Álvaro Uribe

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Álvaro Uribe
Illustration.
Fonctions
39e président de la République de Colombie
Élection 26 mai 2002
Réélection 28 mai 2006
Vice-président Francisco Santos Calderón
Prédécesseur Andrés Pastrana Arango
Successeur Juan Manuel Santos
Biographie
Nom de naissance Álvaro Uribe Vélez
Date de naissance (61 ans)
Lieu de naissance Medellín, Antioquia (Colombie)
Nationalité colombienne
Parti politique Droite démocratique
Conjoint Lina Moreno
Enfant(s) Tomás Uribe Moreno
Jerónimo Uribe Moreno
Profession Avocat
Religion Catholicisme romain

Signature

Álvaro Uribe
Présidents de la République de Colombie

Álvaro Uribe Vélez, né le à Medellín (Antioquia), est un homme d'État colombien. Président de la République de 2002 à 2010, ses deux mandats sont notamment marqués par la lutte contre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et des relations difficiles avec le Venezuela.

Biographie[modifier | modifier le code]

Éléments personnels[modifier | modifier le code]

Avocat de profession, Álvaro Uribe a étudié à l'université d'Antioquia, avec des études de spécialisation en administration et en gestion (Special Studies in Administration and Management - CSS) à l'Harvard University Extension School. Il a ensuite fait des études à l'université d'Oxford, où il est nommé Senior Associate Member at the Saint Antony's College en 1998.

Il est marié à Lina Moreno avec laquelle il a deux fils : Tomás et Jerónimo.

Son père a été exécuté par les FARC en 1983 lors de l'assaut de son hacienda[1]. Il a lui-même survécu à une quinzaine d'attentats et tentatives d'attentats, dont un attentat à la voiture piégée lorsqu'il était candidat à la présidence colombienne le qui a fait deux morts et une vingtaine de blessés.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Uribe est successivement maire de Medellin, sénateur puis gouverneur de la région d'Antioquia. Il est d'abord membre du Parti libéral - l'un des deux partis traditionnels colombiens avec le Parti conservateur - qu'il quitte pour se présenter en tant que candidat indépendant lors de l'élection présidentielle de 2002.

En 2002, Álvaro Uribe est donc le premier président élu sans étiquette[2] en Colombie[3]. Il est d'ailleurs élu dès le premier tour le 26 mai 2002, ce qui tend à montrer que la population est séduite par son langage de fermeté à l'égard des groupes armés illégaux et par sa volonté affirmée de rétablir l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire, à travers une politique de « sécurité démocratique » présentée comme un préalable indispensable à une solution négociée du conflit.

Son premier gouvernement comprend treize ministères. Il compte six femmes, qui occupent notamment les postes clés de la Défense et des Affaires étrangères.

Uribe prend d'importantes mesures pour mettre en œuvre son programme de « sécurité démocratique ». Il recrute ainsi 30 000 soldats professionnels, et met en place un réseau de surveillance citoyenne d'un million de personnes[4].

Les élections parlementaires (Chambre des Représentants et Sénat) du 12 mars 2006 donnent à la coalition favorable au Président Álvaro Uribe une majorité absolue au Sénat (61 sièges sur 102) ainsi qu'à la Chambre des Représentants (91 sièges sur 166). Le premier tour de l'élection présidentielle, qui a lieu le et qui est marqué par un taux de participation de l'ordre de 44 %, voit sa réélection avec 62,2 % des voix, face au candidat du Pôle Démocratique Alternatif (PDA - gauche), Carlos Gaviria qui obtient 22 % qui obtient des voix, et au candidat officiel du parti libéral, Horacio Serpa qui obtient près de 12 % des voix[5]. Il est ainsi devenu le premier Président colombien depuis un siècle à être réélu pour un second mandat, ainsi que le Président le mieux élu de l'histoire de son pays.

