine déjà de l’importance.Il abritait probablement un camp militaire romain. Passé sous la domination des Alamans puis des Mérovingiens, la localité est ensuite donnée à l'évêque de Strasbourg, qui y tient une cour épiscopale mentionnée dès 1070. Le nom de la commune signifie « village de l'évêque », et c'est de là que vient son blason. Bischoffsheim fut comme Bischheim-au-Saum, donné par Clovis à saint Rémy qui en disposa au profit de son église. Bischoffsheim fut à plusieurs reprises dévasté au cours des siècles, notamment lors de la Guerre des paysans et de la Guerre de Trente Ans.

Bischoffsheim avait autrefois deux châteaux, l'Oberschloss et le Niederschloss : le premier fut vendu pendant la Révolution et démoli, le second est bien conservé et forme, avec ses dépendances une vaste et belle propriété.

Sur le Bischerberg, une image de la Vierge douloureuse attirait depuis fort longtemps un grand pèlerinage, lorsque Jean de Manderscheid, évêque de Strasbourg, y fit construire une église en 1590. En 1663, un couvent de franciscains fut édifié au Bischerberg, la Révolution dispersa les religieux et l'église fut délaissée. En 1825 les pères liguoriens s'établirent dans le monastère abandonné et depuis lors le pèlerinage a retrouvé son antique splendeur.

Au XVIIIe siècle, les communes copropriétaires en indivision du Ried et de la forêt règlent leurs litiges et se partagent les terres. Après les guerres de la Révolution et de l'Empire, Bischoffsheim retrouve sa vocation agricole. L'orge, l'avoine, le blé et la pomme de terre y sont cultivés. Le village est alors réputé pour sa production de fruits, de cerises surtout. La viticulture est également très présente dans le village, ainsi que l'élevage. À la fin du XXe siècle la commune subi un important exode rural au point de ne plus compter que dix agriculteurs et viticulteurs. À présent la commune s'investit dans l'implantation de zones d'activité artisanale et de développement de quartiers résidentiels pour une population qui se déplace dans les grandes agglomérations.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Bischoffsheim

Les armes de Bischoffsheim se blasonnent ainsi :
« De gueules à deux crosses d'or en sautoir, liées du même. »[10].
Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes (Bischof signifie « évêque » en allemand).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Robert Kuss    
Claude Offner    
Jean-Paul Schlepp    
En cours
(au 31 mai 2020)
Claude Lutz [11]
Réélu pour le mandat 2020-2026
DVD Cadre
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2018, la commune comptait 3 329 habitants[Note 3], en diminution de 0,15 % par rapport à 2013 (Bas-Rhin : +2,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4741 4061 5611 4701 6781 6871 6841 8251 875
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 9491 8831 8741 9101 8391 8491 8001 6481 574
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5731 4861 4881 4261 3831 4141 4201 3561 333
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 4771 4951 8192 0752 1762 7683 0643 2643 347
2018 - - - - - - - -
3 329--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique
  • population provisoire pour 2004 : 3 064
  • population municipale en 2006 : 3 141

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Aurélie[modifier | modifier le code]

L'église était une des plus anciennes du pays, elle datait du XIIe siècle et fut dédiée à saint Martin. Elle fut frappée par la foudre en 1751 et on dut la démolir. Il n'en subsiste que le portail principal, quelques pans de mur et les fondations sur lesquelles un nouvel édifice est construit à partir de 1762. Le clocher est élevé en 1823 et le chevet polygonal ancien est remplacé par une abside semi-circulaire en 1835. La tour conserve l'une des plus anciennes cloches d'Alsace qui remonte à 1425 ; c'est la plus ancienne cloche d'Alsace sonnant encore à la volée, un mécanisme d'horloge à poids réalisé par Schwilgué en 1844 exposé à la mairie, ainsi que les stucs des autels latéraux et la chaire. L'orgue Stiehr & Mockers, installée en 1848, est classée à l'inventaire des monuments historiques depuis le 23 novembre 1972.

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Couvent du Bischenberg[modifier | modifier le code]

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Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Mairie
  • Remparts (1340)
  • Oberschloss (1557)
  • Unterchloss (XVIIe siècle)
  • Forge du XVIIIe siècle en pan de bois
  • Tombe du baron François Antoine Kirmann (1850)

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  • Fontaine du Lion (1550)
  • Monument aux morts de la guerre de Crimée (XIXe siècle)
  • Voilier « Le Ploubisch », cadeau de jumelage

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Personnages liés à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/bas-rhin-67
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  5. « Unité urbaine 2020 de Rosheim », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 3 avril 2021).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 3 avril 2021).
  8. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Strasbourg (partie française) », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le 3 avril 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 3 avril 2021).
  10. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le 24 mai 2009).
  11. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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