Tomás Cipriano de Mosquera

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Tomás Cipriano de Mosquera
Image illustrative de l'article Tomás Cipriano de Mosquera
Fonctions
6e président de la République de Nouvelle-Grenade
1er avril 18451er avril 1849
Élection 1er avril 1845
Prédécesseur Juan de Dios Aranzazu
Successeur José Hilario López
3e président de la Confédération grenadine
18 juillet 186110 février 1863
Élection 18 juillet 1861 (coup d'État)
Prédécesseur Julio Arboleda Pombo
Successeur Convention de Rionegro (Assemblée constituante)
1re président des États-Unis de Colombie
14 mai 18631er avril 1864
Prédécesseur Convention de Rionegro (Assemblée constituante)
Successeur Manuel Murillo Toro
3e président des États-Unis de Colombie
1er avril 186623 mai 1867
Élection 1er avril 1866
Prédécesseur Manuel Murillo Toro
Successeur Santos Acosta
Biographie
Date de naissance 26 septembre 1798
Lieu de naissance Popayán, (Colombie)
Nationalité Colombienne
Parti politique Parti libéral
Profession Militaire (général)
Présidents de la Colombie

Tomás Cipriano de Mosquera y Arboleda né le 26 septembre 1798 à Popayán, mort le 7 octobre 1878 à Puracé (Cauca), est un général et homme politique colombien. Il fut président de la Colombie à quatre reprises, de 1845 à 1849, de 1861 à 1863, de 1863 à 1864 et de 1866 à 1867. Président libéral de l'État souverain de Cauca, il est l'homme fort du pays dans les années qui suivent la guerre civile colombienne de 1860-1862 et le principal artisan de l'avènement des États-Unis de Colombie, État fédéral qui succède à la Confédération grenadine en 1863.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Tomás Cipriano de Mosquera est le frère de Joaquín Mosquera (1787-1878), président de la Grande Colombie du 13 juin 1830 au 4 septembre 1830 et du 2 mai 1831 au 23 novembre 1831.

Ascendance[modifier | modifier le code]

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
16. Cristóbal de Mosquera-Figueroa y del Campo
 
 
 
 
 
 
 
8. Cristóbal de Mosquera-Figueroa y Silva-Saavedra
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
17. Antonia Silva-Saavedra y Quintero-Príncipe
 
 
 
 
 
 
 
4. Capitán José Patricio de Mosquera-Figueroa y Prieto de Tobar
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
18. Sargento Martín Prieto de Tobar y Guzmán
 
 
 
 
 
 
 
9. Juana Prieto de Tobar y Arboleda-Salazar
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
19. Juana Arboleda-Salazar y Hurtado del Águila
 
 
 
 
 
 
 
2. José María de Mosquera-Figueroa y Arboleda-Salazar
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
20. Capitán Francisco Arboleda-Salazar y Olea
 
 
 
 
 
 
 
10. Francisco José Arboleda-Salazar y Hurtado del Águila
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
21. Agustina Hurtado del Aguilla y Lasso de la Vega
 
 
 
 
 
 
 
5. María Teresa Arboleda-Salazar y Vergara
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
22. Francisco Vergara-Azcárate y Mayorga
 
 
 
 
 
 
 
11. Francisca Vergara y Gómez de Sandoval
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
23. Ursula Gómez de Sandoval
 
 
 
 
 
 
 
1. Tomás Cipriano de Mosquera y Arboleda
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
24. Capitán Francisco Arboleda-Salazar y Olea
 
 
 
 
 
 
 
12. Francisco José Arboleda-Salazar y Hurtado del Águila
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
25. Agustina Hurtado del Aguilla y Lasso de la Vega
 
 
 
 
 
 
 
6. Capitán Francisco Antonio Arboleda-Salazar y Vergara
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
26. Francisco Vergara-Azcárate y Mayorga
 
 
 
 
 
 
 
13. Francisca Vergara y Gómez de Sandoval
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
27. Ursula Gómez de Sandoval
 
 
 
 
 
 
 
3. María Manuela Arboleda-Salazar y Arrachea
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
28. Juan Arrachea Dolagaray
 
 
 
 
 
 
 
14. Martín Arrachea Urrutia
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
29. Catalina Urrutia Elizalde
 
 
 
 
 
 
 
7. Juana Francisca Arrachea y Mosquera-Figueroa
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
30. Cristóbal de Mosquera-Figueroa y Silva-Saavedra
 
 
 
 
 
 
 
15. Ignacia de Mosquera-Figueroa y Prieto de Tobar
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
31. Juana Prieto de Tobar y Arboleda-Salazar
 
 
 
 
 
 

Carrière militaire et politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

À seize ans, en 1814, Tomás Cipriano de Mosquera s'engage pour l'indépendance de la Colombie en rejoignant comme cadet le combat de Simón Bolívar. Il est nommé sous-lieutenant en avril 1815, lieutenant en juin 1816[1].

En 1820, il est commandant de la première compagnie du bataillon de réserve, commandant de Popayán et de sa garde civile sous les ordres du gouverneur de Popayán, José Solís. Il est nommé lieutenant-colonel en 1822, colonel en 1824.

Le 7 mars 1826, il est nommé à l'intendance de Guayaquil (aujourd'hui en Équateur). En février de l'année suivant, il est à Popayán en tant que commandant général du département de Cauca en charge de l'intendance, sous les ordres du général Pedro León Torres. Il est ensuite nommé à l'état-major général et à l'inspection des armées. En 1829, il est nommé général[1].

Mosquera est absent durant la dissolution de la Grande Colombie, étant envoyé comme diplomate au Pérou de 1829 à 1830, dans diverses nations d'Europe et aux États-Unis d'Amérique de 1830 à 1833.

