Syndrome de Peter Pan

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Le syndrome de Peter Pan (parfois nommé complexe de Peter Pan ou puer aeternus et abrégée SPP) est une expression utilisée pour désigner l'angoisse liée à l'idée de devenir adulte et le désir associé de rester enfant et plus généralement pour caractériser un adulte immature, en référence au personnage, archétype du garçon qui ne voulait pas grandir créé par J. M. Barrie. Bien que largement popularisée par un psychanalyste, Dan Kiley, qui en fit le titre d'un ouvrage à succès paru en 1983, la notion ne constitue pour autant pas un syndrome reconnu en psychologie clinique. Toutefois, selon l'analyse littéraire, la figure de l'enfant qui ne veut pas grandir, dite puer aeternus (le « garçon éternel » en latin), est au centre de nombreux mythes et œuvres de fiction. Elle peut aussi être rapprochée du concept d'enfant intérieur développé dans la théorie psychanalytique jungienne.

Origine[modifier | modifier le code]

L'idée d'un syndrome de Peter Pan est développée par un psychanalyste américain, Dan Kiley, en 1983. L'expression fait référence au personnage de Peter Pan, héros créé par J. M. Barrie et personnage principal de sa pièce Le Garçon qui ne voulait pas grandir (1904). Dan Kiley dans son ouvrage Le Syndrome de Peter Pan, sous-titré Ces hommes qui ont refusé de grandir (The Peter Pan Syndrome: Men Who Have Never Grown Up), décrit ces derniers comme étant narcissiques, émotionnellement immatures, socialement irresponsables et dépendants[1].

Ce syndrome n'est pas reconnu par le corps médical comme une entité clinique réelle car il n'a pas fait l'objet d'études scientifiques. De fait, il n'apparaît pas dans les classifications nosographiques des maladies mentales, telles que le DSM-IV. Selon les psychologues cliniciens qui ont critiqué cette notion, l'explication du succès de ce concept dans la psychologie populaire tiendrait à la fois à la faible spécificité des critères diagnostiques proposés par Kiley qui font qu'on peut très facilement se reconnaître dans la définition qu'en donne Kiley (effet Barnum)[2].

Dans la description qu'en donne Kiley et telle qu'elle fut popularisée, le syndrome apparaîtrait le plus souvent au début de l'âge adulte, lorsque l'individu de sexe masculin commence à avoir des responsabilités. Toujours selon Kiley, les plus jeunes sont généralement célibataires et si ils sortent avec des femmes, ce sont des femmes d'un âge inférieur à l'âge de l'homme ou qui font des actes suggérant une immaturité[3]. Kiley fait remarquer qu'on l'observe particulièrement chez les familles aisées[4].

La notion se rapproche de celle du garçon éternel, puer aeternus, que représente le dieu-enfant Bacchus dans les Métamorphoses d'Ovide (Livre IV).

Suite au succès de son livre Le Syndrome de Peter Pan, Dan Kiley a développé le thème du Dilemme de Wendy dans le livre de même titre, sous-titré Quand les femmes cessent de materner leurs hommes (1985).

Les stades[modifier | modifier le code]

Dans la description, largement controversée[réf. nécessaire], que donne Kiley, il y aurait plusieurs stades :

  • De 12 à 17 ans : les symptômes apparaissent, avec une certaine irresponsabilité de l'individu, des angoisses, une certaine solitude et un conflit face au sexe.
  • De 18 à 22 ans : un certain narcissisme, doublé parfois d'une misandrie (ou misogynie) apparaît.
  • De 23 à 25 ans : l'individu peut se plaindre d'une insatisfaction face à la vie et une inadaptation au monde extérieur. Le plus souvent, les psychologues interprètent cela comme étant normal
  • De 26 à 30 ans : début de la phase chronique du syndrome. Jouant l'adulte « mûr ».
  • À partir de 45 ans : l'adulte peut tenter de retrouver son enfance face à un style de vie qu'il n'a pas choisi (avec la culpabilité d'avoir « perdu » des années). La dépression et l'agitation dont fait preuve l'individu augmentent avec l'approche de l'andropause[5].

