Tristane Banon

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Tristane Banon

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Tristane Banon en avril 2012.

Activités Romancière, nouvelliste, journaliste et chroniqueuse.
Naissance 13 juin 1979 (35 ans)
à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine)
Langue d'écriture Français
Genres Roman, essai, nouvelle.
Distinctions Prix Spécial du Salon des Dames de Nevers 2012 pour son essai Le bal des hypocrites.
Sélection au festival de Chambéry 2005 pour son premier roman J'ai oublié de la tuer.

Anne-Caroline[1],[2] Tristane Banon, née le 13 juin 1979 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est une romancière, nouvelliste, journaliste et chroniqueuse française.

Biographie et carrière[modifier | modifier le code]

Fille de Gabriel Banon[3], homme d'affaires franco-marocain, et d'Anne Mansouret, femme politique française d’origine iranienne et belge, Tristane Banon est diplômée de l’École supérieure de journalisme de Paris (ESJ Paris) en 2000[4]. Elle commence sa carrière professionnelle comme pigiste, notamment auprès du magazine Paris Match et du journal Le Figaro[5],[6].

En novembre 2003, elle publie son premier essai, Erreurs avouées… (au masculin), paru chez Anne Carrière[5],[7], dans lequel elle recueille les « confessions » des erreurs commises par une dizaine de personnalités masculines : Jacques Séguéla, Michel Field, Philippe Gildas, Christian Lacroix, Philippe Sollers, Bernard Werber, Enki Bilal, Calogero et Frédéric Beigbeder.

La même année, elle écrit une nouvelle intitulée « Noir délire », vision romanesque inspirée d'un tragique fait divers : l’homicide de Marie Trintignant par Bertrand Cantat. Son texte est publié aux Éditions Flammarion, dans la deuxième édition de la revue littéraire Bordel, un recueil de jeunes auteurs dirigé par Frédéric Beigbeder et Stéphane Million.

En septembre 2004, Tristane Banon publie son premier roman, à caractère autobiographique, J'ai oublié de la tuer aux éditions Anne Carrière. La romancière y aborde le sujet de la maltraitance sur mineur au travers du personnage de Flore, une jeune fille régulièrement battue par sa nourrice alcoolique et violente, en l'absence de sa mère[3],[6],[8]. Ce livre est sélectionné au Festival du Premier roman de Chambéry en 2005[9].

En novembre 2005, elle participe à l'édition d'un recueil de nouvelles aux bénéfices de l’Unicef, Fais-moi ta déclaration : les 10 droits de l'enfant, publié aux éditions Belem. Pour cet ouvrage, dix auteurs écrivent une histoire illustrant chacune l’un des dix Droits de l'enfant. Patrick Poivre d’Arvor en a écrit la préface[10].

En septembre 2006, elle publie son deuxième roman, Trapéziste, aux éditions Anne Carrière, où elle reprend le personnage de Flore, jeune femme ambitieuse et mondaine évoluant dans les milieux littéraires parisiens[3].

D'avril à juin 2007, parallèlement à sa carrière d'écrivain, Tristane Banon s'essaie à la chronique sportive en intégrant l'équipe d’Eugène Saccomano pour l'émission On refait le match diffusée sur la chaîne de télévision LCI et la radio RTL[11]. À l’occasion du 15e anniversaire de Disneyland Paris, elle est engagée comme journaliste pour le blog des 15 ans[12] (11 février 2007 – 5 janvier 2009).

En 2008, son troisième roman Daddy Frénésie est publié aux Éditions Plon. L'année suivante, Tristane Banon rédige la préface du roman Elle ne rentre pas ce soir… de Sonia Vandoux, roman dramatique sur le thème de la violence routière[13].

Un temps directrice de collection au Le Cherche midi, avec lequel elle est actuellement en procès[14],[15], Tristane Banon collabore également avec le site Internet Atlantico[5]. À l'occasion de la Journée de la femme en mars 2011, elle dresse ainsi un portrait des hommes des années 2000, constatant que nombre d'entre eux calquent leur comportement sur un modèle traditionnellement féminin et propose la création de la « Journée de l'homme »[16].

Le 17 décembre 2011, elle devient chroniqueuse dans Ça balance à Paris, sur Paris Première[17].

Le 9 février 2012, elle devient chroniqueuse dans Les Affranchis, émission radio dirigée par Isabelle Giordano sur France Inter[18].

Le 24 mars 2012, elle reçoit des mains d’Éric Naulleau le Prix Spécial du Salon des Dames à Nevers récompensant « l’écrivaine ayant marqué l’année » pour son livre témoignage Le bal des hypocrites publié en octobre 2011 aux éditions Au Diable Vauvert[19],[20].

