Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Sytral)
Aller à : navigation, rechercher

Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise

Description de cette image, également commentée ci-après

Logo du Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise.

Création 1985
Personnages clés Bernard Rivalta (président) (2001- )
Forme juridique Syndicat mixte
Siège social Drapeau de France Lyon (France)
Actionnaires Grand Lyon, CG 69, Brindas, Chaponost, Grézieu-la-Varenne, Messimy, Thurins
Activité Administration publique (tutelle) des activités économiques
Produits Métro de Lyon
Tramway de Lyon
Trolleybus de Lyon
Bus de Lyon
TCL
Site web www.sytral.fr

Le Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise (Sytral), est l'autorité organisatrice de transport urbain (AOTU) de Lyon et son agglomération. Cette dernière est principalement constituée de la communauté urbaine de Lyon. Il agit sur un territoire rassemblant plus d'un million d'habitants et gère le deuxième réseau de transports en commun de France, transportant 1,2 million de voyageurs quotidiennement.

La communauté urbaine regroupe cinquante-huit communes dont depuis le 1er janvier 2007 Givors et Grigny, ce qui a conduit à l'intégration du réseau Gibus, préexistant autour de Givors au réseau TCL. Le réseau TCL existant en 2012 compte une centaine de lignes de bus, plusieurs lignes de trolleybus dont les lignes fortes C1, C2 et C3, 5 lignes de tramway, 4 lignes de métro, et deux funiculaires. L'ensemble de ces équipements, ainsi que la marque TCL, sont la propriété du SYTRAL qui en délègue l'exploitation par le biais d'une délégation de service public à la société Keolis-Lyon, filiale du groupe Keolis.

Historique[modifier | modifier le code]

Le SYTRAL est issu du Syndicat des TCRL. Créé en 1941, le STCRL rassemblait d'abord la ville de Lyon et le département du Rhône. À la création de la communauté urbaine (1969), la compétence "transports collectifs" a été déléguée et c'est donc la communauté urbaine de Lyon (Surnommée initialement "COURLY", et "Grand Lyon" depuis 1991) qui a pris les sièges de la ville de Lyon. Pendant longtemps (jusqu'à la décentralisation et la loi MOP), le SYTRAL est resté une petite structure. En effet, les études étaient réalisées par la DDE ou encore la SEMALY - société d'économie mixte privatisée en 1994 et devenue en 2007 "Egis Rail" -, créée à l'occasion de la réalisation du métro lyonnais. Enfin, concernant l'exploitation, c'est le délégataire de service public, l'entreprise héritière de la compagnie des Omnibus et Tramways Lyonnais "OTL" (aujourd'hui "Keolis Lyon") qui s'assurait du travail. Le SYTRAL et son délégataire étaient particulièrement intégrés (par exemple, les locaux sont encore aujourd'hui rassemblés).

Initialement, la communauté urbaine, et le conseil général étaient membre à égalité du SYTRAL. Cependant, en 2003, des accords de "décroisement" des financement ont entraîné une diminution de la participation du conseil général. La communauté urbaine a alors eu 16 représentant au comité syndical, alors que le conseil général en avait 10[1].

La loi "MOP" a imposé une clarification des relations entre les collectivités et leurs délégataires. L'obligation de faire jouer la concurrence par le biais d'appel d'offres a nécessité la création de nombreux postes. De même, la décentralisation a permis une reprise en main par les élus locaux. La réalisation de lignes de transports collectifs en site propre présente l'avantage d'une grande visibilité pour les citoyens. C'est donc un élément fondamental d'une politique urbaine.

Par ailleurs, le poids des transports à travers la question de la congestion et des pollutions s'est considérablement accru. Ces différents critères ont amené le SYTRAL vers un effectif de plus de 80 postes en 2010.

Le SYTRAL a gagné aujourd'hui une place importante dans la vie politique locale et des efforts sont faits pour continuer à lui donner une certaine visibilité, notamment en communiquant sur le fait que c'est lui qui met en œuvre la politique de transports collectifs.

