Île du Levant

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Île du Levant
Côte ouest de l'île du Levant
Côte ouest de l'île du Levant
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Archipel Îles d'Hyères
Localisation Mer Méditerranée
Coordonnées 43° 01′ 42″ N, 6° 28′ 04″ E
Superficie 9,3236 km2
Point culminant 133 m
Géologie Île continentale
Administration
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Var
Commune Hyères
Démographie
Population 84 hab. (2013)
Densité 9,01 hab./km2
Plus grande ville Héliopolis
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC+01:00
Site officiel http://www.syndicatdheliopolis.com/

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Île du Levant
Île du Levant
Îles en France

L’île du Levant, aussi appelée le Levant est une île française située au large du département du Var, face à la corniche des Maures en mer Méditerranée. Elle est la plus orientale des îles d'Hyères (appelées aussi les îles d'Or en raison du scintillement des micaschistes au soleil) et est voisine de l'île de Port-Cros. Comme les autres îles d'Hyères, l'île du Levant fait partie du territoire de la commune d'Hyères.

De taille pratiquement égale à celle de Porquerolles, l'île du Levant se présente sur une longue arête rocheuse de 8 km de long et seulement 1 km de large mais seul un dixième de sa surface est accessible aux civils, c'est le village naturiste d’Héliopolis, l'autre partie étant militaire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

L’île du levant est située en mer Méditerranée. Il s’agit de la fraction la plus à l’est de la commune française d’Hyères dont elle dépend[1]. Elle forme l’élément le plus oriental des îles d’Or ou îles d’Hyères. Ainsi à l'ouest–nord-ouest, à 13 milles marins[a], se trouve le port Saint-Pierre de Hyères[b] d'où est assurée une liaison. À l'ouest est située l’île de Port-Cros, qui n'en est séparée que par la passe des Grottes de 0,54 milles marins de large. L’élément continental le plus proche appartient à la commune de Bormes-les-Mimosas, il s’agit du cap Bénat distant à son nord–nord-ouest d'environ 5,85 milles marins[c]. L’ensemble la positionne au large de la commune du Lavandou, dont le port[d], au nord, est la desserte la plus usuelle. Il n’en est éloigné que de 7,5 milles marins[2] soit 35 min de traversée[3]. Il est également classique de rappeler que l’île se situe à la même latitude que le cap Corse[4].

De forme allongée, avec une longueur d'environ 7,8 km pour une largeur de 0,6 à 1,6 km — soit 932,36 ha[5] —, son orientation est nord-est - sud-ouest[6]. Ceci constitue un parallélisme parfait, en cet endroit, avec les côtes sud de la France. Ainsi, la mer Méditerranée l'entoure alors que la terre ne reste en vue que dans un secteur allant de l'ouest au nord.

Localisation de l’île du Levant.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, l’île du Levant fait partie intégrante du massif des Maures[7]. Ce massif est constitué de terrains métamorphisés et plissés lors du cycle hercynien (-400 à -300 Ma). Il est en partie migmatisé, traversé par des granites d'âge carbonifère et recouverts de terrains permo-carbonifères. Ces terrains sont intensément érodés avant le début du Secondaire (environ −245 Ma). De nouveau rehaussé lors des phases tectoniques pyrénéo-provençale et alpine, l'érosion reprend. Ceci explique les collines actuelles entaillées de vallées profondes. Enfin, les glaciations quaternaires (à compter de −2,6 Ma) et leurs variations eustatiques affectent toute la région séparant notamment par un bras de mer les îles d'Hyères du continent. Ainsi à ce moment l'île du Levant s’individualise. Quatre grandes unités métamorphiques et lithologiques se succèdent sur le massif d’Ouest en Est avec une intensité croissante du métamorphisme. Ce sont les unités occidentale des Maures, l’unité centrale, celle de la Garde-Freinet et enfin l'unité des gneiss orientaux. L’île du Levant appartient la seconde — aussi dite unité des gneiss de Bormes[8],[7].

Le tiers occidental de l’île est composé de gneiss de Bormes. L’unité de ces orthogneiss appartient au groupe de roches les plus anciennes du massif des Maures. Ces granites datent du cycle cadomien (environ -540 à -500 Ma). Elle est constituée principalement de gneiss œillés, dans lesquels s'intercalent des gneiss micacés ou des micaschistes à grenat-staurotide-disthène. Il est possible que ces granites constituent la croûte continentale sur laquelle se sont déposées les roches sédimentaires à l'origine des roches métamorphiques paradérivées : schistes (phyllades), micaschistesetc. D'autres gneiss sont paradérivés : leur protolithe est un grès arkosique issus de l'érosion d'un socle anté-hercynien. La partie plus orientale de l'île comporte des micaschistes à minéraux dominants issus de roches sédimentaires gréso-pélitiques. Ces minéraux (biotite, staurotide, disthène) indiquent un métamorphisme poussé. Il en résulte un faciès schiste vert à amphibolite retrouvé notamment sur les terrains de l’extrémité est[9],[10].

De ces plissements puis érosions successives il résulte un relief accentué et des pentes prononcées, qui rendent l’île assez homogène. De l’altitude moyenne d’une centaine de mètres se détachent à peine les sommets du Maupertuis, Héliopolis — qui culmine à 133 m —, La Madone, La Verrette, Le Curcousson et Le Titan qui constituent une ligne de crête médiane. Seuls au sud-est, les vallons des Roube-Gardes, du Jas Vieux et du Titan sont moins élevés. Son littoral est constitué côté nord et sud-ouest de falaises de plusieurs dizaines de mètres ce qui n’est le cas au sud. Cette côte ne présente pas de bons abris pour la navigation. Les meilleurs points sont Port-avis et les deux petites baies du Layet et du Liserot[6],[11].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Aucun cours d’eau permanent ne se trouve sur l’île. Des réseaux de ruisseaux temporaires conservent par endroit des flaques permanentes. Il existe aussi des suintements en fond de vallon ou au bas des falaises[12].

Climat[modifier | modifier le code]

L’île du Levant, ainsi qu'en attestent les relevés météorologiques[e] , se situe dans une des zones les plus chaudes du littoral méditerranéen français, à la limite des étages thermo et méso-méditerranéens. L’ensoleillement y est l’un des plus important de France. Des conditions climatiques particulières règnent avec des hivers tempérés et une forte humidité relative de l’air, même en période estivale, liées à une situation insulaire et méridionale[13].

La répartition des précipitations est inégale au cours de l'année. Les trois mois d'été sont marqués par une sécheresse importante, alors que les pluies ont surtout lieu en automne et au printemps. Ces pluies sont alors souvent courtes et intenses, et l'eau ruissèle sans pénétrer le sol[13].

Deux vents prédominent sachant que seulement 5 % des relevés notent des modes calmes. Le mistral, ici venant du nord-ouest, représente plus d’un tiers d’occurrence. Ce vent régional froid et sec souffle par rafales qui dépassent facilement 100 km/h et à ce titre le font considérer comme un vent violent[14],[15]. Le levant provenant de l'est, représente un peu moins d’un tiers d’occurrence. Ce vent régional modéré à fort s'avère doux et humide et apporte le plus souvent les nuages et la pluie. Une forme particulière est représentée par le levant blanc qui se manifeste en été et ne s’accompagne pas de pluie. Ce vent est réputé pour soulever la houle[16],[13].

Températures année 2015[17],[f]
Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc
Maximale extrême (°C) 19,1 15,8 21,6 20,2 25,8 30,9 32,8 33,9 28,4 22,5 19,3 16,9
Maximale moyenne (°C) 13,7 12,3 15,3 17,1 21,4 26,1 23,9 27,4 24,3 19,4 16,9 15,2
Moyenne moyenne (°C) 11,5 9,9 12,7 14,3 18,1 22,6 25,8 24,2 21,4 17,1 14,7 13,5
Minimale moyenne (°C) 9,3 7,4 10,1 11,4 14,9 19,2 22,2 21 18,6 14,7 12,4 11,9
Minimale extrême (°C) 5,9 4,2 5,4 8,7 11,9 16,2 17,9 17,9 15,4 8,3 6,6 8,9
Vent année 2015[17],[g]
Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc
Vitesse maximale rafales (km/h) 118,5 116,7 133,3 107,4 111,1 94,5 92,6 90,7 107,4 94,5 133,3 72,2

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le caractère insulaire du lieu et sa complète dépendance vis-à-vis du continent donne toute son importance aux accès maritimes. De façon caractéristique, sur l'île même les véhicules automobiles sont prohibés dans la partie allouée aux civils.

Ports[modifier | modifier le code]

Trois ports peuvent être dénombrés mais leur accès aux civils s'est progressivement réduit.

En 1771 est décrit « le petit port du Titan où les barbaresques mouillent pour faire de l’eau[18] » — ils font aiguade. La carte Cassini dite de Toulon no 155, levée en 1778-1779, emploie exactement ce nom dans une calanque de l'île ce qui le situe dans l'anse du Liserot sur la côte sud-est[h]. De nouveau, et toujours repéré par la tour du Titan, ce « port du Titan » est décrit dans un ouvrage à l'usage des marins en 1840 au même emplacement. Aucune infrastructure n'équipe alors « cette calanque »[19]. Ultérieurement le champ de tir du Liserot est en partie délimité par cette anse où les infrastructures et les activités sont soumises au secret Défense. Probablement depuis soixante ans, un appontement y est régulièrement entretenu[20].

Il existe une autre calanque — dite de nos jours calanque du Phare — bordée par le cap Petit-Louis à l'extrémité est de l'île[i]. Dans cette calanque est progressivement aménagé le port du Titan pour la construction en 1836 du phare du Titan puis il permet sa desserte[P 1],[P 2],[j]. Mais en 2011, lors d'une visite autorisée en zone militaire, son abandon est constaté[P 3],[P 4].

