Un monde sans fin

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Un monde sans fin
Auteur Ken Follett
Genre Roman historique
Version originale
Titre original World Without End
Langue originale Anglais britannique
Pays d'origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Date de parution originale 2007
Version française
Éditeur Robert Laffont
Date de parution 2008
Type de média Livre papier
Nombre de pages 1286
ISBN 978-2-221-09619-2

Un monde sans fin (titre original : World Without End) est un roman historique de Ken Follett, paru en 2007. Il fait suite au roman Les Piliers de la terre (1989), mais les deux romans peuvent être lus indépendamment, les références au premier étant brèves.

Sommaire

[modifier] Prologue : "1er novembre 1327"

Kingsbridge, imaginée par l'auteur comme une importante ville anglaise de 7000 âmes.

Gwenda, une jeune voleuse de très misérable condition paysanne, dérobe adroitement sa bourse à Gérald Fitzgerald qui venait payer sa dette au prieur Anthony sur l'injonction de Roland, comte de Shiring, son cousin au second degré. Le comte Roland décide de donner les terres seigneuriales de sieur Gérald au prieuré en guise de paiement. Les Fitzgerald, descendants de Tom le Bâtisseur, ne sont donc plus rien.

Merthin et Ralph, les deux jeunes fils de Gérald, font la connaissance de Caris, de la riche famille des Lainier, une jeune fille intelligente et différente. Rejoints par Gwenda, ils jouent ensemble dans la forêt avec un arc très habilement fabriqué par Merthin. Ralph démontre son adresse au tir et révèle son caractère cruel en tuant un innocent petit chien.

Ils assistent soudain à une rixe entre un chevalier, Thomas Langley, et deux soldats de la reine. Ralph et le chevalier tuent ces hommes d'armes. Gravement blessé au bras, Thomas demande à Merthin d'enfouir un parchemin au pied d'un chêne et lui fait promettre de ne jamais rien divulguer car il en va de leur vie. Les quatre enfants se font ensuite serment de ne jamais rien dire de cette aventure.

Le comte Roland décide que Ralph est bâti pour devenir son écuyer, ce qui relève l'honneur perdu de sa famille, alors que son frère aîné, Merthin, n'est jugé bon par lui qu'à devenir charpentier.

Caris et Gwenda se lient d'amitié. Elles retrouvent Edmond, le père aimant de Caris, Pétronille, sa redoutable tante qui prétend que leur famille descend aussi de Tom le Bâtisseur, sa sœur Alice, méchante et envieuse, et Cécilia, la mère prieure. Caris développe effrontément l'idée que le Ciel n'est pas pour grand-chose dans la fortune des hommes et annonce qu'elle veut devenir médecin, ce qui est impossible à une femme.

Au prieuré, frère Godwyn, fils de Pétronille, n'obtient pas du prieur Anthony, qui est aussi son oncle, qu'il finance ses études à Oxford. Son ambition de lui succéder un jour se heurte ainsi à la pauvreté du prieuré. Mère Cécilia, qu'il sollicite parce que son monastère est mieux géré et plus riche, lui préfère un autre candidat, Saül Tête-Blanche. Pétronille décide alors de sacrifier ses biens à la carrière de son fils.

L'apparition de Thomas Langley provoque une querelle entre les moines-médecins, au savoir livresque mais sacré, et le Matthieu le Barbier, au savoir basé sur l'observation et non sur les écrits antiques. Le prêtre Richard, fils cadet du comte de Shiring, fait irruption. Le chevalier lui arrache à voix basse de pouvoir se cacher désormais au prieuré en y devenant moine.

La mère de Caris et Alicia meurt, vaincue par la maladie.

Tous les éléments narratifs sont en place. On constate le contraste entre les deux frères et celui entre les deux soeurs, chacun des 2 pôles positifs (Merthin et Caris) attirant déjà l'autre. Les 3 ordres de la société médiévale s'incarnent dans 3 destins naissants: la chevalerie guerrière en Ralph - honneur et violence -, l'artisanat roturier en Merthin -art, travail et raison - et, de manière ambiguë, le clergé en Caris puisqu'elle aspire au savoir réservé aux clercs tout en doutant de la religion - c'est déjà le personnage le moins linéaire, celui qui n'a sa place nulle part. Les antagonismes futurs sont suggérés: Alice/Caris, Ralph/Merthin, Godwyn/Anthony, prieur/prieure, hommes/femmes, religion/science, bourgeoisie/paysannerie. L'épisode du parchemin mystérieux a servi de révélateur et reste en suspens, nous ne savons pas encore qu'il est secondaire et ne resurgira qu'au dénouement.

[modifier] Une folle semaine de féconds effondrements: "8-14 juin 1337"

Dix ans plus tard. Incapable de ravir à sa sœur Caris le cœur de Merthin, Alice a épousé maître Elfric le Bâtisseur qui a une fille d'un premier mariage, Griselda. Merthin approche de la fin de son apprentissage: libéré de la bêtise et de l'hostilité d'Elfric qui le forme et le loge, il pourra entrer dans la guilde des charpentiers et se marier avec Caris. Godwyn est maintenant le sacristain du prieuré. Philémon, le grand frère de Gwenda, se destine au clergé. Thomas, qui a perdu son bras blessé, est bien devenu frère Thomas. Saül Tête-Blanche est le prieur d'un ermitage qui dépend du prieuré. Edmond le Lainier est le prévôt des marchands de la ville. Enfin, Ralph est un des écuyers du comte Roland de Shiring et s'impatiente de ne pas être encore adoubé chevalier. La ville de Kingsbridge appartient toujours au prieuré qui en est le seigneur.

