Vielmanay

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Vielmanay
Église Saint-Pierre
Église Saint-Pierre
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Nièvre
Arrondissement Cosne-Cours-sur-Loire
Canton Pouilly-sur-Loire
Intercommunalité Communauté de communes Loire et Vignoble
Maire
Mandat
Joël Pot
2014-2020
Code postal 58150
Code commune 58307
Démographie
Population
municipale
192 hab. (2011)
Densité 9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 16′ 03″ N 3° 06′ 55″ E / 47.2675, 3.1152777777847° 16′ 03″ Nord 3° 06′ 55″ Est / 47.2675, 3.11527777778  
Altitude Min. 172 m – Max. 247 m
Superficie 21,33 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Vielmanay

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Vielmanay

Vielmanay est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vielmanay est un village situé à une quinzaine de kilomètres au nord-est de La Charité-sur-Loire (Nièvre). A l’écart des principaux axes de circulation, la commune, qui s'étend sur plus de 21 km², ne compte que 183 habitants (recensement de 2006).

Outre le bourg, la commune regroupe une petite vingtaine de hameaux et de domaines isolés : Bellevue, la Bonnetterie, les Brunets, Coche, les Hottes, les Jolis, la Jouganderie, le Lignou, la Mie au Roy, Pète-Loup, la Piquerie, les Pivotins, les Princelets, les Revenus, la Ronce, la Sansonnerie, la Tour et Vieux-Moulin.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Suilly-la-Tour Sainte-Colombe-des-Bois Rose des vents
Garchy N Châteauneuf-Val-de-Bargis
O    Vielmanay    E
S
Narcy Nannay

Histoire[modifier | modifier le code]

Vielmanay est habitée dès l'époque gauloise (cf. site de la Bonnetterie). Au Moyen Âge, création du monastère du Person, puis de Coche.

Quelques dates

- 578 : mention d'un monastère à Manay (règlement de saint Aunaire d'Auxerre) ;

- septembre 603 ou 605 : décès de saint Aunaire, lequel lègue la terre de Manay à l'église ;

- 1425 : Perrinet Gressard, aventurier au service du duc de Bourgogne, se vante d'avoir recouvré les places de Châteauneuf-Val-de-Bargis et de Vieux-Moulin (Vielmanay) ;

- 20 août 1685 : visite de l'évêque d'Auxerre ; à cette occasion, on apprend que la paroisse compte environ "488 ames dont il y a environ 300 co[mmun]ians, qu'il y a plusieurs maisons eparses et separéez les unes des autres (...). Il n'y a ny jureurs ny blasphemateurs publics et autres personnes semblables. Il y en a plusieurs parmy ceux qui sont charbonniers, mineurs, chartiers et autres personnes semblables qui jurent par mauvaise habitude. Et sur ce que nous avons sceu qu'autres fois il se faisoit parmy lesd[its] charbonniers et mineurs un serment particulier fort mechant, led[it] s[ieu]r nous a asseuré qu'ils n'estoient plus dans cette pratique."[1]

Seigneurs[modifier | modifier le code]

Des rangs de la famille de Lamoignon sont issus bon nombre des seigneurs, en totalité ou en partie, de Vielmanay. Ainsi relève-t-on les noms de Guillaume de Lamoignon (1368), Renaut de Lamoignon (1382), Pierre de Lamoignon (1412), Guyot de Lamoignon (1461), Charles de Lamoignon (1461), Robert de Lamoignon (1472), Etienne de Lamoignon (1549), Hélin de Lamoignon (1555), André de Lamoignon (1555), Blaise de Lamoignon (1561), Edme de Lamoignon (1561), Gilbert de Lamoignon (1634) ... D'autres noms nous sont parvenus : Roger de Rabutin (1652), François de Huybert (1655), Edme-Ravaud de Vieilbourg (1684), Nicolas Olivier (1707)...

Guillaume de Lamoignon, mort vers 1388, est inhumé en compagnie de sa femme, Jeanne de Troussebois, dans l'église de Vielmanay[2].

Armorial[modifier | modifier le code]

Armorial de quelques-uns des seigneurs de Vielmanay :

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Denis Gagnepain   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 192 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
453 523 515 502 550 594 540 611 614
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
643 652 610 575 616 647 616 587 603
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
545 531 493 422 392 340 339 308 259
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
247 229 176 184 190 182 186 183 189
2011 - - - - - - - -
192 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'avocat et directeur de théâtre Paul Annet Badel a vécu au château de Vieux-Moulin avec sa compagne l'actrice Gaby Sylvia dans les années 1940. Précepteur des enfants Badel, l'écrivain Robert Kanters évoque cette époque dans ses souvenirs.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. 21 G 1 - Archives départementales de la Nièvre
  2. Nobiliaire de Nivernois, Adolphe de Villenaut
  3. Armorial de l'ancien duché de Nivernais, Georges de Soultrait, 1852
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. « Notice no PA00113051 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Notice no PA00113050 », base Mérimée, ministère français de la Culture


Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :