Suilly-la-Tour

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Suilly-la-Tour
L'église Saint-Symphorien de Suilly-la-Tour
L'église Saint-Symphorien de Suilly-la-Tour
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Nièvre
Arrondissement Cosne-Cours-sur-Loire
Canton Pouilly-sur-Loire
Intercommunalité Communauté de communes Loire et Vignoble
Maire
Mandat
Jean-Fernand Thibault
2014-2020
Code postal 58150
Code commune 58281
Démographie
Population
municipale
606 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 20′ 15″ N 3° 04′ 00″ E / 47.3375, 3.0666666666747° 20′ 15″ Nord 3° 04′ 00″ Est / 47.3375, 3.06666666667  
Altitude Min. 158 m – Max. 237 m
Superficie 36,91 km2
Localisation

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Suilly-la-Tour

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Suilly-la-Tour

Suilly-la-Tour est une commune rurale française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne. Ses habitants sont les Suillyzois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune s'étend sur 3 691 hectares, dont 272 hectares de bois. Il est situé à une altitude de 183 mètres. Le principal cours d'eau de la commune est la rivière le Nohain. La forêt de Donzy se trouve distante d'environ 6,5 km.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Martin-sur-Nohain Donzy Rose des vents
Saint-Quentin-sur-Nohain N
O    Suilly-la-Tour    E
S
Garchy Vielmanay Sainte-Colombe-des-Bois

Toponymie[modifier | modifier le code]

On relève les formes suivantes du nom de la commune : Soliacus (VIe  siècle), Suilly (1353), Seuilly (1377), Seully (1531), Sulliacum (1535) et Seuilly (1665)[1].

Le nom de la commune viendrait du nom d'homme gaulois Sollius et du suffixe -acum[2].

Une partie du nom de la commune vient de sa haute tour construite au XVIe  siècle, qui forme le clocher de l'église[1]. Au XVIIIe  siècle, le nom de la commune était Suilly-Vergers.[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des traces d'occupation humaine datant de l'âge de fer ont été retrouvées aux Minières. Plus tard, une voie romaine passait par le village, comme en témoigne l'existence d'un petit sanctuaire.

Seigneurs[modifier | modifier le code]

Famille de Chabannes, famille de Pernay, François de Lespinasse (1707)[3], chartreuse de Bellaryetc.

Armorial[modifier | modifier le code]

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001[6] réélu en 2008[6] Jean-Fernand Thibault[6]   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 606 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 448 1 324 1 421 1 539 1 594 1 507 1 598 1 843 1 906
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 921 1 933 1 966 1 899 1 840 1 847 1 817 1 907 1 736
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 622 1 573 1 489 1 316 1 203 1 151 1 081 1 008 917
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
915 886 799 716 633 588 558 606 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Suilly-la-Tour est une commune agricole qui compte une vingtaine d'exploitations céréalières et des élevages bovins, ovins et caprins. La commune compte également une activité de taille de la pierre de Vergers et de Malvaux à la carrière de Champcelée dans laquelle travaillent dix-sept salariés.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cette église avait précédemment été refaite à la fin du XVe siècle sur les restes d'une église romane du XIIe siècle. Elle a également été remaniée en 1870 avec la construction de deux travées de nefs[9].

  • Le château des Granges (fin XIVe siècle, édifice Louis XIII, reconstruit sous le règne de Henri IV). Classé monument historique en mars 1983[10], propriété privée, il comprend également une chapelle avec des peintures murales.
  • Le château de Vergers (fin XVe siècle et remanié début du XXe siècle), propriété de Céline Raimbault, épouse de Henri Parent (peintre) qui le fait reconstruire dans un style néo-gothique et Renaissance, vers 1890. Ce château a comme particularité d'avoir une charpente métallique réalisée par Gustave Eiffel. L'architecte Charles Garnier (connu pour l'Opéra de Paris) a réalisé une partie de la décoration des salons. Une chapelle du XIXe siècle, en l’honneur de Saint-Germain, fait également partie de la propriété.
  • Forges de Vergers, propriétaire au XIXe siècle, Pellerin Joseph Loizeau, juge de paix à Donzy, ainsi que du château du même lieu. Il était le grand-père de Céline Raimbault.
  • Le château de Chailloy, manoir du XVIe siècle, avait été acquis par le maître de forges Hugues Cyr de Chambrun de l'Éminence en 1767, puis vendu en tant que bien national à la Révolution et racheté par la famille Chambrun. Le château a été conservé dans la même famille jusqu'en 1929[11].

On trouve aussi des lavoirs et des moulins, ainsi que les forges de Moulin neuf, Ronchonnière, Chailloy (des XVIIe et XIXe siècles, classées monuments historiques), Suillyzeau et Presle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Manifestations et festivités[modifier | modifier le code]

En dehors des cérémonies des 8 mai et 11 novembre, ont lieu également une retraite aux flambeaux le 13 juillet, suivie d'un feu d'artifice et d'un bal, ainsi qu'une saucissonnade le 14 juillet, une kermesse paroissiale tous les deux ans qui se tient au château des Granges vers la mi-août et une brocante avec exposition des œuvres des artistes locaux autour du 20 août.

Appellation d'origine contrôlée[modifier | modifier le code]

La commune compte le fromage le Chavignol comme AOC.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Georges de Soultrait, Dictionnaire topographique de la Nièvre, Paris, 1865.
  2. A. Dauzat et Ch. Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse, 1963.
  3. 3 E 8 / 297, Minutes du notaire Jean-François Dagot (Donzy), Archives départementales de la Nièvre
  4. Adolphe de Villenaut, Nobiliaire de Nivernais, 1900
  5. Georges de Soultrait, Armorial de l'ancien duché de Nivernais, 1852
  6. a, b et c Mathieu Cantorné, « Municipales : il avait promis qu’il ne rempilerait pas », Rue89, 7 mars 2014 (consulté le 8 mars 2014).
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  9. http://www.suillylatour.com/index.php?option=com_content&view=article&id=48&Itemid=73
  10. http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-suilly-la-tour.html
  11. Suilly-la-Tour, Actuacity

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nathalie Kovarcik, Les Poilus de Suilly-la-Tour, coll. Le Décaèdre.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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