Merthin impressionne par son savoir le richissime marchand lainier florentin, Buonaventura Caroli, venu à Kingsbridge pour ses affaires. Une partie de la cathédrale s'étant soudainement effondrée, Merthin propose à Godwyn et à frère Thomas une méthode astucieuse et économique qu'ils retiennent, au grand dam d'Elfric son patron. Griselda parvient à séduire Merthin qui ignore qu'elle est enceinte. Elle, Elfric et Alice exigent qu'il l'épouse.

Buonaventura Caroli révèle à Edmond que les grands acheteurs vont préférer la foire voisine de Shiring à celle de Kingsbridge, défavorisée par l'étroitesse de son pont d'accès. Si Shiring est une ville libre où la guilde est souveraine, à l'inverse Kingsbridge dépend du prieur Anthony qui se montre un gestionnaire médiocre et conservateur. Edmond, qui est aussi son frère, tente en vain de le convaincre de bâtir un nouveau pont. Il rejette aussi la proposition de Caris de faire financer les travaux par la ville contre une juste compensation.

Ralph aime en secret la bru du comte, la belle Philippa. Il irrite le comte par des remarques sur le passé de frère Thomas. Il s'en prend grossièrement à Annet, promise au très séduisant manant Wulfric, lequel ose le frapper et lui infliger une blessure humiliante. Merthin et Philippa, témoins de la scène, désapprouvent le comportement de Ralph. Ce dernier prend Wulfric en haine. Gwenda est en secret amoureuse de Wulfric qui l'ignore. Elle obtient un philtre d'amour de Mattie la sage, une guérisseuse qu'admire Caris.

Godwyn désapprouve le laxisme du prieur Anthony: il laisserait en particulier trop cohabiter les moines et les religieuses. Conseillé par sa mère Pétronille, Godwyn sape l'autorité d'Anthony en vue de son éventuelle élection comme prieur. Il s'adjoint Philémon qui est sans morale. Par le chantage, il s'assure aussi le soutien de Richard, fils cadet du comte Roland et évêque de Shiring, qu'il a surpris au lit avec sa noble cousine alors qu'elle devait bientôt être mariée.

Caris prend dangereusement et en vain la défense de Nell la Folle, accusée de sorcellerie par le frère lai Murgo, prêcheur fanatique et démagogue. Ralph fait l'erreur d'une allusion au mystérieux et dangereux passé de frère Thomas en présence des Shiring.

Le père de Gwenda l'a échangée contre une vache avec Sim le Colporteur qui compte la prostituer à la bande des renégats de Tam l'Insaisissable. Rusée, elle tue son gardien et parvient à s'enfuir en direction de Kingsbridge, Sim sur ses talons. Au moment d'être rejointe sur le pont, celui-ci, dont Merthin avait repéré les fissures, bascule dans la rivière, faisant de nombreuses victimes. La catastrophe modifie les destins: Gwenda noie Sim ; Ralph sauve de la noyade le comte Roland gravement blessé et Matthieu le Barbier impose son expérience pour l'opérer d'une fracture du crâne ; Caris improvise remarquablement les secours ; Wulfric perd tous les siens ; le prieur Anthony meurt après avoir transmis son secret (à props du parchemin ? de frère Thomas ?) à mère Cécilia.

On a ainsi des configurations d'attirances et d'antagonismes:

  • le duo amoureux Caris/Merthin, perturbé par Alice et Griselda
  • le duo Wulfric/Annet, perturbé par Gwenda et Ralph
  • Ralph en attente des faveurs des Shiring (Roland et Philippa)
  • le duel haineux Ralph/Wulfric
  • Merthin/Edmond/Thomas face à Anthony/Elfric
  • le duel Anthony/Godwyn ; autour gravitent Richard et Philémon
  • l'opposition Caris/clercs (Anthony, Godwyn, Cécilia); autour gravitent Murgo, Mattie et Matthieu
  • la sourde opposition Thomas/les Shiring

Deux catastrophes (ici, au sens premier de renversement puisqu'il s'agit de l'effondrement en miroir de deux édifices, l'un sacré et vertical, l'autre profane et horizontal, sapés par les eaux), à la fois fins et commencements, bouleversent les destinées, servent de catalyseurs et aiguisent les potentiels, principalement ceux de Merthin, Ralph et Godwyn.

[modifier] Le temps des hommes: "Juin-décembre 1337"

Les sœurs et les frères aidés de Mattie la Sage, de Matthieu le Barbier et de Caris, tous savoirs médicaux confondus, œuvrent auprès des nombreux blessés.

Malgré les suppliques de Caris qu'il aime, Merthin décide d'être responsable: il entrera dans la famille d'Elfric et liera son sort au sien. Mais il découvre, avec l'aide de Caris, qu'il ne peut avoir mis Griselda enceinte. Après une violente dispute avec Elfric, Merthin quitte définitivement son maître d'apprentissage. Caris encore l'aide à rebondir: Merthin se fait engager pour conduire la réfection d'une église et propose d'utiliser une ingénieuse grue de son invention.

Merthin explique à Edmond qu'il faut bâtir un nouveau pont en pierre et non en bois, même si cela prendra trois ans au détriment du commerce et des taxes de Kingsbridge, et qu'on peut installer un ingénieux système de bac en attendant. Mais, le refus du prieuré n'a pas disparu avec Anthony: le sous-prieur Carlus, qui s'est avec faveur déclaré pour lui succéder, ne veut rien entendre.

Secrètement, Godwyn brigue aussi la succession. Il enquête sur le secret de frère Thomas pour mieux s'en débarrasser et découvre que c'est la reine-mère elle-même qui avait forcé son entrée dans les ordres. Godwyn négocie avec Thomas un prétendu ticket gagnant: Thomas prieur et lui sous-prieur, plus la promesse d'édifier le pont afin d'avoir l'appui de la ville et ainsi emporter la validation de l'élection par l'évêque Richard et le comte Roland. Puis, manœuvrant Carlus, il le pousse à renoncer à l'élection. Mais le comte Roland intervient: c'est son neveu Saül Tête-Blanche et non pas Thomas qui sera prieur.

