Laureano Gómez

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Laureano Gómez
Laureano Gómez (vers 1925-1926)
Laureano Gómez (vers 1925-1926)
Fonctions
25e président de la République de Colombie
Prédécesseur Mariano Ospina Pérez
Successeur Roberto Urdaneta Arbeláez, Gustavo Rojas Pinilla
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Bogota
Date de décès
Lieu de décès Bogota
Nationalité colombienne
Parti politique Parti conservateur colombien

Laureano Gómez
Présidents de la Colombie

Laureano Eleuterio Gómez Castro, né le à Bogota et mort le dans la même ville, est un ingénieur, journaliste et homme politique colombien. Leader du Parti conservateur colombien de nombreuses années, il est président de la Colombie de 1950 à 1953.

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Né dans une famille aristocratique de Bogota, Gómez étudie l'ingénierie à l'Université nationale de Colombie, dont il est diplômé en 1909. Il fonde alors le journal La Unidad, dont il sera rédacteur en chef de 1909 à 1916.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Élu pour la première fois au Congrès en 1911, il exerce son mandat jusqu'en 1918. À nouveau élu en 1921, il occupe divers postes les vingt années suivantes. En 1932, Gómez prend le contrôle du Parti conservateur. Sous sa gouvernance, le parti est très discipliné et offre une opposition solide face au gouvernement formé du Parti libéral. En 1936, il fonde le quotidien El Nuevo Siglo. Perçu comme un parlementaire brillant et fin stratège politique, sa sympathie publique pour le nazisme et le fascisme (il affirme admirer Adolf Hitler et Francisco Franco) lui pose problème. Il est exilé à plusieurs reprises, dont une dernière fois de 1946 à 1948.

Présidence[modifier | modifier le code]

Il assume la présidence du pays le 7 août 1950, après une élection à laquelle les libéraux ont refusé de participer. Gómez dirige en dictateur, muselant la Cour et supprimant l'opposition.

En 1951, à la suite d'une crise cardiaque, il décide de quitter ses fonctions et fait désigner par le Congrès Roberto Urdaneta Arbeláez comme président intérimaire mais garde le contrôle du gouvernement. Le 13 juin 1953, il tente de reprendre ses fonctions mais le général Gustavo Rojas Pinilla se saisit du pouvoir alors que Gómez se sauve en Espagne.

Exil et retour[modifier | modifier le code]

Gómez continue de diriger les conservateurs lors de son exil. Il intervient dans l'accord Pacte de Benidorm, négocié avec le libéral Alberto Lleras en 1956 en vue de contrer le régime militaire.

Un an après la chute du régime, Laureano Gómez, toujours chef du Parti conservateur, et Alberto Lleras Camargo, représentant les libéraux, signent la déclaration de Sitges, qui définit la politique colombienne des 15 années suivantes. L'entente prévoit une alternance de la présidence entre les conservateurs et les libéraux, un partage égal des ministères et d'autres postes gouvernementaux. La déclaration et la coalition qui en résulte se maintient jusqu'en 1974, durant la période connue sous le nom de Front national.

Gómez rentre en Colombie où il domine le Parti conservateur jusqu'à sa mort, le 13 juillet 1965 à Bogotá.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]