Le port de l'Avis se situe sur la côte nord-est[k]. En 1771 il est considéré comme un refuge utilisé par les pêcheurs ou pour les dessertes par les habitants[18]. Il est également mentionné par la carte Cassini dite de Toulon no 155, levée en 1778-1779, qui le nomme ainsi. Il est le seul abrité et en eaux profondes[22]. Pour fermer son côté ouest plusieurs coques sont successivement embossées comme brise-lames après le déclassement de navires. La première, de 1966 à 1982, est celle de l'ex-pétrolier-ravitailleur d'escadre La Baise[23]. Puis vient de 1982 à 2009 celle également de l'ex-pétrolier-ravitailleur d'escadre La Saône[24]. Après son remorquage à Toulon en mai 2009, se trouve, encore de nos jours, celle de la frégate lance-missiles Suffren[P 5]. Celle-ci ne doit rester en place que cinq ans mais en attendant les crédits nécessaires à la construction d’une jetée en dur elle remplit toujours ce rôle[25]. Progressivement, localisé en zone militaire, l'accès portuaire est restreint. Ainsi, alors qu'il est déjà interdit lors des campagnes de tir en 1951[22], il est ensuite définitivement fermé au trafic civil. Toutefois, par exception, il peut être accordé des dérogations notamment pour le transit de véhicules. Ce port est devenu exclusivement militaire. Il sert de port-base à quelques embarcations de la DGA (dont Ness-Thor et Nahaura[26]). Sa desserte est réalisée depuis Port-Pothuau[l], annexe du port militaire de Toulon, situé aux Salins-d'Hyères à Hyères. Deux types de navires assurent une liaison plurihebdomadaire. Celui de la Marine nationale, depuis le , est le chaland de transport et de servitude Gapeau[27] alors qu'une vedette civile est affrétée pour les employés de la base militaire[28].

Le port de l'Ayguade du Levant, à la pointe occidentale[m], reste le seul accessible aux civils. À ses débuts il ne s'agissait que d'un simple lieu d'accostage qui n'est pas mentionné comme tel en 1771 par les militaires alors qu'ils font état de « la Crottes » comme étant un abri[18] — vraisemblable actuelle plage des Grottes[n]. De surcroit, même en 1912, le Service géographique de l'armée ignore le lieu sur sa carte d'état major. En 1943, une petite jetée en bois est installée. Puis, afin de s'abriter du mistral, sont mises en place des brise-lames. En il s'agit de la coque de la gabare Polyphème initialement mue par la vapeur[29],[30], puis est adjoint de 1967 à nos jours celle du chaland pétrolier Benzène, également à vapeur, qui est partiellement enrochée en 1986 pour constituer une digue qui touche la terre[P 6],[31]. Mais la protection n'est pas assurée notamment contre les vents d'est. Ainsi en 2008 il n'offre en été qu'un refuge précaire à une vingtaine de bateaux de 3 à 7 m[32]. Des projets sont élaborés pour abriter l’endroit dont le dépôt de brise-lames ou la construction d'un port ; projets qui restent sans suite[33]. Progressivement la coque du Benzène ne fait plus qu'affleurer le niveau de la mer. L'accueil est facilité en 2016 par un ponton flottant démonté une fois la saison touristique passée. Lorsqu'il est en place, il accueille une partie des 21 000 passagers annuels. Par ailleurs 400 tonnes de marchandises transitent[34] pour une capacité de stockage sur le quai limitée à cinq tonnes. Des liaisons régulières le desservent depuis le port du Lavandou[d] et via Port-Cros depuis le port Saint-Pierre d'Hyères[35],[b].

À terre[modifier | modifier le code]

L'île est parcourue par une voie centrale selon une colonne vertébrale. Cette route dessert, par des voies perpendiculaires, les points névralgiques. Sur Héliopolis hormis quelques véhicules utilitaires, qui pour la plupart ne possèdent qu'une autorisation temporaire, la circulation est interdite. Cette spécificité est réglementée par des arrêtés municipaux[36],[37],[38],[39]. Ainsi même les bicyclettes n'y sont pas autorisées[40] — par ailleurs le relief très escarpé ne convient pas à cette pratique.

À signaler, en zone militaire une petite piste d'aviation[41] essentiellement convertie en hélisurface[o].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Héliopolis[modifier | modifier le code]

Selon le plan local d’urbanisme du l’île du Levant est portée en zone N. À ce titre « sont interdites toutes constructions nouvelles à usage d’habitation[42] ».

L'île est très escarpée. Le point culminant d'Héliopolis est le « fort Napoléon », à une altitude de 118m ; celui de la réserve des Arbousiers est à une altitude de 133m. Les rues s'organisent sous la forme de « corniches » suivant approximativement les courbes de niveau (de bas en haut : Corniche du Pin PignonCorniche de la Cote SoixanteCorniche de la PinèdeCorniche des ArbousiersCorniche du Fort NapoléonCorniche de la Galère et Corniche de la Chapelle), et de « montées » reliant les corniches entre elles (Montée de l'AyguadeChemin de la PenteMontée du Val des Moines et Montée du Val des Nymphes). La « Perspective » est une montée particulière, dans le sens où elle relie, en ligne droite, le fort Napoléon au port ; une bonne partie du trajet est en escaliers.

Non loin du point culminant d'Héliopolis se trouve la Place André et Gaston Durville, à l'intersection de la Montée de l'Ayguade, de la Corniche de l'Arbousier et du Chemin du Titan, qui se dirige vers le portail d'accès à la zone militaire. Autour de la place, on trouve notamment la boulangerie du village, la supérette, un bar et un restaurant. Non loin de là, sur le chemin du Titan, se trouve le bâtiment municipal abritant la mairie annexe, le bureau de poste, l'école et le bureau de police (armé en saison).

Un sentier côtier, le Sentier des Naturistes, longe une bonne partie de la côte de la zone publique. Comme son nom l'indique, la nudité y est de mise, sauf au niveau du port de l'Ayguade où elle est interdite. Le sentier se prolonge vers le sud sous le nom de Sentier Georges Rousseau jusqu'à la plage des Grottes, unique plage de l'île accessible au public, où, là encore, la nudité est obligatoire. Un petit terrain de sport est aménagé non loin de la plage. Tout le long de ces deux sentiers se trouvent des plaques rocheuses où l'on peut bronzer et d'où l'on peut se baigner. Des échelles sont souvent prévues pour remonter à terre.

Différents autres sentiers parcourent la partie publique de l'île. Un notamment, le Sentier de Pierrot, permet de contourner le port et d'éviter à ceux qui veulent rejoindre la plage en descendant par la Montée de l'Ayguade d'avoir à se rhabiller. Un autre, dénommé Chemin Mignon, relie la Corniche de la Chapelle au Chemin du Titan. D'autres enfin desservent la réserve des Arbousiers, accessible depuis les extrémités des corniches de la Chapelle, de la Galère et de la Pinède.

L'habitat est dispersé. Il s'agit pour l'essentiel de maisons individuelles, mais quelques établissements plus importants sont répartis sur l'île et constituent des hôtels ou des ensembles de studios loués aux vacanciers.

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

La sécurisation du port de l’Ayguade est une priorité pour la population civile dont l'accès en 1955 au domaine militaire est de plus en plus difficile. Dès cette date s’agit d’une préoccupation du maire d'Hyères qui fait appel au ministre de la Marine[43],[44]. Néanmoins l'autorité militaire autorise encore une utilisation de Port-Avis en cas de mauvais temps et donc elle s’oppose à l’aménagement du port de l’Ayguade qui risque de développer le tourisme dans la partie civile de l'île[45]. Malgré tout, toujours la même année, le maire décide pour la desserte de ses administrés de construire un véritable port[46],[47],[48],[49]. Ce projet à peine débuté n’est pas mené à son terme. De nouveau en 1993 il est nécessaire d'abriter l’endroit car la coque du Benzène, renforcée par une digue, ne joue plus son rôle. Cette année, la Marine nationale propose de nouveau une coque pour servir de brise-lames. Une première est réfutée de même que celle du sous-marin Dauphin[50],[51],[52],[53]. Plus tard, en 2007, un projet prévoit toujours un port[54],[55] mais il ne se réalise pas. En 2011, il semble que l’accord s'établisse sur de nouveaux plans[56] mais l'ensemble demeure sans suite. Il apparait que la difficulté, au-delà du changement d’entités administratives en charge du dossier, est celui du financement.

Dès la construction d'Héliopolis, l'approvisionnement en eau douce est une préoccupation. En 1997 est réalisé une étude d'alimentation en eau potable des trois îles d'Hyères par conduite sous-marine — le fractionnement des travaux pour chacune d'elles élève le coût. L'île du Levant doit être alimentée soit depuis la presqu'île de Giens via l'île de Porquerolles puis l'île de Port-Cros soit depuis le cap Benat via l'île de Port-Cros ou directement. Cette étude reste sans suite[57]. Puis en 2008 « un projet d’usine de désalinisation est à l’étude en lien avec l’aménagement du port[58]. » Ce projet reste sans suite.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Le feu est une préoccupation dès l'origine, ainsi en 1934 le syndicat qui administre l'île met en garde les copropriétaires contre cet élément[59]. Ceci est l'un des motifs pour lequel la Marine nationale ne renouvelle pas, le , un bail de location de terrain à la municipalité de Hyères pour le camping des Grottes[60]. Par ailleurs le littoral, avec ses côtes rocheuses peut s’écrouler. Cet élément s'est produit le provoquant un tué et deux blessés[61]. Enfin il existe un risque lié au transport de matières dangereuses sur le site de base de la Marine nationale. Tous ces éléments se trouvent en 2009 exposés dans le dossier d'information communal sur les risques majeurs[62].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Île du Levant. Selon Pline l'Ancien cette île se nomme Hypaea[63] puis elle s'« appelle aussi île du Titan à cause de sa forme cyclopéenne[64] ».
  • Héliopolis vient du grec ancien Ἡλιούπολις — soit Ἥλιος (Hếlios) et πολιτεία (politeía) — et signifie littéralement « ville d’Hélios » ou « ville du soleil ». Autrefois les Grecs adorent les divinités liées au soleil dans la ville d'Héliopolis — devenue égyptienne sous le nom de Aîn-ech-Chams (Œil-du-soleil). En 1931, André et Gaston Durville donnent ce nom au village[65]. Ceci rappelle leur création, en 1929, sur l'île de Platais en région parisienne de Physiopolis avec les mêmes règles d'hygiène de vie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

À l’âge du bronze ancien (1800 à ), des gisements au Petit Avis[k] attestent du passage intermittent de l’homme. Puis à l'âge du fer, dans l'anse du Liserot[h], au VIIe siècle av. J.-C. l'occupation reste transitoire. Elle n'y devient permanente que du VIe au Ve siècles av. J.-C. Puis, après une période d'abandon, de nouveau le lieu est occupé au Ier siècle av. J.-C.[66]

Au Ier siècle, sans précision quant aux îles habitées, les Massaliètes — Grecs de Marseille — possèdent les îles d'Hyères et y entretiennent une garnison[63]. Sur l'île du Levant aux Ier et IIe siècles il existe des témoignages archéologiques relatant une activité agricole[67].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Homme à la longue barbe auréolé et encapuchonné dans une bure. Main droite sur une canne,  gauche portant un parchemin.
Îcone représentant Jean Cassien.