Ces élections ont mis en lumière l'affaiblissement des deux partis « historiques » du bipartisme colombien. En 2002 comme en 2006 Le Parti conservateur n'a d'ailleurs pas présenté de candidats, préfèrent se situer dans le sillage du président sortant ; le Parti libéral, représenté pour la troisième fois par Horacio Serpa, est quant à lui apparu comme l'un des grands perdants de l'élection présidentielle de 2006[4].

Lutte contre la culture de la coca[modifier | modifier le code]

Dès son arrivée au pouvoir, Uribe s'associe avec les États-Unis dans leur guerre contre le terrorisme, et il poursuit le « plan Colombie » contre le trafic de stupéfiants. Ce plan prévoit notamment l'aspersion par voie aérienne d'herbicide (glyphosate) pour détruire les champs de coca.

Uribe poursuit par ailleurs la politique, engagée par son prédécesseur, d'éradication des plantations de coca. L'objectif est de mettre en difficulté, à travers la lutte contre le trafic de stupéfiants, les FARC qui sont entre autres parties prenantes de ce trafic. Cependant, en aspergeant de glyphosate les champs de paysans contrevenants, Uribe s'est attiré les critiques de délégués de l'Union européenne, d'organisation de défense de l'environnement ainsi que des représentants des populations indigènes. Les aspersions de glyphosate ont également provoqué des tensions avec l'Équateur, car les aspersions dans les zones frontalières pouvaient provoquer des effets sur les cultures en territoire équatorien.

Politique de sécurité intérieure[modifier | modifier le code]

Durant le premier mandat du président Uribe, 1 400 paramilitaires (AUC, des paramilitaires d'extrême droite) sont tués et 120 000 autres capturés. En conséquence Uribe, dans le cadre du programme Justicia y Paz, a proposé une quasi-amnistie des forces d'autodéfenses unies de Colombie, et obtient que 30 000[6] des membres de ces milices déposent les armes, ce qui pose le problème de leur réinsertion tandis que 3 000 autres sont en prison[7]. Les déserteurs des FARC peuvent profiter également de cette loi[8].

Uribe tient une ligne dure contre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, organisation armée d'extrême gauche), refusant le dialogue après l'échec de son prédécesseur qui avait démilitarisé une partie du territoire sans contre-partie réelle.

Des négociations seraient en cours depuis 2007 avec l'ELN, une guérilla de gauche. [réf. nécessaire]

Álvaro Uribe a fait reculer l'insécurité[réf. nécessaire]. Près de 500 otages ont été libérés par des opérations de police en deux ans[9], et le nombre d'homicides est passé de 28 700 à 18 000 de 2002 à 2005[10]. Les FARC ont progressivement été réduites et repoussées. En outre, plusieurs de ses chefs ont été tués par l'armée en 2008 et de nombreux militants ont déserté. Les succès contre les FARC et la réduction de la criminalité ont assis la popularité du président, qui est en septembre 2008 de 78 %[11].

Le , il lance l'Opération Jaque qui permet la libération de plusieurs otages des FARC dont Ingrid Betancourt. C'est pour lui une victoire personnelle à plus d'un titre car il parvient à faire libérer la célèbre otage, et ceci tout en restant jusqu'au bout sur sa position de refus de toute négociation avec l'organisation rebelle.

Manifestation des indigènes[modifier | modifier le code]

Le , 45 000 indigènes colombiens se rassemblent pour manifester contre la politique d'Uribe. Ce dernier les condamne, car ils ne coopèrent pas avec le gouvernement. Ceux-ci se sentent en fait pris entre les feux croisés des AUC, du FARC et de l'armée gouvernementale. Une vidéo diffusée sur CNN a montré des militaires visant les manifestants avec des tirs de fusil. Uribe, qui a d'abord nié ces faits, doit finalement les admettre face à l'évidence de la chaîne américaine[12].

Rapports avec le Venezuela[modifier | modifier le code]

Des mouvements et des opérations militaires sont menés près de la partie nord de la frontière vénézuélienne en 2004. Quelques personnes accusées d'être des paramilitaires, dont on découvrira par la suite qu'elles avaient été forcées à agir contre leur gré, sont arrêtées au Venezuela et accusées par le gouvernement vénézuélien de monter un coup d'État. Sur les cent Colombiens arrêtés, vingt sept sont condamnés par la justice du Venezuela[13].

