Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise

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Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise

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logo du SYTRAL.

Création janvier 1984
Dates clés 25 février 1942 : Création du syndicat des TCRL
2 mai 1978 : Ouverture des lignes A et B du Métro
13 juillet 1983 : Le syndicat des TCRL devient le SYTRAL
9 septembre 1991 : Ouverture de la ligne D du Métro
2 janvier 2001 : Ouverture des lignes T1 et T2 du tramway
1er janvier 2007 : Absorption du réseau Gibus et du SYTUAG de Givors
29 août 2011 : Restructuration du réseau d'autobus
1er janvier 2015 : Fusion avec le Syndicat mixte des transports du Rhône
Personnages clés Frédéric Dugoujon (premier président)
Forme juridique Syndicat mixte
Slogan Partout, pour tous, il y a TCL.
Siège social Drapeau de France Lyon (3e arrondissement(France)
Direction Bernard Rivalta (président) (2001-)
Activité Administration publique (tutelle) des activités économiques
Produits TCL :
Métro de Lyon
Tramway de Lyon
Funiculaire de Lyon
Trolleybus
Autobus de Lyon
Transport à la demande de Lyon
Lignes Pleine Lune
Effectif 101
Site web www.sytral.fr

Le Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise (Sytral), est l'autorité organisatrice de transport urbain de Lyon et son agglomération. Cette dernière est principalement constituée du Grand Lyon et de ses cinquante-neuf communes, ainsi que sept autres communes membres, pourun total de soixante-six communes desservies. Il agit sur un territoire rassemblant plus d'un million d'habitants et gère le deuxième réseau de transports en commun de France, transportant 1,2 million de voyageurs quotidiennement.

Le réseau TCL existant en 2014 compte 132 lignes d'autobus et de trolleybus, cinq lignes de tramway, deux lignes de funiculaire et quatre lignes de métro. L'ensemble de ces équipements, ainsi que la marque TCL, sont la propriété du SYTRAL qui en délègue l'exploitation par le biais d'une délégation de service public à la société Keolis Lyon, filiale du groupe Keolis.

Historique[modifier | modifier le code]

1942 à 1983 : Le syndicat des TCRL[modifier | modifier le code]

Suite aux difficultés financières de l'OTL, le matériel et les installations fixes de cette dernière sont cédés le 25 février 1942, avec effet rétroactif au 1er janvier 1941, du syndicat des transports en commun de la région lyonnaise, présidé par le préfet du Rhône et constitué de trois représentants de la ville de Lyon et de trois du département du Rhône, l'OTL ne devenant qu'une société fermière pour une duré de 25 ans[1].

Le 6 juillet 1971 après redéfinition du périmètre des transports en commun, le syndicat des TCRL devient l'autorité organisatrice à l'intérieur du périmètre de la COURLY, crée en 1969[1].

Le 1er janvier 1974, le monopole de la desserte des communes de la COURLY est attribué au syndicat des TCRL par arrêté ministériel et les lignes des Cars Lafond (TUL) sont rachetées et leur exploitation est confiée à la société TCL[1], suivie le 2 mai 1974 des lignes des cars Philippe desservant Saint-Priest[1].

Depuis 1983 : Le SYTRAL[modifier | modifier le code]

Le 13 juillet 1983, à la suite de la loi d'orientation des transports intérieurs du 30 décembre 1982 (dite LOTI), le Syndicat des TCRL deviendra le SYTRAL et sera présidé par l'un de ses membres (le premier président étant le Dr Frédéric Dugoujon, ancien maire de Caluire-et-Cuire)[1]. Le SYTRAL était alors composé de 8 membres de la COURLY et de 6 membres du conseil général du Rhône, dont Bernard Rivalta[1].