Le 7 février 2013, sortie de son roman Le Début de la Tyrannie[21]. aux Éditions Julliard

Le 4 septembre 2013, elle devient chroniqueuse sur France Bleu dans Un Soir à Paris[22]., émission radio dirigée par Olivier Daudé. Tous les mercredis à 21h25, dans sa chronique les Magnifiques, Tristane Banon lit une déclaration d'amour[23], teintée de rimes, de style, de sons et de musique. Tous les vendredis à la même heure, elle parle Cinéma, Theâtre, Livres, Dvd et Spectacles,dans "L'Agenda Culturel"[24].

Accusations à l'encontre de Dominique Strauss-Kahn[modifier | modifier le code]

Elle évoque des faits d'agression sexuelle de Dominique Strauss-Kahn à son encontre la première fois en 2006 sans le nommer, notamment dans le livre de Christophe Dubois et Christophe Deloire, Sexus Politicus, paru en 2006[25],[26], et fait également l'objet du dernier chapitre du Roman vrai de Dominique Strauss-Kahn de Michel Taubmann, biographie autorisée de l'homme politique[25],[27],[28]. Lors de la parution du livre en mai 2011, Tristane Banon conteste la version que celui-ci donne de sa rencontre avec Dominique Strauss-Kahn[29].

Ce témoignage revient au premier plan le 15 mai 2011, alors que Dominique Strauss-Kahn est accusé d'agression sexuelle aux États-Unis. Anne Mansouret, mère de Tristane Banon, affirme le même jour avoir été à l'époque rapidement mise au courant par sa fille de ces violences sexuelles ; elle dit regretter de l'avoir alors découragée de porter plainte et témoigne également de conséquences psychiques pour Tristane et de difficultés qu'elle aurait subies dans sa carrière professionnelle par la suite en raison de cette affaire concernant une « personne éminente »[30],[31],[32].

Si le 16 mai 2011, David Koubbi, avocat de Tristane Banon, déclare qu'elle envisage de porter plainte contre Dominique Strauss-Kahn[33],[34], il annonce le 20 mai qu'elle ne le fera pas dans l'immédiat et que tous deux ne souhaitent pas être « instrumentalisés » par la justice américaine : « Il est absolument hors de question, dans le dossier de Tristane Banon, qu'un mouvement de notre part ait pour conséquence une condamnation de Dominique Strauss-Kahn aux États-Unis[35],[36],[37] ». Dans la réédition du Roman vrai de Dominique Strauss-Kahn en juin 2011, Dominique Strauss-Kahn nie les faits qui lui sont reprochés par Tristane Banon, déclare que la scène racontée par cette dernière est « imaginaire » et que l'entretien s'est « déroulé normalement » selon lui[38].

Le 4 juillet 2011, l'avocat de Tristane Banon annonce qu'elle porte plainte contre Dominique Strauss-Kahn pour tentative de viol[39],[40]. Le lendemain, sa plainte est envoyée au parquet de Paris[41],[42], qui décide le 8 juillet 2011 d'ouvrir une enquête préliminaire[43]. De son côté, Dominique Strauss-Kahn porte plainte pour dénonciation calomnieuse[44],[45]. Dans le cadre de l'enquête, plusieurs auditions ont lieu : François Hollande et Aurélie Filippetti sont notamment entendus, ainsi qu'Alex-Serge Vieux, propriétaire de l'appartement où a eu lieu la rencontre controversée, qui déclare que Dominique Strauss-Kahn y résidait à l'époque[46],[47].

Le 12 septembre 2011, peu après son retour en France, Dominique Strauss-Kahn est entendu comme témoin par les enquêteurs[48]. Selon L'Express, il aurait démenti avoir tenté de violer Tristane Banon et aurait admis avoir essayé, sans succès, de l'embrasser[47]. Le 29 septembre 2011, une confrontation entre Dominique Strauss-Kahn et Tristane Banon, sans leurs avocats, a eu lieu à la Brigade de répression de la délinquance à la personne, à Paris, où chacun donne sa version en présence de l'autre[49]. Elle relate la confrontation, le soir même, au cours du journal de 20 heures de TF1[50].

