Marie Désiré Pierre Bataille

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Officier général francais 2 etoiles.svg Marie Désiré Bataille
Naissance 26 novembre 1862
Floressas, Lot, France
Décès 8 septembre 1914 (à 51 ans)
Col du Bonhomme, Vosges, France
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie de marine
Grade Général de brigade
Années de service 18821914
Conflits Première Guerre mondiale
Commandement chef d'État-Major des troupes en Indochine
41e division d'infanterie
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur commandeur de la Légion d'honneur

Marie Désiré Pierre Amédée Victor Bataille, né à Floressas le 26 novembre 1862 et mort pour la France le 8 septembre 1914 au col du Bonhomme, est un militaire français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marie Désiré Pierre Amédée Victor Bataille, naît à Floressas, (Lot), le 26 novembre 1862. Il est élève à Saint-Cyr de 1880 à 1882 promotion des Kroumirs. Il en sort sous-lieutenantdans l'infanterie de marine le 1er octobre 1882. Sa carrière se passera essentiellement dans les colonies. Nommé lieutenant le 20 octobre 1884, il sert au Tonkin, comme officier de tirailleurs tonkinois. Le 20/10/1884, il est grièvement blessé au combat de Lam au Tonkin. Chev. LH. Capitaine le 3/11/1887. Le 18 septembre 1896, il est nommé Chef de bataillon. Lieutenant-colonel le 11/12/1899, il est nommé officier d'ordonnance du Président de la République, et fait officier de la Légion d'honneur le 30 décembre 1900.

sa carrière se passe essentiellement dans les colonies. Chef d'État-Major des troupes en Indochine ;

commandant de la 81e brigade[1] d'infanterie à Remiremont Vosges de 1912 à 3 septembre 1914.

Le 3 septembre 1914, il prend le commandement de la 41ème division d'infanterie, déjà engagée à partir du 7 août dans la bataille d'Alsace et les combats dans la région de Mulhouse. Il doit se replier à l’Est de Rougemont le Château et reprend l’offensive vers Mulhouse au combat de Dornach du 14 au 24 août, repli le 24, vers la région de Munster, puis vers celle de Gérardmer avant de reprendre l’offensive en septembre vers Anould et attaquer les hauteurs au nord d'Anould et de Fraize avec de violents combats au col de Mandray où les Allemands avaient incendié l'église, et le col des Journaux. Il ne voit pas la fin de l’opération et l’enlèvement des cols car il est tué à l’ennemi d'un éclat d'obus le 8 septembre 1914 au col du Bonhomme, sur la route de Fraize qui permet de passer de la vallée de la Meurthe à la vallée de la Weiss, ainsi que le capitaine Jacques Couilleaud, d’autres "Morts pour la France" s’ajoutent dans les jours qui précèdent et qui suivent et que l’on retrouve sur une stèle mortuaire à Remiremont. Un des premiers généraux tués au front (les généraux : Raffenel et Rondony étaient tombés le 22 août, Diou le 23, Deffontaine le 26, Plessier le 27 et Roques le 6 septembre et Battesti le 29 septembre[réf. nécessaire]). Il est remplacé par le général Bolgert.

Première Guerre mondiale, campagne de 1914-1918[modifier | modifier le code]

Il participe aux opérations de couverture sur la crête des Vosges, entre le col de la Schlucht et le col de Bussang et à la bataille d'Alsace à partir du 7 août 1914, particulièrement aux combats de Mulhouse. Commandant la 41e division d'infanterie au col du Bonhomme[réf. nécessaire], le général Marie Désiré Bataille est tué le 8 septembre 1914[2]. Une stèle commémorative est toujours en place[3].

Initialement inhumé le 12 septembre 1914 au cimetière de Remiremont, il reçoit une sépulture définitive dans son village natal de Floressas le 26 octobre 1921.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Ses nombreuses décorations ont été offertes par sa famille au Musée de l’Armée des Invalides en 1920. Citation à l'ordre de l'armée :

« Apprenant que nos positions étaient violemment bombardées par l'artillerie de gros calibre de l'ennemi, il considéra comme le plus sacré de ses devoirs de se rendre compte de la situation et encourager les défenseurs par sa présence, s'il était nécessaire. C'est au moment où, au milieu des chasseurs des 28e et 30e bataillons, il donnait ses instructions avec le sang froid et le mépris du danger qui lui étaient habituels, qu'il fut mortellement frappé par les éclats d'un projectile. Il a aussi donné jusqu'à sa dernière heure l'exemple de sa bravoure et des plus belles qualités militaires. »

— Général Dubail, 9 septembre 1914

Legion Honneur GO ribbon.svg

Croix de guerre 1914-1918, 3 : Palmes de l’instruction Publique, 4 : Off du Mérite Agricole, 5 : Médaille du Tonkin, 6 : Médaille Coloniale avec agrafe « Tonkin », 7 : Médaille de Chine. 8 : Ordre du Muniseraphon du Cambodge, 9 : Off. de l’Ordre Royal du Cambodge, 10 : Médaille du Cambodge du roi Norodom 1er , 11 : Comm. de l’ordre du Nicham Iftikhar de Tunisie, 12 : Off de l’ordre du Nichan-el-Anour le 06 07 1901. 13 : Off. de l’ordre du Dragon d’Annam, 14 Chev. de l’ordre d’Alexandre de Bulgarie, 15 : GC de l’ordre de l’épée de Suède. 16 : Off. de l’ordre du Lion et du Soleil de Perse. 17 : GC de l’ordre de Saint Stanislas de Russie, 18 : Chevalier de Sainte Anne de Russie, 19 Chev. de l’ordre de l’Éléphant du Siam, plus un certain nombre d'autres décorations étrangères

Sources[modifier | modifier le code]

Base Léonore de la Légion d'honneur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérard Géhin, Jean-Pierre Lucas, Dictionnaire des généraux et amiraux français de la Grande guerre, 1914-1918), Tome 1, A-K, Archives & culture, Paris, 2007, 519 p. (ISBN 978-2-35077-058-1)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La 81e brigade d'infanterie est composée du 152e RI de Langres, du 5e BCP de Besançon et du 15e BCP de Montbéliard).
  2. attestation de mort pour la France sur le site mémoires des hommes
  3. Le capitaine Jacques Couilleaud est tué par le même obus. Les cinq autres officiers inscrits sur le monument de Plainfaing ont été tués dans les jours précédant ou suivant le décès du général Bataille. Le capitaine Henri Valentin a été tué le 22 septembre 1914 ; le lieutenant Gratien Alloix, le 7 septembre 1914 ; le lieutenant Maurice Roy, le 2 septembre 1914 ; le lieutenant Joseph Gonthier, le 4 septembre 1914 et le lieutenant Pierre Simon, le 3 septembre 1914.
  4. Notice de la base Leonore