Pendant longtemps (jusqu'à la décentralisation et la loi MOP votée en 1985), le SYTRAL est resté une petite structure. En effet, les études étaient réalisées par la DDE ou encore la SEMALY - société d'économie mixte privatisée en 1994 et devenue en 2007 Egis Rail -, créée à l'occasion de la réalisation du métro lyonnais. Enfin, concernant l'exploitation, c'est le délégataire de service public, l'entreprise héritière de la compagnie des Omnibus et tramways lyonnais (OTL), aujourd'hui nommée « Keolis Lyon », qui s'assurait du travail. Le SYTRAL et son délégataire étaient particulièrement intégrés (par exemple, les locaux sont encore aujourd'hui rassemblés). Cette loi a imposé une clarification des relations entre les collectivités et leurs délégataires. L'obligation de faire jouer la concurrence par le biais d'appel d'offres a nécessité la création de nombreux postes. De même, la décentralisation a permis une reprise en main par les élus locaux. Par ailleurs, le poids des transports à travers la question de la congestion et des pollutions s'est considérablement accru. Ces différents critères ont amené le SYTRAL vers un effectif de plus de 80 postes en 2010.

Initialement, la communauté urbaine, et le conseil général étaient membre à égalité du SYTRAL. Cependant, en 2003, des accords de "décroisement" des financement ont entraîné une diminution de la participation du conseil général. La communauté urbaine a alors eu 16 représentant au comité syndical, alors que le conseil général en avait 10[2].

Le 1er janvier 2007, le réseau TCL s'est agrandit conjointement à l'extension du Grand Lyon aux communes de Givors et Grigny et à l'absorption du réseau Gibus. Le 1er janvier 2011, c'est au tour de Lissieu d'intégrer le Grand Lyon et donc le SYTRAL.

En 2012, le périmètre des transports urbains (PTU) du SYTRAL était celui de la communauté urbaine du Grand Lyon[3]. Pour des raisons historiques (accords avec les communes et remontant au temps du syndicat des TCRL) ou des accords politiques récents, 7 autres communes étaient desservies. Au total, jusqu'au 31 décembre 2012, le réseau desservait les 65 communes suivantes :

Les adhésions individuelles des communes de Brindas, Chaponost, Messimy, et Thurins au SYTRAL au printemps 2012[4],[5] ont conduit à l'extension du PTU à ces communes à compter du 1er janvier 2013, par arrêté préfectoral du 27 septembre 2012[6], et donc logiquement à leur desserte par le réseau TCL. À compter du 1er janvier 2013, le réseau dessert au total 68 communes, dont 62 font partie du PTU.

À l'été 2012, la commune de Grézieu-la-Varenne a souhaité, elle aussi, intégrer le SYTRAL. Cette demande a été validée par le comité syndical du 20 septembre 2012[7] et elle intègre le SYTRAL le 1er janvier 2013[8] et son PTU[9]. À compter du 1er mars 2013, le réseau dessert au total 68 communes, dont 63 font partie du PTU.

À compter du 1er juillet 2013, la commune de Sainte-Consorce intègre le SYTRAL[10] et son PTU[11].

Cependant, à compter du 8 juillet 2013, les communes desservies par le réseau TCL et qui n'ont pas intégré le PTU, c'est-à-dire Genas, Pollionnay et Vaugneray ont perdu cette desserte[12], qui a alors été remplacée par des lignes gérées par le Conseil Général du Rhône[4]. À compter du 8 juillet 2013, le réseau dessert au total 64 communes, toutes intégrées au PTU de l'agglomération lyonnaise.

Le 1er juin 2014, la commune de Quincieux rejoint le Grand Lyon et donc le SYTRAL avec une desserte effective au 1er septembre 2014. Le réseau desservira au total 65 communes.

Dans le Plan de mandat du Grand Lyon de 2002, il est exprimé le souhait que la Communauté de communes de l'Est Lyonnais intègre le Grand Lyon et donc le SYTRAL. Cette volonté ne s'est pas concrétisée. Cependant, à l'ouest, deux communautés de communes sont également en négociation avec le SYTRAL : la Communauté de communes des Vallons du Lyonnais, en négociation depuis 2005, et la Communauté de communes de la Vallée du Garon.

