Île du Levant

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Île du Levant
Côte ouest de l'île du Levant
Côte ouest de l'île du Levant
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Archipel Îles d'Hyères
Localisation Mer Méditerranée
Coordonnées 43° 01′ 42″ N, 6° 28′ 04″ E
Superficie 9 km2
Point culminant 138 m
Géologie Île continentale
Administration
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Commune Hyères
Démographie
Population 84 hab. (2013)
Densité 9,33 hab./km2
Plus grande ville Héliopolis
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC+01:00

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Île du Levant
Île du Levant
Îles en France

L’île du Levant, aussi appelée le Levant est une île française située au large du département du Var, face à la corniche des Maures en mer Méditerranée. Elle est la plus orientale des îles d'Hyères, appelées aussi îles d'Or, du nom de l'ancien marquisat des îles d'Or, qui regroupait les îles de Port-Cros et du Levant ainsi que l'îlot de Bagaud ; l'île de Porquerolles ayant été érigée en un marquisat indépendant, en 1658.

L' île du Levant est voisine de l'île de Port-Cros. Comme les autres îles d'Hyères, l'île du Levant fait partie du territoire de la commune d'Hyères.

De taille pratiquement égale à celle de Porquerolles, l'île du Levant se présente sur une longue arête rocheuse de 8 km de long et seulement 1 km de large mais seul un dixième de sa surface est accessible aux civils, c'est le village naturiste d’Héliopolis, l'autre partie étant militaire.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

L'île du Levant possède une station météorologique dont les données, régulièrement actualisées, sont disponibles en ligne[1].

En 2014, l'île n'a subi aucun jour de gel et a connu dix journées froides (température inférieure à 10 °C), cent-dix journées estivales (température supérieure à 25 °C) et dix journées caniculaires (température supérieure à 30 °C)[1].

Températures moyennes relevées sur l'ile du Levant du 01/01/2007 au 31/12/2014[1] :

mois janv. fév. mars avr. mai juin juil. août sept. oct. nov. déc. année
température moyenne en °C 10.38 9.44 12.67 13.64 17.26 20.83 23.09 24.14 21.67 18.36 14.85 11.79 16.37

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le caractère insulaire du lieu et sa complète dépendance vis-à-vis du continent donne toute son importance aux accès à la voie maritime. De façon caractéristique, sur l'île même les véhicules automobiles sont prohibés dans la partie allouée aux civils.

Ports[modifier | modifier le code]

Trois ports peuvent être dénombrés mais leur accès aux civils s'est progressivement réduit.

En 1771 est décrit « le petit port du Titan où les barbaresques mouillent pour faire de l’eau[2]. » La carte de Cassini dite de Toulon no 155, levée en 1778-1779, emploie exactement ce nom dans une calanque de l'île ce qui permet de le situer dans l'anse du Liserot sur la côte sud-est[N 1]. De nouveau, et toujours repéré par la tour du Titan, ce « port du Titan » est décrit dans un ouvrage à l'usage des marins en 1840 au même emplacement. Aucune infrastructure équipe « cette calanque »[3]. Un tout autre lieu se situe dans la calanque du phare bordée par le cap Petit-Louis à l'extrémité est de l'île[N 2]. Il est aménagé avant 1913 pour ravitailler le phare du Titan[N 3] et porte alors aussi le nom de port du Titan[5],[N 4]. Mais en 2011, des photographies, pratiquées lors d'une visite autorisée en zone militaire, indiquent son abandon[6].

Le port de l'Avis[N 5] est historiquement celui d'origine. En 1771 il est considéré comme un refuge utilisé par les pêcheurs ou pour les dessertes par les habitants[2]. Il est également mentionné par la carte de Cassini dite de Toulon no 155, levée en 1778-1779, qui le nomme ainsi. Il est le seul abrité et en eaux profondes[7]. Pour fermer son côté est plusieurs coques se succèdent comme brise-lames après le déclassement de navires. La première, de 1966 à 1982, est celle de l'ex-pétrolier-ravitailleur d'escadre La Baise[8]. Puis vient de 1982 à 2009 celle également de l'ex-pétrolier-ravitailleur d'escadre La Saône[9]. Après son remorquage à Toulon en mai 2009, se trouve, encore de nos jours, celle de la frégate lance-missiles Suffren. Celle-ci ne doit rester en place que cinq ans mais en attendant les crédits nécessaires à la construction d’une jetée en dur elle remplit toujours ce rôle[10]. Progressivement, localisé en zone militaire, l'accès portuaire est restreint. Ainsi, alors qu'il est déjà interdit lors des campagnes de tir en 1958[7], il est ensuite définitivement fermé au trafic civil. Toutefois, par exception, il peut être accordé des dérogations notamment pour le transit de véhicules. Ce port est desservi par un bateau de la Marine nationale deux fois par semaine depuis Port-Pothuau, annexe du port militaire de Toulon, situé aux Salins-d'Hyères à Hyères[11].

Le port de l'Ayguade[N 6] reste le seul accessible aux civils. À ses débuts il ne s'agissait que d'un simple lieu d'accostage qui n'est pas mentionné comme tel en 1771 par les militaires alors qu'ils font état de « la Crottes » comme étant un abri[2] — vraissemblable actuelle plage les Grottes[N 7]. De surcroit même en 1912 le Service géographique de l'armée ignore le lieu sur sa carte d'état major. Vers 1947 est construit un débarcadère. Puis, afin de s'abriter du mistral, sont mises en place des brise-lames. En 1948 il s'agit de la coque de la gabare Polyphème initialement mue par la vapeur[12], puis est adjoint de 1967 à nos jours celle du chaland pétrolier Benzène, également à vapeur, qui est partiellement enrochée en 1986 pour constituer une digue qui touche la terre[13],[14]. Mais la protection n'est pas assurée notamment contre les vents d'est. Des projets sont élaborés pour abriter l’endroit dont le dépôt de brise-lames ou la construction d'un port qui restent sans suite[15]. En 2017 la coque du Benzène ne fait plus qu'affleurer le niveau de la mer. L'accueil est facilité en 2016 par un pont flottant démonté une fois la saison touristique passée. Lorsqu'il est en place, il accueille une partie des 21 000 passagers annuels. Par ailleurs 400 tonnes de marchandises transitent[16] pour une capacité de stockage sur le quai limitée à cinq tonnes. Une liaison régulière le dessert depuis Le Lavandou et via Port-Cros depuis le port Saint-Pierre d'Hyères[17].

À terre[modifier | modifier le code]

Hormis quelques véhicules utilitaires, qui pour la plupart ne possèdent qu'une autorisation temporaire, la circulation est interdite sur l'île dans la partie allouée aux civils. Cette spécificité est réglementé par des arrêtés municipaux[18],[19],[20],[21]. Ainsi même les bicyclettes ne sont pas autorisées sur l'île — par ailleurs le relief très escarpé ne convient pas à cette pratique.

À signaler, en zone militaire une petite piste d'aviation[22] devenue une hélisurface[N 8].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

La sécurisation du port de l’Ayguade est une priorité pour le développement local et touristique alors que l'accès par le domaine militaire est déjà très limité en 1952[7]. En 1955 le maire d'Hyères fait appel au ministre de la Marine[23],[24]. Néanmoins les militaires autorisent encore une utilisation de Port-Avis en cas de mauvais temps et donc ils s’opposent à l’aménagement du port de l’Ayguade qui peut développer la partie civile de l'île[25]. Malgré tout, toujours la même année, le maire décide pour la desserte de ses administrés de construire un véritable port[26],[27],[28],[29]. Ce projet à peine débuté n’est pas mené à son terme. De nouveau en 1993 il est nécessaire d'abriter l’endroit car la coque du Benzène, renforcée par une digue, ne joue plus son rôle. Cette année, la Marine nationale propose de nouveau une coque pour servir de brise-lames. Une première est réfutée de même que celle du sous-marin Dauphin[30],[31],[32],[33]. Plus tard, en 2007, un projet prévoit toujours un port[34],[35] mais il ne se réalise pas. En 2011, il semble que l’accord s'établisse sur de nouveaux plans[36] mais l'ensemble demeure sans suite. Il apparait que la difficulté, au-delà du changement d’entités administratives en charge du dossier, est celui du financement.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Le feu est une préoccupation dès l'origine, ainsi en 1934 le Syndicat qui administre l'île met en garde les copropriétaires contre cet élément[37]. Ceci est retrouvé en 2009 selon le dossier d'information communal sur les risques majeurs qui rappelle que l’ensemble du Levant est exposé aux feux de forêt. Par ailleurs son littoral, avec ses côtes rocheuses peut s’écrouler. Enfin il existe un risque lié au transport de matières dangereuses sur le site de base de la Marine nationale[38].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Île du Levant. Initialement cette île s'« appelle aussi île du Titan à cause de sa forme cyclopéenne[39] ».
  • Héliopolis vient du grec ancien Ἡλιούπολις — soit Ἥλιος (Hếlios) et πολιτεία (politeía) — et signifie littéralement « ville d’Hélios » ou « ville du soleil ». Autrefois les Grecs adorent les divinités liées au soleil dans la ville d'Héliopolis — devenue égyptienne sous le nom de Aîn-ech-Chams (Œil-du-soleil). Dès 1931 le village porte ce nom[40].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Préhistoire[modifier | modifier le code]

La présence de l’homme sur l’île du Levant remonte à l’âge de bronze ancien (1800 à 1400 av. J.-C.) avec des gisements attestés au Petit Avis[41]. Et les premiers vestiges d’habitations, dans l’anse du Liserot[N 1], remontent au Ve siècle av. J.-C.[42].

De l’Antiquité à la création du marquisat des iles d’Or[modifier | modifier le code]

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Divers ouvrages ont parlé des iles d’Hyères, les Stœchades, ainsi nommées dans l’antiquité, mais, sauf une exception[43], aucun n’a précisé ce qu’était le marquisat des îles d’Or, si ce n’est pour en relever l’appellation pleine de saveur, qui ferait croire à un nouveau jardin des Hespérides[44].