Des moines sont formellement situés au Ve siècle sur les îles d'Hyères ainsi qu'un monastère au XIIe siècle. L'île en cause est sujette à discussion d'autant qu'un « ancien monastère » est mentionné mais… sur l'île de Porquerolles par la carte de Cassini. Cependant tous s'accordent, en définitive, pour retenir l'île du Levant comme siège de l'édifice. « Le Castelas[p], site fortifié médiéval, est le seul qui, par la présence d'une chapelle, a un caractère religieux[68]. »[P 7],[P 8]. Le lieu de culte ne suffit pas pour affirmer un monastère, mais la structure modeste de la construction — qui comprend quelques tessons de l'Antiquité tardive[69] — et le caractère isolé de l'île s'accordent bien avec les Conférences que Jean Cassien dédie aux anachorètes vers l'an 420. Enfin ce gisement médiéval correspond bien à la description qui en est faite dans un texte de 1199[70].

C'est donc sur l'île du Levant qu'est attesté la présence de religieux au Ve siècle selon les préfaces des deuxième et troisième — quatre d'entre eux y sont nommés — recueils des Conférences[71]. L’île avec ses ressources agricoles, qui parviennent aussi à Hyères, est le grenier de l’abbaye de Lérins[72]. Il n’existe aucune trace archéologique indiquant qu’entre le Ve siècle et le XIIe siècle le site soit occupé[73]. Vers 1150, un monastère, qui dépend de l’abbaye du Thoronet, est fondé. Ses moines appartiennent à l’ordre cistercien[74]. En 1160, ils sont victimes d'un raid de pirates qui les pillent et les vendent comme esclaves. En 1169 des chanoines réguliers de saint Augustin relèvent l’établissement alors placé sous l'autorité directe du Saint-Siège. Mais en 1198 l'abbé du Thoronet veut ramener le monastère sous sa dépendance en lui faisant adopter la règle cistercienne. Il obtient dans un premier temps un parjure par la force. Mais le pape Innocent III, selon une bulle pontificale du , condamne la tentative et rétablit la règle de saint Augustin[75],[76]. Après le XIIIe siècle il n’existe plus de mention du monastère ou d'occupation de l'île[71].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1481, la Provence, donc l’île du Levant, est rattachée au royaume de France[77].

Sur les côtes du comté de Provence et notamment sur celles des îles d’Hyères la piraterie est extrêmement répandue depuis plusieurs siècles sans que le roi de France puisse y mettre fin. Certes les barbaresques sont en cause mais ils ne sont pas les seuls et les marins italiens ou de Gêne participent aux forfaits[78]. Les actes de pillage se joignent à la capture des habitants, qu’il s’agisse d’hommes, de femmes ou d’enfants, pour la revente comme esclaves. Ce fléau est rappelé en 1531 par la population d’Hyères à François Ier[79]. Par lettres patentes, pour essayer d’y mettre un terme, il érige le marquisat des îles d’Or le [80]. Celui-ci comprend les îles de Bagaud, de Port-Cros et du Levant[81]. Il en fait don à Bertrand d'Ornézan en remerciement des services rendus. Parmi les faits d'armes de ce marin, général des galères, figure la défaite la flotte de Charles-Quint devant Toulon[82]. L'impôt royal étant supprimé, libre à lui d’y percevoir les rentes et d’y instaurer la justice. En fait ceci est assorti de plusieurs conditions au-devant desquelles se trouve celle de fortifier rapidement le nouveau marquisat. Pour ce faire il lui est loisible de procéder au peuplement avec des criminels extraits des geôles — hormis ceux qui sont accusés d’hérésie, ont commis un crime de lèse-majesté, etc. Une redevance est due à la couronne sous forme annuelle de dix mailles d’or et lors des mutations d’un faucon[80]. En réalité aucune fortification n'est élevée et dans une lettre de confirmation d'érection du marquisat Louis XIII rappelle le cette obligation pressante[83]. Treize propriétaires de l'île, avant la révolution, sont connus puis le marquisat tombe en désuétude[q].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

En 1793, après le siège de Toulon, les Anglais se replient et occupent l'île du Levant. Ceci s'accompagne du pillage de cultures jugées importantes et de la fin du prieuré des frères de la Sainte-Croix qui s'y sont installés[85].

En 1811 la flotte anglaise menace toujours la France. Napoléon Ier estime que « la prise de ces îles [celles de la rade d’Hyères], indépendamment du tort maritime et militaire, ferait plus de vingt millions de dommage à la Provence et à Gênes[86] » en interdisant la navigation côtière. Le mouvement de la flotte adverse « aura fixé l’attention sur ce point important[87] » et, « l’ennemi ayant évacué la rade[88] », il se trouve libre d’en assurer la fortification. Certes « l’île du Levant est d’un petit intérêt[86] » en elle-même, mais Port-Man, sur l’île voisine de Port-Cros, qui constitue un élément de défense, peut être protégé par ses feux. Il prévoit donc sur l'île du Levant un système défensif avec deux postes d'artillerie. L'un possède une tour de modèle no 1 — actuelle batterie des Arbousiers[r] — et l'autre une tour de modèle no 3 — dite tour du Titan[s]. Durant la période des travaux, auxquels il alloue 100 000 francs[86], il ordonne la présence de 1 000 hommes commandés par un colonel avec des canons[89], une fois ceux-ci terminés seuls 100 hommes doivent suffire[86]. Il prévoit enfin la possibilité de transports avec Port-Cros[89].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le phare du Titan[t] est mis en service en 1837.

En 1855, le comte Henri de Pourtalès (1815-1876) rachète l'île du Levant. En 1860, il est autorisé à y créer une colonie pénitentiaire pour enfants afin d'exploiter l'île. Les premiers arriveront en . Les bagnes pour mineurs furent autorisés par Napoléon III dans le but de vider les villes des orphelins, enfants abandonnés et jeunes mendiants. La colonie pénitentiaire du Levant (colonie agricole de Sainte-Anne)[u] fonctionnera pendant dix-sept ans (1861-1878). Pendant cette période, une centaine d'enfants, soit 10 % des effectifs totaux mourront sur l'île[90]. Récemment, une plaque commémorative a été posée.

En 1878, Simon Philippart devient le propriétaire de l'île. Deux ans plus tard, elle échoit à Édouard Otlet, entrepreneur belge dans les tramways qui en fait sa résidence secondaire[91]. Ses garçons Paul et Maurice y passeront plusieurs étés. Le jeune Paul Otlet (1868-1944) s’y épanouit pleinement et élabore une ébauche de musée. En 1884, il écrit L’Île du Levant[92].

En 1892, l’État se rend acquéreur de 90 % de l'île (930 ha)[93], les 65 ha restants demeurent la propriété des héritiers de la famille Otlet. C'est enfin en 1928 qu'une société immobilière rachète ces 65 ha et loue le reste de l'île à l’État. Cette société, devenue la société des îles d'Or, est reprise en 1931 par les docteurs Gaston et André Durville, qui y créent Héliopolis, un des premiers villages naturistes d’Europe sur une île[94]. .

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Île du Levant
Héliopolis[modifier | modifier le code]

La vie du village naturiste d'Héliopolis débute avec notamment l'inauguration de la boulangerie et la célébration du premier mariage le [95], l'ouverture de la poste et l'arrivée du téléphone le [96], l'ouverture de l'école publique en 1937. Puis pendant la Seconde guerre mondiale, la vie continue difficilement mais la quasi totalité des habitants quitte l'île avec l'arrivée des allemands en 1943. Enfin, l'île du Levant est le premier point de débarquement des alliés en Provence le [97].

En 1948, une première protection de l'appontement du « port » de l'Ayguade est réalisée. Le camping des Grottes[v] fait le plein l'été 1949 et le concours de la plus belle naturiste de l'île se déroule pour la première fois en 1950. Plusieurs célébrités dont Michel Simon, Madeleine Renaud et Jean-Louis Barrault, Errol Flynn y prennent leurs quartiers. En 1955, les 65 ha de la zone privée sont isolés du reste de l'île, propriété de l'État, devenu un centre d'essai pour missiles en 1950[98].

Les années 1950 à 1970 voient la fréquentation de l'île augmenter, les fêtes se multiplient et de nombreuses vedettes comme Jayne Mansfield, Georges Moustaki ou Annie Girardot y séjournent[99].

Ce n'est qu'en 1989 que l'île sera électrifiée[100], ce qui changera considérablement la vie quotidienne au Levant.

Centre d'essais de lancement de missiles[modifier | modifier le code]
Article détaillé : DGA Essais de missiles.

La majeure partie de l'île (90 %) appartient à l’État. Elle sert de centre d'essai pour les lancements de missiles pour le compte de la Direction générale de l'Armement.

Au mois d', la Marine nationale installe le Centre d'essais et de recherche d'engins spéciaux (CERES)[101].

En 1955, la responsabilité des essais est confiée au Groupe technique d'engins spéciaux (GTES).

