Le Primatice

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Le Primatice

Nom de naissance Francesco Primaticcio
Naissance 1504
Bologne
Décès 1570
Paris
Activités peintre, architecte et sculpteur italien
Formation Peintre du roi
Maîtres Giulio Romano
Élèves Nicolò dell’Abate
Mécènes Les rois de France de François Ier à Charles IX
L'Enlèvement d'Hélène, 1530-1539

Francesco Primaticcio, dit Le Primatice (né en 1504 Bologne, alors dans les États pontificaux et mort à Paris en 1570) est un peintre, architecte et sculpteur italien de la Renaissance tardive.

Biographie[modifier | modifier le code]

Francesco Primaticcio est l'élève de Giulio Romano, avant de venir travailler, en 1532, au service de François Ier en France, où il est l'un des maîtres de la première École de Fontainebleau. Créateur génial aux multiples talents, il consacre l'essentiel de sa vie à servir par son œuvre la France et ses rois, de François Ier à Charles IX (dynastie des Valois).

Primatice part à 22 ans pour Mantoue, la cité de Frédéric II de Gonzague. Il y devient l’assistant de Giulio Romano, l’un des plus puissants héritiers de Raphaël. En 1532, Primatice arrive comme substitut de Guilio Romano auprès de François Ier, à qui il présente les modèles de son maître pour la Tenture de Scipion l’Africain. Le roi de France envoie alors Primatice à Bruxelles superviser la transcription de ces petits patrons à l’échelle définitive. La destinée du peintre bolonais est dès lors liée à celle des derniers Valois.

Il retrouve à la cour de France un autre italien, Rosso Fiorentino, arrivé en 1530 sur la recommandation de l’Arétin. Fontainebleau est alors un centre artistique en pleine effervescence. Sous la direction du Florentin, une vaste équipe d’artistes œuvre à la décoration de la galerie François Ier, tandis que Primatice est chargé de celle des appartements royaux. La mort soudaine de Rosso en 1540 laisse le champ libre pour trente ans à Primatice.

Primatice est un des maîtres incontestés de l’École de Fontainebleau, le premier à mettre en scène la Cour. Il imagine fêtes et mascarades, multiplie les décors intérieurs (la Galerie Basse, l’Appartement des Bains, la chambre de la duchesse d'Étampes, le cabinet du roi, etc.) mais aussi dans le jardin du château de Fontainebleau (pavillon de Pomone, fontaine d'Hercule, grotte des Pins).

Le chantier de la galerie d’Ulysse s’ouvre dans les années 1540 et se poursuit au-delà de la mort de son concepteur, en 1570. Au cours de séjours réguliers en Italie, il fait venir des œuvres antiques ou leurs moulages et importe les dernières inventions du maniérisme italien. Sous le règne d’Henri II, les réalisations se multiplient dans le domaine de la sculpture funéraire (tombeau des Guise, urne du cœur de François Ier…) ; à Fontainebleau, il dirige Nicolò dell’Abate, dans la décoration de la Salle de Bal. Nommé surintendant des bâtiments, il consacre principalement ses dernières années au monument funéraire d’Henri II et à la rotonde des Valois à Saint-Denis.

Peintre du roi, à la fois dessinateur, sculpteur[1], architecte, Primatice fait évoluer l’art en introduisant en France le raffinement et le maniérisme italien, l'héroïsme épique (en référence permanente à la mythologie, dieux et héros) créant ainsi un style personnel, un style primaticien, dont l'influence va gagner toute l'Europe.

Œuvres et expositions[modifier | modifier le code]

  • Autoportrait, huile sur toile, Galerie des Offices, Florence[2].
  • Scènes de l'histoire de Proserpine et termes de Priape, Cérès, Cybèle et Bacchus, Plume, encre brune, lavis brun, rehauts de blanc, pierre noire, papier lavé de beige, musée du Louvre, Paris[3],[2].
  • Statue antique d’une nymphe ou d’une divinité marine, plume, encre brune, pierre noire, stylet, musée du Louvre, Paris[4],[2].
  • Trois statues antiques de femmes drapées, plume et encre brune, musée du Louvre, Paris[5],[2].
  • Statue de vestale, plume, encre brune, stylet, musée du Louvre, Paris[6],[2].
  • Études pour Héra et un songe (Morphée ?), sanguine, rehauts de blanc, stylet, musée du Louvre, Paris[7],[2].
  • Hector blessé sous les murs de Troie, plume, encre brune, lavis brun, rehauts de blanc, papier lavé de beige, mis au carreau à la pierre noire, musée du Louvre[8],[2].
  • Ulysse et ses compagnons dans l'ile de la magicienne Circé, 1555-1559, sanguine et rehauts de blanc sur papier peint de sanguine, 24,3 × 32,4 cm, musée du Louvre, Paris[9].
  • La Nuit protégeant le Temps endormi des derniers rayons du Soleil (?), plume, encre brune, lavis brun, rehauts de blanc, papier lavé de beige, mise au carreau à la pierre noire, musée du Louvre[10],[2].
  • Déesse guerrière, couronnée d'un diadème, plume, encre brune, lavis beige, traces de blanc, pointe de métal (ou pierre noire), musée du Louvre, Paris[11],[2].
  • Junon, plume, encre brune, lavis brun, rehauts de blanc, stylet, mise au carreau à la pierre noire et au stylet, musée du Louvre, Paris[12],[2].
  • Vénus, plume, encre brune, lavis beige, stylet, mise au carreau à la pierre noire, musée du Louvre, Paris[13],[2].
  • Polymnie, plume, encre brune, lavis beige, rehauts de blanc, pierre noire, stylet,ra tces de mise au carreau à la pierre noire, musée du Louvre, Paris[14],[2].
  • Calliope, plume, encre brune, lavis beige, stylet, traces de mise au carreau à la pierre noire, musée du Louvre, Paris[15],[2].
  • Pallas, plume, encre brune, lavis beige, rehauts de blanc, stylet, traces de mise au carreau à la pierre noire, musée du Louvre, Paris[16],[2].
  • Melpomène, plume, encre brune, lavis beige, rehauts de blanc, pierre noire, stylet, musée du Louvre, Paris[17],[2].
  • Uranie, plume, encre brune, lavis beige, rehauts de blanc, pierre noire, compas, mise au carreau à la pierre noire, musée du Louvre, Paris[18],[2].
  • Terpsichore, plume, encre brune, lavis beige, rehauts de blanc, pierre noire, stylet, mis au carreau à la pierre noire, musée du Louvre, Paris[19],[2].
  • Clio, plume, encre brune, lavis beige, rehauts de blanc, pierre noire, stylet, mise au carreau à la pierre noire, musée du Louvre, Paris[20],[2].
  • Thalie, plume, encre brune, lavis beige, rehauts de blanc, stylet, pierre noire, mise au carreau à la pierre noire, musée du Louvre, Paris[21],[2].
  • Diane assise sur un char, plume, encre brune, lavis beige, pierre noire, musée du Louvre[22],[2].
  • Diane parmi ses nymphes transformant Actéon en cerf, plume, encre brune, lavis brun, rehauts de blanc (oxydés), papier lavé de beige, mise au carreau à la pierre noire, musée du Louvre[23],[2].
  • La Mascarade de Persépolis, plume et encre noire, lavis gris, rehauts de blanc, tracé préparatoire à la pierre noire et au stylet, mise au carreau à la pierre noire, musée du Louvre[24],[2].
  • Frise à l’antique avec des bateaux quittant un quai de chargement, plume, encre brune, lavis gris-beige, pierre noire, papier beige, musée du Louvre[25],[2].
  • Les Antipodes : le globe terrestre, avec les chars de Diane et d'Apollon, plume, encre brune, rehauts de blanc, lavis beige, pierre noire, sanguine, papier lavés de beige et de sanguine, musée du Louvre[26],[2].
  • Vénus, l’Amour et les Parques sous le signe du Taureau, plume, encre brune, rehauts et repentirs à la gouache blanche, lavis beige, papier lavé de beige, stylet, compas, mise au carreau à la pierre noire, musée du Louvre[2].
  • Le Festin des Dieux, plume, encre brune, lavis beige, pierre noire, rehauts de blanc (oxydés), papier lavé de beige, musée du Louvre[27],[2].
  • Le Festin des Dieux, plume, encre brune, pierre noire, stylet, papier lavé de beige, musée du Louvre[28],[2].
  • Diane au bain avec ses nymphes, plume, encre brune, lavis brun, rehauts de blanc, papier lavé de beige, mise au carreau à la pierre noire, musée du Louvre[29],[2].
  • Deux nymphes, deux chiens et un dieu fleuve assis, plume, encre brune, lavis brun, rehauts de gouache blanche, pierre noire, papier beige, mise au carreau à la pierre noire, British Museum, Londres[30],[2].
  • Homme barbu, assis, à demi drapé, plume, encre brune, lavis beige, pierre noire, musée du Louvre[31],[2].
  • Vénus, Bacchus, Mars, Mercure et deux autres figures auprès d'un couple de dieux (Jupiter et Junon ?, Pluton et Proserpine ?), sanguine, repassée au stylet, British Museum, Londres[32],[2].
  • La Vierge, reine des anges, plume, encre brune, lavis beige, rehauts de blanc, pierre noire, papier lavé de beige, musée du Louvre, Paris[33],[2].
  • Jupiter plaçant Callisto parmi les astres, plume, encre brune, lavis brun, rehauts de blanc, pierre noire, stylet, papier lavé de beige, musée du Louvre, Paris[34],[2].
  • Mars, Vénus (ou Junon ?) et l'Amour sur des nuées, plume, encre brune, lavis brun, rehauts de blanc, stylet, mise au carreau deux fois à la pierre noire,musée du Louvre[35],[2].
  • La Sainte Famille, huile sur ardoise, 43,5 × 31 cm, musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg[36],[2].
  • Faune, Sylvain et Pan, plume, encre brune, lavis beige, aquarelle, Biblioteca Nazionale Centrale, Florence[37],[2].
  • Un Turc, plume, encre brune, aquarelle, pierre noire, Biblioteca Nazionale Centrale, Florence[38],[2].
  • Hyménée tenant deux flambeaux allumés, pierre noire, stylet, Biblioteca Nazionale Centrale, Florence[39],[2].
  • La Discorde, plume, encre noire, aquarelle, pierre noire, Biblioteca Nazionale Centrale, Florence[40],[2].
  • Niche avec la statue d’Apollon, plume, encre brune, pierre noire, rehauts de blanc, papier lavé de beige, Galerie des Offices, Florence[41],[2].
  • Centaure portant une demoiselle en amazone, sanguine, The J. Paul Getty Museum, Los Angeles[42],[2].
  • La Lenteur industrieuse et constante, plume, encre brune, lavis gris, aquarelle, stylet, Nationalmuseum, Stockholm[43],[2].
  • Sphinge polygnaste, plume, encre gris-brun, lavis gris, aquarelle, pierre noire, Nationalmuseum, Stockholm[44],[2].
  • Capitaine tenant le bâton de commandement, plume, encre gris-brun, lavis gris, aquarelle, pierre noire, stylet, Nationalmuseum, Stockholm[45],[2].
  • Costume de fontaine d’eau parfumée, plume, encre gris-brun, aquarelle, pierre noire, Nationalmuseum, Stockholm[46],[2].
  • Mercure et une dame, plume, encre brune, aquarelle, pierre noire, Nationalmuseum, Stockholm[47],[2].
  • Hercule habillé en femme par Omphale, plume, encre brune, lavis brun-gris, rehauts de blanc, papier lavé de brun, Graphische Sammlung Albertina, Vienne (Autriche)[48],[2].
  • Ulysse tirant à travers les anneaux, 1555-1559, sanguine et rehauts de blanc sur papier lavé de sanguine, 24,3 × 62,4 cm, Walker Art Gallery, Liverpool[9].
  • Jeune homme nu : étude pour Hercule, sanguine, rehauts de blanc, papier beige, Paris, École nationale supérieure des beaux-arts, Paris[49],[2].
  • Hercule surprenant Faunus qui le prenait pour Omphale, plume, encre brune, lavis brun, stylet, The Duke of Devonshire and the Trustees of the Chatsworth Settlement, Chatsworth (Derbyshire, Angleterre)[50],[2].
  • Héra et le Sommeil endormant Zeus (dit traditionnellement L’Aurore chassant les songes funestes), plume, encre brune, lavis brun, rehauts de blanc, Kupferstichkabinett, Berlin[51],[2].
  • Le Jugement de Midas, huile sur bois, collection particulière[52],[2].
  • Le Supplice de Marsyas, sanguine, British Museum, Londres[53],[2].
  • Étude pour une figure, pierre noire, Galerie des Offices, Florence[54],[2].