Ce nom de Stœchades (Stœchades insulæ), assigné aux îles d’Hyères par les géographes de l’antiquité, a donné lieu à une confusion provenant de ce que certains auteurs anciens, tels Pline l’Ancien (23-79) et Dioscoride (25-90), l’ont également attribué aux petites îles du golfe de Marseille. Après avoir rapproché les divers textes relatifs aux Stœchades, Ernest Desjardins, géographe éminent formule ainsi ses conclusions :

« Il résulte de tous ces textes comparés entre eux :

1er qu’il y avait deux groupes de Stœchades, les grandes et les petites ;

2e que les petites étaient près de Marseille, et les grandes en face d’Hyères ;

3e que les petites étaient au nombre de deux et les grandes au nombre de trois ;

4e  que les deux petites correspondaient aux îles rocheuses de Ratonneau et de Pomègues, dans la rade de Marseille, et les trois grandes à Porquerolles, Port-Cros et à l’île du Levant, dans la rade d’Hyères[45]. »

Le nom de Stœchades[46], assez bizarre du reste, n’a pas survécu à l’antiquité, et les textes du Moyen Âge – assez rares, il est vrai – mentionnant les îles d’Hyères, les désignent sous leur nom le plus usuel, celui que leur donne la ville d’Hyères, dans le voisinage de laquelle elles se trouvent placées, et dont elles n’ont cessé de relever au point de vue administratif. C’est ainsi qu’une ordonnance du comte de Provence, Raymond-Bérenger V, du 22 décembre 1227, concernant l’église d’Arles, ordonnance souscrite à Aix, en présence de Rolland, abbé des îles d’Hyères, - comme à Lérins, il y avait alors un monastère dans ces îles, - porte cette indication :

« in presentia et testimonio magistri Rollandi, abbatis insularum de Areis[47]»

Ce sont bien là les îles d’Hyères et non encore les îles d’Or.

C’est seulement au XVI siècle, sous la plume de l’écrivain provençal Jean de Nostradamus, qu’on voit apparaître ce nom d’îles d’Or. Dans la Vie des plus célèbres poètes provençaux, dont la première édition parut en 1515[48], il est longuement question d’un mystérieux personnage, aussi bon écrivain qu’habile enlumineur, qui, selon Nostradamus, aurait vécu aux îles d’Hyères au XIVe siècle. Ce personnage est celui bien connu sous le nom de Monge des îles d’Or[49] et c’est à son sujet que ce nom poétique, appliqué aux îles d’Hyères, est employé pour la première fois. Était-il alors assez couramment en usage, ou bien le bon Nostradamus, à l’imagination fort vive, amie de la couleur, a-t-il tiré de son propre cru un nom que pouvaient justifier les orangers, alors nombreux dans les iles, et dont les fruits rappelaient les pommes d’or ravies par Hercule et que les Hespérides, filles très belles et très sages, faisaient garder par le fameux dragon ?

Le sol même des îles, comme celui de la région des Maures, est parsemé de paillettes de mica brillant au soleil et rappelant ce conte de Sinbad le Marin, où l’on faisait «sabler» d’or le chemin suivi par les princesses. Cette particularité pourrait également fournir une explication qu’on a entendu donner d’autre manière en indiquant que :

«l’époque de la Renaissance, sous l’influence des idées poétiques enfantées par les études classiques, et en altérant légèrement l’antique nom de la ville d’Hyères (Areae ou Castrum Arearum), appela cet archipel les îles d’Or (Aureæ insulæ) »[50].

Quoi qu’il en soit de ces diverses explications, il demeure acquis que le nom d’îles d’Or, sorti de l’imagination des poètes, ne s’appliquait point à tout l’archipel provençal, composé des. Trois îles principales de Porquerolles, de Port-Cros et du Levant, ainsi que de l’îlot de Bagaud. La plus importante des îles d’Hyères, Porquerolles, avait une existence distincte et constitua par la suite un fief indépendant de celui des îles d’Or [51]. Ce dernier comprenait les seules îles de Port-Cros, du Levant et de Bagaud.

Le marquisat des iles d’Or[modifier | modifier le code]

Ces iles, au nom générique si harmonieux – véritable Thébaïde où, durant le Moyen Âge, vécurent de nombreux religieux.

Vers 1150 [52], les moines cisterciens de l'abbaye du Thoronet fondèrent une abbaye-fille sur l'île du Levant, au lieu-dit Castelas[N 9]. Cette abbaye n'eut le temps de prospérer, qu'elle était victime d'une attaque de pirates qui pillèrent l'abbaye et vendirent les moines comme esclave. Avec courage, des moines augustins la rebâtirent en 1169, avant qu'un conflit d'intérêt n'éclate : l'abbé du Thoronet voulait réintégrer la nouvelle abbaye à son ordre. Malgré un appel au pape Innocent III et un procès qui dura de 1198 à 1240, la nouvelle abbaye vit ses privilèges révoquées[53] avant que les îles ne se transforment en repaire des pirates barbaresques.

Ces pirates, marins de premier ordre, sillonnaient la Méditerranée occidentale, guettant les paisibles vaisseaux marchands, les pillant et réduisant en esclavage l'équipage et les passagers. Mais, leurs déprédations ne se bornaient point là ; les attaques en mer ne réussissaient pas toujours, n'étaient pas toujours fructueuses à leur gré.

Alors, les corsaires s'approchaient des côtes de Provence, dont ils connaissaient à merveille les points accessibles, et, à la faveur de la nuit, débarquaient, mettaient à sac les villages du littoral, faisaient prisonniers les habitants, hommes, femmes et enfants, et les conduisaient en Barbarie.

Tous les lieux habités de la côte, de Marseille à Nice, eurent à souffrir pendant des siècles des incursions des Barbaresques. Bien des fois, les habitants de ces nombreuses localités, se liguèrent, s'imposant de lourds sacrifices pour la défense de leur territoire et le rachat des malheureux retenus dans les fers en Barbarie.

Isolées, sans aucune défense contre les pirates, les iles d'Hyères ne tardèrent point à se dépeupler. Les Maures venus d'Afrique en firent alors une sorte de refuge, un véritable port d'attache où les barques musulmanes attendaient l'heure propice aux incursions chez le roi très chrétien, Dans ces iles retirées, devenues, leur grenier d'abondance, les Barbaresques rassemblaient le butin recueilli au cours de leurs déprédations le long des côtes provençales, Ils s'y étaient fortement établis, et on relève encore, sur place, des traces évidentes d'une occupation prolongée, à laquelle on tarda si longtemps de mettre fin en détruisant ou chassant les bandits qui désolaient la contrée.

Il fallut bien, pourtant, aviser au moyen de donner satisfaction aux plaintes fort vives qui, de toutes les communautés du littoral de la Provence, arrivaient aux autorités provinciales. Les procureurs du pays et les États provinciaux ne pouvaient que s'associer à ces doléances légitimes et les transmettre au roi en lui demandant d'ordonner des croisières et même de recourir à l'intervention, des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem pour chasser les infidèles. La présence des Maures dans le voisinage rendait impossible la culture des terres aux habitants terrifiés par la peur d'être enlevés et emmenés en Barbarie; le commerce des petits ports provençaux se trouvait anéanti et le pavillon royal livré aux pires insultes des pirates.

Le roi, au moins aussi sensible à ces outrages qu'à l'état misérable des populations, mit une garnison à l’ile de Porquerolles qu'il fit ensuite fortifier. Ces premières mesures eurent pour effet immédiat d'éloigner les Barbaresques ; François 1er ne s'en tint pas là : afin d'assurer l'intégrité des autres îles, celles de Port-Cros, du Levant et de Bagaud, il conçut le projet de les ériger en marquisat en mettant à la charge du bénéficiaire les dépenses de fortifications et autres. C'était presque un aveu d'impuissance de la part de l'autorité royale, mais, en ce temps-là, la vision des choses était telle qu'on pensa, à coup sûr, avoir fait de la bonne politique en déchargeant le trésor royal de frais onéreux. Ces frais, le nouveau marquis les acquitterait volontiers, ne craignant point de payer trop cher un titre aussi recherché et aussi rare à une époque où n'existait en Provence qu'un seul marquisat, celui de Trans, érigé en 1505, au profit de Louis de Villeneuve.

I – Bertrand d’Ornezan, baron de Saint-Blancard (1480-1540)[modifier | modifier le code]

Ce ne fut point un haut magistrat, premier président ou président à mortier au Parlement, qui reçut investiture de ce marquisat. Le roi pensa, et non sans raison, qu'il devait conférer cette dignité nouvelle à un homme rompu aux choses de la mer, mûri dans l'art de la guerre, mieux à même que personne de réaliser le but proposé : la défense des îles d'Hyères contre les pirates barbaresques. Le choix royal se porta sur Bertrand d'Ornezan, baron de Saint-Blancard, conseiller et maître d'hôtel ordinaire, capitaine, puis général des galères de France. Pourvu de cette charge en 1521 il défit devant Toulon l'armée navale de Charles-Quint, commandée par Hugues de Moncade. C'était un marin de grand mérite et nul mieux que lui ne pouvait faire honneur au titre de marquis ; n'était mieux à portée de remplir les obligations imposées par les lettres-patentes d'érection rendues en sa faveur au mois de juillet 1531[54].