Par ailleurs, Bernard Rivalta, président du SYTRAL, a confirmé en septembre 2008 le souhait d'élargir le périmètre de compétence du SYTRAL. Le secteur serait étendu aux territoires limitrophes de la plaine de l'Ain, du Nord Isère et de la Loire avec la prolongation des lignes TCL hors du Grand Lyon et la participation financière des nouveaux territoires[13].

L'intérêt de l'adhésion de l'ensemble de la CCVL (Vallos du Lyonnais) et de la CCVG (Vallée du Garon) au SYTRAL repose sur les capacités du SYTRAL à améliorer le service actuel (communes déjà adhérentes), voire à créer une nouvelle offre (autres communes), en particulier pour la CCVG qui est un lieu de passage important et donc, historiquement, un territoire assez desservi par les transports en commun. La périurbanisation en œuvre dans le secteur depuis les années 1970 entraîne la saturation des infrastructures routières pourtant élargies et multipliées. Une des solutions pour éviter la paralysie est le développement des transports collectifs. Pour le SYTRAL, l'intérêt serait de desservir des territoires qui sont fortement ancrés dans l'aire urbaine lyonnaise[14],[15]. Pour la CCVG,

Concernant la CCEL (Est lyonnais), Jean-Pierre Jourdain, maire de Saint-Bonnet-de-Mure, président de la CCEL et 3e vice-président du SEPAL, en présence de Bernard Rivalta, a fait voter à l'unanimité une nouvelle compétence transports afin d'organiser un maillage entre le territoire de la CCEL et le Grand Lyon. Une commission transports a été créée pour l'occasion et le SYTRAL chargé de réaliser une étude afin d'évaluer les besoins des transports sur le territoire de la CCEL dans le but créer de nouvelles lignes TCL à tarification unique[16].

Les négociations n'ont pas encore abouti. Il semblerait que les réformes territoriales annoncées les aient ralenties. Cependant le journal le Progrès annonce le 14 février 2010 que les élus de la CCEL ont fait le choix de l'intégration au SYTRAL[17]. Les négociations pour la CCVG sont toutefois bien moins avancées que pour la CCVL et il n'y a pas de certitude quant à leur aboutissement.

2015 : Extension du périmètre au Rhône et à la métropole[modifier | modifier le code]

En janvier 2014, lors de la présentation des vœux 2014 du SYTRAL, la volonté de fusionner au 1er janvier 2015, jour de la création de la métropole de Lyon, le SYTRAL avec le Syndicat mixte des transports du Rhône crée en 2013, ce nouveau syndicat provisoirement nommé « SYTRAL N » qui reprendrait alors la gestion des réseaux urbains TCL de Lyon et Libellule de Villefranche-sur-Saône ainsi que le interurbain des cars du Rhône a été affichée, avec l'objectif à terme d'unifier la tarification des trois réseaux et une harmonisation des offres de transport[18],[19],[20]. Une telle extension réglerait les problèmes de négociations avec les communautés de communes de la vallée du Garon, de l'Est lyonnais et des Vallons du lyonnais qui n'aboutissent pas.

Périmètre des transports urbains[modifier | modifier le code]

Le périmètre du SYTRAL regroupe les 59 communes du Grand Lyon et les six autres communes membres :

Missions et organisation du SYTRAL[modifier | modifier le code]

Statuts[modifier | modifier le code]

Les statuts du SYTRAL définissant son périmètre d'intervention, son mode de gouvernance et la répartition des charges entre les collectivités adhérentes ont été définis par arrêté préfectoral le 16 novembre 2012[21]. À compter du 1er janvier 2013, adhèrent au SYTRAL six collectivités locales : le Conseil Général du Rhône, du Grand Lyon, et les communes de Chaponost, Brindas, Messimy, et Thurins. Le 1er mars 2013, le nombre de membre du Sytral est de sept, avec l'adhésion de la commune de Grézieu-la-Varenne, puis le 1er juillet 2013 la commune de Sainte-Consorce devient son huitième membre.