L’Histoire de Cadmus, vers 1541-1544[modifier | modifier le code]

Dix dessins et estampes (avec les œuvres de Léon Davent, du maître FG, du maître de Cadmus), témoignent du fait que Primatice a imaginé un cycle de l’histoire du fils du roi Agénor de Tyr, Cadmus, qui partit à la recherche de sa sœur, Europe, enlevé par Jupiter, et qui, lors de ses pérégrinations, fonda la ville de Thèbes en Béotie et épousa Harmonie, la fille de Mars et de Vénus. Le style de ce cycle, dont on a imaginé qu’il pouvait orner une chambre au-dessus de la porte Dorée au château de Fontainebleau, est très proche de celui des compositions de la Chambre de la duchesse d’Étampes[2].

  • Femme nue, assise, de profil vers la droite, sanguine, rehauts de blanc, sur deux feuillets de papier assemblés, musée du Louvre[2].

Les Métamorphoses d’Ovide (gravées en 1545)[modifier | modifier le code]

Les dessins illustrent différents passages des Métamorphoses d’Ovide. La destination de ces compositions, qui formaient un cycle, demeure inconnue. L’importance de l’architecture dans chacune des scènes a amené les spécialistes à envisager l’intervention ou l’influence d’un architecte, Serlio ou Vignole, mais on ne doit pas exclure une réalisation personnelle de Primatice[2].

  • Étude de draperies, sanguine, rehauts de blanc au pinceau, École nationale supérieure des beaux-arts, Paris[55],[2].
  • Vertumne et Pomone ou Euryclée annonce à Pénélope l'arrivée d'Ulysse, lavis rouge, sanguine, plume, encre brune et rouge, rehauts de blanc, papier lavé de beige, mise au carreau à la pierre noire, École nationale supérieure des beaux-arts, Paris[56],[2].
  • Les Filles de Minyas, plume et encre rouge, lavis rouge, rehauts de blanc, papier lavé de rouge (minium ?), Nationalmuseum, Stockholm[57],[2].
  • Deux vieillards couverts de manteaux, dits Philémon et Baucis ou Deucalion et Pyrrha, plume, encre brune, pierre noire et sanguine, papier gris bleu, Kupferstichkabinett, Berlin[58],[2].