Mais cette hypothèse pourrait permettre au comte de s'opposer à la construction d'un pont qui défavoriserait la foire de sa ville de Shiring. Que faire ? Convaincre Saül de refuser à se présenter et persuader le comte de soutenir l'élection d'un candidat impossible, Murdo, le prêcheur ivrogne. Il ne reste plus qu'à obliger Thomas à se retirer à son tour en arguant de son secret si dangereux pour tous. Godwyn est élu prieur. Pour obtenir sa validation, il fait chanter le comte en révélant la défloration de sa nièce par son fils Richard alors qu'elle est promise à une riche et utile alliance.

Caris et Merthin apprennent par hasard que Thomas avait une famille avant de devenir moine pour sa survie. Caris, qui se veut libre, objecte contre le mariage et contre mère Cécilia qui la voudrait religieuse. Elle se donne à Merthin.

Gwenda obtient de Mattie un philtre d'amour pour séduire Wulfric. Elle s'attache à ses pas, d'autant qu'elle refuse de revenir près de son père, prêt à la vendre à nouveau. Pour se voir attribuer les terres de son père, Wulfric doit attendre la nomination d'un nouveau seigneur par le comte Roland. Il est cependant autorisé à les travailler. Gwenda, en dépit de la jalousie d'Annet, aide seule Wulfric à qui on a volé son unique cheval de labour et ils se tuent ensemble à la tâche. Merthin décide de construire deux ponts appuyés sur une île de la rivière. Mais Elfric détruit ses plans. En vain: Merthin, soutenu par Thomas et Edmond, explique et démontre son projet, et remporte la commande au détriment d'Elfric. Berné par Caris, Godwyn autorise finalement la construction. Philémon, en récompense de ses services, accède au noviciat.

Le comte fulmine contre ce pont qui va l'appauvrir. Mandaté par lui pour convaincre Merthin d'abandonner le projet, Ralph échoue. Pour se racheter, Ralph propose d'entraver l'avancée des travaux et y parvient au prix d'un assassinat et de l'amour de Merthin pour lui. Pour le récompenser, Roland lui donne la seigneurie de Wigleigh à laquelle sont rattachées les terres de Wulfric. Ralph, de plein droit, lui retire son héritage. Annett, déçue, rejette Wulfric et en épouse un autre. Wulfric a tout perdu: désorienté, il couche avec Gwenda. Celle-ci se donne inutilement à Ralph pour qu'il rende ses terres à Wulfric.

Pour contrer les entraves du comte à l'avancée des travaux du pont, la ville, épaulée par l'avocat Gregory Longfellow, en appelle à la justice du roi et gagne. Merthin emploie tout son génie à rattraper le temps perdu.

Coup sur coup, Gwenda tombe enceinte de Wulfric et Caris de Merthin. Caris refuse de porter l'enfant et avorte avec l'aide de Mattie la Sage.

Trois dynamiques: l'élection d'un nouveau prieur (Godwyn contre les Shiring), la construction d'un nouveau pont (Merthin, Edmond, Caris et Kingsbridge contre le prieuré, le comte et Elfric), le sort de Wulfric (Gwenda contre Ralph et le système seigneurial)

Ralph, Godwyn (avec Philémon dans son ombre) et Merthin ont confirmé le potentiel de leurs jeunes personnages, selon le schéma de la société des 3 ordres (noblesse, clergé et tiers). Les figures féminines ont été malmenées: Caris (avec Cécilia derrière elle) et Gwenda (avec Wulfric dans son ombre).

[modifier] Juin 1338 - mai 1339

En 1338, la foire à la laine de Kingsbridge est catastrophique pour tous les marchands, qui sont par conséquent forcés de ralentir le financement du pont et la cadence de sa construction.

Gwenda accouche d'un bébé nommé Sam (Samuel) dont la ressemblance avec Merthin (frère de Ralph) attire l'attention de Caris. Pour financer la construction d'un prieuré en pierre à Kingsbridge, Godwyn multiplie taxes et contrôles des revenus agricoles et lainiers du prieuré. Pour écouler ses surplus de laine, Caris apprend à maîtriser la filière de fabrication, de la laine brute au tissu teint.

Ralph, seigneur de Wigleigh, doit répondre devant la cour de justice de Shiring du viol d'Annet commis après une chasse en forêt. Reconnu coupable, il s'enfuit pour échapper à la pendaison. Vivant en proscrit, il s'allie à une bande de hors-la-loi, bientôt chassés par une centaine d'habitants de Kingsbridge lassés de l'insécurité préjudiciable aux échanges commerciaux. Pour obtenir du roi le pardon de son crime, Ralph participe à l'expédition royale en Normandie.

Edmond et sa fille Caris contestent en cour de justice royale de Londres les décisions injustes de Godwyn. Ils sont déboutés mais envisagent de solliciter auprès du roi une charte qui fera de Kingsbridge une cité de plein droit. Caris et Merthin érigent à Wigleigh un atelier de foulage et teinture hors de la juridiction du prieur Godwyn. Accusée de sorcellerie par le prieur et pour échapper au bûcher, Caris est forcée d'entrer au couvent. Dessaisi par Godwyn de la construction du pont, Merthin s'exile à Florence pour fuir l'hostilité du prieur.

[modifier] Mars 1346 - décembre 1348

Au sein du couvent, la novice Caris concrétise et développe ses talents de médecin. Le marchand florentin Buonaventura Caroli l'informe du mariage de Merthin avec Silvia Christi. Courtisé par les riches Florentins, l'architecte Merthin a fait fortune. Son épouse Silvia accouche d'une fille nommée Laura (Lolla).

Dévoré d'ambition, Godwyn finance la construction d'un petit palais avec l'or dérobé au trésor du couvent. Caris et mère Cécilia découvrent le vol perpétré par Godwyn et son âme damnée le moine Philémon, frère de Gwenda.