À compter du 1er janvier 2013, le SYTRAL est membre du Syndicat Mixte des Transports pour l'Aire Métropolitaine Lyonnaise. Ce syndicat regroupe la Région Rhône-Alpes, le SYTRAL, la Saint-Étienne Métropole, la CAPI et ViennAgglo. Son périmètre d'intervention comprend, outre le SYTRAL et les intercommunalités précitées, la Communauté de communes de l'Est lyonnais (CCEL), la Communauté de communes du Pays de l'Ozon, la Communauté de communes de la Région de Condrieu, la Communauté de communes de la Vallée du Garon, la Communauté de communes du Pays mornantais, la Communauté de communes des Vallons du Lyonnais, la Communauté de communes du Pays de L'Arbresle, la Communauté de communes Dombes-Saône Vallée, la Communauté de communes de Miribel et du Plateau, la Communauté de communes du canton de Montluel, la Communauté de communes Porte Dauphinoise de Lyon Saint-Exupéry, la Communauté de communes de l'Isle-Crémieu, et la Communauté de communes des Collines du Nord Dauphiné. Ce syndicat a pour missions principales de coordonner les services de transport organisé par ses membres, de mettre en place une tarification unique ou unifiée sur son périmètre ainsi qu'un système d'information multimodale. Ses membres peuvent lui confier notamment l'organisation de services de transports réguliers et à la demande, ainsi toute action concourant à l'intermodalité et à la mobilité durable[22].

Composition[modifier | modifier le code]

En tant que collectivité, le SYTRAL est dirigé par un collège de 28 élus choisis par les collectivités adhérentes et siégant au comité syndical ainsi que de 101 salariés[23]. Le SYTRAL fonctionne comme un conseil d'administration, chargé d'élaborer la stratégie et les grands projets qui en découlent[23].

Administration[modifier | modifier le code]

L'exécutif[modifier | modifier le code]

Comité syndical

Le comité syndical est l'instance décisionnaire du SYTRAL, c'est lui qui décide les grandes orientations lors de séances qui ont lieu toutes les six semaines environ[23].

Il est composé de 16 membres, issus des six collectivités membres du syndicat, et répartis comme suit[21],[23] :

Bureau exécutif

Le comité syndical élit un bureau exécutif qui définit et prépare les décisions les plus importantes qui seront ensuite soumises au vote des membres du Comité syndical[23].

Il est composé de neuf membres répartis de la manière suivante[21],[23] :

  • Un président et un vice-président ;
  • 4 membres élus au titre de la représentation de la communauté urbaine ;
  • 2 membres élus au titre de la représentation du conseil général ;
  • Un membre élu parmi les deux représentant les communes adhérant à titre individuel.

Le bureau, ainsi que le président et le vice-président sont élus après chaque renouvellement des assemblées délibérantes des collectivités composant le syndicat.

Les commissions

Le SYTRAL dispose de six commissions[23] :

  • La Commission d'appel d'offres ;
  • La Commission d'ouverture des plis ;
  • La Commission « adaptation de l'offre » ;
  • La Commission « finances » ;
  • La Commission « tarification » ;
  • La Commission consultative des services publics locaux.

Les équipes opérationnelles[modifier | modifier le code]

Le SYTRAL emploie 101 agents, fonctionnaires ou contractuels, aux compétences diverses et complémentaires, et qui travaillent tous à la préparation des délibérations du SYTRAL puis à leur mise en œuvre quand elles ont été adoptées[24].

