BAP 100

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La BAP 100 est une bombe anti-piste française conçue par Thomson-Brandt pour être larguée à basse altitude au-dessus d'une piste. Une fois larguée, un parachute se déploie pour stabiliser l'engin dans une position verticale. Une fusée se déclenche qui précipite l'arme à très grande vitesse vers la piste où elle s'enfonce profondément. Ce n'est qu'ensuite qu'elle explose, créant un cratère.

Son principe de fonctionnement est similaire à la bombe Matra Durandal et elle peut être embarqué avec la bombe d'appui tactique BAT 120.

Sa première utilisation par l'Armée de l'air française lors du bombardement de la base aérienne libyenne de Ouadi Doum au Tchad le 16 février 1986.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Ces bombes sont montées par chapelet de douze ou dix-huit sous l'avion porteur au moyen d'un pylône d'emport adapté.

Une fois arrivé au-dessus de l'objectif (approximativement 60- 80 m du sol), le pilote largue les BAP 100. Quatre phases vont s'ensuivre :

  1. Ouverture immédiate du parachute. La bombe larguée à grande vitesse et très basse altitude a alors une trajectoire "horizontale". Le parachute lui permet de voir sa vitesse chuter et passe alors à une trajectoire verticale.
  2. Allumage du propulseur. La BAP 100 percute le sol à une vitesse approximative de 260 m/s.
  3. Perforation du sol.
  4. Explosion.

Le cratère occasionné par l'explosion mesure alors près de 4 mètres de diamètre pour une profondeur de +- 1 mètre. Avec une salve de 18 BAP 100, la surface traitée correspond à une bande de près de 400 mètres.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

  • Longueur : 1,78 m
  • Diamètre : 0,118 m
  • Poids : 32,5 kg[1]
  • Masse charge militaire : 3,5 kg

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]