Île des Embiez

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Île des Embiez
Leis Embiers (oc)
Le Gaou et les Îles des Embiez
Le Gaou et les Îles des Embiez
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Archipel Archipel des Embiez
Localisation Mer Méditerranée
Coordonnées 43° 04′ 32″ N, 5° 46′ 58″ E
Point culminant non nommé (41 m)
Géologie Île continentale
Administration
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Commune Six-Fours-les-Plages
Démographie
Population Aucun habitant
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC+01:00
Site officiel www.les-embiez.com/uk/index.phpVoir et modifier les données sur Wikidata

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Île des Embiez
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Îles en France

L'île des Embiez (leis Embiers en occitan selon la norme classique ou leis Embiés en provençal selon la norme mistralienne[1]) est une île française située à un kilomètre de Six-Fours-les-Plages près de Toulon. D'une superficie totale de 95 hectares environ, les Embiez sont en fait constituées de deux îles, celle de la Tour fondue au nord-est et celle de l'île Saint-Pierre reliées par des limons et des alluvions. Sur ces alluvions ont été créés des marais salants dans lesquels, après la cessation de leur activité en 1937, a été creusé à partir de 1960 l'actuel port Saint-Pierre facilement atteignable à partir du port du Brusc, en bateaux privés (escales possibles avec passage obligatoire à la capitainerie du Port Saint Pierre des Embiez) ou en navettes maritimes qui naviguent tous les jours. La traversée ne dure que 12 minutes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Des fouilles réalisées en 1976 sur la côte nord de la Tour Fondue de l'île des Embiez, ont montré une fréquentation de l'île dès le Ve siècle av. J.-C.. De la vaisselle grecque de Marseille et des vestiges d'une alimentation à base de poissons et de fruits de mer ont été trouvés. Il s'agit probablement d'un campement de pêcheurs ou de navigateurs[2].

Des fouilles sous-marines entreprises en 1998 au large de la Tour Fondue ont montré l'existence de plusieurs épaves : une ou peut-être deux épaves massaliètes et une gréco-italique. Les restes des amphores massaliètes remontent au Ve et IVe siècles av. J.-C., tandis que ceux du chargement gréco-italique remontent à la fin du IIIe siècle av. J.-C. ou au début du IIe siècle av. J.-C.. Dans ce dernier chargement ont été également trouvés les restes d'un squelette humain analysé par un laboratoire de Draguignan[3].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Après les multiples invasions des pirates sarrasins du VIIIe au Xe siècles, les lieux deviennent plus sûrs ; les moines de l'Abbaye Saint-Victor de Marseille exploitent alors des salins. La très faible profondeur de la mer entre les deux îles permettait de réaliser facilement les tables salantes par la construction de murets de pierres sèches. Dès 1068 les moines de Saint-Victor tiraient du sel de cette île[4].

Grégoire XI, dernier pape d'Avignon, ramène le siège de la papauté à Rome. Le la flottille pontificale quitte Avignon et remonte la Durance et débarque à Orgon. De là, par voie de terre, la caravane gagne Marseille par Salon, Saint-Maximin et Auriol. Le le pape quitte Saint-Victor et s'embarque pour Rome. Le mauvais temps oblige la flotte à relâcher dans la calanque de Pormiou le 3 octobre. Après un nouveau départ, les bateaux sont obligés de se mettre à nouveau à l'abri : le lieu de cette nouvelle escale qui a lieu du 4 au 6 octobre varie suivant les auteurs. Il s'agirait pour certains de Sanary qui s'appelait à l'époque Saint-Nazaire[5], pour d'autres ce serait l'île des Embiez qui était, rappelons-le, exploitée par les moines de Saint-Victor[6].

Seigneurie des Embiez[modifier | modifier le code]

En 1593 le roi Henri IV fait des Embiez un fief confié à la famille Lombard de Six-Fours qui prend le titre de Seigneur de Sainte-Cécile. Ces derniers doivent fortifier l'archipel des Embiez et entreprennent en 1602 la construction d'un château. En 1695, après la visite de Vauban, sera construite une batterie qui prendra le nom de Saint-Pierre[7]. Cette batterie peu entretenue sera remise en état en 1791 et on lui adjoindra une batterie secondaire, dite de « l'île des Ambiers ». Ce n'est que plus tard, en 1862, que l'on construira le fortin Saint-Pierre actuellement occupé par le musée et le laboratoire de biologie marine.