Ces lettres patentes sont curieuses, et leur texte, inédit, croyons-nous, mérite d'être cité. Comme on n'eût point manqué de le faire plus tard, le roi ne prit pas la peine de déguiser, à l'aide d'une vague formule de chancellerie, le véritable motif de l'érection des trois iles en marquisat. Dans le préambule, il insiste complaisamment et non sans ingénuité sur le mobile qui le fait agir, il y insiste même plus que de raison et on voudrait voir l'érection du nouveau marquisat plutôt justifiée par les mérites très réels du bénéficiaire que par le désir trop évident chez le souverain de passer à autrui, moyennant compensation honorifique , une charge incombant directement à l'autorité royale :

« Comme nous ayons esté deuement informez et acertenez que, en nosdits pays de Prouvence, nous ayons, entre autres, troys ysles près et contiguë les unes des autres, à nous neuement appartenans, appellées les ysles d'Ières, situées et assises devant les villes d'Yères, Brigançon et Bourgme, au diocèse de Thollon ; lesquelles ysles ne sont pas seullement inutilles et de nulle valleur et prouffit, mais très préjudiciables et dommageables à nous et à la chose publicque de nosdits païs pour ce que c'est le repoz et reffuge des galleires, fustes, brigandins et autres navires de pirates mores, turcqs, et ennemis de nostre saincte foy catholique, et aussy de noz autres ennemis, en temps de guerre et hostillité, lesquelz navires des infidèles viennent descendre esd. ysles pour ilec eulx tenir et refreschir d'eaues et autres choses à eulx neccessaires, en actendant qui passe par cest endroict navires de noz subgectz et autres marchans chrestiens pour eulx gecter dessus et les piller, prendre et destrousser, et pareillement pour faire descente ès villaiges et bourgades d'iceluy nostre pays et conté, quand ilz voyent le temps propre et ilec prennent et enlèvent hommes, femmes et enfans noz subjeclz, et les emmènent prisonniers en leur païs, et après les vendent et transportent à gens qui les tiennent esclaves et font vivre en grant pouvreté, misère et calamité le reste de leur vie, et font regnier la foy au très grand déshonneur et scandalle de nostre dicte foy catholicque et à nostre très grand regret et desplaisir. Désirans de tout nostre cueur y mectre et donner ordre, sçavoir faisons que nous, ce considéré, et que ne sçaurions plus convenablement mectre lesd. ysles és mains de personnaige plus propre ne qui ait meilleur moyen de faire mectre en labour, nature et valleur ycelles ysles, et aussi en deffence pour obvier aux descentes desdits infidelles et ennemis, garder et conserver lesdits habitans et demourans en icelles, que fera nostre amé et féal Bertran d'Ornezam, chevalier, seigneur et baron de Saint-Blancard… »

Voilà qui est net : le roi veut « mettre ordre » aux brigandages des Barbaresques. Dans ce but il n'enverra point des galères ou une garnison à sa solde, il donnera simplement délégation à un personnage très distingué, ayant fait ses preuves contre les ennemis de l'État, le baron de Saint-Blancard :

« Ayant regard aux bons, vertueulx, agréables et très recommandables services qu'il a faitz depuis trente troys ans en çà, tant à nostre prédécesseur le feu roy Loys de bonne mémoire que Dieu absoille, que à nous au faict de noz guerres et armées, tant de terre que de mer, à la conduicte de plusieurs noz hommes d'armes, chevaulx-légiers, gens de pié que de gallaires, brigandins et autres vaysseaulx dont il a eu et encores a de présent la charge, et où il nous a très bien et vertueusement servi, fait encore et espérons qu'il fera cy après de plus en plus ; - à iceluy sieur baron de Sainct Blancard… donnons… lesd. troys ysles d'Yères, leurs appartenances et deppendances, ainsy qu'ils se comportent et poursuivent, la première appelée l'isle de Bagueau, confrontant devers le Ponant avec l’isle de Porquerolles ; la segonde, devers le Levant, appelée Porte Crox, et du cousté devers le Levant y a ung autre port appellé Porto Magno, et la tierce est appellée l'isle de Levant, où est assis ung port appelle le Titoul et dure jusques à ung petit roch qui s'apelle l'Esquilhade et est devers le soleil levant, et du cousté de terre ferme, devers Grego. et tremontane, et aux lieux de Cavallaire, Borme, Brigançon et Yères, et devers le Midi tirant à la Barbarie et du cousté de Sirocq et Levant, avec la Sardaigne et Corsegue ; - lesquelles ysles, nous avons créées et érigées, créons et érigeons en tiltre de marquisat et voulons doresnavent estre nommées les Ysles d'Or. ... »

Les lettres patentes de François Ier consacraient officiellement le nom d'îles d'Or déjà donné aux îles d'Hyères par Jean de Nostradamus. Le nom du marquisat était harmonieux plus qu'aucun autre, mais son revenu plutôt mince; il comportait plus de charges que d'avantages.

Frédéric Mistral, l'immortel poète de la Provence, dans sa tragédie La reine Jeanne, fait ériger par cette souveraine les îles d'Or en principauté au profit de Dragonet, son page préféré. Jeanne, dont le nom est demeuré si légendaire en terre provençale, part de Naples, sur la galère réale, pour se rendre en Avignon, devant le pape Clément VI. Elle passe à proximité des îles ; Dragonet veut y  cueillir un bouquet de genêts pour la reine ; celle-ci le fait prince de ces îles, sous le simple tribut, à acquitter tous les étés, d'une gerbe des fleurs d'or qui les embaument [55].

Voilà bien une gracieuse fantaisie de poète. La réalité est tout autre, et le baron de Saint-Blancard, premier marquis des îles d'Or, par la grâce de François Ier, ne s'en tira point à si bon compte.

Le roi, après avoir indiqué les raisons de l'érection, ne pouvait manquer d'en énumérer les conditions imposées au nouveau marquis. Les devoirs incombant à celui-ci étaient multiples, sans nul doute difficiles et onéreux à remplir puisque le baron de Saint-Blancard et ses successeurs ne semblent point s'être conformés aux ordres du souverain prescrivant l’édification d'ouvrages défensifs dont le coût ne devait être inférieur à cinquante mille écus, somme extrêmement considérable pour l'époque. De plus, il fallait entretenir le guet et parer à toutes les éventualités de l'attaque et de la défense.

En retour de ces lourdes charges, le marquis des îles d'Or reçut des avantages qui ne coûtaient guère au trésor royal, celui, par exemple, de peupler les trois îles avec les criminels détenus dans les prisons des parlements. Saint-Blancard, capitaine des galères, avait bien souvent recruté ses rameurs dans les prisons royales parmi ceux qui avaient échappé à la roue ou à la mort ; il se trouva dans le cas de recueillir parmi ceux-ci des colons pour la mise en valeur de son fief. Il avait également droit de justice et de lever des impôts sur tout ce monde.

Enfin, comme le marquis des îles d'Or aurait pu, dans son fief isolé, se croire souverain, monarque, absolu, son état de dépendance lui fut rappelé d'abord par l'hommage traditionnel, ensuite  par la redevance annuelle de dix mailles d'or et, à chaque mutation de seigneur par un don peu banal et bien caractéristique sous un roi comme François Ier, grand amateur de la chasse au faucon, celui d'un de ces oiseaux de proie portant sonnettes d'or et vervelles[56] aux armes royales, avec le chaperon de soie également aux armes royales et, au bas des longes, les armes du marquis des îles d'Or. En outre, le roi se réservait, pour lui et son gouverneur en Provence, le droit de pénétrer librement et en armes, aussi souvent qu'il lui plairait, dans la forteresse à construire.

En même temps qu'il était fait marquis des îles d'Or, Bertrand d'Ornezan recevait le commandement du château-fort de Brégançon, en face des iles d'Hyères[57]. En attendant une occupation effective de son nouveau fief, encore si peu habitable, il se trouvait à portée d'exercer une surveillance sur l'archipel et empêcher les infidèles qui en avaient été chassés d'y retourner prendre retraite.

C'est à Brégançon même que Pierre Vitalis, maître rational près la cour des comptes de Provence, officiellement délégué par cette cour, vint rejoindre le nouveau marquis et le mettre en possession des îles d'Or. Mais, le 3 février 1532, au moment de se rendre aux îles, une tempête éclata et le débonnaire magistrat quoique accompagné d'un fin marin comme Saint-Blancard, ne se soucia point d'affronter les périls de la traversée. Lui et le marquis se rendirent simplement sur le rivage; là, en face de la mer en furie, le maître rational prit le marquis par la main droite et à distance, par-dessus les flots bleus, le mit en possession des îles qui se profilaient au loin, au milieu de la mer tourmentée[58]. Néanmoins, il fallait une prise de possession plus effective. Me Vitalis, pressé de retourner à Aix et désireux de ne point s'exposer au grand et imminent péril du voyage – et ad evitandum imminens periculum ! – délégua Pierre Cambe, bailli de Brégançon, pour procéder à cette formalité quand le temps le permettrait[59].

Il faut croire que le beau temps tarda à revenir; ce fut neuf jours après, le 13 février, que Saint-Blancard et le bailli Cambe se rendirent aux îles d'Hyères. En débarquant à Port-Cros, le seigneur toucha de sa main droite le sol de l'île, en signe de possession; il assista dévotement à la messe et à la bénédiction d'une croix de bois nouvellement plantée sur cette terre si souvent foulée par les Maures mécréants. Ce voyage s'effectua en grande solennité ; les trois galères de Saint-Blancard prirent la mer à celte occasion; elles avaient à leur bord une nombreuse assistance devant laquelle se déroula la cérémonie[60]. Celle-ci terminée, le premier marquis des îles d'Or se trouva bien et dûment en possession de son fief. Il ne devait pas le conserver longtemps.

Après cette prise de possession solennelle, il restait au marquis le devoir de prêter hommage au roi. Il ne s'en acquitta point par devant la cour des comptes à Aix ; comme les seigneurs de haute marque, il prêta l'hommage et le serment de fidélité entre les mains du roi lui-même qui en avisa les autorités de Provence par lettres du 5 février 1534[61]. Ce document est même le dernier qui fasse mention de Saint-Blancard agissant en qualité de marquis des îles d'Or. À la suite de circonstances et à une date que les archives provençales ne font point connaître d'une manière précise, le marquisat cessa d'être l'apanage de la maison d'Ornezan et fut réuni au domaine royal.