Direction Générale

Le direction générale est découpée en cinq directions[24] :

  • La direction de l'exploitation « DEX », qui assure la gestion quotidienne du réseau en lien direct avec le gestionnaire du réseau TCL et qui veille et supervise la mise en œuvre des engagements du délégataire en termes de qualité et d'amélioration du service rendu au public ;
  • La direction du développement « DEV », qui pilote les projets de création ou d'extension des infrastructures du réseau en menant à bien les projets inscrits dont le plan de mandat en cours et, en qualité de maître d'ouvrage, travaille en étroite collaboration avec les entreprises réalisant les travaux ;
  • La direction des équipements et du patrimoine « DEP », c'est elle qui gère les biens du SYTRAL c'est-à-dire le matériel roulant et les infrastructures et qui décide de leur évolution ou de leur remplacement, ainsi que de la mise en place de nouveaux équipements ;
  • La direction du pilotage de la DSP du réseau TCL « DPC », elle pilote le processus de mise en concurrence de la gestion du réseau TCL, elle coordonne aussi l'action des autres directions dans le respect des obligations du délégataire ;
  • La direction de la Prospective, des études Amont et du PDU « DPEA », elle travaille en collaboration avec les collectivités locales sur les futurs projets d'aménagement en fonction des orientations du plan de déplacements urbains.
Direction générale adjointe

La direction générale adjointe est découpée en six directions[24] :

  • Le service des ressources et du contrôle budgétaire, qui est chargé du suivi des principales sources financières du syndicat, ainsi que de la gestion de la dette et de la trésorerie ;
  • Le service juridique, marchés et moyens généraux, qui veille au respect des procédures et du code des marchés publics ;
  • Le service des ressources humaines, qui s'occupe du recrutement, de la paie et de la formation des agents du SYTRAL tout au long de leur carrière ;
  • Le service comptabilité ;
  • Le service dette et trésorerie ;
  • Le service informatique.
Cabinet de la présidence

Le cabinet de la présidence assure les relations extérieures avec les collectivités locales, c'est lui qui porte la politique du SYTRAL auprès des institutions locales[24].

Il est découpé en deux instances[24] :

  • Le service de la communication, il établit la communication interne et institutionnelle du réseau TCL et définit les stratégies de communication auprès des usagers du réseau ;
  • Le responsable de la sécurité, il travaille en étroite collaboration avec la Police et le délégataire pour assurer la sécurité des voyageurs.

Compétences[modifier | modifier le code]

Le SYTRAL élabore et met en œuvre le Plan des déplacements urbains (PDU) et défini l'offre de transport, des normes de qualité de service et de la tarification du réseau de transport et des infrastructures dont il en est propriétaire[25].

L’objectif majeur du SYTRAL est de développer le réseau TCL, afin d'offrir la meilleure offre de transport public aux habitants, à mailler le territoire lyonnais afin de relier les pôles d’activités de l’agglomération entre eux, en étudiant les possibilités de mise en œuvre, déterminer les besoins en équipements nouveaux et créer de nouvelles lignes[25]. Les projets que le SYTRAL réalise, en tant que maître d’ouvrage, ont une triple vocation[25] :

  • Rééquilibrer les modes de déplacements au sein du périmètre des transports ;
  • Mettre en place des transports en commun performants et écologiques ;
  • Aménager l'espace de façon harmonieux, permettre la cohésion sociale et le développement socio-économique.

Le SYTRAL réévalue de façon régulière les règles qui régissent l'exploitation des réseaux TCL et Optibus afin de proposer un service de qualité et performant et le rendre accessible au plus grand nombre. L'exploitation des réseaux est confiée à des délégataires privés[25].

Les principales orientations définies par le SYTRAL portent notamment sur[25] :

  • L’offre de transport : itinéraires et fréquence des lignes, implantation des arrêts et des stations sont déterminés par le SYTRAL ;
  • Les normes de qualité de service : régularité, propreté, disponibilité des équipements, information des voyageurs, sécurité, lutte contre la fraude ;
  • La tarification en privilégiant une politique de prix permettant l'accès au réseau à des prix incitatifs .