Le Cabinet du Roi à Fontainebleau, 1543-1545[59].[modifier | modifier le code]

Les peintures du cabinet du Roi réalisées sur des dessins de Primatice consistaient en représentation de héros et de Vertus, associés par couple sur les portes des armoires : César et la Force, Scipion et la Tempérance, Ulysse et la Prudence, Zaleucus et la Justice. Des « petites histoires » étaient peintes en grisailles en dessous de ces figures. Une des armoires au moins fut décorée sous la conduite de Serlio, architecte du roi. Deux tableaux de mêmes dimensions étaient accrochés l’un au-dessus de l’autre sur la cheminée : Le Maître de la Maison de Joseph faisant fouiller les bagages de ses frères et Les Cyclopes fabriquant les armes des amours dans la forge de Vulcain[2].

  • Études pour Ulysse, sanguine, rehauts de gouache blanche (oxydés), musée du Louvre[60],[2].
  • Ulysse, encre rouge et lavis rouge, rehauts de blanc, mise au carreau à la pierre noire, musée du Louvre[61],[2].
  • Zaleucus, lavis ocre jaune, plume, encre brune, rehauts de blanc, pierre noire et stylet, musée du Louvre[62],[2].
  • La Justice, pinceau, lavis ocre jaune, rehauts de blanc, pierre noire et stylet, musée du Louvre[63],[2].
  • Scipion, plume, encre brune, lavis brun, rehauts de blanc, tracé préparatoire à la pierre noire et stylet, papier lavé de beige, mise au carreau à la pierre noire, musée du Louvre[64],[2].
  • Les Cyclopes fabriquant les armes des amours dans la forge de Vulcain, sanguine et lavis de sanguine, plume, encre brune, rehauts de blanc, stylet, pierre noire, musée du Louvre[65],[2].
  • Amours s’affairant autour d’une chaîne et d’un carquois, tempera ou huile sur toile, musée de Wiesbaden, Wiesbaden[66],[2].
  • Le Maître de la Maison de Joseph faisant fouiller les bagages de ses frères, sanguine, stylet, Galerie des Offices, Florence[67],[2].
  • Le Maître de la Maison de Joseph faisant fouiller les bagages de ses frères, plume, encre brune, lavis rouge, contours incisés pour le transfert. The Royal Collection, château de Windsor[68],[2].

Les émaux des douze apôtres pour François Ier et Henri II, 1546-1547[modifier | modifier le code]

En juillet 1547, peu après la mort de François Ier, le peintre Léonard Limosin livra à Saint-Germain-en-Laye douze apôtres peints en émail d’après des cartons en couleur de Michel Rochetel eux-mêmes faits d’après des dessins de Primatice (Étude de drapé pour saint Paul et Étude de drapé pour saint Thomas). Selon les souhaits de François Ier, dont les plaques émaillées portent le « F », ces douze apôtres auraient dû orner les douze pilastres de la chapelle Saint-Saturnin du château de Fontainebleau[69]. Le nouveau roi, Henri II, en décida autrement et les fit placer dès 1552 dans des boiseries la chapelle du château d'Anet, demeure de la favorite, Diane de Poitiers. Ils sont aujourd’hui au musée des beaux-arts de Chartres. Leurs cartons servirent pour la réalisation d’une seconde série non plus au chiffre de François Ier mais à celui de Henri II[2].

  • Étude de drapé pour saint Paul, sanguine, rehauts de blanc (oxydés), musée du Louvre[2].
  • Étude de drapé pour saint Thomas, sanguine, rehauts de blanc (oxydés), musée du Louvre[2].

Galerie d'Ulysse, château de Fontainebleau[modifier | modifier le code]