II - Christophe comte de Rocquendorf et de Gundestorf (1511-1585)[modifier | modifier le code]

La possession de ce fief, à coup sûr plus onéreuse que profitable, est dévolue par Henri II, en décembre 1549, à un grand seigneur allemand réfugié en France pour raisons politiques, Christophe comte de Rocquendorf (ou Rogendorff) et de Gundestorf, baron de Molenbourg, seigneur de Condé et de Revaix, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi de France, grand maître héréditaire d'Autriche. La donation qui lui est faite revêt le caractère d'une compensation des biens délaissés en son pays par ce noble étranger :

« pour l'entière dévotion et affection qu'il porte à notre service s'est piéçà retiré auprès de nous, ayant délaissé et abandonné grandes terres et possessions qu'il tenoit en la Germanie et pays circonvoisins, délibéré et résolu de vivre tout le reste de ses jours en nostre dict service et y despendre sa vie et tout ce qu'il a et aura en ce monde sans rien y espargner…[62] »

Au bénéfice de ces lettres patentes, le comte de Rocquendorf devint marquis des îles d'Or avec les mêmes avantages et les mêmes charges que Saint-Blancard. Ce dernier n'avait nullement assuré la défense des îles et, dix-huit ans après les lettres de François Ier, les choses étaient dans le même état. Aussi le roi imposa-t-il à Rocquendorf les mêmes obligations qu'à son prédécesseur ; il lui accorda en sus le droit honorifique de faire figurer dans ses armoiries sept fleurs de lys d'argent.

« L'existence aventureuse du comte de Rocquendorf offre un intérêt trop romanesque, la concession qui lui fut accordée et dont il n'a pas joui bien longtemps, les considérants des lettres patentes qui mirent le seigneur allemand en possession des îles d'Or, sont trop curieux pour que nous n'entrions pas dans quelques détails sur le rôle qu'il a pu jouer et sur les services qu'il a rendus à la France. Sans vouloir porter atteinte à la réalité de l'affection et du dévouement témoignés au roi Henri II par le comte de Rocquendorf, nous pouvons cependant affirmer que les véritables motifs qui dirigèrent sa conduite prirent leur origine dans un tout autre sentiment. Nous les découvrons dans les volumineuses correspondances que nécessitèrent les négociations de la France dans le Levant, et nous sommes en état de rétablir la biographie du réfugié allemand. Voici comment s'exprime à son sujet le sieur d'Aramon, ambassadeur de François Ier près la Sublime Porte :

« Soliman II avait alors porté la gloire et l'influence musulmanes à leur plus haut degré. Le comte de Rocquendorf, mécontent de Charles-Quint, avait choisi la Turquie pour lieu de son séjour, uniquement parce que le Sultan paraissait être le plus irréconciliable ennemi de cet empereur. D'Aramon ajoute qu'ayant été chargé par ordre du roi de France, de rechercher à Venise ce qu'il pourrait apprendre sur Rocquendorf, il répond que «malgré ses recherches, il n'a trouvé quoi que ce soit, si ce n'est qu'ayant quelque différend avec sa femme, celle-ci fut tellement favorisée par l'Empereur contre lui, que n'ayant jamais pu obtenir d'être ouy dans son droict et lui ayant, le dict Empereur, osté la plupart de ses biens, pour favoriser sa dicte femme et, meu de ce à désespoir, s'est venu rendre au Grand Seigneur, comme au plus grand ennemi qu'ait icelui Empereur, en espérant, par son moyen, se pouvoir venger des torts qui lui ont été faicts ; n'a cessé, depuis sa venue d'en chercher les moyens, n'ayant faict que bons offices envers le Grand Seigneur.[63] » .

C'est donc en haine de Charles-Quint que Rocquendorf vint en France comme il alla plus tard en Turquie. Moins encore que Saint-Blancard, il se soucia de faire édifier à grands frais sur le territoire de son marquisat les ouvrages imposés par le roi. Du reste, tourmenté du désir de créer des embarras à son ancien souverain, il se rendit en Turquie, comme nous l'avons vu. Les gens du Grand Turc s'assurèrent de sa personne, et sa captivité se serait prolongée si Gabriel de Luetz, seigneur d'Aramon, ambassadeur de France à Constantinople, n'était intervenu en sa faveur et n'avait obtenu sa mise en liberté.

III - Gabriel de Luetz, seigneur d’Aramon (1508-1560)[modifier | modifier le code]

À son retour en France, le comte de Rocquendorf, animé dû désir de témoigner sa reconnaissance à Gabriel de Luetz et désireux, d'autre part, de se débarrasser d'un fief dont il escomptait si peu de profit, usa du droit à lui conféré par les lettres de don de disposer à sa volonté du marquisat des îles d'Or. Par acte notarié souscrit à Paris, le 14 février 1552 (n. st.), environ deux ans après son investiture, il en fit don au sieur d'Aramon :

« … mesmement estant iceluy seigneur comte de Roquendolf, détenu prisonnier par les gens du Grand Seigneur Turcq, des mains desquels ledict seigneur d'Aramon l'auroict faict évader et l‘auroict remys en liberté, chose qui ne peult bonnement recepvoir estimation ne récompense suffisante, désirant de sa part le recougnoistre, icelluy seigneur comte de Rocquendolf fait donation dud. marquisat au sieur d'Aramon »[64]. Cette donation fut confirmée par le roi au mois d'avril 1552 [65].

Peu d'années après, en 1560, Gabriel de Luetz, troisième marquis des îles d'Or, mourait instituant héritières ses parentes, Jaumette de Grasse et Jacqueline des Estardes. Le 15 octobre de la même année, elles font hommage au roi à raison de la possession des îles d'Or[66].

IV – Albert de Gondi, baron de Retz, maréchal de France (1522-1602)[modifier | modifier le code]

Gardèrent-elles bien longtemps ce fief onéreux ? On est assuré du contraire puisque, le 6 juillet 1573, Albert de Gondi, baron de Retz, maréchal de France, gouverneur de Metz, est qualifié marquis des îles d'Or dans ses lettres de provision de gouverneur de Provence et d'amiral des mers du Levant[67]. Ce fief se trouvait donc entre les mains de l'un des premiers personnages du royaume.

V - Philippe-Emmanuel de Gondi, comte de Joigny (1580-1662)[modifier | modifier le code]

À la mort du maréchal de Retz, il passa au fils de celui-ci, Philippe-Emmanuel de Gondi, comte de Joigny, lieutenant général des mers du Levant, général des galères de France, le même dont Tallemant des Réaux raille si fort le peu de bravoure, malgré ses charges militaires.

Le 22 mai 1624, Louis XIII confirmait en sa faveur l'érection du marquisat :

«et pour ce que lesd. lettres d'érection dudit marquisat… et de confirmation depuis donnée par le feu roy Henry second, il y a clause expresse qui porte que, pour la conservation desd. isles et de ceux qui y voudront habiter, et aussy pour empêcher la retraicte des corsaires qui y font ordinairement eigade et s'y rafraiçhissent, attendans l'occasion de piller les vaisseaux negotians sur la mer Méditerranée, et de descendre ez costes de nostre dict pays de Provence, - ceux qui posséderont lesdictes isles seront tenus de les fortiffier et d'y faire ce qui sera neccessaire pour la tuition et deffence de noz subjects dud. pays, et que led. sieur comte de Joigny, craint que pour avoir esté, lad. fortification, négligée par ses prédécesseurs on luy voulust débattre la jouyssance de lad. isle qui n'a esté érigée en marquisat qu'à cette condition, il nous a supplié et requis luy vouloir octroyer nos lettres de confirmation de lad. érection aux charges et conditions y contenues[68]. »

Le roi confirma aux conditions imposées aux précédents possesseurs.

En 1633, lors de l'inspection des côtes de Provence ordonnée par Richelieu et opérée par le président de Séguiran, quelques ouvrages de défense existaient à Port-Cros[69]. Avaient-ils été bâtis par le marquis des îles d'Or, ou bien l'autorité royale, désespérant de voir jamais les possesseurs du fief faire élever les constructions nécessaires, se résigna-t-elle à y pourvoir elle-même? Nul ne saurait le dire.

VI - Gaspard de Covet, baron de Trets et de Bormes (1635-1668)[modifier | modifier le code]

Vers le milieu du XVII° siècle, le marquisat passa à Gaspard de Covet, baron de Trets et de Bormes, conseiller au Parlement de Provence. Nous n'avons relevé aucun hommage prêté par lui. Il mourut sans enfants et laissa ses biens, y compris les îles d'Or, à son neveu Jean-Baptiste de Covet, gouverneur de la tour de Bouc et des îles de Port-Cros et du Levant, premier consul d'Aix et procureur du Pays en 1676.

VII - Jean-Baptiste de Covet, marquis de Marignane (1638-1693)[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste de Covet en faveur de qui, en 1647, la baronnie de Marignane fut érigée en marquisat, porta, sa vie durant, le double titre de marquis de Marignane et des îles d'Or. Il fit hommage de ces deux fiefs le 7 novembre 1672, et déclara posséder le dernier par succession de son oncle Gaspard[70]. Il était tenu, comme le portaient les lettres d'érection de 1531 et 1549, à une redevance annuelle de dix mailles d'or évaluées à 3 1ivres 15 sols. Quant aux faucons avec sonnettes d'or dont il avait prétendu s'exonérer et dont on n'avait que faire en 1687, la chasse à l'aide de ces oiseaux de proie étant passée de mode, il fut décidé qu'ils seraient remplacés par une redevance en argent à fixer par experts[71] .

VIII - Joseph-Gaspard de Covet, marquis de Marignane (1665-1740)[modifier | modifier le code]

Joseph-Gaspard de Covet, capitaine de cavalerie au régiment du Roi, fils de Jean-Baptiste, succéda à son père. Il prêta hommage en qualité de marquis des îles d'Or, le 24 mai 1696[71].

IX - Joseph-Marie de Covet, marquis de Marignane (1693-1752)[modifier | modifier le code]

Continuant l'ordre normal de succession, Joseph-Marie de Covet, lieutenant-général des armées du roi, devint marquis de Marignane et des îles d'Or à la mort de son père, Joseph Gaspard[72].