Álvaro Uribe est une personnalité politique de droite fermement pro-américain, alors que le président du Venezuela voisin, Hugo Chávez, mène quant à lui une politique économiquement marquée à gauche et attaque verbalement les États-Unis. Une intervention militaire colombienne contre les FARC en territoire frontalier équatorien puis la découverte de documents accréditant un soutien financier du Venezuela aux FARC a provoqué une crise diplomatique durant l'année 2008. Par la suite, les deux présidents se sont rencontrés et se sont officiellement réconciliés.

Mais en juillet 2010, quelques jours avant le départ de la présidence d'Álvaro Uribe et l'investiture de Juan Manuel Santos, éclate une crise diplomatique entre la Colombie et le Venezuela. Hugo Chávez rompt en effet toutes relations avec la Colombie, après la présentation auprès de l'Organisation des États américains de documents (images satellites, coordonnées GPS, photos) qui visent à prouver la présence « active » de 1 500 FARC sur le sol vénézuélien. Accusant Álvaro Uribe de préparer une attaque aérienne contre son pays avant la fin de son second mandat, Hugo Chávez ordonne le déploiement de forces armées le long de leur frontière commune. Le président sortant colombien réfute ces accusations et déclare : « La Colombie a eu recours aux voies du droit international et va continuer à faire appel à ces mécanismes pour que soient adoptés des instruments contraignant le gouvernement vénézuélien à remplir l'obligation de ne pas donner refuge à des terroristes colombiens »[14],[15].

Popularité[modifier | modifier le code]

Álvaro Uribe, en 2008.

En Colombie, la gestion présidentielle d'Álvaro Uribe jouit d'une large approbation populaire. Selon la revue de presse colombienne « Semana », et le principal journal colombien « El Tiempo », en janvier 2008, Uribe a battu le record d'acceptation populaire en Colombie avec 80 % [16],[17]. Et selon l'organisation canadienne Gallup, chargée de l'enquête, 81 % des Colombiens interrogés approuvent la gestion du président Uribe.

De même, le journal français le Monde indique que pour l'immense majorité de ses compatriotes, il est « le meilleur président que la Colombie ait jamais eu »[18]. Pour l'année 2003, il avait déjà atteint une popularité de 70 % selon la revue de presse Latin Reporters[19].

La forte popularité du président Uribe est due à plusieurs raisons : les réussites en matière économique, de programmes sociaux et de sécurité. Au cours de son mandat, l'économie colombienne est passée de la récession à une croissance de 7,4 %, dépassant la moyenne latino-américaine 5,5 %[20]. La population semble adhérer à sa politique de fermeté face aux groupes en marge de la loi, à la promesse de restauration des institutions démocratiques de la part du gouvernement, ainsi qu'aux valeurs traditionnelles de la société qu'incarne le président. Les Colombiens partisans d'Alvaro Uribe considèrent qu'il s'agit d'un homme travailleur et attaché aux lois constitutionnelles.

Le fait que deux millions de Colombiens aient manifesté contre la violence en février 2008[21] est un atout important pour Uribe, le premier président à s'être vraiment attaqué aux FARC. Le premier aussi à avoir mis hors d'état de nuire une large partie des para-militaires d'extrême-droite, y compris dans les rangs de son parti et de l'État[22].

Cependant, s'agissant de la popularité d'Álvaro Uribe, ses opposants l'accusent de messianisme et de populisme. En effet, la famille du ministre de l'intérieur Juan Manuel Santos est l'actionnaire principal du journal El Tiempo qui publie les enquêtes de popularité[23]. En Europe la politique d'Álvaro Uribe est souvent critiquée et vue avec scepticisme. Des ONG internationales rapportent souvent des abus de l'état colombien contre les mouvements syndicalistes. Cependant, sur ce sujet, aucune preuve juridique ou autre ne peut être encore fournie comme référence. L'intransigeance d'Álvaro Uribe dans les négociations avec la guérilla des FARC est aussi controversée par certains milieux politiques hors de Colombie.