Exploitation du sel et de la soude[modifier | modifier le code]

Après diverses successions le domaine de l'île des Embiez échoit à Michel de Sabran, baron de Baudinard et seigneur de Montblanc. Il appartient à la maison de Sabran illustre famille de Provence d'extraction chevaleresque, à laquelle appartient le couple mystique Elzéar de Sabran et Delphine de Sabran. La production de sel est irrégulière et souvent interrompue. À la Révolution, l'île est déclarée bien national.

Salins des Embiez

La production de sel se maintient, mais est relancée au début du XIXe siècle. En effet vers les années 1820/1830 le développement des besoins en soude entrainé par la fabrication du savon à Marseille est tel que la « soude verte » fabriquée à partir des plantes (Salicorne, Salsola) ne suffit plus. Les savonniers de Marseille s'intéressent alors à la soude artificielle produite par le procédé Leblanc[8]. En 1827, les propriétaire des Embiez, un certain M. Cagniard de Marseille, désire utiliser ce nouveau procédé pour fabriquer de la soude à partir du sel produit dans l'île. Il obtient l'autorisation par ordonnance du du roi Charles X. Le procédé consiste à décomposer le sel marin par de l'acide sulfurique ce qui produit du sulfate de soude avec dégagement d'acide chlorhydrique qui doit être soigneusement récupéré. Le sulfate de soude est ensuite traité par du charbon et de la craie pour obtenir le carbonate de soude[9]. La fabrique fonctionne correctement pendant les trois premières années, puis, après un changement de propriétaire, la récupération du gaz chlorhydrique devient très défectueuse d'où de nombreuses plaintes dues aux dégâts sur la végétation environnante (figuiers, oliviers, vignes ...) sans parler des graves répercussions sur la santé des populations[10]. L'usine de fabrication de soude est fermée définitivement par arrêté préfectoral du .

La production de sel se poursuit. À partir de 1872 la famille de Greling, propriétaire de l'île assure l'exploitations des salins. En 1920 Ferdinand de Greling vend le domaine à la Société des salins et pêcheries d'Hyères dont le gérant est Pierre Gérard auquel succède son frère Émile. Les tables salantes sont au nombre de dix-neuf et s'étendent sur 200 m de longueur et 150 m de largeur pour une superficie de trois hectares et demi. La récolte annuelle est d'environ 1 200 Tonnes en 1927, mais face au gigantisme des sites d'Aigues-Mortes ou des salins de Giraud l'entretien et la gestion de ce petit site s'avèrent couteux. La production baisse régulièrement pour atteindre 818 tonnes en 1934 et 110 tonnes en 1937 dernière année de production[11].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

L'île, dépourvue de sources permanentes, a longtemps été un pâturage salé accessible à gué depuis la presqu'île du Gaou. En 1938, un marin amateur de plongée, Philippe Tailliez, y rencontre un chasseur sous-marin de Sanary déjà réputé : Frédéric Dumas, et, un peu plus tard, y revient avec Jacques-Yves Cousteau. Le trio Tailliez-Cousteau-Dumas (que Tailliez surnommera en 1975, lors d'un anniversaire aux Embiez, « les Trois Mousquemers ») marquera l'histoire de la plongée.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, se trouvant en congé d'armistice et disposant donc de temps, ils réalisèrent en 1942, avec des moyens de fortune et en apnée, aux Embiez et à la balise proche des Magnons, le premier film sous-marin français : Par dix-huit mètres de fond. Ce film sera suivi l'année d'après par Épaves, cette fois avec le scaphandre autonome « Cousteau-Gagnan » inventé pour l'occasion, et avec les fonds de l'entreprise de renflouage marseillaise Marcellin.

Après la guerre, en 1958, l'entrepreneur Paul Ricard achète et aménage l'île.