X - Emmanuel-Anne-Louis de Covet, marquis de Marignane (1731-1803)[modifier | modifier le code]

Son fils, Emmanuel-Anne-Louis de Covet, enseigne des chevau-légers de la garde du roi, gouverneur de Port-Cros, beau-père du comte de Mirabeau, le célèbre tribun de l’Assemblée nationale, fut le à son tour marquis de Marignane et des îles d'Or. Il rendit successivement hommage de ce fief en 1760[73] et dénombrement en 1764. Voici du reste la teneur de ce dénombrement :

«Dit (Louis de Covet) qu'il possède le marquisat des isles d'Or, vulgairement dites les isles d'Hyères, nommées Porte-Cros, Bagueaux et de Levant, diocèse de Toulon et viguerie d'Hyères, érigées en titre de marquisat par le roy François Ier, par lettres patentes du mois de juillet mil cinq cens trente-un, duement vérifiées et enregistrées ; icelles à luy advenues comme héritier de messire Joseph-Marie de Covet, son père.

«Dit que dans lad. terre, il a la haute, moyenne et basse juridiction, mère, mixte, impère, directe universelle, fonds et propriété desd. isles, le tout noble ; - tous droits seigneuriaux comme ils sont dénombrés et exprimés dans les actes d'inféodation, de vente et dénombrement, et comme ils peuvent être stipulés et réservés en cas que led. seigneur marquis veuille donner habitation dans lesd. isles[74]

Après un nouvel hommage à la suite de l'avènement de Louis XVI à la couronne, hommage prêté le 16 février 1778[75], Louis de Covet vendit les îles d'Or, moyennant le prix de 80.000 livres, à Jean-Joseph-Barthélemy-Simon de Savornin, major commandant de Port-Cros[76], dont la particule récente n’établissait pas, pour autant, son appartenance à la noblesse.

Lorsque le 28 juin 1785, leur nouveau possesseur prêta à son tour l'hommage requis, ce fut à titre de simple détenteur de fief acquis à prix d'argent[77] et non de marquis des iles d’Or.

Car depuis 1579, l’ordonnance de Blois stipulait que : « Les roturiers et non nobles, achetant fiefs nobles, ne seront pour ce, anoblis ni mis au rang de degrés des nobles, de quelque revenu et valeur que soient les fiefs par eux acquis. »

XI - Auguste-Antoine de Sauvan, marquis d’Aramon (1768-1858)[modifier | modifier le code]

Le 19 mars 1786, à Versailles, Louis XVI, Marie-Antoinette et la famille royale signèrent le contrat de mariage[78] d’Auguste-Antoine de Sauvan, marquis d’Aramon, capitaine de Dragons au régiment de Conti avec Stéphanie de Mellet de Fayolle, fille de Louis de Mellet de Fayolle, gouverneur du pays de Perche, Maine et comté de Laval, lieutenant-général des armées du Roi, grand-croix de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, et d’Elisabeth Mélanie Le Daulceur.

Louis XVI, après avoir signé le contrat de mariage, se tourna vers le jeune marquis d’Aramon, âgé d’à peine 18 ans. Le roi l’autorisait, à ce que lui et sa descendance, porta aussi le titre de marquis des Iles d’Or, qui avait appartenu à son aïeul Jean de Luetz, seigneur d’Aramon, à la condition que lui ou sa descendance se « donna habitation dans les dites isles. »[79]

Les conditions imposées aux précédents possesseurs n’étaient plus ; titre et fief étaient démembrés depuis 1785[80]. Cependant, le marquisat des iles d’Or subsistait, en cette veille de Révolution française…

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Napoléon Ier ordonne la construction en 1811 du fort Napoléon[81],[N 10].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le phare du Titan[N 11] est mis en service en 1841[82].

En 1855, le comte Henri de Pourtalès (1815-1876) rachète l'île du Levant. En 1860, il est autorisé à y créer une colonie pénitentiaire pour enfants afin d'exploiter l'île. Les premiers arriveront en . Les bagnes pour mineurs furent autorisés par Napoléon III dans le but de vider les villes des orphelins, enfants abandonnés et jeunes mendiants. La colonie pénitentiaire du Levant (colonie agricole de Sainte-Anne)[N 12] fonctionnera pendant dix-sept ans (1861-1878). Pendant cette période, une centaine d'enfants, soit 10 % des effectifs totaux mourront sur l'île[83]. Récemment, une plaque commémorative a été posée.

En 1878, Simon Philippart devient le propriétaire de l'île. Deux ans plus tard, elle échoit à Édouard Otlet, entrepreneur belge dans les tramways qui en fait sa résidence secondaire[84]. Ses garçons Paul et Maurice y passeront plusieurs étés. Le jeune Paul Otlet (1868-1944) s’y épanouit pleinement et élabore une ébauche de musée. En 1884, il écrit L’Île du Levant[85].

En 1892, l’État se rend acquéreur de 90 % de l'île (930 ha)[86], les 65 ha restants demeurent la propriété des héritiers de la famille Otlet. C'est enfin en 1928 qu'une société immobilière rachète ces 65 ha et loue le reste de l'île à l’État. Cette société, devenue la société des îles d'Or, est reprise en 1931 par les docteurs Gaston et André Durville, qui y créent Héliopolis, un des premiers villages naturistes d’Europe sur une île[87]. .

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Île du Levant
Héliopolis[modifier | modifier le code]

La vie du village naturiste d'Héliopolis débute avec notamment l'inauguration de la boulangerie et la célébration du premier mariage le [88], l'ouverture de la poste et l'arrivée du téléphone le [89], l'ouverture de l'école publique en 1937. Puis pendant la Seconde guerre mondiale, la vie continue difficilement mais la quasi totalité des habitants quitte l'île avec l'arrivée des allemands en 1943. Enfin, l'île du Levant est le premier point de débarquement des alliés en Provence le [90].

En 1948, une première protection de l'appontement du « port » de l'Ayguade est réalisée. Le camping des Grottes[N 13] fait le plein l'été 1949 et le concours de la plus belle naturiste de l'île se déroule pour la première fois en 1950. Plusieurs célébrités dont Michel Simon, Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault, Errol Flynn y prennent leurs quartiers. En 1955, les 65 ha de la zone privée sont isolés du reste de l'île, propriété de l'État, devenu un centre d'essai pour missiles en 1950[91].

Les années 1950 à 1970 voient la fréquentation de l'île augmenter, les fêtes se multiplient et de nombreuses vedettes comme Jayne Mansfield, Georges Moustaki ou Annie Girardot y séjournent[92].

Ce n'est qu'en 1989 que l'île sera électrifiée[93], ce qui changera considérablement la vie quotidienne au Levant.

Centre d'essais de lancement de missiles[modifier | modifier le code]
Article détaillé : DGA Essais de missiles.

La majeure partie de l'île (90 %) appartient à l’État. Elle sert de centre d'essai pour les lancements de missiles pour le compte de la Direction générale de l'Armement.

Au mois d', la Marine nationale installe le Centre d'essais et de recherche d'engins spéciaux (CERES)[94].

En 1955, la responsabilité des essais est confiée au Groupe technique d'engins spéciaux (GTES).

Placé, en , sous l'autorité de la Direction des recherches et moyens d'essais (DRME), le GTES prend en charge l'exploitation du polygone de la Renardière. Un peu plus tard, après un regroupement du CERES, du GTES et de la Renardière, le centre prend le nom de Centre d'essais de la Méditerranée (CEM).

Bien que dépendant des militaires, le CERES a été utilisé dès 1956 pour le lancement de fusées pour la recherche scientifique de la société ATEF ou de l'ONERA, avant que le CNET, puis le CNES procèdent à des lancements de fusées Centaure.

Le CEM a fusionné officiellement le avec le Centre d'essais des Landes (CEL) et le Gerbam pour devenir le Centre d'essais de lancement de missiles (CELM) , appelé DGA Essais de missiles depuis le .

Du fait de ces activités d'État, l'île du Levant est placée dans la zone aéronautique P 63 qui interdit formellement le survol de l'île par tout aéronef non autorisé.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des présidents du syndicat d'administration d'Héliopolis[modifier | modifier le code]

Présidents successifs
Début Fin Identité Qualité
1932 André Durville[95] Médecin[96]
1976
1976 1998 Philippe Fourneau[97] Propriétaire et marchand
de vin puis retraité[97]
1998 2001 René Nicot[98]
2001 2013 Jacques Ollive[99],[100]
2013 2016 Jean-Yves Gacon[101] Retraité (ex-administrateur civil)[102]
2016 en cours
(au 2019)
Chantal Aumasson[103] Retraitée (ex-gérante de société)
Les données manquantes sont à compléter

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Dans le village se trouvent une annexe de la mairie, un bureau de poste, la police municipale, une chapelle, une boulangerie, un commerce d'alimentation et bazar, plusieurs bars et restaurants.

Démographie[modifier | modifier le code]

Au travers des écrits il apparait que cette île est constamment habitée. Toutefois sa population fluctue selon l'occupation par des groupes au début religieux puis pénitentiaire et enfin naturiste.

Un peuplement certain est attesté au début du Ve siècle où « les moines de Lérins y établir une importante succursale de leur couvent ». Puis « au XVe siècle, des Bénédictins occupèrent l’ile du Levant ». Plus tard la population est moindre mais en 1536 « soixante-dix chrétiens l’habitaient. »[104] Il est possible de dénombrer en 1755 huit familles, qui deviennent en 1757 quatre familles de paysans puis en 1771 redeviennent huit ménages[2]. Puis des religieux, les frères de la Croix s’installent. Mais « leur établissement […] se trouva ruiné presque complètement par les Anglais, en 1793. » Ainsi en 1796, la population est réduite à « quatre familles et les frères de la Croix à onze ». Plus tard, en 1827, il ne se trouve que « quelques paysans [ainsi qu']une dizaine de douaniers. » Entre 1861 et 1878, la colonie pénitentiaire va générer jusqu’à 500 habitants — en 1862, à son ouverture, 148 détenus arrivent du continent. Puis en 1876 sont comptées 81 occupants[104]. Ce chiffre décroit à 19 habitants en 1898[105]. En 1913 la population est stable avec 20 personnes et le demeure en 1928 avec 14 habitants[104],[N 14]. Puis en 1933, cinq ans plus tard, un quotidien estime cette population à 250 personnes[106] — il s'agit de l'installation des naturistes.