Avec l’objectif de mieux desservir les territoires pour améliorer les déplacements de la population, le SYTRAL créé des liens entre les pôles d’activités et les rend accessibles pour tous[25]. Il participe au développement économique, social et démographique de l'agglomération et est donc un levier de développement économique important via ses investissements[25].

Au-delà du service de transport, le SYTRAL est chargé d’une mission de développement de l’aire urbaine lyonnaise, à travers l’aménagement du territoire et l’amélioration des déplacements sur celui-ci[25]. Il s’agit de mettre en œuvre une politique d’aménagement des transports urbains soucieuse des contraintes socio-économiques, environnementales et démographiques de son territoire de compétence[25].

Plan de déplacements urbains[modifier | modifier le code]

Article connexe : Transports en commun lyonnais.

Le plan de déplacement urbains est le document d'orientation de la politique des déplacements de l'agglomération lyonnaise. Ce plan est le résultat d'une réflexion menée par des groupes de travail rassemblant des techniciens, des acteurs du monde économique et associatif, et des élus du SYTRAL, du Grand Lyon du Département du Rhône de l'État et de la Région Rhône-Alpes[26].

Le PDU fixe les orientations à moyen et long terme de la politique de déplacements de l'agglomération et c'est dans ce document que sont inscrits l'ensemble des projets de développement du réseau[26].

Une des logiques développées dans le PDU de 1997 était de souligner le rapport entre efficacité de service et économies. Améliorer la vitesse et la régularité de service apporte une qualité de service aux usagers et fait faire des économies à la collectivité. Si ces améliorations se font en supprimant des « points noirs » (difficultés de circulation liées à un secteur), on améliore également les conditions de travail des conducteurs. Dès lors, l'équation est gagnant/gagnant/gagnant et il est intéressant d'envisager de faire des investissements afin de diminuer les coûts d'exploitation et d'attirer éventuellement plus d'usagers/clients.

Le PDU a été révisé en 2002 puis en juin 2005 et de nouveaux enjeux ont été mis en évidence comme la réduction de la pollution de l'air, favoriser la mobilité alternative en réduisant la place de l'automobile et améliorer la sécurité des déplacements. De nombreux projets inscrits dans le PDU ont été réalisés : Retour et développement du tramway, Métro B à Oullins, lignes fortes de trolleybus[26]

Les priorités du SYTRAL qui se traduisent par le Plan de mandat sont le fruit de nombreux arbitrages : économiques, politiques, techniques... Dès lors, il est difficile de dire avec certitude ce qui a animé tel ou tel choix. De manière plus générale, on observe cependant que les orientations prises à l'occasion du PDU de 1997 n'ont pas été remises en cause. Certains éléments ont évolué (moindre contrainte sur le stationnement ou changement de mode sur un futur axe fort) mais les orientations globales, ainsi que les axes forts envisagés ont été conservés (quitte à être repoussés dans leur réalisation).

Enquête déplacements[modifier | modifier le code]

En 2006, le SYTRAL a mené une grande enquête auprès des ménages afin de connaitre les pratiques de déplacement au niveau de l'aire urbaine, soit 460 communes et un total de 25 000 personnes interrogées[27]. Fait nouveau, cette enquête a porté sur un territoire qui dépasse largement celui du SYTRAL. Les résultats permettent ainsi de mettre en évidence à la fois le fonctionnement métropolitain et le manque d'une structure de coordination des déplacements à l'échelle de l'aire urbaine.

Une deuxième enquête a lieu de mi-2014 à mi-2015 sur 569 communes et 50 000 personnes interrogées[28].

