Roger Mortimer (1er comte de March)

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Roger Mortimer et Isabelle de France (manuscrit du XIVe siècle).

Roger V Mortimer (avril ou mai 128729 novembre 1330), 3e baron Mortimer de Wigmore, puis 1er comte de March, fut un important et puissant seigneur anglais des marches galloises, qui acquiert de nombreux domaine au pays de Galles et en Irlande par son avantageux mariage avec Jeanne de Geneville (ou Joinville, en France), baronne Geneville.

En novembre 1316, il est nommé Lord lieutenant d’Irlande. En 1322, il est emprisonné à la Tour de Londres, pour avoir conduit la révolte des seigneurs des Marches contre le roi Édouard II. Il parvint à s’enfuir en France, où il est rejoint par l’épouse d’Édouard II, Isabelle de France, qui devint sa maîtresse. Les deux amants mènent une invasion victorieuse de l’Angleterre et renversent Édouard. Mortimer sera plus tard accusé d'avoir assassiné l'ancien souverain au château de Berkeley. Durant trois ans, Mortimer gouverne de facto l’Angleterre avant d’être lui-même renversé par le jeune Édouard III, fils d’Isabelle et du roi défunt. Accusé d’avoir usurpé le pouvoir royal, Mortimer est condamné à être pendu au gibet de Tyburn.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Il est le fils et héritier d'Edmond Mortimer († 1304), 2e baron Mortimer de Wigmore, et de Marguerite (Margaret) de Fiennes († 1334) ; et le petit-fils de Roger Mortimer, 1er baron Mortimer de Wigmore[1].

Selon son biographe, Ian Mortimer, Roger est probablement envoyé, encore enfant, pour servir dans la domesticité de son puissant parent et oncle, Roger Mortimer de Chirk, celui-là même qui avait apporté au roi Édouard Ier la tête du terrible Llywelyn de Galles, en 1282.

Comme nombre de jeunes nobles de son époque, Roger est fiancé tôt à Jeanne de Geneville, la riche héritière du seigneur Pierre (Piers) de Geneville, de Trim et de Ludlow. Ils se marient en 1301 et fondent immédiatement une famille.

À la mort de son père, étant mineur, il est placé sous la protection de Pierre Gaveston, le favori d'Édouard, prince de Galles par Édouard Ier[1]. Il entre en possession d'une partie de son héritage en avril 1306, et est adoubé par Édouard Ier le 22 mai de la même année[1], en l’abbaye de Westminster, lors d’une somptueuse cérémonie, avec cinquante-neuf autres. Mais sa mère, Marguerite, a le contrôle d'au moins la moitié du patrimoine familial, et comme elle lui survivra, Roger Mortimer n'aura jamais la complète jouissance des possessions de son père[1].

Heureusement, son mariage lui a permis d'entrer en possession de l'important patrimoine des Geneville (ou Joinville), et ainsi de compenser l'absence d'une grande partie de son héritage. Le patrimoine des Joinville lui permet de renforcer sa puissance territoriale dans les marches du Pays de Galles et dans l'ouest de l'Angleterre[1]. Par sa femme, il entre en possession, en Angleterre, de la seigneurie d'Ewyas Lacy, de la moitié de Ludlow et de plusieurs seigneuries dans le Shropshire[1].

En décembre 1307, le grand-père de Jeanne, Geoffroy de Geneville, âgé de quatre-vingts ans, lui transfère le contrôle de ses possessions irlandaises, puis se retire[1]. Il meurt en 1314, Jeanne lui succédant suo jure en tant que 2e baronne Geneville. En Irlande, Roger entre donc notamment en possession du château de Trim et de l'importante seigneurie de Meath[1], que les Geneville ont acquis de la famille Lacy. Roger devient ainsi l'un des principaux barons d'Irlande[1].