Placé, en , sous l'autorité de la Direction des recherches et moyens d'essais (DRME), le GTES prend en charge l'exploitation du polygone de la Renardière. Un peu plus tard, après un regroupement du CERES, du GTES et de la Renardière, le centre prend le nom de Centre d'essais de la Méditerranée (CEM).

Bien que dépendant des militaires, le CERES a été utilisé dès 1956 pour le lancement de fusées pour la recherche scientifique de la société ATEF ou de l'ONERA, avant que le CNET, puis le CNES procèdent à des lancements de fusées Centaure.

Le CEM a fusionné officiellement le avec le Centre d'essais des Landes (CEL) et le Gerbam pour devenir le Centre d'essais de lancement de missiles (CELM) , appelé DGA Essais de missiles depuis le .

Du fait de ces activités d'État, l'île du Levant est placée dans la zone aéronautique P 63 qui interdit formellement le survol de l'île par tout aéronef non autorisé.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Au sein de l'annexe de la mairie est installé un bureau de vote qui permet d'établir les scrutins. Son ressort géographique est celui de la totalité de l'île du Levant. La présidence est assurée par l'adjoint spécial de l'île. Depuis au moins 2014 un certain nombre de constations sont possibles. Le nombre d'inscrits sur les listes électorales, tout en le suivant, est supérieur à celui du nombre de résidents. La participation est supperposable à celle de l'ensemble de population française. Localement le suffrage des électeurs, avec un score supérieur — sauf pour l'élection législative où le résultat est largement inverse —, se porte vers l'élu final de la circonscription[w]. Les résultats des seconds tours font apparaitre un territoire administratif dominé par la droite alors que le parti plus à son extrême arrive parfois en seconde position.

Résultats du second tour du bureau de vote de l'île du Levant
Années Élections Inscrits Votants Élus Nb vx Battus Nb vx
2017 Présidentielle[102] 163 123 Emmanuel Macron EM 76 Marine Le Pen FN 30
2017 Législative[103] 165 94 Jean-Louis Masson LR 32 Alexandre Zapolsky REM 56
2015 Régionale[104] 176 82 Christian Estrosi LR-UDI-MoDem 41 Marion
Maréchal-Le Pen
FN 31
2015 Départementale[105] 187 92 Véronique Bernardini
Francis Roux
UMP 58 Patrick Collet
Marie-Laure Collin
FN 27
2014 Municipale[106] 201 118 Jean-Pierre Giran UMP 81 Jacques Politi DVD 23

Administration[modifier | modifier le code]

L'île du Levant relève de la commune d'Hyères. Le territoire se partage entre trois propriétaires :

« Héliopolis est un domaine naturiste privé ouvert au public. » En d'autres termes, l'ensemble de la partie civile de l'île est constituée de lots dont les propriétaires privés sont réunis au sein du syndicat d'administration d'Héliopolis. Ils laissent l'accès des parties communes du domaine au public.

De 1863[x] à 1900 et depuis le les adjoints spéciaux pour la fraction de l'île du Levant se succèdent[y]. En effet la loi prévoit que « lorsque les communications entre le chef-lieu et une fraction de commune sont difficiles, dangereuses ou momentanément impossibles […] le conseil municipal peut instituer un ou plusieurs postes d'adjoint spécial[109]. » Elle indique qu'il « remplit les fonctions d'officier d'état civil et peut être chargé de l'exécution des lois et règlements de police dans la partie de la commune pour laquelle il a été désigné, et précise qu'il n'a pas d'autres attributions[109]. » Donc sans mandat électif obligé, il est le plus souvent choisi parmi les résidents pour accomplir ces fonctions administratives. Au-delà, son rôle est celui d'« un être hybride, un médiateur, intermédiaire, véritable relais entre la population et la ville[110]. »

Les statuts de l’Association syndicale libre du domaine naturiste d’Héliopolis (ASL) stipulent que « le président[z] est élu pour trois ans […] indéfiniment rééligible. Le président représente l’ASL vis-à-vis des tiers et de toutes administrations […] Il peut engager l’ASL, et chacun de ses membres individuellement[112] […] » Ceci lui donne un rôle primordial dans la gestion de la partie civile de l'île tant dans sa vie intérieure que vis-à-vis de toutes les autorités.

Liste des présidents de l'ASL[modifier | modifier le code]

Présidents[z] de l'ASL[aa]
Début Fin Identité Qualité
1932 1963 André Durville[ab] Médecin[115]
1963 1968 Guy Deloupy[ac]
1968 1970 M. Paris
1970 1971 M. Chataignon[ad]
1971 1977 Paul Augier[118] Géomètre de l'île (ex-militaire)[119]
1977 1994 Philippe Fourneau-Faye[120] Propriétaire et négociant
en vins puis retraité[120]
1994 1995 Jean Miaille[121],[ae] Journaliste, photographe
et éditeur[122]
1995 1998 M. Poli
1998 2001 René Nicot[40] Géomètre
2001 2013 Jacques Ollive[123]
2013 2016 Jean-Yves Gacon[124] Retraité (ex-administrateur civil)[125]
2016 en cours
(au 2019)
Chantal Aumasson[126] Retraitée (ex-gérante de société)
Les données manquantes sont à compléter

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

L'île du Levant appartient à la commune d'Hyères et à ce titre relève du tribunal d'instance de Toulon, du tribunal de grande instance de Toulon, de la cour d'appel d'Aix-en-Provence, du tribunal pour enfants de Toulon, du conseil de prud'hommes de Toulon, du tribunal de commerce de Toulon, du tribunal administratif de Toulon et de la cour administrative d'appel de Marseille[127].

Il ne s'agit pas d'une entité administrative mais d'une fraction de la commune d'Hyères. Par ailleurs elle appartient au canton d'Hyères et à la 3e circonscription législative du Var. Toujours administrativement elle est située dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas d'éclairage public sur l'île. Certains considèrent que ceci constitue une absence de pollution[128].

L’eau potable n’est pas distribuée dans l’île[129]. En 1771 il est précisé que « les barbaresques mouillent pour faire de l’eau[18] » Toutefois il apparait que lors de la création d’Héliopolis, avant 1934, cinq puits sont creusés[130]. Toujours sur la partie civile, dans les années 1970, ceci est complété par un forage de 200 mètres qui alimente un réservoir de 1 000 m3 et des forages privés. Sur la partie militaire, il existe deux réservoirs qui représentent une capacité de stockage totale de 1 280 m3 — c’est-à-dire environ deux jours de consommation en période de pointe — et deux étangs — étang du Haut (8 000 m3) et étang du Jas Vieux (62 000 m3) — qui alimentent le barrage du Bas (12 000 m3). Une usine après traitement délivre l’eau aux installations. En cas de déficit le ravitaillement est assuré par le Gapeau[131] qui alimente le point d’eau du Haut[132],[58].

Il n'existe pas de réseau de tout à l'égout. Du fait de l'absence d'activité artisanale ou industrielle il n'existe pas de pollution chimique. Sur la partie civile chaque habitation est théoriquement équipée d’une fosse septique. Sur le domaine militaire les eaux usées sont rejetées après broyage en mer. L’exutoire se trouve à 1,5 km de la côte nord à environ 45 m de profondeur. Le flux polluant généré, non étudié, varie suivant les effectifs militaires présents en cours d’année. Ceci rend complexes les méthodes de traitement envisageables. Il existe aussi des fosses septiques[133].

Les déchets font l’objet d’une collecte — précédée d'un tri depuis la saison estivale 2017[134] — au moins mensuelle pour être ensuite recyclés ou entreposés dans une déchetterie située sur le continent[135].

Le l'île déclare, selon un acte signé par le syndic, le principe d'un développement durable. L'objectif est d'obtenir à terme un label qui la fédère à de petites îles localisées en Afrique de l’Ouest, dans l’océan Indien, en Europe et en mer Méditerranée retenues par l’association Small Islands Organisation (SMILO)[136].

Population et société[modifier | modifier le code]

Dans le village se trouvent une annexe de la mairie, un bureau de poste, la police municipale, une chapelle, une boulangerie, un commerce d'alimentation et bazar, plusieurs bars et restaurants.

Démographie[modifier | modifier le code]

Au travers des écrits il apparait que la population de l'île fluctue selon la présence de groupes au début religieux puis pénitentiaire et enfin naturiste.

Un peuplement monacal certain est attesté au Ve siècle selon les Conférences de Jean Cassien et aux XIIe et XIIIe siècles selon des bulles pontificales[71]. Après un abandon du lieu, la population est moindre mais en 1536 « soixante-dix chrétiens l’habitaient. »[137] Il est possible de dénombrer en 1755 huit familles, qui deviennent en 1757 quatre familles de paysans puis en 1771 redeviennent huit ménages[18]. Puis des religieux, les frères de la Sainte-Croix s’installent. Mais « leur établissement […] se trouva ruiné presque complètement par les Anglais, en 1793. » Ainsi en 1796, la population est réduite à « quatre familles et les frères de la Croix à onze ». Plus tard, en 1827, il ne se trouve que « quelques paysans [ainsi qu']une dizaine de douaniers. » Entre 1861 et 1878, la colonie pénitentiaire va générer jusqu’à 500 habitants — en 1862, à son ouverture, 148 détenus arrivent du continent. Puis en 1876 sont comptées 81 occupants[137]. Ce chiffre décroit à 19 habitants en 1898[138]. En 1913 la population est stable avec 20 personnes et le demeure en 1928 avec 14 habitants[137],[af].

Puis la démographie dépend de la création d'Héliopolis par les naturistes. Ainsi en 1933, soit seulement cinq ans après les données précédentes, un quotidien estime cette population à 250 personnes[139]. En , la population est réduite à 83 personnes avant que les Allemands ordonnent pour le une évacuation complète de l'île hormis 9 habitants[140]. En 1955 la population est estimée de nouveau à 450 personnes[44]. Mais en 2003, celle-ci n'est plus que de 123 habitants[141]. Puis, en 2006, le déclin persiste avec 110 résidents permanents[142].