  • Jupiter parmi les dieux, plume, encre brune, lavis beige, rehauts de blanc, stylet, pierre noire, papier beige, musée du Louvre[70],[2].
  • Figure en raccourci, le bras levé derrière la tête, sanguine, rehauts de gouache jaunâtre, papier gris-beige, Ashmolean Museum, Oxford[71],[2].
  • Neptune sur son char parmi les dieux apaisant ou déclenchant la tempête, plume, encre brune, rehauts de blanc, papier beige, mise au carreau à la pierre noire, pointe sèche, musée du Louvre[72],[2].
  • Étude contenant ou libérant les vents, pierre noire, sanguine, stylet, Galerie des Offices, Florence[73],[2].
  • Éole contenant ou libérant les vents, plume, encre brune, lavis brun, rehauts de blanc,collection privée[74],[2].
  • Mercure nu, debout, sonnant dans un double cornet, plume, encre brune, lavis beige, rehauts de blanc, pierre noire, musée du Louvre[74],[2].
  • Minerve lançant le foudre, plume, encre brune, lavis beige, rehauts de blanc, pierre noire, musée du Louvre[74],[2].
  • Pluton et Neptune devant Jupiter sous le signe du Poisson, plume, encre brune, lavis brun-beige, rehauts de blanc, mise au carreau à la pierre noire, papier lavé de beige, musée de l’Ermitage, Saint-Pétersbourg[75],[2].
  • La Ronde des Heures, sanguine, lavis de sanguine, rehauts de blanc, papier lavé de sanguine, Städelsches Kunstinstitut, Francfort-sur-le-Main[76],[2].
  • Minerve et un putto vus en raccourci, plume, encre brune, lavis brun, rehauts de blanc (oxydés), pierre noire, collection privée[2].
  • Le Char du Soleil entouré des Heures, sanguine, estompe, rehauts de blanc, papier beige, pierre noire, au stylet, plume, encre brune, papier beige, musée du Louvre[77],[2].
  • Le Nil, plume, encre brune, lavis brun, rehauts de blanc, tracé préparatoire à la pierre noire, papier lavé de beige, École nationale supérieure des beaux-arts, Paris[78],[2].
  • La Charité romaine, sanguine, lavis de sanguine, rehauts de blanc, tracé préparatoire à la pierre noire, musée du Louvre[2].
  • Minerve debout devant Jupiter et Junon, sanguine, rehauts de blanc, stylet, mise au carreau à la sanguine, papier de sanguine, Galerie des Offices, Florence[79],[2].
  • Hylas retenu par les Nymphes, sanguine, rehauts de blanc, papier lavé de beige, mise au carreau à la pierre noire, musée du louvre[80],[2].
  • Ulysse et ses compagnons dans l'île de Circé, sanguine, rehauts de blanc, papier lavé de sanguine, musée du Louvre[81],[2].
  • Ulysse protégé par Mercure des charmes de Circé, sanguine, rehauts de blanc (oxydés), Schlossmuseum, Weimar[82],[2].
  • Ulysse endormi transporté dans son pays, sanguine, rehauts de blanc (oxydés), Schlossmuseum, Weimar[83],[2].
  • Ulysse affrontant les Sirènes et franchissant le détroit de Charybde et Scylla, sanguine, rehauts de blanc, papier légèrement lavé de sanguine, Graphische Sammlung, Vienne, (Autriche)[84],[2].
  • L’épreuve de l’arc, sanguine, rehauts de blanc (oxydés), mise au carreau à la sanguine, papier préparé rose, Walker Art Gallery, Liverpool[2].
  • Pénélope racontant à Ulysse les épreuves endurées pendant son absence, huile sur toile, musée d'art de Toledo, Toledo (Ohio)[85],[2].
  • Ulysse et Télémaque faisant emporter les corps des prétendants, sanguine, rehauts de blanc (oxydés), papier lavé de sanguine, Graphische Sammlung, Vienne (Autriche)[86],[2].
  • Figure allégorique ou mythologique assise dans les nuées et Pan porté sur les nuages et entouré de quatre putti, sanguine, estompe, rehauts de blanc, tracé préparatoire au stylet[87],[2].
  • Saturne dévorant ses enfants, musée du Louvre[88],[2].
  • Loth et ses filles quittant la cité en feu, sanguine, rehauts de blanc, papier lavé de sanguine, British Museum, Londres[89],[2].
  • Rébecca donne à boire à Éliézer, sanguine, lavis de sanguine, rehauts de blanc, sur deux fragments de papier assemblés et lavés de sanguine, musée du Louvre[2].
  • Jacob prenant la main d’Isaac présenté par Rebecca, sanguine, lavis de sanguine, rehauts de blanc, papier lavé de sanguine, musée du Louvre[2].

Les vitraux et les sculptures du château d’Anet, 1547-1553[modifier | modifier le code]

Aucun document n’atteste que Primatice a travaillé pour le château d’Anet, construit par Philibert Delorme pour la favorite d’Henri II, Diane de Poitiers. Mais un de ses dessins, annoté a annet (Phèdre et Hippolyte), est sans doute un projet pour les vitraux commandés au maître verrier Nicolas Beaurain en 1548. Une description de ceux-ci, écrite au XVIIIe siècle par un visiteur anonyme, mentionne la représentation de sujets rares, tels que la mort de Chioné, dont il existe – ce n’est sans doute pas un hasard – des dessins par Primatice. À Anet, le style de Primatice était également visible dans les anges porteurs de instruments de la Passion sculptés en bas-reliefs à la voûte de la chapelle (in situ) et dans le groupe de la Diane chasseresse qui surmontait l’une des fontaines (aujourd’hui au Louvre)[2].

  • Homme assis jouant de la viola da braccio, sanguine, rehauts de blanc, pierre noire, stylet, papier lavé de sanguine, musée du Louvre[90],[2].
  • Phèdre et Hippolyte, plume et encre brune, lavis beige, rehauts de blanc, pierre noire, musée du Louvre[91],[2].
  • Hippolyte accusé par Phèdre auprès de Thésée, plume et encre brune, lavis beige, la pierre noire,musée du Louvre[2].
  • Diane, dans les nuées, menaçant de son javelot une femme qui fuit, plume et encre brune, lavis brun, rehauts de blanc, stylet, mise au carreau à la pierre noire, musée du Louvre[92],[2].
  • Déesse ou Nymphe chasseresse surprise au bain par un satyre (ou Diane refusant les avances d’un dieu-fleuve ?), plume et encre brune, lavis beige, rehauts de blanc, musée du Louvre[93],[2].