Il fait ensuite partie du Congrès de 1834 à 1837. Le conservateur José Ignacio de Márquez le nomme Secrétaire à la Guerre, poste auquel il est victorieux lors de la Guerre des Suprêmes en 1840, première guerre civile de la Colombie indépendante.

Il est nommé ambassadeur auprès du Pérou, du Chili et de la Bolivie entre 1842 et 1845.

Première présidence (1845-1849)[modifier | modifier le code]

Lors de l'élection présidentielle colombienne de 1845 (es), Tomás Cipriano de Mosquera est élu président de la République de Nouvelle-Grenade. Il est le 6e à occuper cette fonction.

Durant son mandat, ses principales actions portent sur :

Sa politique est vue d'un mauvais œil par les forces conservatrices qui l'ont porté au pouvoir et Mosquera se rapproche des idées du parti libéral.

1849-1860[modifier | modifier le code]

Son mandat terminé, Mosquera se rend à New York où il se consacre aux entreprises commerciales de sa famille, dont il revient en 1854 pour combattre la dictature de José María Melo.

Désormais totalement en phase avec les idées du parti libéral, il siège au congrès en tant que représentant et sénateur. Il est candidat à l'élection présidentielle de 1857 (es) où il arrive en troisième position derrière le conservateur Mariano Ospina Rodríguez et le libéral Manuel Murillo Toro.

Après le changement constitutionnel de 1858 qui transforme la République de Nouvelle-Grenade en Confédération grenadine, il est élu président de l'État fédéral de Cauca et devient le chef de file de l'opposition libérale au président Ospina qui ne respecte pas l'autonomie des États confédérés.

Guerre civile colombienne de 1860-1862[modifier | modifier le code]

En 1860, Mosquera déclare la sécession de l'État fédéral de Cauca et la guerre à la Confédération grenadine. Il reçoit rapidement le soutien des états fédéraux de Santander et Tolima (partie occidentale de l'État fédéral de Cundinamarca ayant fait sécession). La guerre civile voit s'affronter les conservateurs emmenés par le président Mariano Ospina Rodríguez et les libéraux conduits par Mosquera pendant deux ans. Le 18 juillet 1861, Mosquera prend Bogota. Il se déclare alors président provisoire. Le 18 septembre 1862 voit la victoire définitive des libéraux lors d'une bataille près de Cartago.

Seconde et troisième présidences (1861-1864)[modifier | modifier le code]

Durant la période où Mosquera est président provisoire (de la prise de Bogotá le 18 juillet 1861 à la réunion de la nouvelle assemblée constituante), ses principales actions sont dirigées contre le pouvoir de l'Église, par des expropriations et l'expulsion des jésuites.

Le 8 mai 1863 se réunit la convention de Rionegro. Il en résulte une nouvelle constitution d'inspiration libérale qui entérine le changement de nom du pays pour celui d'États-Unis de Colombie et redéfinit la répartition des pouvoirs entre le gouvernement central et les États fédérés au profit de ces derniers.

Mosquera est élu pour diriger le pays jusqu'à l'élection présidentielle colombienne de 1864 qui voit la victoire de Manuel Murillo Toro. Celui-ci remplace Mosquera dans ses fonctions le 1er avril.

Quatrième présidence (1866-1867)[modifier | modifier le code]

Lors de l'élection présidentielle colombienne de 1866, Mosquera est élu président malgré l'opposition des libéraux radicaux. Son mandat est marqué par les relations difficiles avec le Vatican, qui provoquent une intervention du pape Pie IX, et des manières du président jugées dictatoriales. Le 29 avril 1867, Mosquera prononce la dissolution du Congrès et déclare l'état de guerre. Il fait de Bogota un district fédéral, adresse un appel au peuple et envoie un message aux présidents de États les assurant de son respect pour l'autonomie des États et de son désir de paix et accusant le congrès de trahison. Les présidents des États de Magdalena et Santander le déclarent déchu. Le général Santos Acosta, chef de l'armée et président de l'État de Boyacá, renverse le président. Il le fait prisonnier le 23 mai 1867 et convoque le congrès. Mosquera, accusé de mesures anticonstitutionnelles, est condamné à quatre ans d'exil. Le général Santos Gutiérrez est rappelé d'Europe et assure l'intérim du pouvoir.

Fin de vie et mort[modifier | modifier le code]

première page du livre Cosmogonia.

Mosquera vit pendant trois ans en exil à Lima, au Pérou. Il y étudie les différentes théories sur la création de l'Univers et publie en 1868 un livre sur le sujet intitulé Cosmogonia.

Il est de retour en Colombie pour l'élection présidentielle colombienne de 1870, où il est battu par Eustorgio Salgar. Il est élu président de l'État de Cauca, poste qu'il occupe jusqu'en 1873. En 1876, il est sénateur.

Il meurt le 7 octobre 1878 à l'âge de 80 ans dans son hacienda près de Popayán. Ses restes reposent au panthéon de Popayán.

Références[modifier | modifier le code]

(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Tomás Cipriano de Mosquera » (voir la liste des auteurs)

  1. a et b (es) Claudia Vásquez L., Tomás Cipriano de Mosquera, Bibliothèque Luis Ángel Arango

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (es) Joaquín Tamayo et Tomás Cipriano de Mosquera, Don Tomás Cipriano de Mosquera,‎ 1936 (lire en ligne)
  • (en) J. León Helguera, The Early Career of General Tomás Cipriano de Mosquera, 1798-1878, University of North Carolina at Chapel Hill,‎ 1951 (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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