Aujourd’hui l’île compte plusieurs hôtels et appartements disponibles à la location ainsi que de nombreux restaurants. Son port compte 750 anneaux et peut accueillir 150 bateaux en escale par jour.

Milieu naturel[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

L'île des Embiez est essentiellement constituée par des terrains métamorphiques et des alluvions. La majeure partie de ces terrains sont des phyllades de la série inférieure de Six-Fours ; une faible partie de quartzites constitue une bande de terrain allant du château à la tour de la pointe de Coucoussa où se trouve le point haut de l'île (+65 m). Entre les îles Saint-Pierre et de la Tour Fondue, les deux anciennes îles constituant celle des Embiez, se trouvent des alluvions récentes et des limons rubéfiés interglaciaires Riss-Würm dans lesquels ont été réalisés les anciens marais salants et le port de plaisance. Au sud de l'île, en arrière de la crique située entre la pointe de Coucoussa et celle du Grand Gaou, se trouve une petite zone d'alluvions de la moyenne terrasse de la glaciation du Riss.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est typiquement méditerranéen avec des étés chauds et secs et des hivers doux. Les températures moyennes sont de 24 à 25 °C en juillet-août et de 9 à 10° en hiver. La pluviométrie moyenne est de 650 à 700 mm par an.

Végétation[modifier | modifier le code]

La végétation est typique du milieu méditerranéen avec des plantes halophiles, xérophiles et héliophiles qui s'adaptent respectivement aux milieux salés, à la sécheresse et à l'ensoleillement prononcé. On peut distinguées les zones suivantes :

Île de la Tour Fondue[modifier | modifier le code]

Cette zone nord-est de l'île des Embiez est celle ou l'on rencontre une formation arbustive composée essentiellement de Pins d'Alep (Pinus halepensis), une des essences les plus typiques du milieu méditerranéen. Il est reconnaissable à son écorce lisse et gris argenté, puis crevassée, épaisse, rouge-brun assez foncé et riche en tanin qui servait, avant l'utilisation du nylon, à teindre les filets de pêche en fil de coton pour éviter leur pourrissement. Il y a également le chêne vert (Quercus ilex), mais sous forme arbustive, qui constituait la forêt climacique, c'est-à-dire la forêt qui existerait sans la pression humaine. Un autre arbuste fréquent est le chêne kermès (Quercus coccifera) qui tire son nom d'une cochenille du genre Kermes vermilio dont les femelles se fixent sur les rameaux : elles étaient autrefois récoltées pour fabriquer une teinture écarlate[12].

les autres espèces arbustives rencontrées sont : le ciste à feuille de sauge (Cistus salviifolius), le filaire à feuille étroite (Phillyrea angustifolia), le pistachier lentisque (Pistacia lentiscus), l'oléastre (Olea europea), le romarin (Rosmarinus officinalis), le fragon petit houx (Ruscus aculeatus) et le genévrier de Phénicie (Juniperus phoenicea).

La strate herbacée est composée essentiellement des plantes suivantes : Brachypode rameux (Brachypodium retusum) ou Baouque en provençal, Hélianthème à goutte (Tuberaria guttata), Trèfle des prés (Trifolium pratense], Trèfle rampant (Trifolium repens), Silène de France (Silene gallica), Oseille commune (Rumex acetosa), Scille d'automne (Scilla autumnalis) ou Jacinthe étoilée, l'Orchis à longues bractées (Loroglossum longibracteatum ou Barlia robertiana)

Façade ouest et sud[modifier | modifier le code]