Controverses[modifier | modifier le code]

Relations avec le commerce de drogue[modifier | modifier le code]

Dans un document officiel, classé « sans vérification finale », datant de 1991 et rendu par la Defense Intelligence Agency (DIA), en page dix du numéro 82, Uribe y est décrit comme collaborateur du cartel de Medellin, et ami intime de Pablo Escobar ; il aurait également aidé le cartel en ce qui concerne les lois sur l'extradition[24]. Dans la même liste apparaissent également Pablo Escobar et le chanteur colombien Carlos Vives, ainsi que d'autres personnalités colombiennes[25]. Álvaro Uribe ne s'est jamais exprimé en défaveur de ces lois mais a fait reculer le vote de ladite loi après les élections nationales de 1990. La publication de ce document a entraîné une intense controverse et des explications du département d'État américain qui a rejeté l'information au motif que le document a été établi « sans vérification finale exigée »[26]. L'information a été qualifiée comme incomplète et comportant des erreurs, par des organismes d'État des États-Unis, tant actuels que de 1991[27],[28].

Le 20 février 2007, Clarín, quotidien argentin, a publié un article de Pablo Biffi, intitulé « les liens d'Uribe »[29]. Le journaliste y cite comme source certains moyens de communication pour suggérer d'éventuelles relations illégales, dans le passé, entre Alvaro Uribe, le cartel de Medellin et les paramilitaires[30].

L’accusation concernait notamment des permis accordés par Uribe – lorsqu’il était directeur de l’aéronautique colombienne - à des avions du narcotrafiquant Pablo Escobar. L'ambassade de Colombie en Argentine a indiqué qu'Uribe avait déjà répondu aux mêmes accusations depuis le 19 février 2002, dans une entrevue accordée au journal colombien El Espectador. Il avait alors clarifié[30] :

« Lorsque j’étais directeur de l'Aéronautique colombienne, aucune démarche ne pouvait être traitée sans que celle-ci ne satisfasse deux conditions : le certificat de stupéfiants établi par le Ministère de la Justice colombienne et l'approbation de la Brigade de la Juridiction. En outre, toute autorisation d'opération aérienne requérait une audition publique (...) Il est très facile de se rendre aux archives pour voir quelles autorisations ont été accordées durant cette période, et d'établir la liste des irrégulières. »

— Álvaro Uribe, Communiqué de presse samedi 24 février 2007, [30]

Álvaro Uribe a en effet rencontré Pablo Escobar, à une époque où, en Colombie, ce type de rencontre avec les dirigeants politiques de son département était chose courante[30].

Uribe a également fait référence aux accusations selon lesquelles lui-même et son père, Alberto Uribe Sierra, étaient proches de la famille Ochoa – groupe de narcotrafiquants du Cartel de Medellin - et qui affirmaient que son extradition avait été demandée par le gouvernement américain, comme il est rapporté dans les Cavaliers de la Cocaïne, de Fabio Castillo. Sur ce point, Uribe a déclaré qu'il avait demandé aux autorités judiciaires compétentes de Colombie d’étudier et d'effectuer toutes les recherches possibles sur les dénonciations que contient ce livre. Il a souligné que les recherches effectuées par la justice colombienne sur son activité politique et sur sa vie privée ont abouti à la conclusion qu'il y était toujours transparent[30].

