Liste des généraux français tués pendant la Première Guerre mondiale

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La liste des généraux français tués pendant la Première Guerre mondiale recense les officiers généraux tués ou morts des suites des blessures reçues, du 28 juillet 1914 (première déclaration de guerre, de l'Autriche-Hongrie à la Serbie) au 10 août 1920 (signature du dernier traité de paix, celui de Sèvres).

Généraux tués[modifier | modifier le code]

Cette liste regroupe les 42 généraux officiellement déclarés « morts pour la France » ou « morts au champ d'honneur », tués pendant la Première Guerre mondiale et figurant sur la liste des généraux morts pour la France qui est affichée aux Invalides.

Ne figurent pas ici les généraux décédés de mort naturelle pendant la guerre (comme Joseph Gallieni, mort de maladie), ou les suicidés (comme Pierre Peslin, commandant la 9e DI, le 10 août 1914). Ne figurent pas non plus les officiers supérieurs ayant le grade de général de brigade à titre temporaire (ATT, exemple : le colonel Théodore Pein[1], commandant la 1re brigade d'infanterie, mort à Acq le 10 mai 1915.

Noms Prénoms Dates de décès Circonstances
Aimé Ernest Jean 6 septembre 1916 tué à Combles, près du fort de Souville pendant la bataille de Verdun[2].
Anselin Ernest François Amédée 24 octobre 1916 tué par un éclat d'obus à la poudrière de Fleury pendant la préparation de l'attaque sur Fort de Douaumont[3].
Arrivet Paul Blaise Marcel 29 octobre 1914 tué d’une balle dans la tête lors d’une visite de tranchées dans le secteur de Crouy (02).
Barbade Ernest Auguste 10 septembre 1914 commandant de la 25e brigade, tué à Sompuis (51), pendant la première bataille de la Marne[4].
Barbot Ernest Jacques 10 mai 1915 blessé à Souchez (62), il meurt lors de son évacuation à Villers-Châtel.
Bataille Marie Désiré Pierre Amédée Victor 8 septembre 1914 commandant de la 81e brigade, tué d'un éclat d'obus au col du Bonhomme[5].
Battesti Jules Augustin William Léon 25 septembre 1914 général de gendarmerie, commandant une brigade d'infanterie de réservistes, tué à Cernay (51) lors du bombardement de Reims.
Bridoux Marie Joseph Eugène 17 septembre 1914 commandant une unité de cavalerie, mortellement blessé dans une embuscade avec son état-major à Pœuilly (80)[6].
Caudrelier Paul Constant 30 novembre 1914 tué lors d'une inspection de tranchées à Minaucourt (51).
Challe Georges Émile Paul 11 octobre 1917 tué devant Avocourt (55) en reconnaissance d'un secteur nouvellement reconquis et dont il dirigeait l'organisation.
Colin Jean Lambert Alphonse 30 décembre 1917 mort des suites de blessures à Holeven, Serbie.
Deffontaines Achille Pierre 26 août 1914 commandant par intérim de la 24e DI, blessé mortellement, décédé à l'hôpital de Reims.
Delarue Louis Gabriel Alexandre 20 mars 1915 tué d'une balle dans la tête en Champagne, en inspectant une tranchée qui venait d'être conquise à Minaucourt (51).
Diou Paul Émile 23 août 1914 commandant la 63e brigade, blessé lors de la bataille de Morhange le 20 août, mort à Dieuze (57).
Dupuis Gaston 9 septembre 1914 commandant de la 67e brigade à la bataille de la Marne, tué par un obus au Meix-Tiercelin (51).
Durand Georges Jacques 18 novembre 1914 mort des suites de blessures reçues le 15 septembre à Craonne (02), décédé à La Rochelle (17).
Ganeval Marie François Adolphe Gabriel 7 juin 1915 commandant la 2e brigade du Corps expéditionnaire d'Orient, mort à Sedd-Ul-Bahr (Turquie) pendant la bataille des Dardanelles.
Girodon Pierre Marie Casimir 23 septembre 1916 blessé en allant reconnaître le secteur du Bois l'Abbé, vers Bouchavesnes, mort à Cléry-sur-Somme (80).
Grand d’Esnon Charles Antoine 21 septembre 1914 commandant la 149e brigade, tué à Vigneulles-lès-Hattonchâtel (55) pendant la bataille de la Woëvre[7].
Guignabaudet Pierre Aimable 31 mai 1918 commandant la 41e DI, mort de ses blessures à l'ambulance 2/16 à Kemmel (Belgique).
Krien Athanase Marie 9 mai 1916 seconde blessure au combat, trépané, décédé le 9 mai à l’hôpital de Commercy (55).
Largeau Victor Emmanuel Étienne 27 mars 1916 blessé dans le secteur d'Avocourt (55} le 26, il meurt le lendemain dans l'ambulance.
Lizé Lucien Zacharie Marie 5 janvier 1918 blessé en organisant les secours, bombardement aérien du QG français de Castelfranco, mort à l'hôpital d'étape de Galliéra (Italie).
Loyzeau de Grandmaison François Jules Louis 19 février 1915 Promu général pendant la guerre, tué à 1 km au nord de Soissons (02), d’un éclat d'obus dans la tête.
Marcot Louis François 4 octobre 1914 tué à l'ennemi le 4 octobre devant Essart lès Bucquoy, Bucquoy (62).
Marquet Georges 16 septembre 1914 commandant de la 17e brigade, tué à Varennes-en-Argonne (55).
Masnou Joseph Georges Antoine 17 juillet 1915 commande une division du corps expéditionnaire d'Orient, décédé en mer de suites de ses blessures.
Moussy Jean Baptiste Albert 21 mai 1915 mort des suites de ses blessures, pendant la bataille des Flandres, à Ytres ou Grenay (62)[8].
Plessier Louis Victor 27 août 1914 commandant la 88e brigade, blessé colline du Geissberg, Zillisheim (68), meurt à l'hôpital de Lyon (69), 1er général tué à cette guerre.
Raffenel Léon Amédée François 22 août 1914 découvert mort à la bataille de Rossignol (Belgique)[9].
Reymond Jérôme Édouard Auguste 27 décembre 1914 commandant la 4e brigade coloniale, tué à Massiges (51).
Riberpray Georges Émile Joseph 9 novembre 1917 tué en première ligne au Bois le Chaume lors de l'attaque du plateau des Caurrières, nord de Verdun (55).
Rondony Charles 22 août 1914 commandant la 3e brigade d'infanterie coloniale, blessé mortellement au combat de Rossignol (Belgique) et mort à Saint-Vincent[10].
Roques Charles Auguste Henri 6 septembre 1914 mort des suites de ses blessures à l'hôpital de Bar-le-Duc (55)[11].
Rousseau Jean Louis Théodore Lucien 20 septembre 1914 commandant la 69e division, blessé à Cormicy (51), un monument lui est dédié.
Sénès Victor Baptistin 27 avril 1915 contre-amiral, péri en mer, sur le Léon-Gabetta torpillé en Adriatique à l'entrée du canal d'Otrante.
Serret Marcel 6 janvier 1916 blessé au Hartmannswillerkopf le 28 décembre 1915, il décède à Moosch (68). Avant 1914, il était attaché militaire à Berlin[12].
Sibille Charles Antoine 27 septembre 1914 tué à l'ennemi à Beaumont (54), en allant reconnaître la position qu’il allait attaquer.
Stirn Jean Paul Ernest 12 mai 1915 commandant la 77e DI, blessé mortellement à l'offensive d'Artois devant Carency (62).
Trumelet-Faber[13] Corneille Gustave Ernest 11 mars 1916 commandant la 80e DI, blessé en opérations, mort à l'hôpital d'Ost-Dunkerque (Belgique).
des Vallières Pierre Émile 28 mai 1918 mitraillé dans son auto à Juvigny (02), au nord de Soissons, pendant l'offensive allemande sur l'Aisne.
Vanwaetermeulen Henri Alexis Joseph 16 juillet 1918 attaque de Belloy et Lataule, blessé par shrapnel le 10, mort en ambulance à La Veuve (51).