Budget[modifier | modifier le code]

Ressources[modifier | modifier le code]

Dépenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f tecelyon.info - L'Historique du Réseau Bus OTL/TCL
  2. Conseil général de l'Environnement et du Développement durable, Rapport n° 007993-01, Modalités d'organisation des transports publics dans le département du Rhône et l'agglomération de Lyon, Ministère de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement,‎ 2011, 72 p. (lire en ligne), p. 12
  3. Recueil des actes administratifs de la préfecture du Rhône du 5 juillet 2012. Arrêté préfectoral n°2012160-0015 du 8 juin 2012 - Constatation de la création du Périmètre de Transports Urbains du syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise.
  4. a et b Comment le Sytral va sauver sa peau. Lyon Capitale. 5 avril 2012
  5. Synthèse du comité syndical du SYTRAL du 5 avril 2012
  6. Recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du Rhône du 28 septembre 2012. Arrêté préfectoral n°2012271-0011 du 27 septembre 2012 - Extension du Périmètre de Transports Urbains sur le territoire du syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise (SYTRAL).
  7. Compte-rendu du comité syndical du SYTRAL du 20 septembre 2012.
  8. « Arrêté préfectoral n°2013017-0026 du 17 janvier 2013 portant modification des statuts du syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise (SYTRAL) », sur www.rhone-alpes.territorial.gouv.fr (consulté le 7 février 2013)
  9. « Arrêté préfectoral n°2013017-0025 du 17 janvier 2013 portant extension du périmètre de transports urbains sur le territoire du syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise (SYTRAL) », sur www.rhone-alpes.territorial.gouv.fr (consulté le 7 février 2013)
  10. « Arrêté préfectoral n°2013169-0010 du 18 juin 2013 portant modification des statuts du syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise (SYTRAL) », sur www.rhone-alpes.territorial.gouv.fr (consulté le 8 juillet 2013)
  11. « Arrêté préfectoral n°2013169-0011 du 18 juin 2013 portant extension du périmètre de transports urbains sur le territoire du syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise (SYTRAL) », sur www.rhone-alpes.territorial.gouv.fr (consulté le 8 juillet 2013)
  12. « Rivalta coupe les lignes de bus de Genas, Chasselay, Vaugneray et Pollionnay », sur www.lyoncapitale.fr (consulté le 23 février 2013)
  13. 20 minutes, le 26 septembre 2008.
  14. Voir "Dix ans d'intercommunalité dans la Vallée du Garon" (page 5) [1], document de la CCVG
  15. Voir le magazine "Devant chez Vous" (page 35) de la CCVL et visiter le officiel de la commune de Messimy.
  16. Article paru dans le numéro 29 de janvier 2009 du magazine Reflets édité par la commune de Saint-Bonnet-de-Mure.
  17. "Les Vallons du Lyonnais disent oui au Sytral", article dans Le Progrès du 14 février 2010.
  18. lyonmag.com - Avec la Métropole de Lyon, le Sytral pourrait prendre en charge les transports du département, article du 29 janvier 2014.
  19. busetcar.com - Lyon : Le SYTRAL "N" en gestation, article du 29 janvier 2014.
  20. leprogres.fr - Le Sytral élargi à tous les transports départementaux en janvier 2015 ?, article du 29 janvier 2014.
  21. a, b et c « Arrêté n°2012321-0006 portant Modification des statuts du syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise (SYTRAL). », Recueil des actes administratifs de la Préfecture du Rhône, no 125,‎ 12 décembre 2012 (lire en ligne)
  22. « Arrêté n°2012356-0004 portant Création du Syndicat Mixte des Transports pour l'Aire Métropolitaine Lyonnaise. », Recueil des actes administratifs de la Préfecture du Rhône spécial, no 132,‎ 27 décembre 2012 (lire en ligne)
  23. a, b, c, d, e, f et g sytral.fr - L'organisation du SYTRAL
  24. a, b, c, d et e sytral.fr - Équipes opérationnelles
  25. a, b, c, d, e, f, g, h et i sytral.fr - Missions
  26. a, b et c sytral.fr - PDU : Plan des Déplacements Urbains
  27. sytral.fr - Enquête déplacements 2006
  28. sytral.fr - Enquête déplacements 2014-2015

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]