Caris a entre-temps prononcé ses voeux; accompagnée de soeur Mair, elle part en France réclamer justice à l'évêque Richard qui suit le comte Roland appelé par le roi Edouard III à guerroyer en Normandie. Déguisées en pages, les deux religieuses assistent au sein des troupes françaises à la bataille de Crécy. Après s'être fait la main à prodiguer des soins aux blessés, elles rejoignent les troupes anglaises victorieuses, mais l'évêque Richard a été tué lors de la bataille avant d'avoir pu écouter les doléances des religieuses.

La mort du comte Roland au lendemain de la bataille de Crécy accélère les ascensions sociales. Son fils aîné William hérite du titre de comte de Shiring. Ralph Fitzgerald reçoit le titre de seigneur de Tench et, au surplus, le roi Edouard III lui a donné pour épouse dame Matilda (Tilly), fille adolescente des seigneurs de Tench décédés.

Au printemps de 1348, une épidémie de peste bubonique ravage Florence, tuant entre autres l'épouse et les beaux-parents de Merthin, qui décide de regagner l'Angleterre avec sa fille Laura. Lui-même en a miraculeusement guéri et est donc immunisé comme Laura.

Le nouvel évêque de Shiring s'appelle Henri de Mons. Mère Cécilia informe les religieuses du refus de l'évêque de porter un jugement quant au vol d'or perpétré par le prieur. Elle fait part des nouvelles affectations de responsabilité: soeur Elisabeth, ennemie de soeur Caris, devient trésorière; soeur Caris devient cellérière, soeur Mair devient soeur hôtelière en remplacement de Caris. La fonction de sous-prieure n'est pas comblée. De retour à Kingsbridge, Merthin rencontre Caris et tente de la convaincre de rompre ses voeux et de l'épouser.

En terminant en 1339 la construction des ponts de Kingsbridge, Elfric n'a pas respecté toutes les spécifications de Merthin. En septembre 1348, des fissures sont visibles à la jonction piles/voûtes et il est urgent d'intervenir. Merthin réalise le travail prévu sur son plan initial. Le moine Thomas avise Merthin que des fissures affectent deux voûtes de la cathédrale.

Jérémie le bâtisseur est chargé de sonder les fondations d'une tour reconstruite un siècle plus tôt et qui penche. Diagnostic de Merthin: il faut démonter la tour, renforcer les fondations effritées par son poids excessif et construire une nouvelle tour. Le démontage et la reconstruction de la tour sont confiés à Elfric qui présente un projet peu coûteux mais aussi peu ambitieux, contrairement à Merthin qui rêve d'y ériger la plus haute tour d'Angleterre.

Marc le Tisserand contracte la peste importée de France, avant l'élection au poste de prévôt. Il en meurt et Elfric est réélu au poste de prévôt de la paroisse. L'épidémie de peste se propage en ville et aussi au couvent, où soeur Caris conseille aux soeurs soignantes de porter un masque facial et de désinfecter leurs mains au vinaigre. Le prieur Godwyn ne prescrit que la saignée et la prière.

Mère Cécilia étant morte de la peste, soeur Elisabeth et soeur Caris sont candidates au poste de prieure du couvent. Pour soutenir la candidate Elisabeth, Godwyn adresse à la foule des fidèles apeurés une homélie implicitement dirigée contre soeur Caris et qui fait mouche dans l'esprit des soeurs et des laïques.

Finalement convaincues que les masques faciaux et l'hygiène des mains réduisent sensiblement le nombre d'issues fatales, les soeurs élisent soeur Caris au poste de mère prieure, malgré les menaces du moine Philémon. La mère de Godwyn meurt de la peste; le prieur et les moines fuient la ville comme des voleurs, emportant tous les objets précieux ainsi que les chartes du couvent.

[modifier] Janvier 1349 - janvier 1351

L'évêque enfin arrivé à Kingsbridge est invité par soeur Caris à user de son autorité pour mettre de l'ordre dans le désordre de la ville. Avant de quitter Kingsbridge, Henri de Mons réunit les membres de la guilde de la paroisse devant qui il délègue ses pouvoirs à soeur Caris, dont il entérine l'élection comme mère prieure du couvent. Il lui confie aussi les attributions du prieur Godwyn défaillant. En prenant la défense de Godwyn, Elfric perd toute autorité morale sur les habitants, qui le désavouent. Il mourra de la peste.

Sur ordre de l'évêque Henri, mère Caris et Merthin se rendent à l'ermitage de Saint-Jean-des-Bois, point de chute - dévoilé par Tam l'Insaisissable - des moines de Kingsbridge. Dirigé par un prieur vertueux nommé Saül Tête-Blanche, l'ermitage a été décimé par la peste importée par les moines de Kingsbridge. Godwyn va mourir de la peste, le moine Thomas y a survécu et le moine Philémon a fui l'ermitage quand mère Caris et Merthin y arrivent. Renseignés par Thomas, ils localisent la cachette du trésor et des chartes des prieurés de Kingsbridge.

Gwenda, Wulfric et leurs fils Sam et David quittent Wigleigh pour gagner leur vie à Outhenby, mais un décret royal les y ramènent pour cultiver les terres du père de Wulfric. Pour devenir comte de Shiring et épouser dame Philippa, Ralph tue sa femme Tilly.

Caris obtient l'accord de l'évêque pour orner la cathédrale d'une tour visible de très loin. Elle lui demande d'intervenir pour obtenir du roi la charte qui fera de Kingsbridge une ville libre. Philémon revient au prieuré et obtient le titre de prieur, mais avec des pouvoirs limités. Dame Philippa, contre son gré, épouse Ralph. La charte royale est octroyée à Kingsbridge. Odila, la fille de Philippa, épouse le comte de Monmouth et enfin Philippa quitte Ralph pour se retirer au couvent.