En ce qui concerne la relation avec les Ochoa, Uribe a dit que :

« Ce qui nous unissait n'était pas le trafic de drogue mais les chevaux. Quand j'étais enfant, la passion équestre était un motif de fierté dans le département d’Antioquia. Elle n’avait aucune des connotations qu'elle a postérieurement acquises. Mon père et Fabio Ochoa étaient amis et rivaux à cette époque. Mes frères et moi-même prenions part à des foires équines en concourant contre ses fils durant les années 60 et 70. C'était un monde sain, fait de propriétés, de « tiple », d'eau-de-vie fine et de poésie. Ensuite, par des circonstances connues, chaque famille a pris des chemins différents. Malgré cela, et bien que mon père ait été assassiné par les FARC, il y a déjà 19 ans, la légende de l'amitié entre mon père et monsieur Fabio Ochoa est restée dans l'air. »

— Alvaro Uribe en février 2002, [30]

En une petite dizaine d'années, surtout depuis l'arrivée au pouvoir d'Uribe, en 2002, l'État de Colombie a reconquis de large pans de son terriroire jusqu'alors aux mains de groupes armés qui se finançaient grâce au trafic de drogues et aux kidnappings. En 2002, ils imposaient leur loi sur près de 80 % du pays. Aujourd'hui, ils n'en contrôlent plus que 20 %. Seules des zones délimitées, dans le département du Choco (au nord-ouest) et près des frontières avec le Venezuela, l'Équateur et le Brésil demeurent dangereuses.

La parapolitique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Scandale de la parapolitique.
Álvaro Uribe le 22 mars 2004, lors d'une rencontre avec Donald Rumsfeld.

Lors de l’élection présidentielle de 2002, Álvaro Uribe aurait bénéficié de l'aide des paramilitaires, qui auraient intimidé la population afin de le faire élire[31].

Depuis 2006, le « scandale de la parapolitique » éclabousse le président, le gouvernement, et une grande partie de la classe politique libérale et conservatrice. La ministre des Affaires étrangères, Maria Consuelo Araújo, a été contrainte de démissionner en février, suite aux révélations accusant son père et son frère d'être en liaison avec les paramilitaires. Le directeur du Département Administratif de Sécurité (DAS, la principale agence de renseignements colombienne), Jorge Noguera, un fidèle d'Alvaro Uribe, a été arrêté pour les mêmes raisons. 63 congressistes ont été identifiés par la Cour suprême de justice dans le scandale de la parapolitique, dont 32 sont aujourd'hui en détention[32].

En avril 2008, l'ex-sénateur Mario Uribe Escobar, cousin germain du président Uribe, qui a dû démissionner en 2007 de son poste de sénateur en raison de ses liens avec les paramilitaires[33], est détenu à la prison de Bogota[32]. Mario Uribe est le cofondateur du parti Colombia Democratica d'Uribe, dont la totalité des élus au Parlement sont aujourd'hui emprisonnés[34].

Álvaro Uribe a révélé, le 23 avril 2008, à la radio privée Caracol, qu'une enquête avait été ouverte contre lui dans le cadre de l’investigation sur le massacre d’Aro de 1997 au cours duquel 15 paysans accusés d’aider les guérilleros des FARC avaient été tués par les paramilitaires avec l’aide de l’armée colombienne[32].

L'ordinateur de Jorge 40, chef du Bloc nord des AUC, le groupe paramilitaire d'extrême-droite, découvert dans le cadre du scandale de la parapolitique, a révélé l'existence de fraudes électorales commises au profit d'Uribe en 2002 et en 2006[35].

Selon des déclarations de Rafael García, ex-chef du service informatique du DAS (le service de renseignements colombien), Jorge Noguera, l'ex-chef du DAS aujourd'hui sous les verrous, aurait, début 2006, remis une liste comportant le nom de 24 dirigeants syndicaux au Bloc Nord des AUC, dirigé par Jorge 40[36]. Plusieurs des personnes figurant sur la liste ont été tuées, menacées ou soumises à un processus judiciaire arbitraire[36].