Le 13 octobre 2011, le tribunal reconnaît que les faits allégués et ceux reconnus par Dominique Strauss-Kahn « peuvent être analysés comme un délit d'agression sexuelle » et sont dans ce cas prescrits « en application de la prescription triennale en matière délictuelle »[51], mais le parquet de Paris classe la plainte de Tristane Banon sans suite : il estime ne pas avoir d'éléments de preuve suffisants pour engager des poursuites pour « tentative de viol ». Les avocats de Dominique Strauss-Kahn nient la reconnaissance d'une agression sexuelle par leur client et rendent publiques ses déclarations aux policiers dans lesquelles il admet seulement avoir tenté d'embrasser Tristane Banon[52],[53].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • J'ai oublié de la tuer, Paris, éditions Anne Carrière,‎ 25 août 2004, 130 p. (ISBN 978-2-84337-284-1)
Réédition au format de poche : Tristane Banon, J'ai oublié de la tuer, Paris, Le Livre de poche (no 30743),‎ 14 février 2007, 118 p. (ISBN 978-2-253-11547-2)

Essais[modifier | modifier le code]

Ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

  • Avec Anna Rozen, Patrick Eudeline, Bernie Bonvoisin, Jean-Pierre Cescosse, Virginie Despentes et Franck Ruzé, Bordel numéro deux : toujours aussi pute, Paris, Éditions Flammarion,‎ 2004.
    Dans cette revue littéraire se présentant comme un mélange varié et hétéroclite d’écrivains libres de toute expression, Tristane Banon publie une nouvelle romanesque librement inspirée d’un fait divers tragique : le meurtre de Marie Trintignant par Bertrand Cantat.
  • Avec Patrick Poivre d'Arvor, Dan Franck, Bernard Werber, Bruno Gaccio et Vincent Ravalec, Fais-moi ta déclaration : les 10 droits de l'enfant, éditions Belem.
    « Parce que les enfants ont droit à la paix, parce que leur éducation, leur protection et leur santé seront toujours prioritaires, parce que s'alimenter ne doit pas être un luxe et que l’identité d’un enfant ne peut être bafouée, l'Unicef et les éditions Belem ont réuni autour de Patrick Poivre d'Arvor et Tristane Banon, 10 écrivains, dont cette dernière, que rien n'aurait peut-être dû rapprocher. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. François De Labarre, « Tristane Banon : l'autre accusatrice », parismatch.com, 15 juillet 2011.
  2. Laurence De Charette, « Entre la mère et la fille, petits et grands secrets », lefigaro.fr, 19 juillet 2011.
  3. a, b et c Ondine Millot, « Tristane Banon, le mal-être à livres ouverts », Libération, 6 juillet 2011.
  4. Notice sur Tristane Banon, annuaire des anciens de l'École supérieure de journalisme de Paris.
  5. a, b et c Flore Galaud, « Tristane Banon, une écorchée vive qui réclame justice », lefigaro.fr, 6 juillet 2011.
  6. a et b Anne Crignon, « Le premier roman de Tristane Banon », bibliobs.nouvelobs.com, 9 septembre 2004.
  7. Notice sur Tristane Banon, librairie-gaia.com, 2003.
  8. Recension du roman J'ai oublié de la tuer, sur le blog lesjardinsdhelene, 27 mars 2006.
  9. Festival du premier roman, Chambéry, historique des éditions (voir 2005)
  10. Katya Pellegrino, « L'Unicef fait sa déclaration », Luxe-Magazine.com, novembre 2005.
  11. Bertrand Guyard, « Tristane Banon “refait le match” », lefigaro.fr et TV magazine, 26 mars 2007.
  12. Le blog du 15e anniversaire de Disneyland ® Resort Paris
  13. Dans cette préface, Tristane Banon écrit : « Certains donnent leur corps à la Science, d’autres leur plume à la vie. Et parler de la vie, écrire sur elle, c'est aussi penser à la mort. [...] Mais personne n’écrit vraiment sur les morts sans idéologie, sans longues souffrances et sans sens. Des accidentés de la route, on dit “c’est trop bête de mourir comme ça”. » (Sortie de « Elle ne rentre pas ce soir. » – roman de Sonia Vandoux sur Codeclic.com, 9 juin 2009).
  14. « L'affaire DSK déboussole les éditeurs », Le Buzz politique, 1er juin 2011.
  15. « Tristane Banon : “Pourquoi je porte plainte contre DSK” », propos recueillis par Claire Chartier et Delphine Saubaber, L'Express, 4 juillet 2011.