Merthin entretient une relation amoureuse avec Philippa qui accouche plus tard de l'enfant de Merthin, dont elle fait adroitement endosser la paternité à son mari Ralph. Un nouvel hôtel-dieu est érigé dans le prieuré, mais sa direction est confiée au moine Sime, formé à l'ancienne école de médecine et très peu apprécié par les citoyens, qui délaissent l'hôtel-dieu. Ils continueront le financement de la tour à condition qu'un nouvel hospice soit construit, dirigé cette fois par Caris relevée de ses voeux.

[modifier] Mars - novembre 1361

Wulfric peut exploiter en tant que serf les terres de son père restituées par Ralph. Sam s'enfuit à Outhenby pour y être mieux payé; poursuivi par Jonno, fils du bailli, il le tue et est condamné à la pendaison. Gwenda obtient du comte la grâce de Sam en lui révélant qu'il est son fils.

Philémon échoue dans sa tentative d'empêcher la construction de la flèche de la tour et dans son ambition de devenir évêque. David s'enrichit à produire la teinture rouge extraite des racines de garance et envisage d'épouser Amabel, la fille d'Annet. Ralph forme Sam au métier d'écuyer.

La peste rôde à nouveau autour de Kingsbridge, les moines fuient à Saint-Jean-des-Bois. Caris et Merthin mettent la ville en quarantaine pour freiner l'épidémie. Ralph couche avec Gwenda sous la menace de révéler à Wulfric la vraie paternité de Sam. Lolla a fugué et Merthin tente vainement de la localiser. Henri de Mons devient archevêque de Monmouth. Merthin apprend la mort du moine Thomas: il déterre donc la lettre enfouie par Thomas en 1327, la lit et l'enterre à nouveau.

Pou obtenir la charte écrite qui autorisera David à cultiver la garance, Gwenda est obligée de se donner à Ralph, qui prend goût à elle. Lors d'un rendez-vous imposé à Gwenda, Sam qui l'a suivie empêche le comte de violer sa mère, qui tue l'écuyer Alan et achève le comte Ralph blessé à mort par Sam, l'empêchant ainsi de lui révéler sa vraie paternité.

Après 6 mois d'épidémie, la ville de Kingsbridge est rouverte. Lolla revient chez Merthin après avoir fugué plusieurs mois dans la forêt en compagnie de plusieurs jeunes; la peste a décimé la bande de jeunes et Lolla, seule survivante et effrayée par la maladie, demande à Caris de lui enseigner l'art de guérir.

David épouse Amabel; Gwenda et Annet se réconcilient. Rentré à Kingsbridge, Philémon est désigné par le roi Edouard III pour remplacer Henri de Mons. Merthin offre à l'envoyé du roi de récupérer la lettre enfouie en échange de sa promesse de faire nommer par le roi le chanoine Claude au poste d'évêque. En conséquence, l'encombrant Philémon part à Avignon avec le titre d'ambassadeur d'Angleterre auprès du Saint-Siège.

La cathédrale terminée est surmontée d'une haute croix, avec à son pied une statue d'ange en pierre, regardant la ville et dont les traits du visage sont ceux de Caris.

[modifier] Personnages

[modifier] Personnages principaux

[modifier] Merthin

Lui et son frère cadet Ralph sont les enfants de petits nobles vite déchus, Maud et Gérald Fitzgerald, lequel descend d'Aliena de Shiring et de Jack le Bâtisseur, la grande figure des Piliers de la terre. Merthin est l'un des deux protagonistes du roman.

Enfant, il rêve de devenir chevalier mais le comte Roland de Shiring, qui le trouve chétif, lui préfère comme écuyer son frère Ralph et le fait apprenti charpentier. Il se révèle excellent dans ce métier au point de surpasser et d'agacer ses maîtres, trop conservateurs et moins doués. Empêché d'accéder à la reconnaissance de ses pairs, empêché d'épouser Caris, l'amour de sa vie, il part pour l'Italie opulente de la pré-Renaissance.

Il y fonde une famille, devient un architecte reconnu et riche. Mais la Grande Peste lui enlève sa femme et le prive de clients. Il revient avec sa petite fille à Kingsbridge en Angleterre. Déjouant patiemment les embûches de la nature et l'hostilité méprisante des clercs, il parvient peu à peu à affirmer son autorité professionnelle et morale, devient prévôt des marchands, embellit et renforce sa ville. Il épouse finalement Caris. En possession d'un secret royal, il parvient à écarter son dernier adversaire après avoir réalisé son rêve initial, celui qui traverse toute l'œuvre: édifier la plus haute tour du royaume.

C'est un personnage rationnel, observateur et curieux, délié des préjugés techniques de son temps, avide de comprendre par lui-même. Il est à la fois intelligent et doté d'un grand sens artistique. Il annonce déjà l'humanisme du siècle suivant. C'est un homme qui se raisonne, calme sans être faible, fort dans ses décisions, courageux dans ses oppositions, déterminé jusqu'à l'entêtement. Par son pragmatisme tranquille, il est l'élément modérateur de toutes les intrigues et de tous les bouleversements de l'histoire.

[modifier] Caris

Caris est le deuxième personnage principal de l'histoire. C'est la deuxième fille de l'échevin de Kingsbridge, Edmond Lainier, par qui elle descendrait de Tom le Bâtisseur (aux dires de sa tante Pétronille, pourtant Tom n'a a priori pas eu de descendance, sa fille Martha ne s'étant pas mariée, son fils Alfred étant mort sans enfant, et son autre fils Jonathan étant moine). Elle est impulsive mais méthodique, libre d'esprit et altruiste.

Elle perd sa mère vers l'âge de 10 ans, en 1327 et brûle de devenir médecin, profession réservée aux moines. Elle tombe amoureuse de Merthin et l'aide dans son ascension sociale. Elle est amie de Mattie la Sage, une femme concoctant des potions médicinales, des poisons, et aidant aux accouchements.