Campagnes en Irlande et au Pays de Galles[modifier | modifier le code]

En 1308, Roger se rend en Irlande pour y gérer ses possessions. Il entre alors en conflit avec les Lacy (au sujet de l'héritage de sa femme, Jeanne de Geneville). Le 25 mai 1315, Édouard Bruce, le frère du Robert Bruce, roi d’Écosse débarque à Larne[1]. Les Lacy prennent son parti ; les forces de Mortimer sont défaites en décembre 1315, et Roger doit s'enfuir à Dublin[1]. Le 23 novembre 1316, le roi Édouard II le nomme Lord lieutenant d'Irlande avec la triple mission d'expulser Bruce d'Écosse ; d'écraser les rébellions irlandaises ; et de résoudre les querelles dans le baronnage anglais d'Irlande[1]. Il lui confie une grande armée avec laquelle Roger revient en Irlande le 7 avril 1317[1]. Il passe une année complète à accomplir sa mission[1]. Il exile notamment la famille Lacy de Rathwire, qui est soupçonnée de collaboration avec Bruce pour récupérer l'héritage de la femme de Mortimer[1]. À son retour en Angleterre en mai 1318, Édouard Bruce est toujours retranché dans le Nord de l'île. Mais, par chance pour Mortimer, Bruce est tué en octobre 1318, et ses troupes écrasées à la bataille de Faughart[1].

Roger s'occupe ensuite, pendant quelques années, à régler les querelles entre barons sur la frontière du Pays de Galles.

Opposition à Édouard II[modifier | modifier le code]

Blason familial

En 1318, il s'associe au mouvement d'opposition grandissant contre le roi Édouard II et ses favoris, les le Despenser[1]. Après que Hugues le Despenser le Jeune a reçu du roi des terres appartenant à Roger, ce dernier conduit, aidé d’autres seigneurs des Marches, des raids contre les propriétés des Despenser en pays de Galles. En 1321, Roger soutient Humphrey de Bohun, 4e comte d'Hereford, dans son refus d’obéir à l’appel d’Édouard lui ordonnant de se présenter devant lui[1].

Mortimer conduit une marche sur Londres, ses hommes arborant des uniformes aux couleurs des Mortimer, vert à manches jaune[2]. Mais il ne peut entrer dans la ville, bien que ses troupes en fassent le siège. Cette insurrection pousse cependant les Lords Ordainers, mené par Thomas Plantagenêt, comte de Lancastre, cousin du roi, à exiger du souverain le bannissement des Despenser au mois d’août. En octobre 1321, le roi mêne à son tour une expédition victorieuse contre Margaret de Clare, baronne Badlesmere, en octobre 1321, après qu’elle a refusé à la reine Isabelle l’accès au château de Leeds, pourtant propriété personnelle de la souveraine. Édouard II utilise son succès et sa nouvelle popularité auprès des seigneurs modérés pour faire revenir les Despencer en Angleterre. À la fin de l’année 1321, en compagnie d’autres seigneurs des Marches, Mortimer prend la tête d’une rébellion, connue sous le nom de « Guerre des Despencer ».

Obligé de déposer les armes à Shrewsbury en janvier 1322, Mortimer est emprisonné à la Tour de Londres. Il parvient à s’en échapper en droguant son gardien, et s’enfuit vers la France le 1er août 1323, alors qu’on publiait des récompenses pour sa capture, mort ou vif[3],[1]. Il se réfugie auprès de Charles IV de France, alors en guerre contre l'Angleterre à propos de la Guyenne. En 1325, la reine Isabelle, épouse d’Édouard II, désireuse de s’éloigner d’un mari hostile, obtient son accord pour se rendre en France avec son fils le prince de Galles afin que ce dernier fasse hommage au roi français pour la Guyenne. C’est à la cour de France que la reine, sœur de Charles IV, retrouve Mortimer, qui devient son amant peu après. À son instigation, elle refuse de retourner en Angleterre aussi longtemps que les Despenser, favoris du roi, y règnent en maîtres.