Le tombeau de Claude de Lorraine, duc de Guise, et d’Antoinette de Bourbon-Vendôme[modifier | modifier le code]

Veuve de Claude de Lorraine, Antoinette de Bourbon-Vendôme fit élever dans l’église collégiale Saint-Laurent de Joinville un monument funéraire pour sous époux (décédé en 1550) et elle-même. Les dessins de l’ensemble et du détail des bas-reliefs furent fournis par Primatice (voir dessins ci-dessous). Les paiements aux sculpteurs Dominique Florentin et Jean Picart, dit Le Roux, deux collaborateurs réguliers de Primatice, datent de 1552. L’ensemble a été démembré en 1792 mais l’aspect ancien du monument est connu par un dessin fait à la demande de l’érudit François-Roger Gaignères[2].

  • Projet pour le tombeau de Claude de Lorraine et d'Antoinette de Bourbon, plume et encre brune, lavis beige, rehauts de blanc, pierre noire, stylet, papier lavé de beige, musée du Louvre[94],[2].
  • Projet de tombeau pour Claude de Lorraine et Antoinette de Bourbon, plume, encre brune, lavis brun, pierre noire, stylet. Mise au carreau à la pierre noire, musée du Louvre[95],[2].
  • Homme nu gisant sur une draperie, sanguine, rehauts de blanc (oxydés), papier lavé de sanguine, musée du Louvre[96],[2].
  • Figure drapée, à demi allongée, de profil vers la droite, sanguine, rehauts de blanc, papier lavé de beige, musée du Louvre[97],[2].

La salle de bal à Fontainebleau, 1552-1556[modifier | modifier le code]

Commencée de construire sous François Ier, achevée sous Henri II, probablement entre 1552 et 1556, encore conservée de nos jours, la salle de bal du château de Fontainebleau, qui consiste en une double loggia au premier étage entre la porte Dorée et la chapelle Saint-Saturnin a été peinte par Nicolò dell’Abate, sur des dessins de Primatice. Son programme iconographique, encore incomplètement expliqué, exalte l’Amour, l’Harmonie et la Concorde[2].

  • Apollon et les Muses sur le Parnasse, (Primatice ou Atelier de Primatice), plume, encre brune, rehauts de blanc (oxydés), stylet, pierre noire, papier lavé de beige, British Museum, Londres[98],[2].
  • Apollon, l’Amour et Cyparissus (?), sanguine, rehauts de blanc, stylet, musée du Louvre[99],[2].
  • Deux vieillards à moitié drapés, sanguine, rehauts de blanc, papier lavé de sanguine, musée du Louvre[100],[2].
  • Étude pour Charon et un nautonier, sanguine, rehauts de blanc, papier lavé de sanguine, musée du Louvre[101],[2].
  • Étude pour Saturne, sanguine, rehauts de blanc, stylet, papier lavé de beige, musée du Louvre[102],[2].
  • Étude pour Mars, sanguine, rehauts de blanc, stylet, papier lavé de beige, musée du Louvre[103],[2].
  • Étude pour une naïade, sanguine, rehauts de blanc, mise au carreau à la pierre noire, musée du Louvre[104],[2].
  • Concert, sanguine, rehauts de blanc, papier en partie lavé ou frotté de sanguine, stylet, Graphische Sammlung Albertina, Vienne (Autriche)[105],[2].

La chapelle de l’hôtel de Guise à Paris, 1556[modifier | modifier le code]

Dès avant septembre 1555, Primatice est chargé d’importants travaux d’architecture et de décor à l’hôtel de Guise à Paris, aujourd’hui pris dans l’ensemble des bâtiments des Archives nationales. Il a la responsabilité des peintures des étuves et de celles de la chapelle dont il a remanié le gros-œuvre. Il confie la réalisation de ces dernières sur ses dessins à Nicolò dell’Abate qui ne commença d’y travailler qu’en janvier 1556. Ce décor a été détruit après 1803[2].

  • Étude pour Dieu le Père, sanguine et tempera blanche, rehauts de rose, sur papier préparé, The J. Paul Getty Museum, Los Angeles[106],[2].
  • Dieu le Père soutenu par les anges sous un pavillon flottant dont d’autres anges tiennent les extrémités, sanguine, rehauts de blanc, papier lavé de sanguine, mise au carreau au stylet et à la pierre noire et à la sanguine, musée du Louvre[107],[2].
  • Figure drapée debout, sanguine, rehauts de blanc (oxydés), mise au carreau à la pierre noire, papier lavé de sanguine, musée du Louvre[108],[2].

