Anne Mansouret

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Anne Mansouret
Fonctions
Conseillère générale du canton d'Évreux-Est
En fonction depuis le 18 mars 2001
Prédécesseur Jean-Jacques Hubert
10e vice-présidente du conseil général de l'Eure[1]
Président Jean-Louis Destans
Conseillère régionale de Haute-Normandie
En fonction depuis le 28 mars 2004
Président Alain Le Vern
Biographie
Nom de naissance Anne-Mansoureh Riahi
Date de naissance 14 novembre 1945 (68 ans)[2]
Lieu de naissance Téhéran (Iran)
Nationalité Drapeau de la France Française
Parti politique PS (2003-2012)
PRG (1998 - 2003)
PRS (1996 - 1998)
Radical (1994 - 1996)
MRG (1994)
Profession Conseillère en communication

Anne Mansouret, née le 14 novembre 1945 à Téhéran, est une femme politique française. Ancienne membre du Parti socialiste[3], elle est conseillère générale de l'Eure et conseillère régionale de Haute-Normandie.

Origines, études et vie personnelle[modifier | modifier le code]

Née à Téhéran en 1945, d'un père iranien et d'une mère belge, Anne Mansouret est naturalisée française à l'âge de 21 ans.

Anne-Mansoureh Riahi changea son identité en 1966, en transformant son prénom composé et multiculturel, Anne-Mansoureh en prénom et patronyme[réf. nécessaire].

Elle est étudiante en droit et à l’Institut d’études politiques de Paris.

Elle a trois enfants, dont sa fille Tristane Banon qu'elle a eue avec Gabriel Banon, et deux petits-enfants Charles et Louis.

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Elle débute sa carrière professionnelle comme responsable des relations presse des parfums Givenchy. Ensuite, elle est associée au sein de SDMC, une agence spécialisée dans l’évènementiel de prestige et la communication institutionnelle. Elle est conseillère en communication de 1989 à 2001 jusqu'à son élection au conseil général.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Anne Mansouret entre en politique en 1992 à l'occasion des élections régionales en Haute-Normandie ; à cette occasion elle prend la tête d’une liste de socioprofessionnels dénommée « entreprendre pour l'emploi » dans l'Eure.

En 1994, elle adhère au Mouvement des radicaux de gauche (MRG).

De 1996 à 2000, Anne Mansouret est secrétaire nationale du PRS puis du PRG.

Conseillère municipale d'Évreux[modifier | modifier le code]

En 1995, elle est quatrième sur la liste « Changeons les choses, clairement à gauche » de Michel Champredon aux élections municipales d'Évreux. À cette occasion, Anne Mansouret est élue et devient conseillère municipale de la ville jusqu'à sa démission en septembre 1997.

Conseillère générale de l'Eure[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Conseil général de l'Eure.

Sa carrière de conseillère générale débute quand elle fut candidate aux élections cantonales (canton du Neubourg) et aux élections européennes en dix-huitième position sur la liste Énergie Radicale menée par Bernard Tapie. En 2001, Anne Mansouret est élue au second tour avec 50,35 % conseillère générale du canton d'Évreux-Est battant ainsi le libéral Jean-Jacques Hubert, titulaire du poste depuis près de vingt ans. En 2008, elle est réélue conseillère générale avec 56,65 % des voix au second tour[4].

Elle est également vice-présidente du conseil général depuis 2001.

Conseillère régionale de Haute-Normandie[modifier | modifier le code]

En 2004, Anne Mansouret est élue au conseil régional de Haute-Normandie en 2004 sur la liste du président socialiste Alain Le Vern.

En 2010, elle est réélue.

Candidatures aux élections législatives[modifier | modifier le code]

En 1993, elle est candidate du Mouvement des réformateurs aux législatives dans la deuxième circonscription de l'Eure.

En 1997, elle obtient 46,34 % au second tour des élections législatives dans la première circonscription de l’Eure, face au député RPR, Jean-Louis Debré.

En 2002, elle obtient 38,27 % au second tour des élections législatives dans la première circonscription de l’Eure, face au député RPR, Jean-Louis Debré.

En 2007, elle recueille 41,73 % au second tour des élections législatives dans la première circonscription de l’Eure, face au candidat UMP, Bruno Le Maire.

En mai 2012, elle est exclue du PS pour s'être présentée en dissidence contre la candidature de Jérôme Bourlet de la Vallée soutenue par le PS et Europe Écologie-Les Verts dans la Cinquième circonscription de l'Eure [3]. Son score de 9,25 % au premier tour ainsi que la candidature d'Hélène Segura vont contribuer à l'élimination dès le premier tour des candidats de gauche, donnant lieu ainsi à un second tour entre l'UMP et le Front National.

Candidature à la primaire présidentielle socialiste[modifier | modifier le code]

Le 1er avril 2011, Anne Mansouret annonce sa candidature à la primaire socialiste en vue de l'élection présidentielle de 2012. Elle déclare toutefois qu'elle n'a pas « l'intention de devenir présidente de la République », considérant sa candidature comme un témoignage, basée sur son expérience d'élue locale, afin de permettre au PS de construire un discours plus efficace « face à la progression des idées du Front national ». Elle retire sa candidature le 1er juillet 2011[5].

Distinction[modifier | modifier le code]

En 2008, elle accède au rang d'officier de la Légion d'honneur.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chronique d'une victoire avortée, Paris, Jean-Claude Gawsewitch Éditeur, coll. « Coup de gueule », 2012, 192 p. (ISBN 978-2-3501-3314-0)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]