Statuts[modifier | modifier le code]

Les statuts du SYTRAL définissant son périmètre d'intervention, son mode de gouvernance et la répartition des charges entre les collectivités adhérentes ont été définis par arrêté préfectoral le 16 novembre 2012[2]. À compter du 1er janvier 2013, adhèrent au SYTRAL six collectivités locales : le Conseil Général du Rhône, la Communauté urbaine de Lyon (dite « Grand Lyon »), et les communes de Chaponost, Brindas, Messimy, et Thurins. Le 1er mars 2013, le nombre de membre du Sytral est de sept, avec l'adhésion de la commune de Grézieu-la-Varenne, puis le 1er juillet 2013 la commune de Sainte-Consorce devient son huitième membre.

À compter du 1er janvier 2013, le SYTRAL est membre du Syndicat Mixte des Transports pour l'Aire Métropolitaine Lyonnaise. Ce syndicat regroupe la Région Rhône-Alpes, le SYTRAL, la Communauté d'agglomération Saint-Étienne Métropole, Communauté d'agglomération Porte de l'Isère (CAPI), Communauté d'agglomération du Pays viennois (ViennAgglo). Son périmètre d'intervention comprend, outre le SYTRAL et les intercommunalités précitées, la Communauté de communes de l'Est Lyonnais (CCEL), la Communauté de communes du Pays de l'Ozon, la Communauté de communes de la Région de Condrieu, la Communauté de communes de la Vallée du Garon, la Communauté de communes du Pays mornantais, la Communauté de communes des Vallons du Lyonnais, la Communauté de communes du Pays de L'Arbresle, la Communauté de communes Saône Vallée, la Communauté de communes de Miribel et du Plateau, la Communauté de communes du canton de Montluel, la Communauté de communes de la Porte Dauphinoise de Lyon Satolas, la Communauté de communes de l'Isle-Crémieu, et la Communauté de communes des Collines du Nord Dauphiné. Ce syndicat a pour missions principales de coordonner les services de transport organisé par ses membres, de mettre en place une tarification unique ou unifiée sur son périmètre ainsi qu'un système d'information multimodale. Ses membres peuvent lui confier notamment l'organisation de services de transports réguliers et à la demande, ainsi toute action concourant à l'intermodalité et à la mobilité durable[3].

Composition[modifier | modifier le code]

En tant que collectivité, le SYTRAL est dirigé par un collège d'élus choisis par les collectivités adhérentes. L'organe décisionnaire est appelé comité syndical. Le syndicat emploi des salariés. Le rôle des salariés est de permettre aux élus d'appliquer les orientations choisies. Ils ont ainsi un rôle de conseil mais ce sont toujours les élus qui font les choix finaux.

Élus[modifier | modifier le code]

Comité syndical[modifier | modifier le code]

Le SYTRAL est un syndicat mixte car il rassemble six collectivités de trois type différent : la communauté urbaine de Lyon (représenté par son conseil communautaire), le département du Rhône (représenté par son conseil général), et les communes de Chaponost, Brindas, Grézieu-la-Varenne, Messimy, Sainte-Consorce et Thurins. Les sièges au comité syndical sont répartis comme suit[2] :

Le comité syndical se réunit au moins tous les trois mois.

Bureau[modifier | modifier le code]

Le comité syndical élit un bureau dont la composition est de neuf membres répartis de la manière suivante[2] :

  • Un président et un vice-président ;
  • 4 membres élus au titre de la représentation de la communauté urbaine ;
  • 2 membres élus au titre de la représentation du conseil général ;
  • Un membre élu parmi les deux représentant les communes adhérant à titre individuel.

Le bureau, ainsi que le président et le vice-président sont élus après chaque renouvellement des assemblées délibérantes des collectivités composant le syndicat.

Techniciens et salariés[modifier | modifier le code]

Cabinet de la présidence[modifier | modifier le code]

En dépend notamment le service de la communication.

Direction Générale[modifier | modifier le code]

A la direction générale sont rattachées un certain nombre de cellules : direction, marché, renfort, juridique, innovation recherche & développement durable, suivi opérationnel de la DSP...