Selon les îlots regroupés pour l'information statistique (IRIS) employés par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) il est possible d'analyser la population de l'île. En 2013 la population totale estimée est de 84 habitants[143] pour 55 713 habitants sur la commune d'Hyères[144].

Pyramide des âges au Levant en 2013 en pourcentage[143].
Hommes Classe d’âge Femmes
9,65 
75 à ans ou +
3,42 
29,21 
60 à 74 ans
27,74 
34,33 
45 à 59 ans
23,80 
8,19 
30 à 44 ans
23,99 
19,17 
15 à 29 ans
10,12 
0 à 14 ans
10,12 
Pyramide des âges de la commune d'Hyères en 2013 en pourcentage[144].
Hommes Classe d’âge Femmes
11,4 
75 à ans ou +
16,8 
18,7 
60 à 74 ans
19,2 
18,2 
45 à 59 ans
19,1 
18,1 
30 à 44 ans
16,8 
17,6 
15 à 29 ans
14,3 
15,9 
0 à 14 ans
13,8 

Le taux de personnes âgées de plus de 60 ans (35,71 %)[143], est supérieur à celui d'Hyères (23,3 %) et au taux national (23,6 %)[144]. Par ailleurs, l'absence d'enfant indique que le renouvellement de cette population, déjà âgée, ne peut résulter dans l'avenir que d'un solde migratoire positif. La population masculine de l'île (68,23 %) est deux fois plus importante que la population féminine (31,88 %)[143]. Ceci est sans comparaison avec la répartition locale d'Hyères qui est même légèrement inverse (47,45 % et 52,55 %)[144] ou avec la répartition nationale de 2016 (48,47 % et 51,5 %)[145],[ag].

Ce décompte n'inclut pas certains résidents à l'année. Ainsi en 2003, les civils qui travaillent du lundi au jeudi pour les militaires sont estimés à 250 environ. Quant aux militaires habitants à l'année leur nombre n'est pas divulgué[35]. Enfin, il ne faut pas méconnaitre l’accueil touristique, estimé en 2008, à 1 600 personnes aux beaux jours[146].

Enseignement[modifier | modifier le code]

En , est ouverte une « école de plein air » privée. Selon la conception des frères Durville, les activités physiques prédominent ce qui sert de modèle pour quelques établissements[147]. Mais, faute de moyens financiers, elle doit fermer fin 1935[148],[149],[150]. Puis une école publique primaire est inaugurée le mais après un an de fonctionnement elle disparait[P 9],[151]. Elle rouvre après la guerre le [152] puis l'académie de Nice, après l'année 2006-2007, décide de sa fermeture[153]. Ainsi plus de vingt instituteurs se succèdent pendant soixante-quinze ans[ah].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Plusieurs associations contribuent à la vie du village, en proposant des expositions, des concerts, des visites, des actions en faveur du patrimoine et de la nature, des activités culturelles et sportives.

Santé[modifier | modifier le code]

Aucun médecin n'est installé de façon pérenne sur l'île. Le SAMU est appelé en cas d'urgence médicale. Celui-ci en cas de nécessité contacte le CROSS La Garde. L'évacuation sanitaire est organisée par les marins-pompiers de la base de la DGA Essais de Missiles — comme pour toutes les urgences sanitaires ou non. Sont ainsi sollicitées soit la vedette de secours du SNSM station Le Lavandou[155] soit un hélicoptère de la base aéronavale de Hyères avec un médecin à bord qui assure un transfert vers l'hôpital d'Hyères[156].

Sports[modifier | modifier le code]

Un centre UCPA est consacré à la pratique de la plongée sous-marine pour les membres de plus de dix-huit ans. Il est ouvert à partir du niveau 1 (ou P1 CMAS). Il permet de découvrir les randonnées palmées et la plongée autour du parc national de Port-Cros[157].

Cultes[modifier | modifier le code]

Initialement les messes sont célébrées en plein air. Puis une chapelle est édifiée sur les plans d'Arnaud Moulin, curé et possesseur d'un terrain dont il fait don[158]. Ainsi, depuis fin 1954 elles se tiennent à la chapelle du Christ-roi[P 10],[159]. Actuellement, chaque semaine, une messe catholique romaine reste assurée par un prêtre de la paroisse du Lavandou dont elle dépend[160]. Le cimetière se trouve en zone militaire et n'est accessible qu'exceptionnellement le jour de la Toussaint et lors de sépulture. Un mur du souvenir, permettant d'apposer une plaque en mémoire d'un décédé, est donc érigé le [161].

Économie[modifier | modifier le code]

La pêche professionnelle n’est exercée que par un seul résident. D’une façon plus étendue une vingtaine de pêcheurs de la prud’homie du Lavandou, dans un cadre extrêmement règlementé dépendant des autorisations temporaires accordées par l’autorité militaire, peut fréquenter une partie des eaux de l’île[162].

L'accueil touristique est la ressource de l'île. L'hébergement touristique est assuré par dix hôtels et villas d'hôtes, quatre-vingt-cinq villas et appartements en résidences ou auprès des particuliers.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bien qu'il n'existe pas sur l'île de monument inscrit ou classé au patrimoine national, la batterie des Arbousiers[163],[164] et le phare du Titan[165],[166] sont répertoriés par la base Mérimée et la commune d'Hyères.

Batterie des Arbousiers[modifier | modifier le code]

Deux appellations rappellent la fonction de l’ouvrage et son commanditaire. Ainsi la batterie des Arbousiers est le nom figurant sur les anciens cadastres et repris dans la base Mérimée[167] puis la tour est dite est fort Napoléon par les frères Durville qui en font leur résidence[168]. Une demeure, désormais privée, domine depuis 118 mètres Héliopolis à qui elle appartient[r].

En 1531, François Ier créé le marquisat des îles d’Or, dont fait partie l’île du Levant, qu’il donne à Bertrand d'Ornézan. En contre-partie, celui-ci doit s’engager à fortifier l’ensemble de son marquisat contre les pirates, les corsaires ou les troupes régulières. En réalité, ni lui ni ses successeurs ne semblent établir de fortification. En 1634, alors que les Espagnols rassemblent à Naples une flotte qui menace la France, Richelieu dotent les îles voisines de Porquerolles et de Port-Cros de forteresses mais néglige l’île du Levant. À noter qu’un rapport au roi de 1747 mentionne qu’« une tour abandonnée se dresse au Titan. Autour de cette tour traînent quelques tronçons de canons de 10 livres aux armes des Gondi[169] » alors marquis des îles d’Or[170].

En décembre 1793, le siège de Toulon chasse les Anglais. Ils vont alors dans la rade d’Hyères et en occupent toutes les îles. À Port-Cros la destruction du fort de l'Estissac laisse sans défense la rade[171]. Pour qu’elle constitue de nouveau un abri pour la flotte française, qui n’a pas la maitrise de la haute mer, Napoléon estime le nécessaire en attendant la reconstruction, d’installer sur l’île du Levant qu'il considère en elle-même comme « d'un petit intérêt ; une tour modèle no 1 […] protégeant une batterie qui croiserait avec le cap Bénat et Port-Man[86] » qui constitue un bon mouillage.

Une tour carrée de 15 mètres de côté est alors construite[P 11] à compter de 1813[172]. Elle est conforme aux directives de l’Empereur[173] avec une hauteur, depuis les fossés, de 12 mètres soit trois niveaux en comptant le niveau inférieur. Ce fossé encore visible, de 3 mètres de large et de 2 mètres de profondeur, est partiellement creusé dans la roche. S’y adjoint une contrescarpe non maçonnée seulement visible au nord-ouest. L’ensemble constitue une redoute qui comprend aussi une citerne toujours en fonctionnement. La plateforme supérieure est occupée par les petites pièces de campagne qui battent la passe des Grottes et la rade de Port-Man par ailleurs elles interdisent un débarquement à l’Avis. Les canons de 36 livres sont placées en contrebas sur une plateforme de tir taillée dans le rocher. Ils battent la passe vers le cap Bénat. Ainsi « des débris de pièces éparpillés décorent aujourd’hui une délicieuse propriété, Le Refuge, en contrebas du fort Napoléon[174]. »[175] L’ouvrage est très rapidement abandonné par l’Armée d’autant que dès 1860 l’île de Bagaud est armée. Ainsi en 1862, la position est simplement dénommée sur les cartes d'état-major vigie du Titan[176]. La parcelle de 62 ha sur laquelle elle se trouve est vendue en 1883. Les frères Durville décident d’en faire leur résidence et conservent l'enceinte avec ses annexes en pratiquant simplement quelques ouvertures. L'aspect crénelé d'origine[177] fait place à un toit en terrasse. Durant la Seconde Guerre mondiale l’ensemble brûle puis est reconstruit. Ultérieurement le toit est en tuiles à quatre pans et une piscine, partiellement recouverte d'un pont-levis fictif, est installée dans les fossés. Sur l'un de ses bords se trouve une statue en bronze de Hans Jörg Limbach figurant une couple nu enlacé[178].

Toujours selon les directives de Napoléon de 1811, la défense des côtes est complétée par une batterie de bien moindre importance dotée d’une tour modèle no 3[173]. La tour du Titan, à l'extrémité sud-est donc de situation opposée à la précédente[s], défend l’anse du Liserot et le port qui s’y trouve — alors dit port du Titan[86]. Elle apparait ronde[P 12]. Il n’en reste que les ruines[P 13] ainsi que celles de son parapet[P 14].

Phare du Titan[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Phare du Titan.
Sur une avancée rocheuse en mer, la tour d'un phare adossée à un bâtiment, en bas un port, à distance une habitation.
Phare du Titan. Olivier Hoarau. 2006.

