Laureano Gómez
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| Laureano Gómez | |
![]() Laureano Gómez (vers 1925-1926) |
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| Fonctions | |
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| 25e président de la République de Colombie | |
| 7 août 1950 – 5 novembre 1951 | |
| Prédécesseur | Mariano Ospina Pérez |
| Successeur | Roberto Urdaneta Arbeláez, Gustavo Rojas Pinilla |
| Biographie | |
| Date de naissance | 20 février 1889 |
| Lieu de naissance | Bogota |
| Date de décès | 13 juillet 1965 |
| Lieu de décès | Bogota |
| Nationalité | colombienne |
| Parti politique | Parti conservateur colombien |
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| Présidents de la Colombie | |
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Laureano Eleuterio Gómez Castro, né le 20 février 1889 à Bogota et mort le 13 juillet 1965 dans la même ville, est un ingénieur, journaliste et homme politique colombien. Leader du Parti conservateur colombien de nombreuses années, il est président de la Colombie de 1950 à 1953.
Sommaire |
Jeunesse et formation[modifier]
Né dans une famille aristocratique de Bogota, Gómez étudie l'ingénierie à l'Université nationale de Colombie, dont il est gradué en 1909. Il fonde alors le journal La Unidad, dont il sera rédacteur en chef de 1909 à 1916.
Carrière politique[modifier]
Élu pour la première fois au Congrès en 1911, il exerce son mandat jusqu'en 1918. À nouveau élu en 1921, il occupe divers postes les vingt années suivantes. En 1932, Gómez prend le contrôle du Parti conservateur. Sous sa gouvernance, le parti est très discipliné et offre une opposition solide face au gouvernement formé du Parti libéral. En 1936, il fonde le quotidien El Nuevo Siglo. Perçu comme un parlementaire brillant et fin stratège politique, sa sympathie publique pour le nazisme et le fascisme (il affirme admirer Adolf Hitler et Francisco Franco) lui pose problème. Il est exilé à plusieurs reprises, dont une dernière fois de 1946 à 1948.
Présidence[modifier]
Il assume la présidence du pays le 7 août 1950, après une élection à laquelle les libéraux ont refusé de participer. Gómez dirige en dictateur, muselant la Cour et supprimant l'opposition.
En 1951, à la suite d'une crise cardiaque, il décide de quitter ses fonctions et fait désigner par le Congrès Roberto Urdaneta Arbeláez comme président intérimaire mais garde le contrôle du gouvernement. Le 13 juin 1953, il tente de reprendre ses fonctions mais le général Gustavo Rojas Pinilla se saisit du pouvoir alors que Gómez se sauve en Espagne.
Exil et retour[modifier]
Gómez continue de diriger les conservateurs lors de son exil. Il intervient dans l'accord Pacte de Benidorm, négocié avec le libéral Alberto Lleras en 1956 en vue de contrer le régime militaire.
Un an après la chute du régime, Laureano Gómez, toujours chef du Parti conservateur, et Alberto Lleras Camargo, représentant les libéraux, signent la déclaration de Sitges, qui définit la politique colombienne des 15 années suivantes. L'entente prévoit une alternance de la présidence entre les conservateurs et les libéraux, un partage égal des ministères et d'autres postes gouvernementaux. La déclaration et la coalition qui en résulte se maintient jusqu'en 1974, durant la période connue sous le nom de Front national.
Gómez rentre en Colombie où il domine le Parti conservateur jusqu'à sa mort, le 13 juillet 1965 à Bogotá.
Voir aussi[modifier]
Articles connexes[modifier]
Liens externes[modifier]
- (es) Juan Felipe Córdoba Restrepo, « Laureano Gómez Castro », Bibliothèque Luis Ángel Arango