Service de la communication[modifier | modifier le code]

Le service de la communication du SYTRAL est rattaché au cabinet de la présidence.

Direction du développement « DEV »[modifier | modifier le code]

Son rôle est d'organiser le développement du réseau à travers des projets ciblés : nouvelles lignes et prolongements.

Direction de l'exploitation « DEX »[modifier | modifier le code]

La direction de l'exploitation gère le réseau au quotidien : retour clients, suivi de l'exploitation mais aussi à terme au travers de l'élaboration de projets d'aménagements de "points noirs" pour la circulation des bus ou trolleybus (ou de lignes complètes, voir PAV, "Petits Aménagements de Voirie").

Direction de l'équipement et du patrimoine « DEP »[modifier | modifier le code]

Elle s'occupe de ce dont le SYTRAL est propriétaire : foncier, pôles multimodaux, matériel...

Direction financière et des ressources humaines[modifier | modifier le code]

Elle est dirigée par le directeur général adjoint.

Missions[modifier | modifier le code]

La mission du SYTRAL est de gérer l'offre de transports collectifs (lignes de bus, tramway, métro...), déterminer la politique tarifaire et mener les études pour le développement du réseau à l'échelle du Périmètre des transports urbains.

"TCL" est la marque du réseau. Elle ne correspond pas à une entreprise. En tant qu'autorité organisatrice des transports urbains, le SYTRAL confie l'exploitation de ses réseaux (Optibus et le réseau TCL) à des sociétés. Pour TCL, il s'agit de la société Keolis Lyon qui "descend" de l'ancienne entreprise OTL (voir Transports en Commun Lyonnais). Le SYTRAL reste propriétaire des infrastructures, des marques, etc. Seuls les employés dépendent de la société délégataire. Pour distinguer Keolis Lyon, TCL et SYTRAL, on peut donc dire que le premier exploite sous le nom du deuxième le réseau que le troisième construit et entretient !

Le réseau Optibus[modifier | modifier le code]

Le réseau Optibus est un réseau de transport à la demande destiné aux personnes présentant un handicap visuel ou moteur qui les empêche d'utiliser le réseau de transports en commun lyonnais et dont les déplacements ne sont pas pris en charge par un organisme. Ce réseau fonctionne de 6 heures à 1 heure tous les jours (sauf le 1er mai) et dessert le territoire du Grand Lyon et sept autres communes incluses dans le périmètre de transport urbain

Le réseau classique[modifier | modifier le code]

Gestion du réseau[modifier | modifier le code]

Le SYTRAL doit assurer la gestion du réseau notamment en s'assurant que son délégataire respecte les conditions du contrat mais aussi en évaluant et analysant pour mettre en évidence des pistes d'amélioration éventuelles.

Aménagement et développement du réseau[modifier | modifier le code]

Afin de mieux assurer sa mission de service public en desservant plus de personne et en assurant la meilleure qualité de service au meilleur coût, le SYTRAL projette et organise le développement de son réseau en continu.

Une des logiques développées dans le PDU de 1997 était de souligner le rapport entre efficacité de service et économies. Améliorer la vitesse et la régularité de service apporte une qualité de service aux usagers et fait faire des économies à la collectivité. Si ces améliorations se font en supprimant des "points noirs" (difficultés de circulation liées à un secteur), on améliore également les conditions de travail des conducteurs. Dès lors, l'équation est gagnant/gagnant/gagnant et il est intéressant d'envisager de faire des investissements afin de diminuer les coûts d'exploitation et d'attirer éventuellement plus d'usagers/clients.

Nouvelles dessertes[modifier | modifier le code]

Les nouvelles dessertes sont parfois très déficitaires mais elles correspondent à des logiques de service public et/ou, le cas échéant, d'accords politiques.

Nouvelles lignes de Transports Collectifs en Site Propre[modifier | modifier le code]

De nouvelles lignes de TCSP sont régulièrement construites. Ces lignes poursuivent de nombreux objectifs qui dépassent le cadre des transports : urbanisme, marketing politique et/ou territorial...