Sans ruine connue, les écrits indiquent que les Massaliètes choisissent les îles d'Hyères pour établir un poste fortifié permettant d’envoyer un signal d’alerte lumineux dans le cadre de la défense de leurs possessions. Il est probable que ce soit l'île du Levant[179]. De même la présence d’un farot[ai] sur lîle est ordonnée en 1302 par Richard de Gambatezza, sénéchal des comtés de Provence et de Forcalquier[181]. Ce système de signal — feux la nuit et fumées le jour — lorsqu’il est bref indique que le guetteur voit un ennemi, alors que lorsqu’il est durable constitue un élément de sécurité[182]. Il est visible d’une part depuis le cap Benat et d’autre part depuis le cap Camarat[183] constituant l’un des maillons d’une chaine qui s’étend sur la façade maritime du comté de Provence de la pointe de l'Espiguette à La Turbie[179].

Le phare du Titan est situé, en zone militaire, à l’extrémité orientale de l’île[t]. La décision de sa construction revient au développement de l’activité maritime due notamment au transport de troupes et de marchandises lors de la conquête de l’Algerie. En effet la région du port de Toulon devient stratégique[184]. L'acquisition des terrains est confiée le au préfet qui négocie donc initialement avec le propriétaire Jean-François Gazzino. Bien que les travaux débutent rapidement, l'affaire n’est close qu'avec le propriétaire suivant, le marquis de Retz, le [185],[aj]. L'accès se fait depuis une calanque — depuis dite calanque du Phare[i] — où accoste le navire des ponts et chaussées. Il comprend un accès difficile dans la roche qui permet de « monter les pierres de taille et les charpentes du phare[187] »[j]. Cette première partie représente un dénivelé de soixante-trois mètres au-dessus de la mer[188]. Puis les matériaux sont acheminés par charrettes. L'emplacement retenu pour la construction est alors proche[186].

« Très sobre[184] », le bâtiment entièrement blanc a une base carrée[P 15]. De part et d’autre de la porte d’entrée, à laquelle on accède par quelques marches, se trouve deux fenêtres qui correspondent à des pièces techniques. Puis leurs succèdent deux chambres ayant chacune une fenêtre sur les autres façades. Enfin le rez-de-chaussée se termine par un vestibule distribuant sur un salon et une cuisine dont les fenêtres encadrent une porte extérieure[189]. Au centre se trouve la tour carrée du phare en maçonnerie de pierres lisses de 8,5 mètres entre le sol et la plateforme[ak]. Il est mis en service le . Ce feu blanc fixe est de 3e ordre[al], dioptrique[am] avec une optique de focale 0,5 m[192]. Visible depuis cinq lieues marines[an], il s’adresse aux navigateurs venant de l’Est[188]. Les ponts et chaussées décident le de construire un bâtiment annexe pour accueillir les familles des gardiens[193]. Il s’agit d’une maison rectangulaire d’un étage avec sur chaque façade trois ouvertures par étage. Celles du bas sont plus hautes et plus larges que celles du haut[P 16]. Ce logement à quelques mètres du phare est bien équipé[194]. Par ailleurs, L’Esquadillon représente un écueil peu visible par grosse mer[ao] et qui se trouve seulement à un mille marin du phare[ap]. Celui-ci est indiqué en 1838 par un système de signaux supporté par des tiges métalliques[196].

Le ce signal est jugé insuffisant il est donc remplacé par une tour légèrement conique. Celle-ci, blanche, est adossée au bâtiment carré avec lequel elle communique par un petit couloir. La tour centrale initiale est étêtée. Elle présente des corniches de pierres apparentes et un toit en tuiles arrondies. L'ensemble domine la mer à 73,20 m avec une taille générale de 10,23 m et une hauteur de la focale de 7,10 m. Ce feu à un éclat blanc toutes les cinq secondes possède une lentille de quatre panneaux au quart avec une focale de 0,50 m ce qui permet une portée de 26 milles marins — celle-ci est presque doublée —[165]. Il existe une cuve de rotation, de trois litres, au mercure séparée du plateau de l'optique. Cet élément est remarquable car il est le seul encore existant en France[197]. Durant la Seconde Guerre mondiale le phare est mitraillé et, malgré les réparations notamment en 1948, la lanterne en porte encore les traces. Il est automatisé en 1984 avec une garde assurée depuis Toulon[198]. En 1988, la maison du gardien est murée pour la protéger[194].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le domaine naturiste d'Héliopolis est un domaine privé ouvert au public. Le domaine, répertorié par la Fédération française de naturisme, est resté fidèle à l'esprit de ses fondateurs :

« Héliopolis doit être non pas une ville ou un village, non pas une agglomération de maisons ou de villas luxueuses avec ses garages, ses casinos, ses théâtres, ses usines, ses maisons de commerce, mais une simple cité rustique où les amateurs d'air et de soleil viendront dans le calme d'une nature splendide, se reposer des fatigues de la civilisation artificielle des villes, en passant des vacances simples et saines, avec le seul luxe d'un idéal élevé et le seul souci d'une santé plus robuste. »

— Art. 1 du Cahier des charges d'Héliopolis, 1932

Il est utile de se munir d'une lampe de poche : il n'y a pas d'éclairage public dans les chemins pour mieux profiter du ciel étoilé.

Pour la baignade exclusivement naturiste, l’île possède une petite plage (plage des Grottes), et de petits solariums ont été aménagés le long de la côte rocheuse avec des accès à la mer. Le Bain de Diane et La Galère sont deux de ces endroits.

Être nu est permis (et prévu) partout sur la partie publique de l’île, sauf à proximité immédiate du port, aux heures d'ouverture de la capitainerie. Là, il est nécessaire de porter un paréo ou un string. Bien qu'officiellement interdite sur la place Durville (au centre du village), la nudité y fait l'objet d'une certaine tolérance. Dans les établissements privés, restaurants et boutiques, la nudité est laissée au libre choix du propriétaire (le plus souvent autorisée mais non obligatoire). La pratique du naturisme fait l'objet de plusieurs arrêtés municipaux[199],[200],[201],[202],[203].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

L'île du Levant, dite aire d'adhésion, applique la charte du parc national de Port-Cros toutefois, comme elle n'est pas dite cœur du parc, elle n'en fait pas partie. En effet « il y a incompatibilité entre les activités militaires du CELM (centre d'essais et de lancement des missiles) et l'accueil du public[204] ». Cette dernière condition est l'un des préalables à toute appartenance à un parc national.

Le site, faisant partie des îles d'Hyères, appartient au réseau Natura 2000[205] et la totalité de l'île constitue une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) au sein de laquelle est créé le la réserve naturelle volontaire du domaine des Arbousiers[206],[207],[208]. Celle-ci, de 19,28 ha qui sont d'accès libre, est mitoyenne du domaine naturiste d'Héliopolis. L'ensemble de l'île est considéré comme une zone exceptionnelle et sauvage. Ceci est dû à une très faible fréquentation du territoire du fait du statut militaire de la majorité de celui-ci. Par ailleurs le débroussaillage ainsi occasionné favorise le développement de formations basses — pelouses et fruticées — qui n’existent pas sous le couvert forestier. Une mention particulière doit être faite pour le Chardon de Casabona et le Germandrée massiliensis. Cependant, certaines espèces ornementales, telle que l'Herbe de la pampa, introduites autrefois étouffe nombre de ruisseaux de l'île[5].

Elle abrite au moins onze espèces animales patrimoniales. Parmi elles sept correspondent à des espèces déterminantes. Sur l'île se trouve notamment l'essentiel de la population française de Puffin yelkouan. Les batraciens hébergent une espèce très localisée, endémique de quelques îles méditerranéennes : il s'agit du Discoglosse sarde. Chez les reptiles, peut être noté la présence de l'Hémidactyle verruqueux et de la Tortue d'Hermann[209],[5]. Cette espèce, en voie de disparition, y est réintroduite en raison du faible risque de ramassage par des humains[210],[211].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Claude Gritti, Des Maures aux Îles d'or : chronique historique, sociologique et toponymique, Le Lavandou, À compte d'auteur (Impr. Delmas), , 255 p., 23 cm (notice BnF no FRBNF35413900).
  • Claude Teilhol (photogr. sous-marines Philippe Robert), Flore et faune de l'île du Levant : Découverte du sentier nature. Réserve naturelle volontaire, Île-du-Levant, Éditions du Syndicat d'administration d'Héliopolis, , 63 p.
  • Jean-Pierre Brun (dir.), Jean-Marie Guyon, Marc Heller, Michel Pascalini, Philippe Rigaux et Paul Turc (préf. Henry de Lumley), Les îles d'Hyères : fragments d'histoire, Arles ; Hyéres, Actes Sud ; Parc national de Port-Cros, coll. « Essais Sciences », (réimpr. 1999), 1e éd. (1re éd. 1997), 172 p., 24 cm (ISBN 2-7427-1479-0).
  • Claude Gritti (préf. Jean Esquerré, ill. Albert Marquet, photogr. Akg-Paris), Les enfants de l’île du Levant, Paris, Éditions Jean-Claude Lattès, , 376 p., 23 cm (ISBN 978-2-7096-3423-6, lire en ligne [PDF]) (inscription nécessaire) gratuite après no de CB.
    L’auteur a pu se rendre sur les lieux du bagne pourtant interdits aux civils. Après avoir recueilli l’équipage d’un hélicoptère abîmé en mer, l’Armée lui permet l’accès au site[212].
  • Frédéric Capoulade et Hélène Goldet (préf. George Reuchlin), L’histoire du fort Napoléon : la batterie des Arbousiers, Île-du-Levant, Éditions du Syndicat d'administration d'Héliopolis, coll. « Île du Levant », , 1e éd., 77 p., 15 x 21 cm (ISBN 978-2-9512-7591-1).
  • Julie Manfredini (préf. Jean-Marie Guillon, postface Pascal Ory), Héliopolis : une communauté naturiste sur l'île du Levant, 1931-1970 (texte issu de : Master : Histoire contemporaine : Aix-Marseille 1 : 2005), Forcalquier, C'est-à-dire, coll. « Un territoire et des hommes », , 192 p., 23 cm (ISBN 978-2-9182-3511-8).
  • Frédéric Capoulade et Hélène Goldet (préf. Jean-Pierre Giran, postface Jacques Ollive), Héliopolis : Histoire d'un village expérimental devenu un jardin d'essais, Île-du-Levant, Éditions du Syndicat d'administration d'Héliopolis, coll. « Île du Levant », , 4e éd. (1re éd. 2012), 288 p., 15 x 21 cm (ISBN 2-9512-7590-0 et 978-2-9512-7590-4).

