Nesle-Hodeng

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Nesle-Hodeng
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Dieppe
Canton Neufchâtel-en-Bray
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Neufchâtelois
Maire
Mandat
Christian Portier
2014-2020
Code postal 76270
Code commune 76459
Démographie
Population
municipale
330 hab. (2011)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 42′ 24″ N 1° 30′ 17″ E / 49.7066666667, 1.5047222222249° 42′ 24″ Nord 1° 30′ 17″ Est / 49.7066666667, 1.50472222222  
Altitude Min. 93 m – Max. 244 m
Superficie 15,72 km2
Localisation

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Nesle-Hodeng est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime, en région de Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Nesle-Hodeng est membre de la Communauté de communes du Pays Neufchâtelois.

Le Nesle, un petit ruisseau affluent de la Béthune, y prend sa source.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune a été formée en 1823 par l'unification de deux paroisses, celle de Nesle-en-Bray et celle d'Hodeng-en-Bray.

Nesle est attestée sous la forme latinisée Nigella en 1155 et Neela en 1180, par attraction du bas latin nigella, nielle, émail noir. Il semble en fait s'agir d'un terme celtique *neviala, variante de *noviala, dérivé du gaulois noviios, neuf, nouveau, au sens de « terre nouvelle », comme Nesles (Nivigella v. 1080) ou Nivelles (Nivialensis VIIe siècle)[1].

Le nom de Hodeng est probablement un toponyme d'origine francique, correspondant au composé germanique *husidun « maison sur la hauteur »[2], ayant aussi évolué en France et en Belgique sous les formes Houdan, Houdain, Hodent, Hodenc-l'Évêque, Hodeng-Hodenger, etc.

Maurits Gysseling avait en son temps proposé une interprétation différente[3] de ce type toponymique, qui semble abandonnée aujourd'hui : selon cet auteur, il s'agirait d'un ancien appellatif germanique °husid-inja-, dont le radical °husid- représenterait un dérivé participial reposant sur le radical indo-européen *keus- « couvrir, cacher, dissimuler » [comprendre : son degré zéro *kus-] [4], d'où le sens de « lieu caché, dissimulé », etc.

Ces deux types toponymiques sont caractéristiques du nord de la France et de la Belgique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site était déjà habité à l'époque gallo-romaine. Il l'a été ensuite au Moyen Âge, entre autres par les Francs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Philogone Merlier    
mars 1989 Patrick Chevallier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 330 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
220 380 492 513 776 717 760 755 732
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
743 717 684 676 664 652 614 614 595
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
566 552 542 535 562 542 596 603 532
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
521 523 476 410 360 313 301 299 330
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et des anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard,‎ 1979, 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150)
    Ouvrage publié avec le soutien du CNRS
  2. Ernst Gamillscheg, Romania germanica. Sprach- und Siedlungsgeschichte der Germanen auf dem Boden des alten Römerreiches, W. de Gruyter & Co., Berlin und Leipzig, 1934-1936, repris par François de Beaurepaire, op. cit., p. 95.
  3. Maurits Gysseling, Toponymisch woordenboek van Belgie, Nederland, Luxenburg, Noord Frankrijk en West Duitsland (voor 1226), Tongres, 1960, t. I, p. 492.
  4. Élargissement en -s- de la racine *(s)keu-, de même sens; cf. Julius Pokorny, Indogermanisches etymologisches Wörterbuch, Francke Verlag, Berne, t. 2, 1969, p. 955.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  7. Acte de naissance de Octavie Delacourt née Gosse page 8
  8. Souvenir des combats de la Rouge-Mare sur paris-normandie.fr
  9. La mémoire des Poilus sur paris-normandie.fr