Voir Transports en commun lyonnais

« PAV », Petits Aménagements de Voirie[modifier | modifier le code]

Les PAV font partie d'un programme qui vise à améliorer à court terme le réseau. Ils concernent donc des lignes qui ne verront pas de TCSP dans les prochaines années bien que des aménagements parfois assez lourds puissent être envisagés. Il y a deux types de PAV : la résorption des points noirs (Part-Dieu, Gorge-de-Loup, Trion...) et l'aménagement de lignes fortes (10, future ligne express de l'ouest lyonnais) ou d'agglomération (lignes 40/43...).

Politique des déplacements d'agglomération[modifier | modifier le code]

Bien qu'il ne gère que les transports collectifs, le SYTRAL est chargé de réaliser des études ou de mettre en œuvre des orientations qui dépassent ses compétences ou son périmètre.

Plan des Déplacements Urbains[modifier | modifier le code]

Le SYTRAL est chargé de réaliser le document encadrant la gestion et le développement de tous les déplacements à l'échelle de l'agglomération, le Plan des Déplacements Urbains.

Enquête Ménages Déplacements[modifier | modifier le code]

Le SYTRAL a mené en 2006 une grande enquête auprès des ménages afin de connaitre les pratiques de déplacement au ni veau de l'aire urbaine. Fait nouveau, cette enquête a porté sur un territoire qui dépasse largement celui du SYTRAL. Les résultats permettent ainsi de mettre en évidence à la fois le fonctionnement métropolitain et le manque d'une structure de coordination des déplacements à l'échelle de l'aire urbaine.

Périmètre des Transports Urbains lyonnais[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

En 2012, le périmètre des transports urbains (PTU) du SYTRAL était celui de la communauté urbaine du Grand Lyon[4]. Pour des raisons historiques (accords entre les communes et l'ancêtre du SYTRAL) ou des accords politiques récents, 7 autres communes étaient desservies. Au total, jusqu'au 31 décembre 2012, le réseau desservait les 65 communes suivantes :

Les adhésions individuelles des communes de Brindas, Chaponost, Messimy, et Thurins au SYTRAL au printemps 2012[5],[6] ont conduit à l'extension du PTU à ces communes à compter du 1er janvier 2013, par arrêté préfectoral du 27 septembre 2012[7], et donc logiquement à leur desserte par le réseau TCL. À compter du 1er janvier 2013, le réseau dessert au total 68 communes, dont 62 font partie du PTU.

À compter du 1er mars 2013, la commune de Grézieu-La-Varenne intègre le SyTRAL[8] et son PTU[9]. À compter du 1er mars 2013, le réseau dessert au total 68 communes, dont 63 font partie du PTU.

À compter du 1er juillet 2013, la commune de Sainte-Consorce intègre le SyTRAL[10] et son PTU[11].

Cependant, à compter du 8 juillet 2013, les communes desservies par le réseau TCL et qui n'ont pas intégré le PTU, c'est-à-dire Genas, Pollionnay et Vaugneray ont perdu cette desserte[12], qui a alors été remplacée par des lignes gérées par le Conseil Général du Rhône[5]. À compter du 8 juillet 2013, le réseau dessert au total 65 communes, toutes intégrées au PTU de l'agglomération lyonnaise.

Périmètre du PTU[modifier | modifier le code]

  • les 58 communes de la Communauté urbaine de Lyon,
  • Brindas, Chaponost, Messimy, et Thurins, à compter du 1er janvier 2013 ;
  • Grézieu-la-Varenne, à compter du 1er mars 2013;
  • Sainte-Consorce, à compter du 1er juillet 2013.

Extension du PTU[modifier | modifier le code]

Dans le Plan de mandat du Grand Lyon de 2002, il est exprimé le souhait que la "communauté de communes de l'Est Lyonnais" intègre le Grand Lyon et donc le SYTRAL. Cette volonté ne s'est pas concrétisée. Cependant, à l'ouest, deux communautés de communes sont en négociation avec le SYTRAL : la "communauté de communes des Vallons du Lyonnais" et celle de la "Vallée du Garon".

