Colméry

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Colméry
Bassin à proximité du lavoir de Colméry
Bassin à proximité du lavoir de Colméry
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Nièvre
Arrondissement Cosne-Cours-sur-Loire
Canton Donzy
Intercommunalité Communauté de communes en Donziais
Maire
Mandat
Thierry Fourno
2014-2020
Code postal 58350
Code commune 58081
Démographie
Gentilé Colméryçois, Colméryçoises
Population
municipale
331 hab. (2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 20′ 54″ N 3° 15′ 05″ E / 47.3483333333, 3.2513888888947° 20′ 54″ Nord 3° 15′ 05″ Est / 47.3483333333, 3.25138888889  
Altitude Min. 200 m – Max. 360 m
Superficie 24,17 km2
Localisation

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Colméry

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Colméry

Colméry est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne.

Ses habitants sont les Colmérycois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Colméry est un village de 334 habitants (recensement de 2010), situé à égale distance de Donzy et de Varzy.

Très étendu et s'élevant à une altitude moyenne de 352 mètres, Colméry regroupe, outre le bourg, divers hameaux et habitations isolés : la Birette, la Boissonnerie, les Bougauderies, le Châtelet, la Cour, Dreigny, les Duprés, le Foulon, la Girauderie, les Godards-du-Bas, les Godards-du-Haut, les Lacs, Malicorne, les Moiriers, les Moutots, la Pelotte, les Pénitiaux, le Poinçon, Savigny, le Vaudoisy.

Deux cours d'eau traversent le territoire communal : le Rau de Villiers et la Talvanne.

Le sous-sol est essentiellement composé de roches calcaires, marnes et gypses.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Perroy Couloutre Rose des vents
Donzy N Menou
O    Colméry    E
S
Cessy-les-Bois Saint-Malo-en-Donziois Oudan

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Colméry dérive probablement du latin columbarium, pigeonnier[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention de Colméry remonte à l'année 578[2].

Étienne et François Dupré d'une part, Antoine Penissiault d'autre part, sont les plus anciens habitants de Colméry identifiés (1519)[3], des patronymes qui ne sont évidemment pas sans rapport avec deux des hameaux de Colméry : les Duprés et les Pénitiaux.

Colméry n’est sans doute pas épargné par les rigueurs de l’Histoire, notamment pendant la guerre de Cent Ans et pendant les guerres de Religion.

Seigneurs[modifier | modifier le code]

Quelques seigneurs de Colméry : François de La Rivière (1512), Hubert de La Rivière (+ en 1615), René de Rabutin (1652), François de Guibert (1648 à 1673), Philippe de Troussebois (1673 à 1699), Armand-François de Menou (1699 à 1703), Françoise-Marie de Clère (1703 à 1719), François-Charles de Menou (1719 à 1739), Augustine-Marie de Menou (1739 à 1764), Marie-Louise de Menou (1764 à 1786), Étienne-Charles de Damas-Crux (1786)...

Armorial[modifier | modifier le code]

Armoiries des seigneurs de Colméry :

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Dates et événements mémorables[modifier | modifier le code]

  • Le 10 janvier 579, dans son règlement, saint Aunaire demande aux paroisses de son diocèse de se rendre une fois l'an, au mois de janvier, dans l'église cathédrale ; pour Colméry, la date est fixée au 10 janvier.
  • Vers 600, on trouve le nom Columbariacum[5].
  • Le 18 août 1281, on trouve une troisième mention du nom qui viendrait de Columbarium (pigeonnier).
  • En 1536, l'église de Saint-Aignan est édifiée.
  • De 1673 à 1699, le seigneur est Philippe de Troussebois, lequel réside dans sa maison seigneuriale de Colméry[6].
  • Le 24 juin 1680 (jour de la saint Jean-Baptiste), une procession de l'église à la croix Saint-Jean a lieu. Les habitants forment le vœu de reconduire chaque année cette procession à la même date[7].
  • Le 17 août 1685, l'évêque d'Auxerre, André Colbert, se rend à Colméry et témoigne : « il y a dans ladite paroisse environ 700 âmes dont il y a bien 400 communiants qui ont tous fait leurs pasques [...]. Il n'y a point de pécheurs publics. L'on ne fréquente point les cabarets pendant le service ni superstitions ni aucun abus, sinon que ledit sieur curé s'est plaint qu'après la 1re messe plusieurs personnes s'attroupent sur le cimetière et y font du bruit [...]. Après quoy aiant demandé audit sieur curé s'il estoit content de ses paroissiens, il nous a dit qu'ouy et eux nous ont dit pareillement qu'ils sont très content tant dudit sieur curé que de son prédécesseur... » [8].
  • En 1763, la terre et seigneurie de Colméry est à vendre[10].
  • En 1801, deux jeunes pâtres des Duprés sont dévorés par un loup[11].
  • En 1854, le cimetière qui entourait l'église de Saint-Aignan est déplacé.
  • En 1870, l'école de garçons est installée dans la maison du notaire, maison à forme de castel[12].
  • En 1935, l'étude de notaire est supprimée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 André Richer - Serrurier
mars 2008 en cours Thierry Fourno - Avocat
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 331 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 098 937 1 025 1 156 1 282 1 329 1 310 1 333 1 477
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 470 1 537 1 568 1 553 1 552 1 456 1 477 1 418 1 250
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 236 1 190 1 092 862 789 728 660 642 563
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
503 424 319 274 254 247 293 300 334
2011 - - - - - - - -
331 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église de Saint-Aignan édifiée dans le 2e quart du XVIe siècle (1536), inscrite au titre des Monuments historiques le 19 mars 1971.
  • Sept lavoirs
  • Malicorne, hameau de la commune de Colméry.