Le plafond du Cabinet du Roi à Fontainebleau, 1561[modifier | modifier le code]

Le plafond du Cabinet du Roi à Fontainebleau, qui a été modifié au fil du temps en fonction de l’agrandissement de la pièce, a toujours été un plafond à caisson. Les remaniements n’ont pas empêché que, de réfection en réfection, l’iconographie du décor de la pièce ait été maintenue. L’actuel plafond peint par François Boucher en 1751 reprend la découpe et le sujet d’une composition de Primatice, connue par deux dessins (La Course des chars du Soleil et de la Lune), qui pourrait avoir été faite en 1550-1561, au moment où Charles IX fit refaire la plus grande partie des peintures de son appartement à Fontainebleau[2].

  • La Course des chars du Soleil et de la Lune, sanguine, rehauts de blanc, Museum der bildenden Künste, Leipzig[109],[2].
  • La course des chars du Soleil et de la Lune, sanguine, rehauts de blanc (oxydés), stylet, sur deux feuillets de papier beige assemblés, musée du Louvre[2].

La Chambre du Roi à Fontainebleau en 1570[modifier | modifier le code]

Sous Charles IX, Primatice dirigea les travaux de réfection des peintures de la Chambre du Roi à Fontainebleau dont il a avait conçu le décor sous François Ier. Il fit de nouveaux dessins pour les grandes peintures représentant des sujets tirés non plus l’histoire de Proserpine mais de l’Iliade et, en 1570, Nicolò dell’Abate fut payé pour leur réalisation. L’ancien décor fut pour le reste conservé[2].