Les historiens ont beaucoup spéculé sur la date à laquelle la reine et Mortimer deviennent amants[4]. L’acception actuelle est qu’après une querelle, la reine abandonne Mortimer à son destin, lors de sa captivité dans la Tour de Londres – son évasion devient l’un des épisodes les plus pittoresques de l’Angleterre médiévale. Il n’en reste pas moins qu’Isabelle risque tout par la suite en se hasardant à une liaison avec l’exilé, lorsqu’ils se revoient à Paris à la Noël de 1325, quatre ans plus tard. La protection de Charles IV contre un éventuel attentat des Despenser sur elle fait sans doute beaucoup dans le rapprochement de la reine et de Mortimer[5]. En 1326, Mortimer part avec le prince de Galles pour le Hainaut, mais seulement après une violente querelle qui l’oppose à la reine, Mortimer lui ayant ordonné de rester en France[6]. Isabelle part alors de son côté lever des troupes dans son comté de Ponthieu ; Mortimer organise la flotte d’invasion que le Hainaut leur procure - Isabelle profite de son voyage pour arranger des fiançailles entre son fils aîné et la jeune Philippa de Hainaut, fille du comte Guillaume Ier de Hainaut.

Invasion de l’Angleterre et défaite d’Édouard II[modifier | modifier le code]

Le scandale de la liaison d’Isabelle et de Mortimer les oblige bientôt à quitter la cour de France – souvenons-nous qu’Isabelle avait été celle-là même qui avait dénoncé ses belles-sœurs pour adultère (Affaire de la tour de Nesle). Réfugiés en Flandres, ils obtiennent du comte Guillaume une aide dans leur projet d’invasion de l’Angleterre, bien qu’Isabelle n’arrive de Ponthieu que lorsque la flotte est en état de naviguer. Accostant sur le fleuve Orwell le 24 septembre 1326, Isabelle et Mortimer sont accompagnés du prince Édouard et d’Henri Plantagenêt, comte de Lancastre et de Leicester. Londres se soulève en faveur de la reine et du prince, et le roi prend la fuite vers l’ouest, poursuivi par Isabelle et Mortimer.

Après des semaines d’errance au pays de Galles, le roi est finalement pris le 16 novembre et contraint à abdiquer en faveur de son fils – désormais Édouard III. Bien que ce dernier soit couronné le 25 janvier 1327, le pays continue à être gouverné par Isabelle et Mortimer, que beaucoup considérèrent avoir fomenté la mort de l’ancien roi le mois de septembre suivant, au château de Berkeley.

L’exercice et la perte du pouvoir[modifier | modifier le code]

Mortimer reçoit de riches domaines, et de lucratifs et importantes fonctions. Il est fait connétable du château de Wallingford et, en septembre 1328, comte de March. Cependant, et bien qu’en terme purement militaire il soit bien supérieur aux Despenser, son ambition démesurée commence à troubler le royaume. Son propre fils, Geoffroy, le seul à avoir vécu jusqu’à un âge avancé, se moque de son père en le nommant « le Roi des Fous ». Durant son bref gouvernement, Mortimer prend également le contrôle des seigneuries de Denbigh, d’Oswestry et de Clun (la première ayant appartenu aux Despenser, les deux autres au comte d’Arundel. Il reçoit également, de la reine, la seigneurie de Montgomery dans les Marches.