Profils psychologiques du patient selon Kiley[modifier | modifier le code]

Selon Kiley, sept traits psychologiques sont majoritaires dans la vie de quelqu'un atteint du Syndrome de Peter Pan. Ils sont présents à chaque stade et se remarquent principalement en période de crise. Lorsque le patient s'installe dans la face chronique du syndrome, il a tendance à les dissimuler derrière un masque de maturité[6].

Paralysie émotionnelle[modifier | modifier le code]

Le patient n'exprime pas ses émotions telles qu'il les ressent[7], et ces émotions ressortent souvent sous des formes extrêmes, par exemple : la colère ressort sous forme de rage, la joie sous celle de l'hystérie et la déception sous celle de l'apitoiement sur soi[8]. La tristesse peut ressortir sous forme d'une gaieté forcée, de blagues infantiles, ou d'un rire nerveux[9]. Selon Kiley, les patients finissent par perdre contact avec leurs émotions et ne savent pas ce qu'ils ressentent[10].

Procrastination[modifier | modifier le code]

Au cours du 1er stade du Syndrome de Peter Pan, les jeunes patients remettent sans cesse les choses à plus tard, jusqu'à ce qu'ils soient forcés de les faire[11]. Les patients plus âgés, se sentant coupables d'avoir perdu leur jeunesse deviennent hyperactifs. Selon Kiley, cela s'expliquerait par le fait qu'ils ne savent pas se détendre[12].

Impuissance sociale[modifier | modifier le code]

Les patients présentant le Syndrome de Peter Pan ont de grandes difficultés à se faire de vrais amis[13]. Leurs impulsions modifient leur notion du bien et du mal[14]. Leur priorité est de se rechercher des amis et de se montrer amical aux dépens de leurs familles[15]. Le patient souffrant a un besoin d'appartenir car il se sent terriblement isolé et angoisse de se retrouver seul[16]. Tout au long de la vie du patient, il aura beaucoup de mal à être satisfait de lui-même[17]. Une fausse fierté l'empêche constamment d'accepter ses propres limitations[18].

Pensée magique[modifier | modifier le code]

Les patients atteints du Syndrome de Peter Pan ont recours à des « pensées magiques » pour ne pas admettre leurs fautes[19], des faux-fuyants tout intellectuels tels que « Quoi qu'il en soit, j'ai raison parce que... Autrement ceci ne peut être que la faute des autres » leur permettent de se protéger de toute attaque. Ce processus les protège en leur évitant le besoin de surmonter leur impuissance sociale et leur paralysie émotionnelle[20]. Cela les pousse souvent à abuser de drogues, croyant pouvoir faire disparaître leurs problèmes sous l'effet de ces dernières[21].

Problèmes avec la mère[modifier | modifier le code]

Le patient ressent de la colère et de la culpabilité envers sa mère[22]. Il cherche à se libérer de l'influence maternelle mais se sent à chaque fois coupable lorsqu'il essaye de le faire[23]. En présence de la mère, l'atmosphère devient tendue, ponctuée de moments de sarcasme compensés par des instants de gentillesse[23]. Les plus jeunes patients appellent à la pitié de leur mère pour obtenir ce qu'ils veulent, principalement de l'argent[23]. Le patient s'emporte souvent violemment au cours de discussion, à la suite de quoi, le patient s'excuse avec insistance[24]. Les patients plus âgés ressentent moins cette ambivalence mais la remplacent par de la culpabilité, car ils savent qu'ils ont fait souffrir leur mère[25].

