Philippe Moureaux

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Philippe Moureaux
Philippe Moureaux (à droite) lors d'une inauguration du second centre d'entreprise de Molenbeek située place de la Minoterie en présence de Charles Picqué
Philippe Moureaux (à droite) lors d'une inauguration du second centre d'entreprise de Molenbeek située place de la Minoterie en présence de Charles Picqué
Biographie
Date de naissance 12 avril 1939 (75 ans)
Lieu de naissance Etterbeek, Brabant
(Belgique)
Nationalité Belge
Parti politique Parti socialiste
Diplômé de Université libre de Bruxelles

Philippe Moureaux, né le 12 avril 1939 à Etterbeek, est un professeur d'université et homme politique belge, membre du Parti socialiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Fils du ministre libéral Charles Moureaux et d'une mère de la lignée des industriels Blaton, et frère de Serge Moureaux, Philippe Moureaux a été marié avec Françoise Dupuis, présidente du Parlement régional bruxellois et ancienne ministre, dont il a longtemps vécu séparé. De cette union sont nées deux filles, Claire et Catherine Moureaux, toutes deux également investies en politique.

Divorcé au début de 2010, il s'est remarié, le 26 juin suivant, avec Latifa Benaicha, de 35 ans sa cadette et de confession musulmane, une collaboratrice du cabinet du ministre-président bruxellois Charles Picqué[1].

Carrière universitaire[modifier | modifier le code]

Docteur en philosophie et lettres, Philippe Moureaux est historien, professeur émérite de critique historique et d’histoire économique à l'Université libre de Bruxelles et spécialiste des Pays-Bas autrichiens.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

En mai 1980, la Belgique étant alors un pays en voie de fédéralisation, Philippe Moureaux, professeur d'université qui n'a encore aucun mandat électif, entre dans le gouvernement d'union nationale Martens III et le demeure dans le suivant en qualité de ministre de l'Intérieur et des Réformes institutionnelles. Il participe à ce titre à une importante réforme institutionnelle.

Son nom est également lié à la loi contre le racisme et la xénophobie du 30 juillet 1981, dite « loi Moureaux » qui est adopté alors qu'il est ministre de la Justice et des Réformes institutionnelles dans le cabinet Eyskens entre avril et décembre 1981.

À cette date, il prend la présidence de la toute nouvelle Communauté française de Belgique, fonction qu'il conserve pendant quatre ans, jusqu'en décembre 1985. Il retrouve brièvement son poste entre février et mai 1988. Il est élu membre de la Chambre des représentants en 1981 et le demeure jusqu'en 1995.

Il revient au gouvernement en mai 1988 comme vice-Premier ministre et ministre de la Région bruxelloise et des Réformes institutionnelles dans les cabinets Martens VIII et IX. Il est enfin ministre des Affaires sociales à partir de mars 1992 dans le gouvernement Dehaene I. Après avoir mené à son terme la réforme de l'assurance-maladie, Moureaux démissionne de ses fonctions le 4 mai 1993.

Carrière politique communale[modifier | modifier le code]

Philippe Moureaux lors d'une inauguration d'une couveuse en présence du ministre Benoît Cerexhe

Conseiller communal de Molenbeek-Saint-Jean à partir de 1983, il en est élu bourgmestre à mi-mandat en 1992, en succédant au libéral Léon Spiegels. Après deux mandats passés en coalition « mauve » avec les libéraux de 1988 à 2000, il opte à cette dernière date pour une coalition « olivier » entre sa liste du bourgmestre, à dominance PS, mais incluant le SP, le PSC et le CVP) et Ecolo, pour en revenir en 2006 à une coalition « violette » avec la liste MR menée par Françoise Schepmans, déjà échevine pendant le mandat 1994-2000.

Il pratique l’ouverture aux candidats d’origine non européenne à partir des élections de 2000, à l'issue desquelles le collège compte deux échevins PS d'origine marocaine, Mohammed Daïf et Jamal Ikazban, qui sont reconduits dans leurs fonctions en 2006.

Lors des élections communales et provinciales du 14 octobre 2012, sa liste du bourgmestre à tendance socialiste sort en tête du scrutin avec 29,18 %, contre 27,33 % au MR. Par rapport à 2006, ce résultat représente un recul de 10,3 %, ce qui peut-être mis en perspective avec le fait que le cdH/CD&V, qui obtient 11,6 %, ne fait plus partie de cette liste. cdH/CD&V et Ecolo/Groen! s'allient alors avec le MR pour former une coalition qui exclut Moureaux et sa liste. Il annonce alors son retrait total de la vie politique locale et son départ de la vie politique nationale en 2014, à la fin de son mandat de sénateur[2].

Sénateur[modifier | modifier le code]

Élu à la Chambre haute à partir de 1999, il fait partie des sénateurs qui déposent de nouveau en 2003 une proposition de loi, devenue loi, visant à l'octroi du droit de vote aux élections communales à des étrangers ressortissants de pays hors-Union européenne[3].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Le roi Albert II lui a octroyé en 1995 le titre honorifique de ministre d'État. Philippe Moureaux est détenteur des distinctions honorifiques de commandeur de l’ordre de Léopold et de grand-croix de l’ordre de Léopold II.

Bibliographie comme historien[modifier | modifier le code]

Les comptes d'une société charbonnière à la fin de l'Ancien Régime (La société de Redemont à Haine-St-Pierre - La Hestre). Bruxelles, Palais des Académies, 1969. In-8° sous reliure d'éditeur, 248 p., planches hors texte, (« Commission Royale d'Histoire »).

Anecdote[modifier | modifier le code]

Sa moustache lui a valu le surnom de Flup (ou Flupke) Moustache [4].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Philippe Moureaux a dit “oui” à Latifa », RTL Info, 28 juin 2010, « Philippe Moureaux, jeune marié », Le Vif, 28 juin 2010
  2. « Molenbeek: Philippe Moureaux arrête la politique et part "la tête haute" », RTBF, 16 octobre 2012.
  3. Philippe Mahoux, Philippe Moureaux, Jean-François Istasse, Anne-Marie Lizin Projet de loi visant à octroyer le droit de vote aux élections communales à des étrangers, Sénat de Belgique
  4. Voir par exemple cette brève dans Le Soir

Liens externes[modifier | modifier le code]

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