Schadenfreude
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Schadenfreude est un terme allemand signifiant « joie provoquée par le malheur d'autrui ».
Cet emprunt lexical est rarement utilisé en français, moins rarement en anglais.
L'expression peut se traduire par « mauvaise joie »[1].
De Schaden (« dommage », « mal ») et de Freude (« joie »). Schaden vient du moyen haut-allemand schade, du vieux haut-allemand scado, et freude vient du moyen haut-allemand vreude, vieil haut-allemand frewida, de frō (« joyeux »). En allemand, le mot a toujours une connotation péjorative.
Ce sentiment s'apparente au sadisme, mais il est passif dans le sens où le spectateur n'est que cela et ne prend pas une part active à l'accomplissement du malheur. C'est ce sentiment qui est exploité par des émissions de télévision où des gens sont filmés faisant des chutes, entraînant des rires (enregistrés). Les victimes, inconnues, entraînent le rire de par leurs malheurs.
« S'il [l'homme] a des raisons momentanées pour être heureux lui-même, il n'en accumule pas moins les malheurs du prochain, comme un capital dans sa mémoire, pour le faire valoir dès que sur lui aussi le malheur se met à fondre : c'est là également une façon d'avoir une « joie maligne » (« Schadenfreude »). »
— Nietzsche, Humain trop humain, Le voyageur et son ombre § 27
Notes et références [modifier]
- « Il avait eu sur les autres une désastreuse influence, et [...] y avait trouvé une mauvaise joie. » Oscar Wilde, Le Portrait de Dorian Gray [lire en ligne].