Près des rochers du bord de mer se trouve une végétation très adaptée à l'ensoleillement, à la sécheresse et au sel apporté par les embruns. Elle se compose notamment des plantes suivantes : la petite Saladelle (Limonium minutum) plante protégé au niveau national[13] avec une tige souterraine dure et ligneuse[14], la Criste marine ou perce-pierre (Crithmum maritimum) dont les feuilles confites dans du vinaigre peuvent être consommées[15], l'Euphorbe pin ou euphorbe sapinette (Euphorbia pithyusa), le Séneçon cinéraire ou cinéraire maritime (Senecio cineraria), l'Alysson maritime ou corbeille d'argent (Lobularia maritima) excellente plante mellifère[16], la carotte sauvage (Daucus carota) aux fleurs blanches groupées en ombelle dont la fleur centrale est souvent pourpre[17] et le lotier d'Allioni (lotus cytisoides). On trouve également des Griffes de sorcières (Capobrotus edulis ou Mesembryanthemum eduli). C'est une plante grasse rempante ou pendante formant de grands tapis. Son nom "Carpobrotus" vient du grec Karpos=fruit et brotos=comestible car son fruit, appelé parfois figue des Hottentots, peut effectivement être consommé. Cette plante originaire d'Afrique du Sud est très envahissante et pose un grave problème écologique car elle compromet la survie d'espèces endémiques et protégés[18].

En s'éloignant de la mer on trouve la Passerine hérissée (Thymelea hirsuta), le plantain à feuilles en alène (Plantago subulata) en forme de tapis serré sur les rochers, l'Immortelle commune (Helichrysum stoechas). Les espèces arbustives sont : L'oléastre ou olivier sauvage, le pisatchier lentisque, le Genèvrier de Phénicie, la Salsepareille (Smilax aspera) plante à fleur dioïque c'est-à-dire qu'il existe des plants mâles et des plants femelles. Plus à l'intérieur o n trouve le Nerprun alaterne (Rhamnus alaternus) arbrisseau à croissance lente et de longévité considérable, le Filaire à large feuille (Phillyrea latifolia), le Calicotome épineux (Calicottome spinosa) ou Argeïras, la Lavande stéchade (Lavandula stoechas) ou Lavande à toupet ou Lavande des îles d'Hyères, le Chèvrefeuille des Baléares (Lonicera implexa), le ciste cotonneux (Cistus albidus) ou ciste blanc au nom mal choisi puisque les fleurs sont roses bien que les feuilles soient couvertes d'un léger duvet blanchâtre, le Ciste de Montpellier (Cistus monspeliensis) aux fleurs blanches beaucoup plus petites que la variété précédente, le Ciste à feuille de sauge (Cistus salviifolius] et le Romarin officinale (Rosmarinus officinalis).

Activités économiques et touristiques[modifier | modifier le code]

Culture de la vigne[modifier | modifier le code]

Un domaine viticole, d'une superficie de 10 ha environ, produit des vins AOP (Appellation d'Origine Protégée) Côtes-de-provence rosé et des vins Var (IGP) (Indication Géographique Protégée) - appelés Vins de pays du var jusqu'en 2009 - en rosé, blanc et rouge. Les cépages sont le Merlot, le Cabernet sauvignon, le Grenache, le Cinsault, l'Ugni blanc, le Rolle, la Syrah et le Sauvignon blanc. La production annuelle varie de 30 000 à 40 000 bouteilles. Ainsi, la cave du domaine de l’île des Embiez propose un rosé réputé, un rouge intense et un blanc aux notes d’agrumes intéressantes.

Le port de plaisance[modifier | modifier le code]

Enclavé dans le nord de l'île et creusé dans une partie des anciens marais salants, le port de plaisance des Embiez est un mouillage parfait quelles que soient les conditions météorologiques. Le port dispose de 750 anneaux et peut accueillir des navires de 40 m de longueur ; la profondeur des bassins varie de - 3 m à - 1 m. Il est équipé d'une station de distribution de carburant disponible en permanence, d'un bassin de carénage pouvant accueillir des navires de 35 tonnes, de 3 points d'accès aux douches et sanitaires ainsi que d'une distribution d'eau douce et d'électricité sur les quais.

Les gestionnaires du port sont attentifs au respect de l'environnement. Un dispositif a été mis en place pour récupérer les eaux grises (eaux usées ménagères provenant des douches et du lavage du linge ou de la vaisselle) et les eaux noires (eaux usées issues des toilettes) en provenance des bateaux. Cette politique a permis au port des Embiez d'obtenir en 2014 et pour la dixième année consécutive le label Pavillon bleu. Ce label récompense chaque année les ports de plaisance qui mènent de façon permanente une politique durable en faveur de l'environnement. Il est également labellisé "Pavillon Bleu" et certifié ISO 14001.

