Union des démocrates chrétiens et du centre

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Union des démocrates chrétiens et du centre
(it) Unione dei Democratici Cristiani e di Centro
Image illustrative de l'article Union des démocrates chrétiens et du centre
Logo officiel
Présentation
Président Rocco Buttiglione
Fondation 6 décembre 2002
Disparition 28 février 2008
Siège Rome
Positionnement Centre
Idéologie démocratie chrétienne, conservatisme social, centrisme
Affiliation européenne Parti populaire européen
Affiliation internationale Internationale démocrate centriste
Coalition Maison des libertés (2002-2007)
Union de Centre (2008)
Couleurs bleu
Site web www.udc-italia.it

L’Union des démocrates chrétiens et du centre (Unione dei Democratici Cristiani e di Centro, abrégé usuellement UDC) était un parti politique italien de centre-droit, de tradition chrétien-démocrate. Il fait désormais partie de l'Union de Centre, née d'abord comme coalition et transformée ensuite en parti politique propre. Il se voulait l’héritier de la Démocratie chrétienne italienne — qui a éclaté suite à Mani Pulite (mais, dans les faits, La Marguerite constitue une alliance démocrate-chrétienne de centre-gauche, ayant un poids électoral plus important que l’UDC). Son ancien dirigeant (« secrétaire politique ») était Marco Follini jusqu’au 5 octobre 2005, date à laquelle il a démissionné — ancien vice-président du Conseil des ministres dirigé par Silvio Berlusconi. Il a été remplacé par Lorenzo Cesa. L’ancien président de la Chambre des députés, Pier Ferdinando Casini, en est également membre.

Historique[modifier | modifier le code]

Le 14 février 2002, le groupe parlementaire « CCD-CDU Biancofiore » devint le groupe « UDC (CCD-CDU) ». Le sigle UDC signifie alors « Unione democratico-cristiana e di centro » (Union démocrate-chrétienne et de centre). Le 22 janvier 2003, le groupe parlementaire « UDC (CCD-CDU) » changea de nouveau le nom en « UDC (Unione dei democratici cristiani e dei democratici di centro) ».

Le parti fut fondée définitivement le 6 décembre 2002 avec la fusion du Centre chrétien-démocrate, des Chrétiens démocrates unis et de la Démocratie européenne.

Aux élections européennes de 2004 l'UDC a obtenu 1 917 775 votes (5,9 % des voix) et députés (sur 78). Le mouvement faisait partie du Parti populaire européen au sein du Parlement européen. Les parlementaires européens élus furent Marco Follini (circonscription Nord-Ouest, 357 859 votes), Antonio De Poli (circonscription Nord-Est, 249 384 votes), Armando Dionisi (circonscription Centre, 360 982 votes), Lorenzo Cesa (circonscription Sud, 571 244 votes) et Salvatore Cuffaro (circonscription Îles, 373 901 votes). Les meilleures régions sont dans l’ordre, le Molise 18,1 % ; la Sicile 14,2 % ; la Calabre 10,2 % ; le Latium 9,2 % ; les Abruzzes 8,4 % ; la Campanie 8,2 % ; les Pouilles 8,1 % ; la Sardaigne 6,2 % — aucune région du Nord ne dépasse 5 %, même la Vénétie réputée catholique, avec 4,9 %. À part la Vallée-d’Aoste et le Trentin, la région qui vote le moins UDC est évidemment l’Émilie-Romagne (2,8 %).

Le 15 avril 2005, l’ensemble des ministres et des secrétaires d’État de l’UDC ont quitté le gouvernement Silvio Berlusconi provoquant ce faisant la majeure crise gouvernementale depuis son installation et sa démission le 20 avril. Ils acceptent, dans un premier temps, de soutenir le gouvernement actuel, mais tout en restant en dehors de celui-ci. Certains sondages attribueraient à l’UDC entre 8 % et 12 % des voix lors d’une élection nationale. Dès le 23 avril 2005, malgré le départ confirmé de Marco Follini, en tant que vice-président du Conseil, trois ministres UDC reviennent dans le gouvernement Berlusconi bis : Bacini et Giovanardi (confirmés à leur poste), et surtout de Rocco Buttiglione qui devient ministre de la Culture (au lieu des Affaires européennes, sans portefeuille).

Outre Marco Follini, vice-président du Conseil, le gouvernement de Silvio Berlusconi II comptait trois autres ministres UDC (tous sans portefeuille, Relations avec le Parlement, Politique communautaire et Fonction publique) et six secrétaires d’État. Quant au Nuovo PSI de Gianni De Michelis, il y était représenté par un ministre délégué et un secrétaire d’État.

Si Follini a donc quitté le gouvernement en tant que vice-Président du conseil, l’UDC continue d’être représentée dans le Berlusconi III (23 avril 2005), notamment par Rocco Buttiglione qui est promu à la Culture.

Aux élections de 2006, l’UDC obtient 6,8 % des voix à la Chambre et 39 députés. Aux élections sénatoriales, elle obtient 6,8 % des voix et 21 sénateurs.

Les 13 et 14 avril 2008, sous le nom d’Union de Centre, autour de l'UDC et alliée à la Rose blanche, elle obtient 36 députés (5,5 %) et devient le 3e parti représenté au Parlement. En revanche elle n’obtient des sénateurs qu’en Sicile (au nombre de 3).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Giulio Andreotti, De Gasperi e il suo tempo, Milan, Mondadori, 1956.
  • (it) Pietro Scoppola, La proposta politica di De Gasperi, Bologne, Il Mulino, 1977.
  • (it) Agostino Giovagnoli, Il partito italiano: la Democrazia Cristiana dal 1942 al 1994, Bari, Laterza, 1996.
  • (it) Nico Perrone, Il segno della DC, Bari, Dedalo, 2002 (ISBN 88-220-6253-1).

Lien externe[modifier | modifier le code]