Cahiers du Levant[modifier | modifier le code]

  • Jean Miaille (photogr. Louis Miaille), Bribes Levantines, Île du Levant, Agir O Levant, coll. « Cahiers du Levant » (no 1), , 37 p., 21 cm (ISBN 2-9131-1300-1).
  • René Faucon, Alain Billerot, André Kretz, Yannick Philouze-Bordier, Claude Lutz, Gaston Durville, André Durville et Robert Charraix (photogr. Jean Miaille, Guy Thouvignon, archives du Syndicat d'Héliopolis et collections particulières), Héliopolis : Documents, souvenirs, Île du Levant, Agir O Levant, coll. « Cahiers du Levant » (no 2), , 62 p., 21 cm.
  • Philippe Fourneau (préf. Jacques Salomé, photogr. Jacques Berger, Richard Destatte, Louis Fleck, Claude Frossard, Claire Lafontaine, Collection Serres, Collections particulières), Notes fugitives, Île du Levant, Agir O Levant, coll. « Cahiers du Levant » (no 3), , 47 p., 21 cm (notice BnF no FRBNF45165318).
  • Léonard Lassalle (fils) (trad. de l'anglais par Claude Ouvrard, préf. Édith Héry, Laurette Alario et Patrick Bellet, photogr. Collection Léonard Lassalle), Honor 1932-1942, Île du Levant, Agir O Levant, coll. « Cahiers du Levant » (no 4), , 48 p., 21 cm (ISBN 978-2-9131-1303-9).
  • Hélène Goldet et Frédéric Capoulade (photogr. Jean Miaille, Guy Thouvignon, archives du Syndicat d'Héliopolis et collections privées, textes par collectif), Gens du Levant, Île du Levant, Agir O Levant, coll. « Cahiers du Levant » (no 5), , 64 p., 21 cm (ISBN 978-2-9131-1304-6).
  • Laurette Alario, Jean-Luc Alziary, Gilles Marchal, Frédéric Capoulade, Baptiste Rossi et Jean-Pierre Blanc, Phare du Titan, Île du Levant, Agir O Levant, coll. « Cahiers du Levant » (no 6), , 21 cm.

Roman[modifier | modifier le code]

Photographies[modifier | modifier le code]