Liaisons maritimes[modifier | modifier le code]

Les liaisons maritimes sont une source importante de revenus pour la S.A Ricard, propriétaire de l'île. Elle exploite en exclusivité les liaisons maritimes entre l'île et le continent. Par exemple la traversée aller-retour depuis Sanary dure environ 2*15 minutes et coûte 18 Euros par adulte en 2016 pour un trajet de 2*5km.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Toute l’île a été façonnée dans un style bucolique cher à Paul Ricard, qui donne à l'île son cachet. La circulation automobile y est très limitée : Paul Ricard a d’ailleurs mis à disposition de ses employés présents sur l’île des voiturettes et mobylettes électriques.

L'île possède :

  • deux hôtels
  • 150 appartements disponibles à la location
  • un mas provençal privatisable
  • 4 restaurants
  • des salles de séminaires et de réception
  • des arènes (qui accueillent chaque année une féria sans maltraitance ni mise à mort de taureau)
  • un guichet de poste ouvert en été uniquement
  • une supérette Casino Shop
  • des boutiques de souvenirs et de textiles (prêt-à-porter)
  • une boulangerie
  • un distributeur automatique de billets à la Capitainerie.

Diverses activités nautiques et terrestres sont proposées telles que la plongée, le kayak, le paddle et le tennis. La location de vélos et de bateaux sont possibles sur l’île, ainsi que la possibilité de faire une visite commentée de l’île en petit train.

Le fort Saint-Pierre abrite l'institut océanographique Paul Ricard[19], qui étudie la biodiversité marine et entreprend des recherches en aquaculture et sur les effets de la pollution marine. On peut y visiter un aquarium et un petit musée, ouverts toute l'année.

Nardo Vicente et Alain Bombard y ont travaillé.

Paul Ricard et son fils Patrick Ricard sont tous deux inhumés sur l'île, face à la mer.

De plus, l’île est également un refuge de la ligue pour la protection des oiseaux (LPO).

Accès[modifier | modifier le code]

Par navette maritime[modifier | modifier le code]

Depuis Le Brusc (toute l'année) et Sanary-sur-mer (Juillet et Août).

Par bateau[modifier | modifier le code]

Débarquement au port de plaisance pour les navires de plaisance ou accostage possible avec une embarcation légère (par exemple un kayak), face à l'île du Grand Gaou. Des arbres permettent d'arrimer l'embarcation avec une simple corde.

A pied, à la nage[modifier | modifier le code]