Mais l’usage que Mortimer fait du pouvoir ; les accords considérés comme désastreux conclus en Guyenne et en Écosse, la morgue, l’ambition et la convoitise du comte de March excitent bientôt jalousie et rancœur chez de nombreux seigneurs. Le comte de Lancastre, Henri Plantagenêt, l'un des principaux instigateurs de la déposition d’Édouard II, tente de renverser Mortimer, mais échoue, peu aidé par la passivité du jeune roi. Mais en mars 1330, Mortimer fait exécuter Edmond de Woodstock, comte de Kent, frère d’Édouard II, oncle du roi, cousin du comte Henri de Lancastre. Après l'exécution, le comte de Lancastre amène le jeune Édouard III à affirmer son autorité et, en octobre 1330, un Parlement est convoqué à Nottingham, peu avant les dix-huit ans du roi. Isabelle et Mortimer sont arrêtés dans l’enceinte même du château par Édouard et ses compagnons. Malgré l’intercession de la reine (sa supplique « Beau fils, grâce pour le gentil Mortimer » est restée célèbre), Mortimer est envoyé à la Tour de Londres.

L'Arbre de Tyburn

Accusé de s’être emparé du pouvoir royal et d’autres hauts méfaits, Mortimer est condamné sans procès et ignominieusement pendu à Tyburn - où sont exécutés la plupart des condamnés de droit commun - le 29 novembre 1330[1] ; ses vastes possessions reviennent à la couronne. Son corps reste suspendu au gibet deux jours et deux nuits entiers, à la vue de tout le peuple[7],[1]. Jeanne de Geneville reçoit le pardon royal en 1336, et survécut jusqu’en 1356. Elle est enterrée au château de Wigmore, aux côtés de son époux ; mais le site est détruit par la suite.

En 2002, le comédien John Challis, l’actuel propriétaire des ruines de l’abbaye de Wigmore, invite l’émission de la BBC House Detectives at Large à fouiller sa propriété. Durant les recherches, on trouve un document dans lequel Jeanne de Geneville supplie le roi Édouard III que le corps de son époux lui soit rendu afin qu’elle puisse l’inhumer dans le cimetière familial. La maîtresse de Mortimer, la reine Isabelle, l’avait fait enterrer chez les Franciscains de Coventry après sa pendaison. Le roi lui répond « Qu’on laisse son corps reposer en paix ». Mais plus tard, il revient sur sa décision, et le corps du comte de March est transféré au prieuré familial de Wigmore[1], où Jeanne est enterrée à son tour.

Descendance[modifier | modifier le code]

Roger et Jeanne eurent trois fils et huit filles, dont les mariages consolidèrent la puissance de la famille Mortimer dans l’ouest du royaume.

Descendance royale[modifier | modifier le code]

À travers son fils Edmund, Roger Mortimer est l’ancêtre des derniers rois Plantagenêts, d’Édouard IV à Richard III. Par la fille d’Édouard IV, Elizabeth d’York, le comte de March est également l’ancêtre des souverains d'Angleterre de la dynastie Tudor, de plusieurs souverains d'Écosse et d'Angleterre de la dynastie des Stuart et de tous les souverains de Grande-Bretagne puis du Royaume-Uni de la dynastie de Hanovre puis de Windsor, au dernier rang desquels la reine Élisabeth II, qui descendrait de lui à 342 reprises[9], tandis que l'une des belles-filles de cette dernière, Diana Spencer, serait également sa descendante à 850 reprises[10].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Ancêtres[modifier | modifier le code]

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Roger de Mortimer
 
 
 
 
 
 
 
Raoul de Mortimer
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Isabelle de Ferrières
 
 
 
 
 
 
 
Roger Mortimer
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Llywelyn ab Iorwerth
 
 
 
 
 
 
 
Gwladys Ddu
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Jeanne Plantagenêt
 
 
 
 
 
 
 
Edmond Mortimer
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Reginald de Briouze
 
 
 
 
 
 
 
Guillaume de Briouze, ou William de Braose
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Grecia Briwere
 
 
 
 
 
 
 
Mathilde de Briouze, Maud de Braose
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Guillaume le Maréchal
 
 
 
 
 
 
 
Ève le Maréchal
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Isabelle de Clare
 
 
 
 
 
 
 