Elle est opposée au mariage, à la soumission des femmes et à la domination du Catholicisme en Europe occidentale. Accusée de sorcellerie, elle est contrainte à se réfugier au couvent où elle prend le voile, où elle exerce ses talents en médecine. Elle est représentée sous la forme d'un ange au sommet de la tour la plus haute d'Angleterre au moment de sa construction, édifiée par Merthin.

[modifier] Ralph

Né en 1317, c'est le frère de Merthin, et son complet opposé : il devient en effet violeur et meurtrier. Guerrier-né, il devient l'écuyer du comte Roland. Il est brutal, égoïste, et prêt aux pires exactions pour devenir comte. Il tient son frère aîné en grande estime et recherche toujours son approbation, bien qu'il n'adopte que rarement une attitude qui lui permettrait de la mériter. Dame Philippa obsède ses pensées, et deviendra par la force sa seconde épouse. Il hait Wulfric, dont il viole la promise, Annet. À la suite de ce crime, il est contraint à l'exil pour échapper à la pendaison. Il part en guerre en France et sauve le prince de Galles Edouard (le Prince Noir). Il gagne ainsi un titre de chevalier, parvenant du même coup à restaurer l'honneur de sa famille. Il devient ensuite comte de Shiring par son mariage avec Philippa. Quand il réalise que Sam est son fils, fruit du viol de Gwenda, il fait du chantage à celle-ci en la menaçant de tout révéler à Sam si elle ne se donne pas à lui. Sam survient sur ces entrefaites, et blesse à mort Ralph, qui tente dans un dernier souffle de lui révéler leur parenté, ce que Gwenda l'empêche de faire en l'achevant.

[modifier] Gwenda

C'est la fille de paysans sans terre du village de Wigleigh, la sœur de Philémon, née en 1319. Petite fille, son père Joby lui apprend à voler pour sauver sa fille de la famine. Elle vole ainsi la bourse de sir Gerald, qui contenait de quoi payer une dette, et est donc en partie responsable de son déshonneur et du destin de ses deux fils. Elle coupe les ponts avec sa famille quand elle refuse de laisser son père la vendre à des vagabonds. Bien qu'elle n'échappe jamais à la pauvreté, elle utilise son intelligence pour améliorer sa situation et échapper au danger. Elle n'est pas belle, mais assez sensuelle, elle est à la fois désirée et méprisée par Ralph. Elle aime Wulfric, bien que celui-ci soit fiancé à Annet. C'est la grande amie de Caris, en dépit de leur différence de classe. Elle est violée par Ralph et épouse Wulfric quand Annet brise leur engagement. Gwenda plante son poignard dans la gorge d'un Ralph agonisant, pour l'empêcher de révéler à son fils Sam qu'il n'est pas de Wulfric, mais de Ralph.

[modifier] Godwyn

C'est le cousin de Caris, il est moine au Prieuré de Kingsbridge. Godwyn donne l'impression d'être un réformateur lorsqu'il manigance pour devenir prieur - aidé en cela par sa mère, Pétronille. Incapable de résoudre les problèmes financiers du monastère, Godwyn, qui reçoit continuellement l'avis de sa mère, et avec la loyale assistance de Philemon, revient à des positions plus conservatrices pour assurer sa position et s'élever politiquement, généralement aux dépens de la ville et du couvent avoisinant. Il meurt de la peste sans être parvenu à réaliser beaucoup de ses aspirations, quels que soient les efforts cruels qu'il ait effectués pour y parvenir.

[modifier] Personnages secondaires

  • Edmond Le Lainier

C'est un riche marchand, échevin de la guilde paroissiale, père de Caris et d'Alice. C'est le frère de Pétronille et du prieur Anthony. Il s'occupe du commerce de laine familial après la mort de son père, son frère étant entré dans les ordres. Il est souvent en conflit avec les prieurs de Kingsbridge qui se préoccupent rarement des intérêts des habitants de la ville.

  • Mère Cécilia

Prieure pendant la plus grande partie du livre. Affectueuse et aimée de la ville entière, elle sauve Caris d'une exécution pour sorcellerie en lui proposant de rejoindre le couvent. Elle meurt pendant la première épidémie de peste.

  • Elfric le Bâtisseur
  • Philémon

Moine ambitieux, fils de Joby et frère de Gwenda, né en 1315. Pendant des années c'est l'assistant loyal de Godwyn. Quand les moines commencent à être décimés par la peste, il s'enfuit et disparaît pendant longtemps, jusqu'à qu'il se rende compte qu'il est immunisé contre la maladie. À son retour, il succède à Godwyn comme prieur. Il est malhonnête et cherche sans vergogne tous les moyens pour s'élever. Il a pour habitude de voler les biens précieux de l'église et de les dissimuler à des endroits cachés. Il aspire à devenir évêque de Shiring, mais échoue quand Merthin négocie avec un homme du roi grâce à la lettre de Thomas Langley. À la fin, il devient émissaire royal auprès du Pape et quitte Kingsbridge pour Avignon.

  • Dame Philippa

C'est une dame noble, l'épouse de lord William de Caster, plus tard William de Shiring. Elle hait Ralph durant toute sa vie mais doit pourtant l'épouser par ordre royal après que son époux William et deux de leurs fils soient morts durant la première épidémie de peste. Elle conçoit tardivement un enfant avec Merthin, alors qu'elle est séparée du comte Ralph, de qui elle est contrainte de se rapprocher pour lui faire croire que l'enfant est de lui.

  • Roland de Shiring

Comte de Shiring, père de dame Philippa et de l'évêque Richard, il prend Ralph comme écuyer. Blessé lors de l'effondrement du pont de Kingsbrige, il souffre depuis d'une paralysie partielle du visage. Il est tué pendant la bataille de Crécy avant que Caris et Mair puissent rejoindre l'armée anglaise.