Problèmes avec le père[modifier | modifier le code]

Le patient a une très forte envie d'être proche du père mais est persuadé qu'il ne pourra jamais recueillir l'amour et l'approbation paternels[26]. Les patients plus âgés idolâtrent toujours la figure paternelle. Ils n'admettent jamais les limites et acceptent encore moins les fautes de ce dernier[27]. Une grande partie des difficultés rencontrées par le patient face aux figures autoritaires provient de ses problèmes avec son père[28].

Problèmes sexuels[modifier | modifier le code]

L'impuissance sociale du patient se retrouve dans la vie sexuelle de celui-ci[29]. Peu de temps après la puberté, le patient se met à la recherche d'une petite amie mais l'immaturité et l'infantilisme dont il fait preuve l'en empêchent[30]. Il cache sa peur d'être rejeté et sa sensibilité derrière un masque de macho, cruel et sans cœur[31]. Souvent, le patient perd sa virginité vers l'âge de 20-22 ans, ce qui l'embarrasse et le pousse à mentir, jusqu'à parler de viol, de se vanter de la façon dont il s'est imposé ou prévoit de s'imposer auprès des filles[32]. Une fois que le patient n'est plus vierge, il pèche parfois par l'excès inverse, couchant avec toutes les filles qui veulent bien de lui, dans le seul but de se prouver qu'il n'est pas impuissant[33]. Lorsqu'il réussit à s'attacher à une femme, cela dure généralement longtemps[34]. Il peut se montrer extrêmement jaloux et sait très bien attirer la pitié de sa femme[35]. Quand il se trouve en présence d'une femme indépendante, une femme qui s'affirme, le sujet ne ressent que de la colère, voire de la rage[36]. Il a besoin d'une femme dépendante qu'il puisse protéger[23]. Le patient se sent incapable d'affronter sur un pied d'égalité une femme sûre d'elle, cela a pour effet que le patient rabaisse la femme en question[37]. Il montre un intérêt certain à montrer ses émotions à une femme mais aussi une peur que ses amis le considèrent comme faible et peu viril, il nie donc cet aspect de sa personnalité[38].

Le renouement avec l'enfant intérieur[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Enfant intérieur.

À l'âge de la maturité – qui n'attend pas forcément un âge social déterminé même si la statistique sociologique nous apprend que c'est vers la quarantaine – dans ce que l'on nomme parfois « la seconde partie de vie », l'adulte (en devenir) peut éprouver le besoin de retrouver un lien avec lui-même, avec son enfant intérieur, et s'inscrire dans la vie d'une manière différente.

Travailler le lien avec son enfant intérieur est alors utilisé aussi dans une démarche psychothérapeutique de certains courants de la psychothérapie d'inspiration psychanalytique, comme chez John Bradshaw ou Hal et Sidra Stone dans son ouvrage Le Dialogue intérieur.

Selon les théories dites de l'attachement, la relation primitive mère-enfant serait le prototype des relations du futur adulte avec ses pairs et notamment ses proches. Selon certains tenants de cette théorie, les difficultés relationnelles de l'adulte (angoisse à s'attacher, attachement incontrôlable, relations faisant souffrir) seraient donc la conséquence d'une relation primitive dysfonctionnelle. Il s'agit alors de réparer « le lien » et d'apaiser le patient dans son rapport au monde. Il pourra alors, se connaissant, composer avec sa douleur et entrer en relation. Une fois le lien « douloureux » retravaillé, le patient ou la patiente peut alors quitter les relations pathogènes pour lui-même telles que : la boisson, la sexualité compulsive (ou réfrénée), le (la) conjoint(e) maltraitant(e), la sur-activité professionnelle ou ménagère, la sur-intellectualisation ou la guerre idéologique pour la guerre idéologique. Pour les personnes souffrant du syndrome de Peter Pan, il s'agit alors d'ouvrir le patient à la réalité du monde pour qu'il s'y inscrive. Il pourra alors tenir sa place.