Depuis la pointe Nord de l'île du Grand Gaou. Seulement 150m séparent l'île des Embiez et l'île du Grand Gaou (elle est accessible par le continent via un pont piéton). La profondeur entre les deux îles est faible, à tel point qu'il est facile de se rendre sur l'île des Embiez en ayant pied sur le fond sableux et doux durant quasiment toute la traversée.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lou tresor dóu Felibrige, édition CPM 1979, vol. 1 p. 864
  2. Antoine Peretti (dir.), Henri Ribot (dir.) et al., Regards sur un terroir : Six-Fours-Les-Plages, Sanary-sur-Mer, Éditions du Foyer Pierre Singal, coll. « Cahier du Patrimoine Ouest Varois » (no 11), , 345 p., p. 75
  3. Antoine Peretti (dir.), Henri Ribot (dir.) et al., Regards sur un terroir : Six-Fours-Les-Plages, Sanary-sur-Mer, Éditions du Foyer Pierre Singal, coll. « Cahier du Patrimoine Ouest Varois » (no 11), , 345 p., p. 76-77
  4. François Jouglas, Six-Fours la plage : Guide historique et touristique, Nice, Imprimerie Michel-Ange, , 175 p., p. 95
  5. G. Mollat, Les papes d'Avignon : 1305-1378, Paris, Letouzey & Ané, , 597 p., p. 127
  6. François Jouglas, Six-Fours la plage : Guide historique et touristique, Nice, Imprimerie Michel-Ange, , 175 p., p. 96
  7. Antoine Peretti (dir.), Henri Ribot (dir.) et al., Regards sur un terroir : Six-Fours-Les-Plages, Sanary-sur-Mer, Éditions du Foyer Pierre Singal, coll. « Cahier du Patrimoine Ouest Varois » (no 11), , 345 p., p. 217.
  8. Gérard Boudet, La renaissance des salins du midi de la France, Marseille, La compagnie des salins du midi et des salines de l'est, , 269 p. (ISBN 2-9500495-6-7), p. 92.
  9. Rémi Balzano, Rassuen ou la mémoire des étangs, Marseille, Le patrimoine des étangs, , 286 p., p. 92
  10. François Jouglas, Six-Fours la plage : Guide historique et touristique, Nice, Imprimerie Michel-Ange, , 175 p., p. 100
  11. Jean Royo, Michèle Preleur et Albert Dégiovani, Les salins des Embiez : Une histoire qui ne manque pas de sel, Institut océanographique Paul Ricard, coll. « Les cahiers d'Océanorama », , 24 p., p. 15
  12. R. Rol et M. Jacamon (préf. A. Oudin), Flore des arbres, arbustes et arbrisseaux : Région méditerranéenne, t. 3, Paris, La maison rustique, , 96 p., p. 30
  13. Philippe Danton et Michel Bafray (préf. Jacques Rocher), Inventaire des plantes protégés en France, Nathan, , 294 p. (ISBN 2-09-278486-2), p. 161-162
  14. Gaston Bonnier et Robert Douin (ill. Julie Poinsot), La grande flore en couleur de Gaston Bonnier, vol. 5, t. 4, Paris et Lausanne, Belin, Institut National de la Recherche Agronomique, Delachaux & Niestlé, , 677 à 1401 p. (ISBN 2-603-00804-8), p. 972
  15. Gaston Bonnier et Robert Douin (ill. Julie Poinsot), La grande flore en couleur de Gaston Bonnier, vol. 5, t. 3, Paris et Lausanne, Belin, Institut National de la Recherche Agronomique, Delachaux & Niestlé, , 676 p. (ISBN 2-603-00803-X), p. 432
  16. Gaston Bonnier et Robert Douin (ill. Julie Poinsot), La grande flore en couleur de Gaston Bonnier, vol. 5, t. 3, Paris et Lausanne, Belin, Institut National de la Recherche Agronomique, Delachaux & Niestlé, , 676 p. (ISBN 2-603-00803-X), p. 74
  17. Gaston Bonnier et Robert Douin (ill. Julie Poinsot), La grande flore en couleur de Gaston Bonnier, vol. 5, t. 3, Paris et Lausanne, Belin, Institut National de la Recherche Agronomique, Delachaux & Niestlé, , 676 p. (ISBN 2-603-00803-X), p. 412
  18. Sarah Brunel, Plantes envahissantes de la région méditerranéenne, Agence régionale pour l'environnement Provence-Alpes-Côte d'Azur, , 48 p. (ISBN 2-9520179-1-3), p. 21
  19. institut-paul-ricard.org

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Antoine Peretti (dir.), Henri Ribot (dir.), Isabelle Helferstorfer, Françoise Laurier, Jacqueline Viollet-Repetto, Marc Borreani, Manuel Gonzales et al., Regards sur un territoir : Six-Fours-Les-Plages, Sanary-sur-Mer, Éditions du Foyer Pierre Singal et Centre archéologique du Var, coll. « Cahier du Patrimoine Ouest Varois » (no 11), , 345 p., 21 cm × 15 cm
  • François Jouglas, Six-Fours la plage : Guide historique et touristique, Nice, Imprimerie Michel-Ange, , 175 p..
  • Jean Royo, Michèle Preleur et Albert Dégiovani, Les salins des Embiez : Une histoire qui ne manque pas de sel, Institut océanographique Paul Ricard, coll. « Les cahiers d'Océanorama », , 24 p.
  • Albert Degiovani (préf. Amiral Félix Ortolan), Les Embiez : Sentinelle avancée du pays provençal, Institut Oéanographique Paul Ricard, , 40 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]