  • Thomas Langley

Né en 1301. C'est un chevalier qui arrive à Kingsbridge au début du livre. Aux côtés de Ralph, il tue deux des hommes de la Reine qui l'ont attaqué. Blessé dans le combat, il perd son bras gauche au niveau du coude. Aidé de Merthin, il enterre une lettre au pied d'un arbre. Devenu moine pour échapper à des représailles, il demande à Merthin d'apporter la lettre à un prêtre s'il meurt. C'est un ami de Merthin et de Caris, et s'oppose à la plupart des actions de Godwyn. Il capture Ralph et le livre à la justice pour qu'il réponde de ses nombreux crimes, mais Ralph obtient le pardon du roi. Il meurt vieillard lors de la seconde épidémie de peste, souffrant des symptômes de la maladie d'Alzheimer. Son secret est révélé après sa mort : le roi Édouard II n'est pas mort mais s'est échappé et vit en exil. La reine et son amant ont tenté de le tuer mais ont échoué. Ce secret est vendu au roi en échange de la promesse d'élever Claude au rang d'évêque et Philémon à celui d'envoyé royal auprès du Pape, ce qui l'éloigne à jamais de Kingsbridge.

  • Wulfric

Beau et travailleur-né, c'est le fils de paysans terriens de Wigleigh, né en 1321. Il est détesté de Ralph Fitzgerald car il s'est battu avec lui au sujet d'Annet, il perd son héritage quand sa famille meurt lors de la chute du pont de Kingsbridge. Les dirigeants de la ville lui retirent sa terre en prétextant qu'il est trop jeune pour s'en occuper convenablement. Annet rompt leurs fiançailles à la suite de cela, mais il épouse Gwenda dont il a deux fils (bien que l'un d'entre eux ne soit pas de lui, ce qu'il ignore) Au grand dépit de Ralph, il retrouve la possession de sa terre, quand l'épidémie de peste a tué tous les autres capables de la cultiver.

[modifier] Autres personnages

  • Alan

Il est le fidèle écuyer de Ralph. Suiveur, il n'est pas d'une réelle intelligence.

  • Alice

Sœur de Caris, elle ne l'aime pas beaucoup. Elle épouse Elfric, qui prend Merthin pour apprenti. Elle essaie de piéger ce dernier pour qu'il épouse sa belle-fille, Griselda.

  • Annet

Née en 1319, c'est une jeune femme jolie et coquette, mais écervelée. Elle joue de ses charmes pour vendre les oeufs de la famille au marché et attire l'attention de Ralph Fitzgerald qui va finalement la violer. Elle rompt ses fiançailles avec Wulfric quand ce dernier est deshérité. Elle n'aura jamais une vie heureuse car elle réalise qu'elle a fait une grande erreur en abandonnant celui qui l'aimait. Gwenda la verra toute sa vie comme une ennemie jusqu'au mariage de son fils avec la fille d'Annet, où elles se réconcilient toutes deux.

  • Prieur Anthony

Oncle de Godwyn et de Caris, et prieur de Kingsbridge au début du roman. Il est tué dans la chute du premier pont.

  • Pétronille

Tante de Caris et Alice et mère de Goodwin, elle nourrit de fortes ambitions pour son fils et se montre souvent intrigante. Elle emménagea chez son frère Edmond le lainier afin de pouvoir payer les études de Goodwin à Oxford, elle l'encouragea à utiliser Philémon pour faire les basses besognes à sa place. Elle s'oppose souvent à sa nièce Carris. Elle éprouve une grande amertume envers le comte de Shiring qui a été autrefois son fiancé.

  • Buonaventura Caroli

C'est un marchand de laine italien qui fait commerce à Kingsbridge, ami d'Edmond, et plus tard de Merthin lorsque ce dernier s'installe à Florence. Il aide Caris à développer l'"écarlate de Kingsbridge", une laine rouge vif de haute qualité, et lui rapporte des nouvelles de Merthin.

  • Élisabeth Leclerc

Ennemie de Caris, elle est belle, brillante et éduquée. Elle veut épouser Merthin et parvient presque à le séduire, mais elle est contrariée par l'amour fou que voue Merthin à Caris. Elle entre au couvent quand Merthin la repousse, elle s'oppose à Caris dans la gestion du couvent, probablement à cause de ces anciennes rancunes.

  • Griselda

Fille d'Elfric issue de son premier mariage, elle séduit Merthin après que son amoureux Thurstan l'a abandonnée enceinte. Elle tente de forcer Merthin à l'épouser pour que son enfant ait un père. Caris s'aperçoit qu'elle est en réalité enceinte de plusieurs mois, alors que sa relation avec Merthin est récente. Elle appelle tout de même son fils Merthin, bien que toute la ville sache que ce n'est pas l'enfant de Merthin.

  • Joby

Il est le plus bas dans la hiérarchie sociale de Wigleigh: c'est un paysan sans terre. Il lui manque la main gauche, dont il a été amputé pour vol. Il ment, triche, vole et oblige ses enfants à voler pour nourrir la famille. Il vend sa fille Gwenda à des hors-la-loi, contre une vache, mais celle-ci réussit à s'échapper.

  • John le Sergent

Bailli de Kingsbrige, meurt de la première épidémie de peste.

  • Lolla

Fille de Merthin et de Silvia, son épouse florentine, née en 1345, elle est très belle. Elle est probablement immunisée de la peste qu'elle n'a pas contractée à Florence, alors que sa mère en meurt et que la population de la ville est décimée. Sa rébellion pendant son adolescence consterne Merthin, mais elle décide finalement de suivre les pas de Caris et d'apprendre à guérir.