Divers[modifier | modifier le code]

L'ancien président de la Colombie a été nommé professeur à l'Université de Georgetown aux États-Unis d'Amérique. Suite aux protestations des jésuites, d'intellectuels – Américains et Latinos – et d'étudiants, l'Université de Georgetown a décidé de ne pas continuer avec la collaboration de Monsieur Uribe Velez. En 2010, Álvaro Uribe a été nommé professeur des Universités à l'École nationale d'ingénieurs de Metz (ENIM). Suite aux protestations de parlementaires européens, de syndicats et d'étudiants, cette collaboration a également pris fin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Hernando Calvo Ospina, « Les relents narco-paramilitaire du président Uribe », RISAL,‎ (consulté le )
  2. C'est-à-dire élu sans le soutien officiel d'un parti politique
  3. (fr) Colombie : Alvaro Uribe élu président au 1er tour pour sa fermeté avec la guérilla, 27 mai 2002
  4. a et b (fr) Présentation de la Colombie : Polotique intérieure
  5. Uribe réélu président de la Colombie, la-Croix. com
  6. Éric Lair. Le conflit armé colombien à la croisée des chemins. Géopolitique n° 96, octobre 2006, p 73-79
  7. (fr) Colombie la main tendue aux paramilitaires, Le Nouvel Observateur, jeudi 24 janvier 2008
  8. (fr) EL PAÍS • Karina : « Les FARC sont décimées », 20 mai 2008
  9. Sébastien Deurdilly, Peut-on sauver Ingrid Betancourt ? , C'est dans l'air du 22 mai 2007.
  10. Éric Lair. Géopolitique, p 73
  11. En Colombie, des ONG accusent l'État de "la plupart des violations des droits de l'homme", Le Monde, édition du 27/09/08.
  12. youtube.com
  13. (es) Tribunal venezolano condena a tres militares y a 27 colombianos
  14. « La Colombie nie vouloir attaquer le Venezuela », site de LCI-TF1, 31 juillet 2010.
  15. « Chavez déploie des troupes à la frontière avec la Colombie », Le Figaro, 1er août 2010.
  16. Revue Semana Janvier 01 2008
  17. Journal El Tiempo, janvier 24 2008
  18. Le Monde 16 mars 2008
  19. (francais) latinreporters.com 11 août 2003
  20. Journal El Pais (Espagne)
  21. France inter > blogs
  22. Colombie - paramilitaires : cousin du président Uribe arrêté ; ex-sénateur, il présida le Parlement
  23. Page principal Journal El Tiempo
  24. (en+es) U. S. Listed Colombian President Uribe Among « Important Colombian Narco-Traffickers » in 1991, National Security Archive.
  25. (en inglés) The New York Times : Reporte estadounidense del '91 llama a líder colombiano aliado de narcotraficantes
  26. El Mundo
  27. Presidencia de la Republica (SNE) : Documento de 1991 es desconfiable, insignificante y sin fundamento : Estados Unidos
  28. Presidencia de la Republica (SNE) : 'Uribe tiene un record formidable en su fuerte oposicion contra el narcoterrorismo
  29. Clarin: Colombia: planteo por una nota de Clarín sobre Uribe
  30. a, b, c, d, e et f Ambassade de la Colombie en Argentine : Communiqué de presse Samedi 24 février 2007
  31. COLOMBIE. Informer, faire campagne et exercer ses fonctions sans crainte : les droits des journalistes, des candidats aux élections et des élus, Amnesty International, 2006
  32. a, b et c Alexandra Matine, Colombie : Alvaro Uribe impliqué dans un massacre de paysans par une enquête officielle, Paris Match, 24 avril 2008
  33. Uribe ally quits Colombia Senate, BBC, 5 octobre 2007 (en)
  34. Pascale Mariani et Roméo Langlois, Le scandale des paramilitaires colombiens éclabousse Uribe, Le Figaro, 24 avril 2008 (fr)
  35. Laurence Mazure, Dans l’inhumanité du conflit colombien - Le scandale de la « parapolitique » éclabousse le président Alvaro Uribe, Le Monde diplomatique, mai 2007 (fr) (traductions en anglais et portugais)
  36. a et b Colombie. L'état de droit ébranlé par les paramilitaires infiltrés au sein des institutions d'État, Amnesty International, Déclaration publique; Index AI : AMR 23/048/2006 (Public); Bulletin n° : 306; ÉFAI, 29 novembre 2006 (fr) (traductions disponibles)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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