Références musicales[modifier | modifier le code]

  • Le groupe Freedom For King Kong évoque en 2003 le syndrome de Peter Pan dans un titre homonyme, sur l'album Marche ou rêve
  • Le groupe Sniper évoque le syndrome de Peter Pan dans la chanson Dans mon monde.
  • Diam's y fait aussi référence dans sa chanson Peter Pan.
  • Le chanteur japonais Miyavi évoque aussi le complexe dans sa chanson Peter Pan Syndrome.
  • Dans la chanson Différent du rappeur français Orelsan, celui-ci se dit atteint du syndrome de Peter Pan.
  • Le groupe de pop/rock français Indochine a écrit une chanson intitulée Peter Pan parlant du désir de ne pas grandir.
  • En 2011, Elisa Tovati sort une chanson intitulée Le Syndrome de Peter Pan, dans laquelle elle dit voir les hommes avec des yeux d'enfant.
  • Le rappeur québécois Koriass y fait aussi référence dans la chanson St-Eustache où il dit : « J'suis comme Michael Jackson atteint du syndrome du Peter Pan ».
  • L'américain Tyler The Creator affirme être atteint du syndrome de Peter Pan.[réf. nécessaire]
  • Le chanteur italien Mikelangelo Loconte (Mozart l'Opéra rock) se dit souvent atteint du syndrome de Peter Pan et se considère comme un adulte avec une mentalité d'enfant, aucun sens de la réalité et aucune valeur matérielle des choses. « J'ai un syndrome de Peter Pan, c'est-à-dire que des fois je suis un petit peu fragile » déclare-t-il dans l'émission télévisée Attention à la marche[réf. nécessaire]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan : ces hommes qui ont refusé de grandir, Robert Laffont, coll. Réponses, Paris, 1996. 310 p. ISBN 2-221-04388-X. (plusieurs rééditions ultérieures)
  • (en) Dan Kiley, The Peter Pan Syndrome: Men Who Have Never Grown Up, Dodd, Mead, New York, 1983. xvii, 281 p.
  • Kathleen Kelley-Lainé, Peter Pan ou l'enfant triste, Calmann-Lévy - 2005
  • Margaret Paul, Libérons notre enfant intérieur, Interviewé par François De Kock, in le magazine Passerelles ,1996
  • Margaret Paul, Renouez avec votre enfant intérieur, éd. Souffle D'or, Collection Chrysalide, novembre 1993.
  • Susanna McMahon, Le Psy de poche, coll. [Psychologie et Bien-être], éd. Marabout, 2000.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dan kiley, Le syndrome de Peter Pan
  2. « Avis de Jean-Pierre Winter sur différent syndrome, dont le syndrome de Peter Pan »,‎ 2010
  3. « Ces hommes sortent avec des femmes plus jeunes qu'eux ou dont les actes suggèrent un manque de maturité. »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  4. « Ses parents vivent toujours ensemble et sont financièrement à l'aise. »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  5. Dan kiley, Le syndrome de Peter Pan, p. 19-20
  6. « sept traits psychologiques dominent la vie de celui qui est atteint du SPP. Présents à chaque stade de développement, ils se remarquent principalement en période de crise. Au stade chronique, la victime a tendance à dissimuler ces traits derrière un masque de maturité. »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  7. « La victime bloque ses émotions, ne les exprime pas telles qu'elle les ressent »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  8. « la colère ressort souvent sous forme de rage, la joie, sous celle de l'hystérie et la déception sous celle de l'apitoiement sur soi-même »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  9. « La tristesse peut se manifester par une gaieté forcée, des blagues infantiles ou des rires nerveux. »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  10. « Ils finissent par atteindre un point où ils semblent refuser de partager leurs sentiments. En réalité, ils ont perdu tout contact avec leurs émotions et ne savent tout simplement pas ce qu'ils ressentent. »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  11. « Au cours de la phase de développement, la jeune victime remet sans cesse les choses à plus tard jusqu'à ce qu'elle soit absolument forcée de les faire. »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  12. « la victime plus âgée, quant à elle, se sentant coupable, compense sa « jeunesse perdue » en devenant hyperactive. Elle ne sait tout simplement pas comment se détendre. »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  13. « quoi qu'elles fassent, les victimes du SPP n'arrivent pas à se faire de vrais amis. »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  14. « Leurs