Philippe Busquin

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Philippe Busquin (Feluy, 6 janvier 1941) est un homme politique belge et militant wallon, membre du Parti socialiste.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Étudiant boursier à l’ULB, il y entreprend des études de physique. Il a 20 ans quand éclate la Grève générale de l'hiver 1960-1961 et André Renard lui fait vive impression. La crise économique que dénonce Renard avait d’ailleurs frappé sa famille (son père avait perdu son emploi d'ingénieur).

Il s'engage au Mouvement populaire wallon, y assume le secrétariat de la section de Feluy (1963), puis celui de la régionale de Nivelles (1964). Il n’adhère au Parti socialiste qu’en 1968. Il organise des conférences à Feluy auxquelles il invite des gens comme Jacques Yerna et Ernest Glinne. En mai 1969, il devient secrétaire du comité local de Nivelles du Mouvement populaire wallon. Il déplore la mise au frigo des problèmes communautaires dans le gouvernement de VDB (1966-1968) qui dissimule les aspects économiques. Élu conseiller provincial socialiste du Hainaut en 1974, frappé par les interventions que fait Paul-Henry Gendebien sur le plan économique et écologique, il entreprend une nouvelle formation en ce domaine et obtient une licence avec la présentation d'un mémoire sur la région de Seneffe-Feluy (1975-1976). Premier échevin de Seneffe (1977) à nouveau conseiller provincial, il est membre de la Députation permanente du Hainaut (1977-1978). Président de l’IRE (1978), il désire participer au développement du nucléaire notamment en Région wallonne.

Dans la région de Charleroi il rivalise avec Jean-Claude Van Cauwenberghe, Daniel Ducarme, Philippe Maystadt. Il est élu député en 1978, devient membre du Gouvernement de la Communauté française de Belgique puis ministre de l’Éducation nationale dans le gouvernement central (1980). Quand Guy Spitaels est à la présidence du PS (1981), Philippe Busquin devient également ministre de l'intérieur. Il doit faire face aux manifestations des métallos wallons et à celle des Flamands dans les Fourons. En septembre 1981, il fait fermer l’école flamande de Comines. Il devient en 1982 ministre du Budget et de l’Énergie dans l’un des premiers gouvernements wallons (1982-1985) où il mène une politique favorable aux économies d'énergie et aux énergies renouvelables. Il réclame plus d'autonomie pour la Wallonie au Congrès socialiste de Wavre (1983). IL est ministre wallon de l’Économie (février - mai 1988), mais démissionne à la suite du non de la fédération de Charleroi au gouvernement fédéral où le PS participe suite à sa victoire électorale de 1987. En effet, les Fourons semblent avoir été sacrifiés à l'accord gouvernemental. Il devient cependant ministre des Affaires sociales au Gouvernement belge (1988-1992). Le 25 janvier 1992, il succède à Guy Spitaels à la présidence du PS, quand celui devient le président du Gouvernement wallon et abandonne ce poste. Busquin accède à la présidence d'un partie en proie aux doutes suite aux déchirements sur la réforme de l'État négociée durant le premier semestre de 1988[1]. Sénateur (1995-1999), puis député européen (juin 1999), il entre ensuite à la Commission européenne comme Commissaire à la Recherche. Lors des élections européennes de 2004, il rassemble sur son nom 114 503 voix de préférence. Il est bourgmestre de Seneffe depuis les élections communales de 2006 et député européen (2004-2009). Il est aussi docteur honoris causa de l'université Lumière Lyon 2 depuis 2004[2].

Philippe Busquin est président du STOA, un organe du Parlement européen chargé de commissionner des études approfondies sur des sujets scientifiques spécifiques[3] et président de l'Institut géographique national[4] et du Château de Seneffe[5].

Philippe Busquin a toujours été engagé pour l'innovation et supporte la collaboration entre académie et industrie. Il est par ailleurs Président du Comité d'Orientation Stratégique d'EuroBiO 2009, The Partnering and Tech Transfer event for the bioindustry.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il a épousé en secondes noces, en 2007, la magistrate Michèle Loquifer[6].

Décorations[modifier | modifier le code]

Il fut décoré de [7] :

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pascal Delwit, La vie politique en Belgique de 1830 à nos jours, Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 2010, p. 264
  2. « Cérémonie Honoris Causa », sur univ-lyon2.fr (consulté le 2 janvier 2013)
  3. STOA
  4. Institut géographique national
  5. Château de Seneffe asbl
  6. Ghali, Soraya ; Royen, Marie-Cécile. Le pouvoir, une histoire de couple. In : Le Vif/L'Express, n°3255, 22-28 novembre 2013.
  7. Belgian Senate, Biography