En 1943, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’île est complètement évacuée. En 1955 la population est estimée de nouveau à 450 personnes[24]. Mais en 2003, celle-ci n'est plus que de 123 habitants[107]. Puis, en 2006, le déclin persiste avec 110 résidents permanents[108].

Selon les îlots regroupés pour l'information statistique (IRIS) employés par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) il est possible d'analyser la population de l'île. En 2013 la population totale estimée est de 84 habitants[109] pour 55 713 habitants sur la commune d'Hyères[110].

Pyramide des âges au Levant en 2013 en pourcentage[109].
Hommes Classe d’âge Femmes
9,65 
75 à ans ou +
3,42 
29,21 
60 à 74 ans
27,74 
34,33 
45 à 59 ans
23,80 
8,19 
30 à 44 ans
23,99 
19,17 
15 à 29 ans
10,12 
0 à 14 ans
10,12 
Pyramide des âges de la commune d'Hyères en 2013 en pourcentage[110].
Hommes Classe d’âge Femmes
11,4 
75 à ans ou +
16,8 
18,7 
60 à 74 ans
19,2 
18,2 
45 à 59 ans
19,1 
18,1 
30 à 44 ans
16,8 
17,6 
15 à 29 ans
14,3 
15,9 
0 à 14 ans
13,8 

Le taux de personnes âgées de plus de 60 ans (35,71 %)[109], est supérieur à celui d'Hyères (23,3 %) et au taux national (23,6 %)[110]. Par ailleurs, l'absence d'enfant indique que le renouvellement de cette population, déjà âgée, ne peut résulter dans l'avenir que d'un solde migratoire positif. La population masculine de l'île (68,23 %) est deux fois plus importante que la population féminine (31,88 %)[109]. Ceci est sans comparaison avec la répartition locale d'Hyères qui est même légèrement inverse (47,45 % et 52,55 %)[110] ou avec la répartition nationale de 2016 (48,47 % et 51,5 %)[111],[N 15].

Ce décompte n'inclut pas certains résidents à l'année. Ainsi en 2003, les civils qui travaillent du lundi au jeudi pour les militaires sont estimés à 250 environ. Quant aux militaires habitants à l'année leur nombre n'est pas divulgué[17]. Enfin, il ne faut pas méconnaitre l’accueil touristique, estimé en 2008, à 1 600 personnes aux beaux jours[112].

Enseignement[modifier | modifier le code]

En 1934, avant toute inauguration, une école est ouverte[113],[114]. Puis cette école maternelle et primaire est inaugurée le [115]. En 2008, celle-ci est fermée[116].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Plusieurs associations contribuent à la vie du village, en proposant des expositions, des concerts, des visites, des actions en faveur du patrimoine et de la nature, des activités culturelles et sportives.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Un centre UCPA est consacré à la pratique de la plongée sous-marine. Il est ouvert à partir du niveau 1 (ou P1 CMAS). Il permet de découvrir la plongée dès dix-huit ans et les randonnées palmées autour du parc national de Port-Cros.

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

  • La chapelle du Christ-roi

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Secteur primaire ou Agriculture[modifier | modifier le code]

Secteur secondaire ou Industrie ou Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

Secteur tertiaire ou activités de service[modifier | modifier le code]

L'accueil touristique est la ressource de l'île. L'hébergement touristique est assuré par dix hôtels et villas d'hôtes, quatre-vingt-cinq villas et appartements en résidences ou auprès des particuliers et un camping.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Naturisme[modifier | modifier le code]

Le domaine naturiste d'Héliopolis est un domaine privé ouvert au public. Le domaine, répertorié par la Fédération française de naturisme, est resté fidèle à l'esprit de ses fondateurs :

« Héliopolis doit être non pas une ville ou un village, non pas une agglomération de maisons ou de villas luxueuses avec ses garages, ses casinos, ses théâtres, ses usines, ses maisons de commerce, mais une simple cité rustique où les amateurs d'air et de soleil viendront dans le calme d'une nature splendide, se reposer des fatigues de la civilisation artificielle des villes, en passant des vacances simples et saines, avec le seul luxe d'un idéal élevé et le seul souci d'une santé plus robuste. »

— Art. 1 du Cahier des charges d'Héliopolis, 1932

Il est utile de se munir d'une lampe de poche : il n'y a pas d'éclairage public dans les chemins pour mieux profiter du ciel étoilé.

Pour la baignade exclusivement naturiste, l’île possède une petite plage (plage des Grottes), et de petits solariums ont été aménagés le long de la côte rocheuse avec des accès à la mer.

Être nu est permis (et prévu) partout sur la partie publique de l’île, sauf à proximité immédiate du port et sur la place du village. À ces endroits, il est nécessaire de porter un pareo ou un string. Dans les restaurants en dehors du centre du village, on est habillé bien que le topless ou le minimum soit toléré. La pratique du naturisme fait l'objet de trois arrêtés municipaux[117],[118],[119],[120].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Bien qu'il n'existe pas sur l'île de monument inscrit ou classé au patrimoine national, il existe des éléments qui sont répertoriés par la commune d'Hyères :

  • le fort des Arbousiers[121] ;
  • le phare du Titan[122].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La réserve naturelle volontaire des Arbousiers de vingt hectares a été créée en 1993 sur la partie nord du domaine naturiste d'Héliopolis. Son accès est libre, elle abrite des espèces protégées[123].

Cette réserve accueille la végétation insulaire méditerranéenne, entre autres les filaires, arbousiers, bruyères arborescentes, cristes-marines, euphorbes

Mais aussi une faune d'oiseaux sédentaires ou migrateurs, des reptiles (lézards, geckos, couleuvres de Montpellier)[124].

L'île du Levant est aussi une zone de réintroduction de la tortue d'Hermann en raison du faible risque de ramassage, par des humains. La Station d’observation et de protection des tortues et de leurs milieux (SOPTOM) qui siège au Village des tortues est à l'origine de ce projet visant à sauver une espèce en voie de disparition[125],[126].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Claude Gritti, Des Maures aux Îles d'or : chronique historique, sociologique et toponymique, Le Lavandou, À compte d'auteur (Impr. Delmas), , 255 p., 23 cm (notice BnF no FRBNF35413900).
  • Claude Teilhol, Flore et faune de l'île du Levant : Découverte du sentier nature. Réserve naturelle volontaire, Île-du-Levant, Éditions du Syndicat d'administration d'Héliopolis, , 63 p.
  • Jean-Pierre Brun (dir.), Jean-Marie Guyon, Marc Heller, Michel Pascalini, Philippe Rigaux et Paul Turc (préf. Henry de Lumley), Les îles d'Hyères : fragments d'histoire, Arles ; Hyéres, Actes Sud ; Parc national de Port-Cros, coll. « Essais Sciences », (réimpr. 1999), 1e éd. (1re éd. 1997), 172 p., 24 cm (ISBN 2-7427-1479-0).
  • Claude Gritti (préf. Jean Esquerré), Les enfants de l’île du Levant, Paris, Éditions Jean-Claude Lattès, , 349 p., 23 cm (notice BnF no FRBNF37047648).
    L’auteur a pu se rendre sur les lieux du bagne pourtant interdits aux civils. Après avoir recueilli l’équipage d’un hélicoptère abîmé en mer, l’Armée lui permet l’accès au site[127].
  • Frédéric Capoulade et Hélène Goldet, Héliopolis : Histoire d'un village expérimental devenu un jardin d'essais, Île-du-Levant, Éditions du Syndicat d'administration d'Héliopolis, coll. « Île du Levant », , 288 p., 15 x 21 cm (ISBN 2-9512-7590-0).
  • Frédéric Capoulade et Hélène Goldet, L’histoire du fort Napoléon : la batterie des Arbousiers, Île-du-Levant, Éditions du Syndicat d'administration d'Héliopolis, coll. « Île du Levant », , 77 p., 15 x 21 cm (ISBN 978-2-9512-7591-1).
  • Julie Manfredini (préf. Jean-Marie Guillon, postface Pascal Ory), Héliopolis : une communauté naturiste sur l'île du Levant, 1931-1970 (texte issu de : Master : Histoire contemporaine : Aix-Marseille 1 : 2005), Forcalquier, C'est-à-dire, coll. « Un territoire et des hommes », , 192 p., 23 cm (ISBN 978-2-9182-3511-8).

Cahiers du Levant[modifier | modifier le code]

  • Jean Miaille (photogr. Louis Miaille), Bribes Levantines, Île du Levant, Agir O Levant, coll. « Cahiers du Levant » (no 1), , 37 p., 21 cm (ISBN 2-9131-1300-1).
  • René Faucon, Alain Billerot, André Kretz, Yannick Philouze-Bordier, Claude Lutz, Gaston Durville, André Durville et Robert Charraix (photogr. Jean Miaille, Guy Thouvignon, archives du Syndicat d'Héliopolis et collections particulières), Héliopolis : Documents, souvenirs, Île du Levant, Agir O Levant, coll. « Cahiers du Levant » (no 2), , 62 p., 21 cm.
  • Philippe Fourneau (préf. Jacques Salomé, photogr. Jacques Berger, Richard Destatte, Louis Fleck, Claude Frossard, Claire Lafontaine, Collection Serres, Collections particulières), Notes fugitives, Île du Levant, Agir O Levant, coll. « Cahiers du Levant » (no 3), , 47 p., 21 cm (notice BnF no FRBNF45165318).
  • Léonard Lassalle (fils) (trad. de l'anglais par Claude Ouvrard, préf. Édith Héry, Laurette Alario et Patrick Bellet, photogr. Collection Léonard Lassalle), Honor 1932-1942, Île du Levant, Agir O Levant, coll. « Cahiers du Levant » (no 4), , 48 p., 21 cm (ISBN 978-2-9131-1303-9).
  • Hélène Goldet et Frédéric Capoulade (photogr. Jean Miaille, Guy Thouvignon, archives du Syndicat d'Héliopolis et collections privées, textes par collectif), Gens du Levant, Île du Levant, Agir O Levant, coll. « Cahiers du Levant » (no 5), , 64 p., 21 cm.
  • Laurette Alario, Jean-Luc Alziary, Gilles Marchal, Frédéric Capoulade, Baptiste Rossi et Jean-Pierre Blanc, Phare du Titan, Île du Levant, Agir O Levant, coll. « Cahiers du Levant » (no 6), , 21 cm.

