Laurette Onkelinx

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Laurette Onkelinx
Image illustrative de l'article Laurette Onkelinx
Fonctions
Vice-Première ministre
Ministre fédérale des Affaires sociales et de la Santé publique
En fonction depuis le 20 mars 2008
Monarque Albert II
Premier ministre Yves Leterme
Herman Van Rompuy
Elio Di Rupo
Gouvernement Leterme I
Van Rompuy
Leterme II
Di Rupo I
Prédécesseur elle-même
Ministre fédérale des Affaires sociales et de la Santé publique
21 décembre 200720 mars 2008
Monarque Albert II
Premier ministre Guy Verhofstadt
Gouvernement Verhofstadt III
Prédécesseur Rudy Demotte
Successeur elle-même
Vice-Première ministre
Ministre fédérale de la Justice
11 juillet 200321 décembre 2007
Gouvernement Verhofstadt II
Prédécesseur Marc Verwilghen
Successeur Jo Vandeurzen
Vice-Première ministre
Ministre fédérale de l'Emploi
12 juillet 199911 juillet 2003
Gouvernement Verhofstadt I
Prédécesseur Miet Smet
Successeur Peter Vanvelthoven
Biographie
Date de naissance 2 octobre 1958
Lieu de naissance Ougrée (Belgique)
Nationalité belge
Parti politique Parti socialiste
Diplômé de Université de Liège
Profession Avocate
Vice-Premiers ministres belges

Laurette Onkelinx (/lorɛt ɔnkəlinks/) née le 2 octobre 1958 à Ougrée, en Belgique, est une femme politique belge membre du Parti socialiste. Elle est vice-Première ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Laurette Onkelinx est la fille du député-bourgmestre PS Gaston Onkelinx et syndicaliste à Cockerill originaire du Limbourg et installé depuis 1950 à Ougrée, et de Germaine Ali Bakir, originaire de Kabylie (Algérie). Elle est également la sœur cadette du politicien Alain Onkelinx.

Elle fait ses études secondaires à l'athénée d'Angleur (école pilote de l'enseignement "rénové") et poursuit le droit à l'université de Liège. Après un premier mariage avec Abbès Guenned dont elle a divorcé, Laurette Onkelinx épouse en 1998 l'avocat et constitutionnaliste Marc Uyttendaele.

Son passage à la présidence de la Communauté française de Belgique et ministre de l'Enseignement en 1993-1999, en pleine crise budgétaire, est notamment marqué par un long conflit social avec les syndicats d'enseignants après l'annonce de la suppression de 3 000 postes[1].

Depuis juillet 1999, Laurette Onkelinx assume la présidence de Beliris, un accord de coopération qui lie l’État Fédéral et la Région de Bruxelles-Capitale. Cet accord se concrétise par l’apport d’un budget annuel destiné à promouvoir le rôle national et international de Bruxelles, par le biais de travaux de réaménagement de la Région de Bruxelles-Capitale.

Elle a initié un plan pour l'emploi des jeunes, baptisé « plan Rosetta », du titre de la Palme d'or des frères Dardenne.

Devenue une des figures de proue du Parti socialiste belge francophone, elle occupe depuis 1999 le poste de vice-Première ministre au sein du gouvernement fédéral belge au portefeuille de l'Emploi dans le gouvernement Verhofstadt I (1999-2003), de la Justice dans le gouvernement Verhofstadt II (2003-2008) et de la Santé dans le gouvernement Leterme I (2008-2011).

En octobre 2006, elle est une des candidates les plus en vue des élections communales à Schaerbeek. Opposée au bourgmestre en titre, le FDF Bernard Clerfayt, la campagne se transforme en un combat politique. Et si finalement, elle double le score local de la liste socialiste, elle reste très loin d'être aussi populaire que son adversaire. C'est une des raisons qui poussera la tête de liste Ecolo Isabelle Durant à s'allier avec ce dernier, excluant par là Laurette Onkelinx du maïorat schaerbeekois, avec qui pourtant existait un accord secret qui sera dénoncé[2]. Une autre explication du rejet de la liste PS dans l'opposition est le manque de confiance d'Isabelle Durant envers une majorité fragile incluant un élu PS proche de l'extrême droite turque[3].

Selon un article publié par La Dernière Heure en 2003, certains[Qui ?] expliqueraient qu'elle serait peut-être membre de la franc-maçonnerie belge[réf. à confirmer][4].