  16. « L’homme de 2011 est une femme comme les autres, une femme au foyer modèle, une femme fatale parfois, une femme-objet même… », dans Tristane Banon, « Les hommes n'existent plus », Atlantico, 7 mars 2011.
  17. « Tristane Banon chroniqueuse dans Ça balance à Paris », Le Nouvel Observateur, 28 novembre 2011.
  18. « Tristane Banon chroniqueuse dans Les Affranchis », France Inter, 9 février 2012.
  19. « Tristane Banon primée au salon des Dames de Nevers », Le Journal du Centre, 24 mars 2012.
  20. «« Prix décernés lors de l’édition 2012 du salon des Dames de Nevers », salondesdames.fr.
  21. « Le Début de La Tyrannie », sur www.julliard.fr,‎ 2013.
  22. Un soir à Paris sur www.Francebleu.fr.
  23. Lettre à Émilie Frèche»France bleu, le 17 Janvier 2013
  24. choix de Tristane Banon»France Bleu,10 janvier 2013
  25. a et b « Tristane Banon, dix ans entre scandale et silence. “L’autre” affaire DSK », Arrêt sur images, 19 mai 2011
  26. Raphaël Stainville, « DSK avait un besoin effréné et systématique de séduire », lefigaro.fr, 24 mai 2011.
  27. Éric Verhaeghe, « Le roman vrai de DSK qui tombe à pic », Atlantico, 5 juin 2011 ; modifié le 8 juin 2011.
  28. « Extraits du Roman vrai de Dominique Strauss-Kahn, par Michel Taubmann », lexpress.fr, 30 juin 2011.
  29. Laurence De Charette, « À Paris, Tristane Banon étudie encore sa stratégie », lefigaro.fr, 19 mai 2011.
  30. « VIDEO. DSK : un précédent troublant », leparisien.fr, 15 mai 2011.
  31. « Les deux précédentes affaires sexuelles qui gênent DSK », lefigaro.fr, 15 mai 2011.
  32. Baptiste Laureau, « Exclusif : “Je regrette d’avoir dissuadé ma fille de porter plainte contre DSK” », Paris-Normandie.fr, 15 mai 2011.
  33. « Une écrivaine qui dit avoir été agressée par DSK envisage une plainte », lepoint.fr (avec AFP), 16 mai 2011.
  34. Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse, « Possible autre plainte en France contre Dominique Strauss-Kahn », lepoint.fr (avec Reuters), 16 mai 2011.
  35. Flore Galaud, « DSK : Tristane Banon ne porte pas plainte pour l'instant », lefigaro.fr, 20 mai 2011.
  36. Patricia Tourancheau, « Tristane Banon refuse toujours de porter plainte », liberation.fr, 21 mai 2011.
  37. Marie-France Etchegoin, « DSK : pourquoi Tristane Banon n'a-t-elle toujours pas porté plainte ? », nouvelobs.com, 27 mai 2011.
  38. « DSK nie et parle d'une scène “imaginaire” », ladepeche.fr, 6 juillet 2011.
  39. Claire Chartier et Delphine Saubaber, « La plainte de Tristane Banon contre DSK a été envoyée », lexpress.fr, 4 juillet 2011 ; mis à jour le 5 juillet 2011.
  40. Claire Chartier et Delphine Saubaber, « Tristane Banon : “Je souhaite le retour de DSK, pour qu'on aille au tribunal” », lexpress.fr, 4 juillet 2011.
  41. « Tristane Banon a déposé plainte contre Dominique Strauss-Kahn », leparisien.fr, 6 juillet 2011.
  42. « Le parquet de Paris étudie la plainte de Tristane Banon », lepoint.fr (avec Reuters), 6 juillet 2011.
  43. « DSK : enquête ouverte après la plainte de Tristane Banon », lefigaro.fr, 8 juillet 2011.
  44. « DSK va porter plainte pour dénonciation calomnieuse », lepoint.fr, 4 juillet 2011.
  45. « DSK poursuit Tristane Banon », lepoint.fr, 11 juillet 2011.
  46. « Pluie d’auditions dans l’affaire DSK-Banon », Europe 1, 25 juillet 2011.
  47. a et b « DSK admet qu'il a voulu “embrasser” Tristane Banon », L'Express, 16 septembre 2011.
  48. « Affaire Banon : DSK a été entendu comme témoin », lemonde.fr, 12 septembre 2011.
  49. Céline Rastello, « Confrontation DSK/Banon : les explications de la jeune femme », nouvelobs.com, 30 septembre 2011.
  50. « Exclusif — L'interview de Tristane Banon en intégralité », videos.tf1.fr, 29 septembre 2011.
  51. « La plainte de Tristane Banon contre Dominique Strauss-Kahn classée sans suite », Le Monde, 13 octobre 2011.
  52. « Selon DSK, Banon l'a repoussé, il l'a laissée partir », L'Express, 14 octobre 2011
  53. DSK : Banon fiancée au fils du directeur de la rédaction de « L’Express » ?, Terra Femina

Liens externes[modifier | modifier le code]