Philippe Moureaux

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Philippe Moureaux (à droite) lors d'une inauguration du second centre d'entreprise de Molenbeek située place de la Minoterie en présence de Charles Picqué

Philippe Moureaux, né à Etterbeek le est sénateur socialiste belge, bourgmestre de Molenbeek-Saint-Jean de 1992 à 2012, historien, professeur émérite de critique historique et d’histoire économique à l'Université libre de Bruxelles et spécialiste des Pays-Bas autrichiens.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du ministre libéral Charles Moureaux et d'une mère de la lignée des industriels Blaton, et frère de Serge Moureaux, Philippe Moureaux a été marié avec Françoise Dupuis, présidente du parlement régional bruxellois et ancienne ministre, dont il a longtemps vécu séparé. Avec Françoise Dupuis, il a notamment eu deux filles : Claire Moureaux et Catherine Moureaux. Toutes deux investies en politique également.

Divorcé début 2010, il s'est remarié, le 26 juin 2010, avec Latifa Benaicha de 35 ans sa cadette et de confession musulmane, une collaboratrice du cabinet du ministre-président bruxellois Charles Picqué[1].

Ministre[modifier | modifier le code]

En 1980, la Belgique étant alors un pays en voie de fédéralisation, Philippe Moureaux, professeur d'université qui n'a encore aucun mandat électif, entre dans le gouvernement d'union nationale Martens III en qualité de ministre de l'Intérieur et des Réformes institutionnelles. Il participe à ce titre à une importante réforme institutionnelle.

Son nom est également lié à la loi contre le racisme et la xénophobie (loi du ) dite « loi Moureaux ». Elle porte son nom parce qu'il était le ministre de la Justice quand elle a été adoptée.

En 1993, Philippe Moureaux quitte le gouvernement fédéral, après avoir mené à son terme la réforme de l'assurance-maladie.

Le roi Albert II lui a octroyé en 1995 le titre honorifique de Ministre d'État. Philippe Moureaux est détenteur des distinctions honorifiques Grande-croix de l’ordre de Léopold II et Commandeur de l’ordre de Léopold.

Sa moustache lui a valu le surnom de Flup (ou Flupke) Moustache [2].

Carrière politique communale[modifier | modifier le code]

Philippe Moureaux lors d'une inauguration d'une couveuse en présence du ministre Benoît Cerexhe

Devenu bourgmestre à mi-mandat en 1992, il succède au libéral Léon Spiegels. Après deux mandats passés en coalition « mauve » avec les libéraux (1988-1994, 1994-2000), il opte en 2000 pour une coalition « olivier » entre sa Liste du bourgmestre (à dominance PS, mais incluant le SP, le PSC et le CVP) et Ecolo, pour en revenir en 2006 à une coalition violette avec la liste MR menée par Françoise Schepmans, déjà échevine en 1994-2000.

Il a pratiqué l’ouverture aux candidats d’origine non-européenne à partir des élections de 2000, depuis lesquelles le collège compte deux échevins PS d'origine marocaine qui ont été reconduits dans leurs fonctions en 2006, Mohammed Daïf et Jamal Ikazban.

Lors des élections communales et provinciales du 14 octobre 2012, sa Liste du Bourgmestre à tendance socialiste sort en tête du scrutin avec 29,18 % (contre 27,33 % au MR). Par rapport à 2006, ce résultat représente un recul de 10,3 %, ce qui peut-être mis en perspective avec le fait que le cdH/CD&V (11,6 %) ne faisait plus partie de cette liste. cdH/CD&V et Ecolo/Groen! s'allient alors avec le MR pour former une coalition qui exclut Moureaux et sa liste. Philippe Moureaux annonce alors son retrait total de la vie politique locale et son départ de la vie politique nationale en 2014, à la fin de son mandat de sénateur[3].

Au niveau du Sénat[modifier | modifier le code]

Il fait partie des sénateurs qui redéposent en 2003 une proposition de loi, devenue loi, visant à l'octroi du droit de vote aux élections communales à des étrangers ressortissants de pays hors-Union européenne[4].

Bibliographie comme historien[modifier | modifier le code]

Les comptes d'une société charbonnière à la fin de l'Ancien Régime (La société de Redemont à Haine-St-Pierre - La Hestre). Bruxelles, Palais des Académies, 1969. In-8° sous reliure d'éditeur, 248 p., planches hors texte, (« Commission Royale d'Histoire »).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Moureaux a dit “oui” à Latifa, RTL Info, 28 juin 2010, Philippe Moureaux, jeune marié, Le Vif du 28 juin 2010
  2. Voir par exemple cette brève dans Le Soir
  3. Molenbeek: Philippe Moureaux arrête la politique et part "la tête haute", RTBF, 16 octobre 2012.
  4. Philippe Mahoux, Philippe Moureaux, Jean-François Istasse, Anne-Marie Lizin Projet de loi visant à octroyer le droit de vote aux élections communales à des étrangers, Sénat de Belgique

Liens externes[modifier | modifier le code]

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