Par ailleurs, Bernard Rivalta, président du SYTRAL, a confirmé en septembre 2008 le souhait d'élargir le périmètre de compétence du SYTRAL. Le secteur serait étendu aux territoires limitrophes de la plaine de l'Ain, du Nord Isère et de la Loire avec la prolongation des lignes TCL hors du Grand Lyon et la participation financière des nouveaux territoires[13].

Communauté de communes des Vallons du Lyonnais[modifier | modifier le code]

Depuis 2005, cet établissement public de coopération intercommunale est en négociation avec le Sytral pour une éventuelle adhésion. LA CCVL comprend 9 communes, cinq d'entre elles ont un conventionnement avec le Sytral (elles payent une somme annuelle pour être desservies) : Brindas, Grézieu-la-Varenne, Vaugneray, Pollionnay et Sainte-Consorce, soit plus de la moitié. Les autres sont Messimy, Saint-Laurent-de-Vaux, Thurins et Yzeron et n'ont pas de lignes Sytral sur leur territoire, par contre, elles ont des lignes du département du Rhône. L'intérêt de l'adhésion de l'ensemble de la CCVL au SYTRAL repose sur les capacités du SYTRAL à améliorer le service actuel (communes déjà adhérentes), voire à créer une nouvelle offre (autres communes). Pour le SYTRAL, l'intérêt serait de desservir des territoires qui sont fortement ancrés dans l'aire urbaine lyonnaise[14].

Au printemps 2012, les communes de Brindas, Messimy, et Thurins ont adhéré directement au SYTRAL[5],[6]. À l'été 2012, la commune de Grézieu-la-Varenne a souhaité, elle aussi, intégrer le SYTRAL. Cette demande a été validée par le comité syndical du 20 septembre 2012[15].

Communauté de communes de la Vallée du Garon[modifier | modifier le code]

La Communauté de communes de la Vallée du Garon est située en banlieue sud-ouest de Lyon. Elle rassemble les communes de Brignais, Chaponost, Millery, Montagny et Vourles. Brignais est un carrefour important de transports (nombreuses grandes routes comme D342 ou D386, l'autoroute A450). C'est un lieu de passage important et donc, historiquement, un territoire assez desservi par les transports en commun. La périurbanisation en œuvre dans le secteur depuis les années 1970 entraine la saturation des infrastructures routières pourtant élargies et multipliées. Une des solutions pour éviter la paralysie est le développement des transports collectifs. La CCVG n'a pas les moyens et se tourne donc vers le SYTRAL[16]. Les négociations sont toutefois bien moins avancées que pour la CCVL et il n'y a pas de certitude quant à leur aboutissement.

Au printemps 2012, la commune de Chaponost a adhéré au SYTRAL[5].

Communauté de communes de l'Est lyonnais[modifier | modifier le code]

La Communauté de communes de l'Est lyonnais (CCEL) située dans l'Est lyonnais, rassemble les communes de Colombier-Saugnieu, Genas, Jons, Pusignan, Saint-Bonnet-de-Mure et Saint-Laurent-de-Mure. Jean-Pierre Jourdain, maire de Saint-Bonnet-de-Mure, président de la CCEL et 3e vice-président du SEPAL, en présence de Bernard Rivalta, a fait voter à l'unanimité une nouvelle compétence transports afin d'organiser un maillage entre le territoire de la CCEL et le Grand Lyon. Une commission transports a été créée pour l'occasion et le SYTRAL chargé de réaliser une étude afin d'évaluer les besoins des transports sur le territoire de la CCEL dans le but créer de nouvelles lignes TCL à tarification unique[17].

Les négociations n'ont pas encore abouti. Il semblerait que les réformes territoriales annoncées les aient ralenties. Cependant le journal le Progrès annonce le 14 février 2010 que les élus de la CCEL ont fait le choix de l'intégration au SYTRAL[18].