Le hameau a été construit en partie avec les pierres d'un château fort détruit vers 1367 par les Anglais[15]. Il subsiste quelques vestiges dans la cour des Tayauts dont :

- un puits (qui se trouvait au centre de la cour du château), où sont encore gravées les armoiries des familles de Viry et de la Rivière - seigneurs de Malicorne ;

- des souterrains, bouchés depuis 1975[réf. nécessaire], qui s'étendent jusqu'au bourg de Colméry ;

- des meurtrières et des pierres de taille, dont certaines sont sculptées, visibles sur certains bâtiments de la cour des Tayauts ;

- les fondations du château, visibles du ciel[réf. nécessaire].

Le nom de Malicorne viendrait de la mauvaise réputation de ses premiers seigneurs, peu accueillants et même franchement hostiles. Mal y corne : "Pour ton malheur, en vain, là, appelle au son du cor !".

Galerie[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lucien Charrault[modifier | modifier le code]

L'abbé Charrault (1951) - Photo de Jean-Louis Coignet

Lucien Charrault (9 avril 1870 à Châteauneuf-Val-de-Bargis – 9 mai 1953 à Colméry) est un ecclésiastique français et un historien local. La photo ci-contre, datant du printemps 1951, le montre dans le jardin de sa maison, située en face de la mairie de Colméry.

Article détaillé : Lucien Charrault.

Armand Desbordes[modifier | modifier le code]

Armand Desbordes, noble, lieutenant d'infanterie au régiment de Normandie, vit aux Duprés (1699)[16].

François de Guibert[modifier | modifier le code]

François de Guibert, seigneur de Colméry (1648-1673) et autres lieux, se distingue au Portugal, entre 1641 et 1643, lors de la Guerre de la Restauration opposant l'Espagne et le Portugal. Le colonel Chantereine - ainsi est-il désigné dans les documents de l'époque - est envoyé au Portugal par Richelieu. On lui décerne alors le grade de colonel de chevau-légers et il prend le commandement d'un régiment français. Salué pour son courage et son sens du commandement, François de Guibert est surnommé par ses soldats portugais le coronel da arcada (colonel de l'arcade) en raison de la grande boucle d'oreille (arcada, en portugais ancien) qu'il porte à l'oreille droite. Les combats auxquels il participe sont relatés dans plusieurs documents d'époque [17]. De retour en France, il vit à Cessy-les-Bois (Nivernais). Les archives font état de sa qualité de conseiller et de maître d'hôtel ordinaire du roi Louis XIV[18].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Albert Dauzat et Charles Rostaing, Librairie Guénégaud, 1989.
  2. Selon l'Histoire de l'Auxerrois d'Ambroise Challe (1878)... à moins qu'il ne s'agisse de Collemiers dans l'Yonne ?
  3. Archives départementales du Cher
  4. Armorial de l'ancien duché de Nivernais, Georges de Soultrait, 1852
  5. Cartulaire général de l'Yonne, II, LXXIII
  6. 3 E 8 / 142 - Archives du notaire Louis Voullereau - Archives départementales de la Nièvre
  7. Registre paroissial
  8. Registre des visites - 21 G 1 - Archives départementales de la Nièvre
  9. Acte du 23 mai 1700 - 3 E 8 / 145 - Archives du notaire Louis Voullereau (Colméry)
  10. Journal général de France, 1763
  11. Journal des débats, 1801
  12. Une belle figure sacerdotale : l’abbé Duvernoy, Lucien Charrault
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  15. Ce château est mentionné par P.-J. Millot, dans sa Contribution à l'histoire de Colméry (1963), mais aucun document d'archive ne vient étayer cette thèse
  16. 3 E 8 / 149 - Archives départementales de la Nièvre
  17. O combatente durante a Guerra da Restauração, 1640-1668. Vivência e comportamentos dos militares portugueses e estrangeiros ao serviço de Portugal, Lisboa, Faculdade de Letras da Universidade de Lisboa (texto policopiado de dissertação de mestrado), 2003 - Jorge Penim de Freitas
  18. 3 E 8 / 135 - Archives du notaire Jean Voullereau - Archives départementales de la Nièvre


Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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