impulsions prennent le pas sur une réelle notion du bien et du mal. »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  15. « Se chercher des amis et se montrer amical devient plus important que de manifester son amour et son intérêt pour sa famille. »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  16. « Celui qui souffre a désespérément besoin d'appartenir : il se sent terriblement isolé et panique rien qu'à l'idée de se retrouver seul. »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  17. « Tout au long de sa vie, la victime a du mal à être satisfaite d'elle-même. »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  18. Dan kiley, Le syndrome de Peter Pan, p. 23
  19. « ces deux citations sont caractéristiques de la « pensée magiques » des victimes qui leur permet de ne pas admettre honnêtement leurs fautes »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  20. « Ce processus irrationnel les protège car elles n'ont ainsi pas besoin de surmonter leur impuissance sociale et leurs paralysie émotionnelle. »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  21. « Cela les pousse souvent à abuser de drogues car elles croient pouvoir faire disparaître leurs problèmes en planant. »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  22. « Colère et culpabilité engendrent, envers maman, une ambivalence irrésistible. »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  23. a, b, c et d Dan kiley, Le syndrome de Peter Pan, p. 24
  24. « elles s'emportent violemment au cours de discussion pour ensuite s'excuser avec une insistance un peu stupide »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  25. « Les victimes plus âgées ressentent moins cette ambivalence mais n'échappent pas à la culpabilité car elles savent combien elles ont fait souffrir leur mère »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  26. « Elle brûle du désir d'être proche de lui mais a décidé qu'elle ne pourra jamais recueillir l'amour et l'approbation paternels. »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  27. « La victime plus âgée idolâtre toujours son père, n'admet jamais les limites et accepte encore moins les fautes de ce dernier. »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  28. « Une large part des difficultés rencontrées par la victime face aux figure autoritaires provient de ses problèmes avec son père. »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  29. « l'impuissance sociale de la victimes se retrouve dans l'arène sexuelle. »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  30. « Peu de temps après la puberté, celui qui souffre se met à rechercher désespérément une petite amie, mais son immaturité et son infantilisme ont généralement pour effet d'éloigner les jeunes filles. »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  31. « Sa peur d'être rejeté l'oblige à dissimuler sa sensibilité derrière une attitude de macho, cruel et sans cœur. »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  32. « Dans la plupart des cas, le sujet reste puceau jusque vers vingt, vingt-deux ans, ce qui l'embarrasse et le pousse à mentir, souvent au point de parler de viol, de se vanter de la façons dont il s'est imposé, ou prévoit de s'imposer, auprès des filles. »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  33. « Une fois franchi le cap de la virginité, le sujet pèche parfois par excès inverse, couchant avec toute fille qui veut bien de lui, uniquement pour se prouver qu'il n'est pas impuissant. »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  34. « Lorsqu'il s'attache à une femme, c'est pour de bon. »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  35. « Sa jalousie n'a de rivale que son art d'attirer la pitié de celle qui partage sa vie. »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  36. « Face à une femme indépendante, une femme qui s'affirme, l'homme souffrant du SPP ne ressent que de la colère, voire de la rage »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  37. « En fait, il se sent incapable d'affronter sur un pied d'égalité une femme un tant soit peu sûre d'elle et donc la rabaisse. »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan

  38. « Il brûle de partager ses émotions avec une femme mais nie cet aspect de sa personnalité de peur que ses amis le considèrent comme faible et peu viril. »

    — Dan Kiley, Le Syndrome de Peter Pan