Stratégie et projets[modifier | modifier le code]

Stratégie[modifier | modifier le code]

La stratégie du SYTRAL s'exprime au travers du Plan de mandat qui présente les projets de TCSP prévus pendant le mandat de l'équipe dirigeante correspondant à celui de la communauté urbaine. Pour compléter cette approche, on peut se référer à la présentation des comptes et aux comptes-rendus des Comités Syndicaux, l'organe de délibération du SYTRAL.

  • le SYTRAL mise beaucoup sur les investissements : nouvelles lignes de Transport Collectif en Site Propre (TCSP) et Petits Aménagements de Voirie (PAV).

L'objectif est de fournir un meilleur service de transports en commun dans un contexte où ils représentent une alternative à l'automobile pour lutter contre la congestion et les pollutions (pollution atmosphérique locale et réchauffement climatique). Par ailleurs, ces investissements doivent permettre de réduire les frais d'exploitation. Enfin, on peut signaler qu'ils sont un symbole fort de l'action publique et peuvent remplir ainsi une vocation politique.

  • En lien avec les nouvelles infrastructures, l'autre stratégie du SYTRAL est de se désendetter afin d'améliorer ses capacités d'investissement dans un contexte où l'État se désengage des transports collectifs de Province et où les charges d'exploitation augmentent en continu. Pour ce faire, hormis les aménagements cités précédemment, le SYTRAL a choisi de lutter fermement contre la fraude au travers de la mise en place de la montée par la porte avant dans les autobus et trolleybus (hors lignes C1/C2/C3) et la mise en place de portillons d'accès au métro. Cette politique se heurte à une vive opposition de certaines associations qui critiquent le temps accru pour accéder aux véhicules mais aussi de la part des conducteurs qui se sont refusé généralement à assurer le contrôle des passagers à la montée.

Si on applique une grille de lecture "développement durable" sur l'action du SYTRAL, on peut remarquer que son action repose sur :

  • une vision technique inspiré de son histoire

Ce n'est que depuis la décentralisation que la structure a acquis une visibilité politique.

  • une vision environnementale en devenir

Aujourd'hui, les actions du SYTRAL entrent dans une logique de respect de l'environnement par nature mais peu encore concrètement. Un poste a cependant été créé spécialement sur ce thème à l'été 2007[19].

  • une vision sociale faiblement développée

Un seul poste au sein de la structure est consacré aux questions sociales. Elles sont d'ailleurs abordées uniquement sous l'angle de la tarification.

Projets[modifier | modifier le code]

Les priorités du SYTRAL qui se traduisent par le Plan de mandat sont le fruit de nombreux arbitrages : économiques, politiques, techniques... Dès lors, il est difficile de dire avec certitude ce qui a animé tel ou tel choix. De manière plus générale, on observe cependant que les orientations prises à l'occasion du PDU de 1997 n'ont pas été remises en cause. Certains éléments ont évolué (moindre contrainte sur le stationnement ou changement de mode sur un futur axe fort)[20] mais les orientations globales, ainsi que les axes forts envisagés ont été conservés (quitte à être repoussés dans leur réalisation). Un nouvel axe fort a même été intégré (entre Gorge-de-Loup et Vaugneray).

Après la mise en œuvre des deux lignes de tramway T1 et T2 qui permettent notamment de relier les pôles universitaires[21], la politique de la dernière mandature a été plutôt de relier les grands quartiers d'habitat social au centre[22].

Un autre projet en cours de développement concerne Mobiville, un service d'information voyageur en temps réel sur le trafic des transports en commun de Lyon. Le service sera accessible sur les téléphones mobiles.