Lois et projets de lois[modifier | modifier le code]

Plusieurs lois proposées ou votées alors que Laurette Onkelinx est ministre sont parfois désignées sous son nom, notamment une loi de janvier 1993 qui autorise un bourgmestre, sous certaines conditions, à réquisitionner un immeuble laissé à l’abandon dans sa commune[5], une loi de juin 2006 relative à la détention d'armes [6].

La réforme, présentée en octobre 2006, de la loi de défense sociale avec comme objectif de mieux protéger la société, tout en assurant un meilleur soutien thérapeutique aux internés[7].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Continuons le débat
  • Théâtre du jeune public.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Une première fois élue députée en 1987, elle a été ministre sans aucune interruption depuis 1992.

  • 1987-1995 : députée de la circonscription de Liège (du 13 décembre 1987 au 21 mai 1995)
  • 1990 - 1992 : vice-présidente de la Chambre des représentants
  • 1990 - 1992 : présidente de la commission de la Justice de la Chambre des représentants
  • 1992-1993 : ministre fédérale de l'Intégration sociale, de la Santé publique et de l'Environnement
  • 1993-1995 : ministre-présidente du gouvernement de la Communauté française de Belgique, chargée de la Fonction publique, de l'Enfance et de la Promotion de la Santé
  • 1995-2001 : conseillère communale à la ville de Seraing
  • 1995 : élue sénatrice (siège du 21 mai au 21 juin 1995)
  • 1995-1999 : ministre-présidente du gouvernement de la Communauté française de Belgique, chargée de l'Éducation, de l'Audiovisuel, de l'Aide à la Jeunesse, de l'Enfance et de la Promotion de la Santé
  • 1999 : élue députée au Parlement de la Région wallonne (siège du 13 juin au 12 juillet 1999) et au Parlement de la Communauté française de Belgique (siège du 6 au 12 juillet 1999).
  • 1999-2003 : vice-Première ministre et ministre fédérale de l'Emploi et de l'Égalité des chances dans le gouvernement fédéral Verhofstadt I (elle reprend également brièvement le portefeuille de la Mobilité en 2003)
  • mai 2003 : élue députée fédérale de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde (siège du 18 mai au 12 juillet 2003)
  • 2003-2007 : Vice-Première ministre et ministre de la Justice du gouvernement fédéral Verhofstadt II
  • 2006 : elle est candidate aux élections communales à Schaerbeek et obtient 5 083 voix de préférence contre 12 654 à son principal opposant, Bernard Clerfayt. La liste PS qu'elle menait est rejetée dans l'opposition, ayant obtenu 13 sièges alors que celle menée par le bourgmestre Clerfayt en avait recueilli 22 sur 47. Laurette Onkelinx est donc conseillère communale à la commune de Schaerbeek
  • 2007-2008 : ministre fédérale des Affaires sociales de la Santé publique au sein du gouvernement Verhofstadt III.
  • depuis 2008 : vice-Première ministre et ministre fédérale des Affaires sociales et de la Santé publique au sein des gouvernements Leterme I (mars-décembre 2008), Van Rompuy (décembre 2008-novembre 2009), Leterme II (novembre 2009-décembre 2011) (elle est également chargée de l'intégration sociale dans ces deux gouvernements) et Di Rupo (depuis décembre 2011), où elle est aussi chargée de Beliris et des institutions culturelles fédérales.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Laurette Onkelinx est Grand officier de l'Ordre de Léopold et s’est vue décerner Grand-croix de l'Ordre de la Couronne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nico Hirtt, « Une grève historique dans l’enseignement belge », Le Monde,‎ juin 2006 (lire en ligne).
  2. Vincent Rocour, « "J'assume la décision" », La Libre Belgique,‎ 11 octobre 2006 (lire en ligne).
  3. Pierre Bouillon, « Durant : à cause d'un élu PS », Le Soir,‎ 9 octobre 2006 (lire en ligne).
  4. « Les maçons en politique belge », La Dernière Heure,‎ 12 décembre 2003 (lire en ligne).
  5. "Loi relative au Programme d’urgence pour une société plus solidaire". Voir ce site de l'Insitut Emile Vandervelde.
  6. La loi supprime notamment des catégories d'armes à feu -sport et chasse- qui étaient en détention libre, voir ce site
  7. Annick Hovine, « Les internés seront enfin mieux traités », La Libre Belgique,‎ 27 octobre 2007 (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]