Roman[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b L'anse du Liserot a pour coordonnées 43° 02′ 34″ N, 6° 29′ 19″ E.
  2. L'actuel port du Titan a pour coordonnées 43° 02′ 49″ N, 6° 30′ 33″ E.
  3. Une illustration de 1914 figure cette calanque. Le chemin en escaliers, reconnaissable, accède à un embryon de jetée où se trouve une chaloupe des ponts et chaussées[4].
  4. Le phare du Titan est déjà mentionné dans un ouvrage à l'usage des marins en 1840[3].
  5. Port-Avis a pour coordonnées 43° 01′ 34″ N, 6° 27′ 14″ E.
  6. Le port de l'Ayguade a pour coordonnées 43° 00′ 56″ N, 6° 26′ 04″ E.
  7. La plage des Grottes a pour coordonnées 43° 00′ 40″ N, 6° 25′ 59″ E.
  8. L'hélisurface a pour coordonnées 43° 01′ 17″ N, 6° 27′ 36″ E.
  9. La pointe du Castelas est située au nord de l’île, dans la zone militaire.
  10. Le fort se situe dans le domaine naturiste d'Héliopolis. Cette propriété privée ne se visite pas.
  11. Le phare du Titan se situe à la pointe est de l'île, dans la zone militaire.
  12. Le pénitencier est situé dans la zone militaire de l'île, il est maintenant en ruines.
  13. Autrefois installé sur 18 ha loués à la Marine, le camping des Grottes n'existe plus.
  14. Un périodique donne également pour l'année 1928, une population de 14 personnes[89].
  15. Les décomptes des populations, hormis le chiffre national, s'appliquent tous à l'année 2013.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Météo station île du Levant », sur f8hjv.fr (consulté le 2 janvier 2015).
  2. a, b, c et d Michel Pascalini, « Aux sources du peuplement récent des îles d'Hyères : Les archives du Génie », Scientific Reports of Port-Cros national Park. [Travaux scientifiques du Parc national de Port-Cros], Hyères, Parc national de Port-Cros, vol. 16,‎ , p. 89 (vue 9-10/12) (lire en ligne [PDF]).
  3. a et b Louis-Stanislas Baudin, Manuel du pilote de la mer Méditerranée, vol. 1 : Description des côtes de la mer Méditerranée depuis le détroit de Gibraltar jusqu'au cap Bon et en dehors de la Sicile, traduit du Derrotero de Tofino pour la côte d'Espagne et de la partie correspondante de la côte de Barbarie, Toulon, L. Laurent, , V-490 p., 2 vol. ; 22 cm (lire en ligne), « Côte d’Europe. France », p. 283.
  4. Émile Jahandiez (préf. Charles Richet, ill. Albert Jahandiez), Les Îles d'Hyères : monographie des Îles d'Or, presqu'île de Giens, Porquerolles, Port-Cros, île du Levant : histoire, description, géologie, flore, faune, Toulon, Rébufa et Rouard, , 3e éd., VI-447 p., 23 cm (lire en ligne), chap. IV (« Île du Levant »), p. 182.
  5. Hodie (mise en ligne), « Île du levant - domaine naturiste d'Héliopolis, cité du soleil : son histoire, la vie locale, la faune, la flore et son environnement : Les « ports » du Levant », sur www.iledulevanthodie.fr/ (blog), (consulté le 18 mars 2017).
  6. Hodie (mise en ligne), « Île du levant - domaine naturiste d'Héliopolis, cité du soleil : son histoire, la vie locale, la faune, la flore et son environnement :  : une visite de « l'autre côté » », sur www.iledulevanthodie.fr/ (blog), (consulté le 18 mars 2017).
  7. a, b et c Joseph Clotis (maire), « [Lettre] : 118 », courrier à M. l’ingénieur en chef des ponts et chaussées Draguignan [jpg], sur www.iledulevanthodie.fr/ (blog), Hyères, Mairie d’Hyères, (consulté le 16 mars 2017).
  8. [Paul Maurice] Guillevin, Service historique de la marine, « Le programme français en 1939-1940 : Projets et réalisations (IIe partie) », La Revue maritime : Information. Actualités. Documentation maritime, Paris, Éditions Ozanne « nouvelle série », no 267,‎ , p. 905-906 (ISSN 0335-380X).
  9. Net-Marine (association, loi 1901), « Pétrolier ravitailleur d'escadre La Saône », sur www.netmarine.net, mise à jour : 11 octobre 2014 (consulté le 4 avril 2017).
  10. Net-Marine (association, loi 1901), « Frégate Suffren », sur www.netmarine.net, mise à jour : 11 octobre 2014 (consulté le 4 avril 2017).
  11. CREOCEAN, Centre d’expertises et d’essais en mer profonde : Demande d’autorisation auprès du préfet maritime suite au décret du (demande d’ABYSSEA. Dossier 1-11018E), La Seyne-sur-Mer, CREOCEAN, , (vues 73) 65 p. (lire en ligne [PDF]), « Inventaire des activités économiques et impact socio-économique potentiel dans la zone », p. 44 (vue 54).
  12. Hodie (mise en ligne), « Île du levant - domaine naturiste d'Héliopolis, cité du soleil : son histoire, la vie locale, la faune, la flore et son environnement : Les coques brise-lames de l'Ayguade du Levant : la gabare Polyphème », sur www.iledulevanthodie.fr/ (blog), (consulté le 6 avril 2017).
  13. « Arrivée du Benzène à l'Ayguade », Revue Naturiste Internationale, Paris, s.n., no 143,‎ . Copie photographie sur Hodie (mise en ligne), « Île du levant - domaine naturiste d'Héliopolis, cité du soleil : son histoire, la vie locale, la faune, la flore et son environnement : Les coques brise-lames de l'Ayguade du Levant : le Benzène », sur www.iledulevanthodie.fr/ (blog), (consulté le 6 avril 2017).
  14. Hodie (mise en ligne), « Île du levant - domaine naturiste d'Héliopolis, cité du soleil : son histoire, la vie locale, la faune, la flore et son environnement : Port de l'Ayguade de l'île du Levant : histoire du Benzène », sur www.iledulevanthodie.fr/ (blog) (consulté le 6 avril 2017).
  15. [vidéo] Ayguade de l'île du Levant (pseudonyme du monteur). (). De 1931 à 2009 l’évolution du débarcadère : île du Levant (mp4). Consulté le . “diaporama (min 20 s)”.
  16. Frédéric Cuvier (présentateur), A. Martiniky, E. Taxil, E. Malet (reporters) dans Journal France 3, 19/20. (). Mise en place d'un ponton flottant sur le port de l'Ayguade du Levant [Production de télévision]. Toulon: FR3 Toulon. Consulté le . La scène se produit à min 30 smin 35 s. “(durée min 5 s)”.
  17. a et b Hubert François, Société hyéroise d'histoire et d'archéologie (ill. Christian Lambinet), « Dossier sur Le Levant : une petite île particulière et originale », dans Nacima Baron-Yelles (dir.), Andrée Dagorne, Sylvie Clarimont, Henri Pauc et al., Politique d'aménagement en milieu méditerranéen : 128e congrès national des sociétés historiques et scientifiques. Bastia, 2003 (Extrait textuel du CDROM), Paris, Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques, coll. « Collection Actes des congrès des sociétés historiques et scientifiques », , 5 vues p., 1 disque optique numérique (CD-R) : coul. ; 12 cm (notice BnF no FRBNF41250266, lire en ligne [PDF]), vue 4.
  18. Léopold Ritondale (maire) (1e partie), « Arrêté du maire no 59 : Police de la circulation et du stationnement » [jpg], sur www.iledulevanthodie.fr/ (blog), Hyères, Mairie d'Hyères, (consulté le 15 mars 2017).
  19. Léopold Ritondale (maire) (2e partie), « Arrêté du maire no 59 : Police de la circulation et du stationnement » [jpg], sur www.iledulevanthodie.fr/ (blog), Hyères, Mairie d'Hyères, (consulté le 15 mars 2017).
  20. Léopold Ritondale (maire) (3e et dernière partie), « Arrêté du maire no 59 : Police de la circulation et du stationnement » [jpg], sur www.iledulevanthodie.fr/ (blog), Hyères, Mairie d'Hyères, (consulté le 15 mars 2017).
  21. Christine Pilon (adjointe, déléguée à la sécurité), « Arrêté du maire no 1497 : Police de la circulation et du stationnement » [jpg], sur www.iledulevanthodie.fr/ (blog), Hyères, Mairie d'Hyères, (consulté le 15 mars 2017).
  22. Michel Giraud (Bulletin de l’association des personnels de la « 5 ». Base aérienne 115), « Superbe histoire vécue raconté par notre conteur Provençal Michel Giraud : Le broussard de l’île du Levant », sur chezpeps.free.fr (site personnel), (consulté le 17 mars 2017). Extraits transcrits sur Hodie (mise en ligne), « Île du levant - domaine naturiste d'Héliopolis, cité du soleil : son histoire, la vie locale, la faune, la flore et son environnement : Une arrivée à l’île du Levant sur un « Broussard » », sur www.iledulevanthodie.fr/ (blog), (consulté le 15 mars 2017).