Pour voir le détail des réalisations et des projets, il faut se référer à l'article consacré aux transports en commun lyonnais.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Conseil général de l'Environnement et du Développement durable, Rapport n° 007993-01, Modalités d'organisation des transports publics dans le département du Rhône et l'agglomération de Lyon, Ministère de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement,‎ 2011, 72 p. (lire en ligne), p. 12
  2. a, b et c « Arrêté n°2012321-0006 portant Modification des statuts du syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise (SYTRAL). », Recueil des actes administratifs de la Préfecture du Rhône, no 125,‎ 12 décembre 2012 (lire en ligne)
  3. « Arrêté n°2012356-0004 portant Création du Syndicat Mixte des Transports pour l'Aire Métropolitaine Lyonnaise. », Recueil des actes administratifs de la Préfecture du Rhône spécial, no 132,‎ 27 décembre 2012 (lire en ligne)
  4. Recueil des actes administratifs de la préfecture du Rhône du 5 juillet 2012. Arrêté préfectoral n°2012160-0015 du 8 juin 2012 - Constatation de la création du Périmètre de Transports Urbains du syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise.
  5. a, b, c et d Comment le Sytral va sauver sa peau. Lyon Capitale. 5 avril 2012
  6. a et b Synthèse du comité syndical du SYTRAL du 5 avril 2012
  7. Recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du Rhône du 28 septembre 2012. Arrêté préfectoral n°2012271-0011 du 27 septembre 2012 - Extension du Périmètre de Transports Urbains sur le territoire du syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise (SYTRAL).
  8. « Arrêté préfectoral n°2013017-0026 du 17 janvier 2013 portant modification des statuts du syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise (SYTRAL) », sur www.rhone-alpes.territorial.gouv.fr (consulté le 7 février 2013)
  9. « Arrêté préfectoral n°2013017-0025 du 17 janvier 2013 portant extension du périmètre de transports urbains sur le territoire du syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise (SYTRAL) », sur www.rhone-alpes.territorial.gouv.fr (consulté le 7 février 2013)
  10. « Arrêté préfectoral n°2013169-0010 du 18 juin 2013 portant modification des statuts du syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise (SYTRAL) », sur www.rhone-alpes.territorial.gouv.fr (consulté le 8 juillet 2013)
  11. « Arrêté préfectoral n°2013169-0011 du 18 juin 2013 portant extension du périmètre de transports urbains sur le territoire du syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise (SYTRAL) », sur www.rhone-alpes.territorial.gouv.fr (consulté le 8 juillet 2013)
  12. « Rivalta coupe les lignes de bus de Genas, Chasselay, Vaugneray et Pollionnay », sur www.lyoncapitale.fr (consulté le 23 février 2013)
  13. 20 minutes, le 26 septembre 2008.
  14. Voir le magazine "Devant chez Vous" (page 35) de la CCVL et visiter le officiel de la commune de Messimy.
  15. Compte-rendu du comité syndical du SYTRAL du 20 septembre 2012.
  16. Voir "Dix ans d'intercommunalité dans la Vallée du Garon" (page 5) [1], document de la CCVG
  17. Article paru dans le numéro 29 de janvier 2009 du magazine Reflets édité par la commune de Saint-Bonnet-de-Mure.
  18. "Les Vallons du Lyonnais disent oui au Sytral", article dans Le Progrès du 14 février 2010.
  19. Voir Comité Syndical du 12 juillet 2007.
  20. L'axe A3 du PDU de 1997 accueille finalement un trolleybus à l'itinéraire plus ou moins protégé à la place d'un tram en site propre et, à l'inverse, un projet de pont réservé aux autobus pour relier la ville d'Oullins à Gerland devrait être remplacé par un prolongement de la ligne de métro B sur le même itinéraire
  21. le campus de la Doua à Villeurbanne, le campus des Berges du Rhône dans le centre-ville, le campus de Bron de l'université Lyon II, le campus pour le médical et paramédical de Grange-Blanche... Seul le campus d'Écully dans l'Ouest Lyonnais avec l'École centrale et l'EM Lyon n'est pas encore desservi par un TCSP en raison de son éloignement du centre
  22. Vaulx-en-Velin avec la ligne C3, Décines et Meyzieu avec T3, Saint-Priest avec T2 et bientôt Rillieux-la-Pape avec C2 et les Minguettes (Vénissieux) avec T4

Compléments[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]