Généraux à assimiler[modifier | modifier le code]

Les généraux suivants sont morts de maladie contractée pendant le service ou de conséquences probables du combat.

Nom Prénoms Date du décès Circonstances
Baratier Albert Ernest Augustin 17 octobre 1917 commandant la 134e DI, mort subitement (accident cardio-vasculaire ?) à Courcy (51) lors d'une visite des tranchées de première ligne devant Reims.
Grossetti Paul François 7 janvier 1918 mort de dysenterie, déclarée « contractée en service commandé » sur le front oriental.


Sources[modifier | modifier le code]

Outre la littérature pour les circonstances, quelques renseignements complémentaires, âge, carrière et grade exact, peuvent se trouver dans :

  • les fiches du site GenWeb[14]
  • les fiches individuelles de la Mémoire des Hommes cf. lien externe.
  • les articles Wikipédia indiqués.

Les sources individuelles ne sont pas toutes détaillées, car l'établissement de la liste est le fruit de divers recoupements, ainsi que pour les circonstances.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le 1er mystérieux (Reybaz, p. 93)
  2. Paul Voivenel, À Verdun avec la 67e DR, p. 161.
  3. Henry Bordeaux, Les captifs délivrés, p. 84 et 128.
  4. La grande guerre par les combattants, t. I, p. 123
  5. Henri Contamine, La victoire de la Marne.
  6. Pierre Miquel, La Grande Guerre p. 190.
  7. Alain Denizot, Verdun 1914-1918, p. 38
  8. Le carnet de campagne du sergent Lefèvre, p. 104, fiction basée sur des faits historiques.
  9. Colonel A. Grasset, Surprise d'une division, Rossignol-Saint-Vincent, note p. 191 et 241.
  10. Colonel A. Grasset, Surprise d'une division, Rossignol-Saint-Vincent, p. 235.
  11. Henri Contamine, La victoire de la Marne. p. 296
  12. Le Miroir n° 114 du 30 janvier 1916
  13. Ne figure pas sur la stèle des Invalides.
  14. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?insee=75107&dpt=75&idsource=2520&table=bp01

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]