  1. Anonyme (photogr.), « Ile du levant (Var) : Le port du phare du Titan », potographie sur carte postale noire et blanche [jpg], sur www.iledulevanthodie.fr (blog), Agence Officielle (consulté le 3 août 2017).
  2. S. M. (photogr.), « Le Titan en 2008 », photographie [jpg], sur www.iledulevanthodie.fr (blog) (consulté le 3 août 2017).
  3. Anonyme (photogr.), « Le port du Titan en 1956 », photographie [jpg], sur www.iledulevanthodie.fr (blog) (consulté le 3 août 2017).
  4. Anonyme (photogr.), « Le port du Titan en 2011 », photographie [jpg], sur www.iledulevanthodie.fr (blog) (consulté le 3 août 2017).
  5. « Arrivée Port-Avis à bord d'Îles d’Or XIX », photographie [jpg], sur www.iledulevanthodie.fr, (consulté le 29 août 2017).
  6. « Arrivée du Benzène à l'Ayguade », Naturisme, Paris, no 143,‎ (notice BnF no FRBNF32822486, lire en ligne [jpg]).
  7. Marc Borréani, Lucie Chabal, Laurent Mathieu, Jean-Marie Michel, Michel Pasqualini et Mireille Provansal-Lippmann, « Peuplement et histoire de l'environnement sur les îles d'Hyères (Var) : Île du Levant. Ruines des constructions médiévales sur la crête du Castelas » (photographie), Documents d'archéologie méridionale, Éditions ERAMS, vol. 15 « Espaces et monuments publics protohistoriques de Gaule méridionale », no 1,‎ , p. 395 col. 1 (lire en ligne [png]).
  8. Marc Borréani, Lucie Chabal, Laurent Mathieu, Jean-Marie Michel, Michel Pasqualini et Mireille Provansal-Lippmann, « Peuplement et histoire de l'environnement sur les îles d'Hyères (Var) : Île du Levant. Le Castelas. Vestiges du cœur de l’église » (photographie), Documents d'archéologie méridionale, op. cit., vol. 15, no 1,‎ , p. 395 col. 2 (lire en ligne [png]).
  9. R. Juliat (photogr.), « Après la distribution des prix : L'instituteur, M. Benet, entouré de ses élèves » (photographie), Naturisme, Paris, s.n., no 403,‎ (notice BnF no FRBNF32822486, lire en ligne [jpg]).
  10. Geneviève Négre (photogr. Marc Heller), Vue d'ensemble [chapelle], Hyères, Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, coll. « Inventaire général du patrimoine culturel » (no 99830682XA), (lire en ligne [jpg]).
  11. Atlas des batteries de côte (dessin), Vincennes. Bibliothèque du génie, Service historique de la Défense, 1818-1822, 97 x 62 (lire en ligne [jpg]), « Plan et profil de la batterie des Arbousiers », pl. 21, ms. 201.
  12. Atlas des batteries de côte, op. cit., (lire en ligne [jpg]), « Plan et profil de la batterie du Titan dans l'île du Levant », pl. 22, ms. 201.
  13. Philippe Truttmann et David Faure-Vincent (photogr. Marc Heller), Ensemble fortifié des îles d'Hyères : Batterie du Titan sur l'île du Levant. Vestiges du soubassement d'une tour, Hyères, Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, coll. « Inventaire général du patrimoine culturel » (no 89832364ZA), (lire en ligne [jpg]), Les quatre grandes générations d'ouvrages, chap. I (« Des origines à François 1er »).
  14. Philippe Truttmann et David Faure-Vincent (photogr. Marc Heller), Ensemble fortifié des îles d'Hyères : Batterie du Titan sur l'île du Levant. Vue rapprochée du parapet de la batterie (no 89832365ZA, op. cit.,) (lire en ligne [jpg]), Les quatre grandes générations d'ouvrages, chap. I (« Des origines à François 1er »).
  15. Vue de volume rapprochée prise du nord-est [phare du Titan] (photogr. Marc Heller), Hyères, Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, coll. « Inventaire général du patrimoine culturel » (no 89832361ZA), s.d. (lire en ligne [jpg]).
  16. Anonyme (photogr.), « Le logement désaffecté des gardiens », photographie [jpg], sur www.iledulevanthodie.fr (blog) (consulté le 2 août 2017).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le mille marin vaut environ 1,852 kilomètre.
  2. a et b Le port Saint-Pierre a pour coordonnées 43° 04′ 48″ N, 6° 09′ 18″ E.
  3. Le cap Bénat a pour coordonnées 43° 05′ 22″ N, 6° 22′ 08″ E.
  4. a et b Le port du Lavandou a pour coordonnées 43° 08′ 12″ N, 6° 22′ 14″ E.
  5. Les relevés ci-dessous sont ceux de la station météorologique Île du Levant située au milieu de l'île dont les coordonnées sont 43° 01′ N, 6° 28′ E.
  6. L’intensité de la couleur du fond des cellules varie tous les °C. Elle s'assombrit en s'éloignant de °C. Elle est bleue pour les températures négatives et rouge pour les températures positives.
  7. L’intensité de la couleur du fond des cellules — vert clair au vert foncé — varie tous les 10 km/h en suivant la vitesse des rafales.
  8. a et b L'anse du Liserot a pour coordonnées 43° 02′ 34″ N, 6° 29′ 19″ E.
  9. a et b La calanque du Phare où se trouve le port du Titan a pour coordonnées 43° 02′ 49″ N, 6° 30′ 33″ E.
  10. a et b Une illustration de 1914 figure cette calanque. Un chemin en escaliers, reconnaissable, accède à un embryon de jetée où se trouve une chaloupe des ponts et chaussées[21].
  11. a et b Port-Avis a pour coordonnées 43° 01′ 34″ N, 6° 27′ 14″ E.
  12. Port-Porthuau a pour coordonnées 43° 06′ 57″ N, 6° 12′ 05″ E.
  13. Le port de l'Ayguade du Levant a pour coordonnées 43° 00′ 56″ N, 6° 26′ 04″ E.
  14. La plage des Grottes a pour coordonnées 43° 00′ 40″ N, 6° 25′ 59″ E.
  15. L'hélisurface a pour coordonnées 43° 01′ 17″ N, 6° 27′ 36″ E.
  16. La pointe du Castelas, située sur la côte nord-est, a pour coordonnées 43° 02′ 50″ N, 6° 28′ 31″ E.
  17. Les marquis des îles d’Or connus successifs sont :  : Bertrand d'Ornézan ; puis il reste dans la famille d’Ornéan avant de retomber dans le domaine royal ;  : Christophe, comte de Rocquendorf et de Gundestorf ;  : Gabriel de Luetz ;  : Jaumette de Grasse et Jacqueline des Estardes ;  : Albert de Gondi ; 1602 : Philippe-Emmanuel de Gondi ; milieu du XVIIe siècle : Gapard de Covet ;  : Jean-Baptiste de Covet ;  : Joseph-Gaspard de Covet ; Joseph-Marie de Covet ; 1760 : Emmanuel-Anne-Louis de Covet ;  : Jean-Joseph-Barthélémy-Simon de Savornin — non marquis mais possesseur à titre onéreux ;  : Auguste-Antoine de Sauvan — marquis mais non propriétaire[84].
  18. a et b La batterie des Arbousiers — aussi dite fort Napoléon — a pour coordonnées 43° 01′ 11″ N, 6° 26′ 18″ E.
  19. a et b Les ruines de la tour du Titan ont pour coordonnées 43° 02′ 29″ N, 6° 29′ 31″ E.
  20. a et b Le phare du Titan a pour coordonnées 43° 02′ 47″ N, 6° 30′ 37″ E.
  21. Le pénitencier est situé dans la zone militaire de l'île, il est maintenant en ruines.
  22. Autrefois installé sur 18 ha loués à la Marine, le camping des Grottes n'existe plus.
  23. Le raisonnement, factuel, se fait sur les résultats des circonscriptions donnés par le ministère de l'Intérieur.
  24. La création de la fonction d’adjoint spécial pour l’île du Levant date du [107].
  25. La liste des adjoints spéciaux pour l'île du Levant, depuis 1932, est attestée[108].
  26. a et b Avant la modification des statuts de l'ASL du , le président a pour nom syndic[111].
  27. La date des mandats et l'identité des présidents sont attestées[113].
  28. Après 1939, André Durville ne réside que rarement à Héliopolis et délègue souvent, comme le lui autorise les statuts du syndicat[111], la fonction à un mandataire[114].
  29. Après démission du président précédant, puis élu[116].
  30. Par intérim après démission du président précédant[117].
  31. Par intérim, après démission du président précédant.
  32. Un périodique donne également pour l'année 1928, une population de 14 personnes[96].
  33. Les décomptes des populations, hormis le chiffre national, s'appliquent tous à l'année 2013.
  34. Une liste des instituteurs est établie[154].
  35. Le farot, selon Xavier Corré — « ce terme [retrouvé uniquement dans de vieux écrits provençaux] n'existe dans aucun dictionnaire de français[180] » —, désigne tout moyen d'utiliser un feu pour créer un « signal[179] ».
  36. Le l’estimation, contresignée le par le maire de Bormes-les-Mimosas, des terrains cédés pour l'accès et l'établissement du phare est de 312,91 francs. Mais le la justice ne reconnait pas en Grazzano le propriétaire. Bien qu'il réclame ce qu’il considère comme son dû le , la transaction n’aboutit que cinq ans et demi après le début des négociations avec des intérêts de 78,23 francs soit trois ans et demi après la mise en service du phare[186].
  37. Ce plan est réutilisé en 1868 au Japon pour la construction du phare de Kannon-Saki qui est alors l’un des quatre phares modernes du Japon[188].
  38. Selon leur puissance et leur fonction, une hiérarchie de trois feux est établie. Un feu de 3e ordre signale l’entrée d’un port[190].
  39. Le système dioptrique, l’un des trois systèmes optiques, est ici choisi plutôt que le système catoptrique aussi employé pour les phares. Les rayons lumineux ne subissent que des réfractions[191].
  40. La lieue marine vaut 1/20 de degré du périmètre terrestre, soit 3 milles marins ou exactement 5,556 km.
  41. L'Esquadillon reste un écueil. Ainsi, en 1902 les gardiens du phare sauvent en pleine nuit par gros temps un équipage de pêcheurs qui le heurte[195].
  42. L'Esquadillon a pour coordonnées 43° 02′ 49″ N, 6° 30′ 42″ E.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Mairies annexes », sur site officiel de la ville d’Hyères (consulté le 24 mai 2017).
  2. Capoulade et Goldet 2015, p. 92.
  3. Denis Robert (resp. publication), « Vedettes îles d’Or et Le Corsaire : Le Lavandou / Port-Cros, Le Levant », sur www.vedettesilesdor.fr, (consulté le 21 mai 2017).
  4. Parc national de Port-Cros (photogr. C. Bongard, H. Chéllé, C. Colombini, Ch. Gérardin et J.M. Mille), Charte du parc national de Port-Cros (Projet soumis à consultation institutionnelle et enquête publique. Arrêté par le bureau et le conseil d'administration des 4 et 17 juillet 2014), Hyères, Parc national de Port-Cros (lire en ligne [PDF]), « Du diagnostic au projet, les 6 ambitions pour le territoire », p. 30).
  5. a, b et c Henri Michaud, Stéphane Beltra, Mathias Pires, Antoine Catard et Stéphane Bence, Inventaire national du patrimoine naturel, ZNIEFF : 930012507, Île du Levant, Paris, INPN, SPN-MNHN, , 12 p. (lire en ligne [PDF]), chap. 1 (« Description »), p. 2.
  6. a et b Parc national de Port-Cros, Document d'objectifs Natura 2000. Parc national de Port-Cros. La côte d’Hyères et son archipel. Les îles d’Hyères : Ile du Levant, , (213 vues) 206 p. (lire en ligne [PDF]), A, chap. A13 (« Topographie »), p. 2 (vue 10).
  7. a et b Matthias Schultz, Olivier Dequincey (resp. éditorial) et Jean-François Pinton (dir. publication), « Présentation de la géologie régionale du Var : le massif hercynien des Maures et de Tanneron : Présentation générale », École normale supérieure de Lyon, (ISSN 2552-9250, consulté le 5 juin 2017).
  8. Matthias Schultz, Olivier Dequincey (resp. éditorial) et Jean-François Pinton (dir. publication), « Présentation de la géologie régionale du Var : le massif hercynien des Maures et de Tanneron : Carte métamorphique du massif hercynien des Maures-Tanneron » [jpg], sur planet-terre.ens-lyon.fr, École normale supérieure de Lyon, (ISSN 2552-9250, consulté le 5 juin 2017).
  9. Parc national de Port-Cros, Document d'objectifs Natura 2000. Parc national de Port-Cros. La côte d’Hyères et son archipel. Les îles d’Hyères : Ile du Levant, , (213 vues) 206 p. (lire en ligne [PDF]), A, chap. A12 (« Géologie »), p. 1-2 (vues 9-10).
  10. Matthias Schultz, Olivier Dequincey (resp. éditorial) et Jean-François Pinton (dir. publication), « Présentation de la géologie régionale du Var : le massif hercynien des Maures et de Tanneron : L'unité centrale des Maures : unité des gneiss de Bormes », École normale supérieure de Lyon, (ISSN 2552-9250, consulté le 7 juin 2017).
  11. Marc Borréani, Jean-Marie Michel et Michel Pasqualini, « État des recherches archéologiques sur les îles d’Hyères : 1984-1986 », Scientific reports of Port-Cros national park. Travaux scientifiques du parc national de Port-Cros, Hyères, Parc national de Port-Cros, vol. 30,‎ , p. 103 (vue 3/20) (ISSN 0241-8231, lire en ligne [PDF]).
  12. Parc national de Port-Cros, Document d'objectifs Natura 2000. Parc national de Port-Cros. La côte d’Hyères et son archipel. Les îles d’Hyères : Ile du Levant, , (213 vues) 206 p. (lire en ligne [PDF]), A, chap. A15 (« Hydrographie »), p. 2 (vue 10).
  13. a, b et c Parc national de Port-Cros, Document d'objectifs Natura 2000. Parc national de Port-Cros. La côte d’Hyères et son archipel. Les îles d’Hyères : Ile du Levant, , (213 vues) 206 p. (lire en ligne [PDF]), A, chap. A13 (« Climatologie »), p. 1 (vue 9).
  14. Jean-Marc Lacave (dir. publication), « Comprendre. Tout savoir sur la météo, le climat et Météo-France : Glossaire » [« Mistral »], sur www.meteofrance.fr, Météo-France (consulté le 9 juin 2017).
  15. Jean-Marc Lacave (dir. publication), « Comprendre. Tout savoir sur la météo, le climat et Météo-France : Glossaire » [« Vent violent »], sur www.meteofrance.fr, Météo-France (consulté le 9 juin 2017).
  16. Jean-Marc Lacave (dir. publication), « Comprendre. Tout savoir sur la météo, le climat et Météo-France : Phénomènes météo. Les vents régionaux », Le levant, sur www.meteofrance.fr, Météo-France (consulté le 9 juin 2017).
  17. a et b « Climatologie de l'année 2015 à Île du Levant », sur site de l'association Infoclimat (consulté le 9 juin 2017).
  18. a, b, c, d et e Michel Pascalini, « Aux sources du peuplement récent des îles d'Hyères : Les archives du Génie », Scientific Reports of Port-Cros national Park. [Travaux scientifiques du Parc national de Port-Cros], Hyères, Parc national de Port-Cros, vol. 16,‎ , p. 89 (vue 9-10/12) (lire en ligne [PDF]).
  19. Louis-Stanislas Baudin, Manuel du pilote de la mer Méditerranée, vol. 1 : Description des côtes de la mer Méditerranée depuis le détroit de Gibraltar jusqu'au cap Bon et en dehors de la Sicile, traduit du Derrotero de Tofino pour la côte d'Espagne et de la partie correspondante de la côte de Barbarie, Toulon, L. Laurent, , V-490 p., 2 vol. ; 22 cm (lire en ligne), « Côte d’Europe. France », p. 283.
  20. Bertrand Munch (dir. publication), « Avis no 16-65777 : Hyères - Base principale du Levant - Mission d'assistance à maîtrise d'ouvrage technique - Réfection d'un appontement dans l'anse du Liserot », Avis de marché, sur boamp.fr (Bulletin officiel des annonces de marchés publics), Paris, Direction de l’information légale et administrative, (consulté le 29 août 2017).
  21. Émile Jahandiez (préf. Charles Richet, ill. Albert Jahandiez), Les Îles d'Hyères : monographie des Îles d'Or, presqu'île de Giens, Porquerolles, Port-Cros, île du Levant : histoire, description, géologie, flore, faune, Toulon, Rébufa et Rouard, , 3e éd., VI-447 p., 23 cm (lire en ligne), chap. IV (« Île du Levant »), p. 182.
  22. a et b Joseph Clotis (maire), [Lettre] : 118 (courrier à M. l’ingénieur en chef des ponts et chaussées Draguignan), Hyères, Mairie d’Hyères, , 1 p., jpg (lire en ligne).
  23. [Paul Maurice] Guillevin, Service historique de la marine, « Le programme français en 1939-1940 : Projets et réalisations (IIe partie) », La Revue maritime : Information. Actualités. Documentation maritime, Paris, Éditions Ozanne « nouvelle série », no 267,‎ , p. 905-906 (ISSN 0335-380X).
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