Kroumirie

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36° 35′ 00″ N 8° 25′ 00″ E / 36.5833, 8.41667

Paysage de Kroumirie (Tunisie)

La Kroumirie ou Khroumirie (Djebel Kroumir en arabe), est une région montagneuse de l'Atlas qui couvre en partie les gouvernorats tunisiens de Jendouba et de Béja, ainsi que pour une part infime le gouvernorat de Bizerte.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Elle tire son nom des Kroumirs, une confédération berbère qui vivait dans la région et rassemblait plusieurs tribus : Ouchtata, M'rassen, Khezara, Ouled Soltan, Chiachia, Selloul, Atatfa, Debabsa, Ouled Amer, Mekna, Nefza, Fatnassa, Hedhil et Mogods. Les tribus du côté algérien se sont dispersées et séparées pendant la colonisation française.

Géographie[modifier | modifier le code]

Elle est délimitée au nord par la mer Méditerranée, au sud par la vallée de la Medjerda, à l'ouest par la région d'El Kala en Algérie (même si on considère depuis la colonisation que la Kroumirie est délimitée à l'ouest par l'Algérie[réf. souhaitée]) et à l'est par le village minier de Tamra dans la délégation de Sejnane (gouvernorat de Bizerte).

Couverte de forêts extensives de chênes-lièges, elle subit, depuis la révolution du 14 janvier 2011, un abattage systématique et excessif des arbres avec un rythme alarmant[réf. nécessaire].

C'est l'une des régions les plus humides d'Afrique du Nord avec une pluviométrie de 1 000 à 1 500 millimètres par an[1].

Économie[modifier | modifier le code]

Les organismes de développement de Tunisie font la promotion du tourisme de randonnée en raison de sa richesse botanique et biologique ainsi que du thermalisme. Les villes de Sejnane (dans le massif voisin des Mogods qui s'étend entre les gouvernorats de Béja et de Bizerte), d'Aïn Draham ou de Beni M'Tir figurent parmi les pôles de ce développement.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  1. Roger Genoud, L'évolution de l'économie tunisienne, éd. Faculté des sciences économiques et sociales de l'Université de Genève, Genève, 1965, p. 17