  23. J[oseph] Clotis (maire), Le maire de la ville d’Hyères à Monsieur Caillavet (Lettre. Archives de la mairie d’Hyères. Série 392 no 12), Hyères, Mairie d’Hyères, , 2 p. (lire en ligne [jpg]), p. 1.
  24. a et b J[oseph] Clotis (maire), Le maire de la ville d’Hyères à Monsieur Caillavet (Lettre. Archives de la mairie d’Hyères. Série 392 no 12), Hyères, Mairie d’Hyères, , 2 p. (lire en ligne [jpg]), p. 2.
  25. [Robert] Lambert (vice-amiral), Ile du Levant : Camping. Circulation. Port de l’Ayguade (Lettre. Archives de la mairie d’Hyères. Série 392 no 12-2), Toulon, Marine nationale, , 2 p. (lire en ligne [jpg]), chap. III (« Port de l’Ayguade »), p. 2.
  26. J[oseph] Clotis (maire), Installations portuaires : Rapport du maire (Lettre. Archives de la mairie d’Hyères. Série 392 no 12-2), Hyères, Mairie d’Hyères, , 4 p. (lire en ligne [jpg]), « Port de l’Ayguade », p. 1.
  27. J[oseph] Clotis (maire), Installations portuaires : Rapport du maire (Lettre. Archives de la mairie d’Hyères. Série 392 no 12-2), Hyères, Mairie d’Hyères, , 4 p. (lire en ligne [jpg]), « Port de l’Ayguade », p. 2.
  28. J[oseph] Clotis (maire), Installations portuaires : Rapport du maire (Lettre. Archives de la mairie d’Hyères. Série 392 no 12-2), Hyères, Mairie d’Hyères, , 3 p. (lire en ligne [jpg]), « Port de l’Ayguade », p. 3.
  29. J[oseph] Clotis (maire), Installations portuaires : Rapport du maire (Lettre. Archives de la mairie d’Hyères. Série 392 no 12-2), Hyères, Mairie d’Hyère, , 4 p. (lire en ligne [jpg]), « Plan du port de l’Ayguade », p. 4.
  30. Net-Marine (association, loi 1901), « Sous-marin d'escadre Dauphin », mise à jour : 11 octobre 2014 (consulté le 8 avril 2017).
  31. [Jacques] Meheut, Courrier no 733 CECMED/ADM/NP, , 1 p. (lire en ligne [jpg]).
  32. Marine nationale, Schéma joint au courrier de [Jacques] Meheut, , 1 p. (lire en ligne [jpg]).
  33. [Anonyme] (photogr. André Dupeyroux), « Le Levant : un sous-marin-digue ! », Var-Matin, Ollioules, Var-Matin,‎ (ISSN 0221-3524, lire en ligne [jpg]).
  34. « Procès-verbal no 006 SHOM/GCN/NP des travaux de la grande commission nautique tenue le à l’hôtel Héliotel sur l’île du Levant : Réunion de la grande commission nautique » [PDF], sur site du service hydrographique et océanographique de la Marine (Shom) (consulté le 5 avril 2017).
  35. Service hydrographique et océanographique de la Marine, Le projet (plan), Brest, Service hydrographique et océanographique de la Marine, , 1 p. (lire en ligne [jpg]), p. 1.
  36. Port Toulon Provence, Commune de Hyères-les-Palmiers. Port de l’Aguade du Levant : Mise en sécurité du plan d’eau. Construction d’un bâtiment multi-usage, , 1 p. (lire en ligne [jpg]), p. 1.
  37. « Avis aux propriétaires », Naturisme : le grand hebdomadaire de culture humaine, Paris, no 297,‎ , p. 7. Copie sur Hodie (mise en ligne), « Île du levant - domaine naturiste d'Héliopolis, cité du soleil : son histoire, la vie locale, la faune, la flore et son environnement : 1934 : le conseil d'Héliopolis et les risques d'incendie sur l'île du Levant », sur www.iledulevanthodie.fr/ (blog), (consulté le 15 mars 2017).
  38. Jacques Politi (présentation), « Face aux risques majeurs, ayons les bons réflexes » [PDF], sur macommune.prim.net (Site officiel du Ministère de l' Écologie,du Développement durable et de l'Énergie), (consulté le 13 mars 2017), vues 4-6.
  39. René La Bruyère, « Au jour le jour : À l’île naturiste du Levant », Journal des débats, Paris, s.n. « 145e année », no 261,‎ , p. 1 col. 3 (lire en ligne).
  40. « La construction d’Héliopolis », Naturisme : le grand hebdomadaire de culture humaine, Paris, no 166 et 167 « 23 août et 3 septembre »,‎ , p. 8-9. Légende de photo reproduite sur Hodie (mise en ligne), « Île du levant - domaine naturiste d'Héliopolis, cité du soleil : son histoire, la vie locale, la faune, la flore et son environnement : Nine à l'ouvrage en 1931 », sur www.iledulevanthodie.fr/ (blog), (consulté le 15 mars 2017).
  41. Brun 1997, p. 17.
  42. Brun 1997, p. 19.
  43. Joseph Fournier, Le marquisat des iles d’Or, tapuscrit 1905, (Archives départementales des Bouches-du-Rhône) Texte entré dans le domaine public –Libre de droit.
  44. Alphonse Denis, Hyères ancien et moderne. Promenades pittoresques, scientifiques et littéraires sur son territoire, ses environs et ses iles, 4e éd. par le Dr Chassinat, Hyères, imp. Souchon, in-8°, 672 p. Cet ouvrage, plein de renseignements utiles et intéressants, est totalement dépourvu de références. L'auteur a évidemment recouru aux sources, aux documents originaux, mais il a sciemment omis de les citer, « la difficulté de se les procurer, dit-il (p. 663) rendrait en quelque sorte inutile l'indication que nous pourrions en donner». Cet aveu nous a paru mériter les honneurs d'une citation.
  45. Ernest Desjardins, Géographie historique et administrative de la Gaule romaine, 1876.
  46. Elles (les Stœchades) tiraient, leur nom, dit encore Desjardins, de l'ordre même dans lequel elles étaient rangées (στοῖχος, rangée, Pline, III, XI (v) 3) ou, selon Dioscoride, qui les nomme Stichades, elles l'empruntaient à une herbe qu'il décrit comme assez semblable au thym et qu'il appelle Sticha (Dioscor. III, 31).
  47. Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Livre rouge de l'archevêché d’Arles, f° 463, et Livre vert, f° 383 v°.
  48. Jean de Nostradamus, Vie des plus célèbres poètes provençaux, petit in-12, Lyon, 1515
  49. Le vrai nom de ce personnage serait, François d'Oberto, appartenant à la famille de Cibo, de Gènes.
  50. Vivien de Saint-Martin, Dictionnaire de Géographie, art. Hyères.
  51. Porquerolles avait été érigée en marquisat en 1658, au profil de François Molé, maître des requêtes, fils du célèbre président Molé, garde des sceaux de France.
  52. Brun 1997, p. 48-49.
  53. Patrick Aslanian (extraits de Jean-Pierre Brun (dir.) et al., Les îles d'Hyères : fragments d'histoire, Actes Sud ; Parc national de Port-Cros, ), « Les îles d’Hyères du XIe au XVe siècle : Des moines sur l’île du Levant », sur patrick.aslanian.free.fr (site personnel), mise à jour juillet 1998 (consulté le 10 mars 2017).
  54. Archives des Bouches-du-Rhône, B., reg. 29 (Sagittarius), f° 239 v°
  55. Frédéric Mistral, La reine Jeanne, éd. Lemerre, p. 233
  56. Anneaux fixés aux courroies qui tenaient les oiseaux par les pattes, et portaient le nom ou les armes de celui à qui l'oiseau appartenait.
  57. Lettres de provision données à Paris, le 5 juin 1531 (Archives des Bouches-du-Rhône, B reg. 39 (Sagittarius), fol. 344 v°).
  58. Procès-verbal enregistré à la suite des lettres d'érection (Archives des Bouches-du-Rhône, ibid., fol. 243).
  59. Lettre de Vitalis, maître rational, 4 février 1533 n. st. (ibid., fol. 243 v°).
  60. Procès-verbal dressé par Pierre Cambe, bailli de Brégançon (ibid., fol. 243 v°).
  61. Archives des Bouches-du-Rhône, B 30, fol. 296 v°.
  62. Archives des Bouches-du-Rhône, B 41 (Hyrundivis), fol. 276
  63. Alphonse Denis, op. cit., p. 201.
  64. Archives des Bouches-du-Rhône, B 43, (Elephantis), f° 71 v°.
  65. Archives des Bouches-du Rhône, B 43, f° 74.
  66. Archives des Bouches-du-Rhône, B 789, f° 417
  67. Archives des Bouches-du-Rhône, B (Amirauté de Marseille); reg. I, f° 359.
  68. Archives des Bouches-du-Rhône, B 90 (Prudentia), f° 449.
  69. Procès-verbal publié dans la Correspondance de Sourdis, t. III, coll. des documents inédits sur l'histoire de France.
  70. Archives des Bouches-du-Rhône, B 796, f° 70 v°.
  71. a et b État des droits du roi en Provence (ibid., B 1493 f° 232).
  72. État des droits du roi en Provence, B797, f° 129, v°.
  73. État des droits du roi en Provence, B 803, f° 258, v°.
  74. État des droits du roi en Provence, B 805, f° 251.
  75. État des droits du roi en Provence, B 806, f° 211.
  76. État des droits du roi en Provence, B 809, f° 255.
  77. État des droits du roi en Provence, B 800, f° 172.
  78. Archives Nationales, MC/RS//1277
  79. Archives Nationales, T74
  80. État des droits du roi en Provence, B 806, f° 172.
  81. Capoulade et Goldet 2013.
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