Roger Mortimer
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Enguerrand II de Fiennes
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Guillaume II de Fiennes
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Isabelle de Condé
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Marguerite de Fiennes
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Jean de Brienne, roi de Jérusalem, empereur de Constantinople
 
 
 
 
 
 
 
Jean d'Acre de Brienne
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Bérengère de León
 
 
 
 
 
 
 
Blanche de Brienne
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Seigneur de Châteaudun
 
 
 
 
 
 
 
Jeanne, dame de Châteaudun
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
XXX
 
 
 
 
 
 
  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u et v R. R. Davies, « Mortimer, Roger (V), first earl of March (1287–1330) », Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, septembre 2004; édition en ligne, janvier 2008.
  2. Costain, Thomas B. (1958). The Three Edwards. Garden City, New York: Doubleday and Company, Inc. p. 191
  3. E.L.G. Stones, « The Date of Roger Mortimer's Escape from the Tower of London », The English Historical Review, vol. 66, no 258 (janvier 1951), p. 97-98 ; Stones corrige la date traditionnelle de 1324.
  4. Mortimer, 141 cité par Alison Weir, 181; pour une opinion différente, voir Doherty, PC, "Isabella, Queen of England 1296-1330 (unpublished D.Phil Thesis, Exeter College, Oxford, 1977/8).
  5. "La reine est venue librement, et librement retournera en Angleterre quand elle le souhaitera. Mais si elle désire demeurer en ces lieux, elle est ma sœur, et je refuse de la chasser." relevé dans Weir, 181, extrait du "Vita Edwardi Secundi".
  6. Mortimer menace de lui trancher la gorge si elle revient vers Édouard et l'Angleterre.
  7. Costain, p. 275
  8. Charles Hopkinson and Martin Speight, The Mortimers: Lords of the March (Logaston Press 2002), p. 84-5.
  9. Page résumant les 342 liens de parenté entre Roger Mortimer et Élisabeth II, dans la base de données généalogique Roglo, consultée le 10 août 2013.
  10. Page résumant les 342 liens de parenté entre Roger Mortimer et Diana Spencer, dans la base de données généalogique Roglo, consultée le 10 août 2013.

Références[modifier | modifier le code]

  • Ian Mortimer, The Greatest Traitor: the Life of Sir Roger Mortimer, 1st Earl of March, Ruler of England 1327-1330, (Jonathan Cape, London, 2003).
  • Ian Mortimer, 'The Death of Edward II in Berkeley Castle', English Historical Review, cxx, 489 (2005), 1175-1214.
  • R. R. Davies, ‘Mortimer, Roger (V), first earl of March (1287–1330)’, Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, Sept 2004; online edn, Jan 2008 [1], accessed 19 Dec 2009.
  • "Ancestral Roots of Certain American Colonists Who Came to America Before 1700" By Frederick Lewis Weis; Lines: 10-31, 29-32, 29-33, 39-31, 47B-33, 71-33, 71A-32, 120-33, 176B-32, 263-31
  • Calendar of the Gormanston Register (ed. Mills/McEnery), Dublin, 1916.
  • Preston Genealogy, by Sir Thomas Wentworth, May 1636 (MS 10,208, National Library, Dublin)
  • A. Weir, "Isabella she-wolf of France, Queen of England", (Jonathan Cape, London, 2005).
  • G. W. Watson, "Geoffrey de Mortimer and his Descendants", (Genealogist, New series, XXII, 1906).
  • J. H. Round, "The Landing of Queen Isabella" (EHR, XIV, 1899)
  • D. A. Harding, "The Regime of Isabella and Mortimer, 1326-1330", M Phil Thesis (University of Durham, 1985).
  • C. G. Crump, "The Arrest of Roger Mortimer and Queen Isabel" (EHR, XXVI, 1911), 331-2
  • Derek Pratt, "The Marcher Lordship of Chirk, 1329-1330", (Transactions of the Denbighshire Historical Society, XXXIX, 1990)