  • Madge la Tisserande

C'est la seule survivante de la famille Webber, honnête mais pauvre au début du roman. Caris change la destinée de la famille en les chargeant de tisser et de fabriquer des tissus teints. Son époux Marc est la première victime de la peste à Kingsbridge, ses fils le suivent dans la tombe. Elle se remarie plus tard et a une fille.

  • Mair

Jeune nonne au visage d'ange, brève amante de Caris, avec qui elle voyage jusqu'en France. Elle meurt pendant la première épidémie de peste.

  • Marc le Tisserand

Époux de Madge, il meurt lors de la première épidémie de peste.

  • Mattie la Sage

C'est la sage-femme et l'herboriste de Kingsbridge. Elle enseigne à la jeune Caris l'art de soigner et l'herbologie, et sauve la vie de Gwenda lors de son premier accouchement, quand les docteurs et les moniales s'avèrent incapables de lui venir en aide. Elle conseille toujours à ses patients de prier Dieu pour leur guérison, espérant ainsi éviter des accusations de sorcellerie. Ces précautions sont pourtant inefficaces puisqu'accusée de pactiser avec le démon, elle est contrainte de quitter précipitamment la ville pour échapper à la mort.

  • Mungo Le Sergent

Fils de John Le Sergent, remplace son père mort de la peste.

  • Odila de Shiring

Comtesse de Monmouth : noble, c'est la seule enfant survivante du comte William de Shiring après l'épidémie de peste qui tue ses frères et son père. Elle épouse David de Caerleon, le jeune comte de Monmouth. Elle accueille le jeune Gérald de Shiring, fils de Ralph, comme écuyer.

  • Richard de Shiring

Fils cadet du comte Roland, il devient évêque de Kingsbridge. Il est tué à la bataille de Crécy.

  • Frère Saül Tête-Blanche

Neveu du comte de Shiring, il devient prieur de l'ermitage de Saint-Jean-des-Bois. Il est initialement nominé par son oncle Roland pour devenir le nouveau prieur de Kingsbridge, mais ne prend pas son poste à cause des intrigues de Godwyn. Meurt pendant la première épidémie de peste.

  • Silvia

Première femme de Merthin et mère de Lolla. Elle est issue d'une riche famille florentienne. Meurt pendant la première épidémie de peste.

  • Sœur Julie

Une des sœurs du couvent. Elle a une particularité extérieure: l'auteur, par inattention, la fait mourir deux fois de la peste (pp.880 et 882 de l'édition française au Livre de Poche).

  • Sœur Nathalie
  • Tam l'Insaisissable

Chef d'une bande de hors-la-lois très organisés. Il meurt de la peste noire, quand celle-ci arrive à Kingsbridge. Il est dit qu'il aime jouer du tam-tam pour assouvir ses pulsions sexuelles.

  • Tilly

De son vrai nom Mathilde de Tench, elle est élevée par les nonnes de Kingsbridge et épouse Ralph alors qu'elle est encore adolescente. Elle lui donne un fils, Gérald, mais il la tue pour pouvoir épouser Philippa qui vient de perdre son mari.

  • Le comte William

Fils du comte de Caster, il devint héritier du comte Roland après son mariage avec Philippa.

[modifier] Écriture

Le roman adopte généralement le point de vue interne. L'action est souvent entrecoupée de descriptions très précises de la vie au Moyen Âge et d'aperçus documentés sur les moeurs de l'époque.

Roman historique, le texte est traversé par les enjeux et les périls du siècle: la peste noire en Europe, les tâtonnements de la médecine de l'époque, la guerre de Cent Ans entre les dysnasties française et anglaise, la violence de la chevalerie, les premiers feux de l'humanisme italien, l'expansion du gothique.

Le titre fait référence à la phrase latine in saecula saeculorum; bien que la traduction la plus fréquente soit "pour les siècles des siècles", la version King James retient parfois la phrase "un monde sans fin" ("world without end"). On retrouve notamment cette phrase dans la doxologie "Gloria Patri" chantée par les moines (chap. 64).

[modifier] Premières éditions

Éditions imprimées en anglais
Livres audio en anglais
  • Texte intégral : (en) Ken Follett (auteur) et John Lee (narrateur), World Without End, Penguin audio, 9 octobre 2007 (ISBN 978-0-14-314235-5).
    Support : 36 CD audio, durée : environ 45 h 24 min.
     
  • Texte abrégé : (en) Ken Follett (auteur) et Richard E. Grant (narrateur), World Without End, Penguin audio, 9 octobre 2007 (ISBN 978-0-14-314236-2).
    Support : 12 CD audio, durée : inconnue.
     
Édition imprimées en français
  • Ken Follett (auteur), Viviane Mikhalkov (traductrice), Leslie Boitelle (traductrice) et Hannah Pascal (traductrice), Un monde sans fin [« World Without End »], Paris, Robert Laffont, 2 octobre 2008, 1285 p. (ISBN 978-2-221-09619-2) (notice BNF no FRBNF413705390) 
Livre audio en français
  • Ken Follett (auteur), Viviane Mikhalkov (traductrice), Leslie Boitelle (traductrice), Hannah Pascal (traductrice), Jean-Marc Galéra (narrateur) et Véronique Groux de Miéri (narratrice), Les Piliers de la Terre. Tome 3 : Un monde sans fin [« World Without End »], La Roque-sur-Pernes, VDB, 1er mars 2010 (ISBN 978-2-84694-828-9).
    Support du livre audio : 5 CD MP3, durée totale : environ 54 heures. Le titre du livre audio, incluant « Tome 3 », s'explique par le choix des éditions Stock, en 1990, de diviser le roman Les Piliers de la Terre en deux tomes intitulés « Ellen » et « Aliena », choix qui avait été répercuté par les éditions VDB lors de la réalisation de la version audio du roman. Les notices du livre audio, dans les catalogues de librairies en ligne, ne créditent pas les traductrices.
     
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