  • Femme, drapée, debout, vue de face, sanguine, rehauts de blanc, musée du Louvre[110],[2].
  • Homme nu, en buste, de trois quarts vers la droite, sanguine, rehauts de blanc oxydés, musée du Louvre[111],[2].
  • Figure drapée, vue de dos, sanguine, musée du Louvre[112],[2].
  • Deux hommes, vus en buste, tournés vers la droite, l'un drapé, l'autre nu, Sanguine, rehauts de blanc (oxydés), papier découpé irrégulièrement, musée du Louvre[113],[2].
  • Homme nu, vu en buste, la tête appuyée sur la main droite, sanguine, rehauts de blanc (oxydés), musée du Louvre[2].
  • Groupe de figures auprès de la statue d'Apollon, Primatice (?), pierre noire, rehauts de blanc, reprises partielles à la plume et encre brune, papier beige. Mise au carreau à la pierre noire[2].
  • Deux femmes romaines, Primatice (?), Eau-forte, musée du Louvre[114],[2].
  • Trois figures drapées, debout de face, regardant dans des directions opposées, Primatice (?), pierre noire, rehauts de blanc (oxydés), reprises à la plume et encre brune, musée du Louvre[115],[2].
  • Étude de cariatide ou de canéphore, drapée, Primatice (?), plume et encre brune, tracé préparatoire à la pierre noire, musée du Louvre[116],[2].
  • Une femme drapée, debout, Primatice (?), pierre noire, contours repris à la plume et encre brune, musée du Louvre[117],[2].
  • Homme barbu, drapé, debout, de profil vers la gauche, Primatice (?), pierre noire, rehauts de blanc (partiellement oxydés), musée du Louvre[118],[2].
  • Jeune homme drapé, debout, de face, la tête tournée vers la gauche, Primatice (?), pierre noire, rehauts de blanc, musée du Louvre[2].
  • Figure drapée, debout, vue de face ; figure drapée, debout, tournée vers la gauche (recto) et Figure drapée, debout, écartant ses voiles (verso), Primatice (?), sanguine[2].
  • Une figure drapée, debout, la tête baissée ; femme drapée, debout, les bras ouverts (recto) et Fragment d'une figure drapée, avançant, les bras écartés et fragment d'une autre figure (verso), Primatice (?), sanguine ; contours en partie repris à la plume et encre brune[2].
  • Figure drapée, Primatice (?), pierre noire, contours repris à la plume et encre noire[2].
  • Figure voilée debout, attribué à Primatice, pierre noire, contours repris à la plume et encre noire[2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Carmelo Occhipinti, Primaticcio e l'arte di gettare le statue di bronzo. Il mito della 'seconda Roma' nella Francia del XVI secolo, Roma 2010
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an, ao, ap, aq, ar, as, at, au, av, aw, ax, ay, az, ba, bb, bc, bd, be, bf, bg, bh, bi, bj, bk, bl, bm, bn, bo, bp, bq, br, bs, bt, bu, bv, bw, bx, by, bz, ca, cb, cc, cd, ce, cf, cg, ch, ci, cj, ck, cl, cm, cn, co, cp, cq, cr, cs, ct, cu, cv, cw, cx, cy, cz, da, db, dc, dd, de, df, dg, dh, di, dj, dk, dl, dm, dn, do, dp, dq, dr, ds, dt, du, dv, dw, dx, dy, dz, ea, eb, ec, ed, ee, ef, eg, eh, ei, ej, ek, el, em et en Dossier de presse de l'exposition L’Italie à la cour de France - Primatice, maître de Fontainebleau, 1504 -1570, Paris, musée du Louvre, 25 septembre 2004 - 3 janvier 2005 (les descriptions et compléments en sont repris quasi intégralement)
  3. Projet pour le décor du mur sud de la Chambre du Roi à Fontainebleau. À gauche, Vénus demande à l’Amour de frapper Pluton ; à droite Proserpine cueille des violettes et en remplit les plis de sa robe. Les figures des deux compositions sont inspirées de dessins du maître de Primatice, Giulio Romano.
  4. Dessin de la statue dite d’Amymone aujourd’hui à la villa Borghèse, à Rome, et autrefois dans la même ville, aux Santissimi Apostoli.
  5. Dessins d’une Artémis autrefois à Rome, dans le jardin du cardinal de Sienne (au centre), d’une Isis ou Cléopâtre VII vêtue comme Isis réputée provenir de la Villa Adriana à Tivoli et aujourd’’hui au Vatican (à droite).
  6. Dessin d’une statue antique conservée à Rome
  7. Dessin préparatoire à Héra chez le Sommeil. La déesse Héra est étudiée d’après un modèle masculin
  8. Le héros troyen, Hector, blessé par une pierre lors de son combat contre Ajax, est porté par ses compagnon sous les murs de Troie. Dessin pour un des compartiments latéraux de la voûte du vestibule de la Porte Dorée
  9. a et b Grande Galerie -Le Journal du Louvre, sept./oct./nov./ 2011, n°17.
  10. D’interprétations très discutées, le sujet s’intègre mal dans le cycle homérique de la voûte de la porte Dorée où il occupe une position latérale
  11. Reprise de la vestale antique précédente et transformée en déesse guerrière tenant un bouclier orné d’Hercule étouffant le lion de Némée. Cette façon d’animer les modèles antiques est fréquente dans les œuvres de Primatice
  12. Partie gauche de la feuille dont la partie droite est Vénus
  13. Partie droite de la feuille dont la partie gauche est Junon
  14. Polymnie, qui « parle par le geste », est la Muse de la rhétorique
  15. . Première des Muses en dignité, Calliope est la Muse de l’éloquence, de la poésie épique et héroïque. Elle a auprès d’elle des livres, sans doute l’Iliade, l’Odyssée et l’Énéide
  16. La déesse, guerrière et sage, est reconnaissable à ses attributs, la cuirasse, le casque, la lance, le javelot et les livres. Ces deux derniers sont aussi les signes distinctifs de la philosophie
  17. Muse de la Tragédie, entourée des signes des grands malheurs propres aux genre lyrique et dramatique qu’elle inspire
  18. Muse des choses célestes, c'est-à-dire de l’astrologie comme de l’astronomie, Uranie est reconnaissable ici à la sphère entourée d’un zodiaque, posée à ses côtés, et au grand manteau du ciel qui l’enveloppe
  19. Muse qui détient la cithare et commande aux passions,Terpsichore préside à la traduction des sentiments en mouvement et donc à la poésie légère et à la danse
  20. Muse de l’Histoire, Clio a auprès d’elle les tables sur lesquelles pourront être écrit les faits à préserver de l’oubli
  21. La Muse de la Comédie est représentée devant une galerie de théâtre antique
  22. Ce costume appartenait sans doute à une série de dieux assis sur des chars de l’invention de Rosso et de Primatice et reflétant peut-être l’apparat des fêtes données à Fontainebleau pour Charles Quint à la fin de 1539. Il est proche d’un costume porté par le dauphin au carnaval de 1542.
  23. Étude pour la partie gauche d’une lunette dont la partie droite a été gravée, en sens inverse, par Léon Davent. La composition, qui représente l’attrait fatal de la beauté féminine et les effets des pouvoirs magiques de l’eau, a sans doute été conçue pour la décoration des bains du château de Fontainebleau.
  24. Dessin d’une des compositions de la chambre de la duchesse d’Étampes représentant la fête lors de laquelle Alexandre le Grand, à l’instigation d’une courtisane grecque, incendia le palais de Persépolis pour venger les cités grecques brûlées par Xerxès.
  25. La très grande taille de ce dessin donne à penser que, comme un carton, il a été réalisé à l’échelle de l’œuvre a exécuté. Sa largeur correspond à celle de la cheminée du Cabinet du Roi.
  26. Modèle achevé pour le sujet principal de la voûte de la IIIeme travée de la galerie d’Ulysse. Entre 1541 et 1547. L’inscription, de la main de Primatice indique que la composition devait mesurer un peu plus de quatre mètres et fait allusion à la descente de Junon sur la terre pour sauver Agamemnon, un sujet que l’artiste avait prévu de représenter sur l’un des murs mais qui fut remplacé par une scène tirée de l’Odyssée.
  27. Étude de la moitié gauche d’une des deux scènes qui accompagnaient la Ronde des Heures à la voûte de la VIIIe travée, c’est-à-dire de la travée médiane, de la galerie d’Ulysse. Vers 1548-1550.
  28. Étude de la moitié droite d’une des deux scènes qui accompagnaient la Ronde des Heures à la voûte de la VIIIe travée, c’est-à-dire de la travée médiane, de la galerie d’Ulysse. Vers 1548-1550.
  29. Étude pour la partie gauche de la lunette de la paroi ouest de la cinquième pièce sous la galerie François-Ier, qui était la première salle des bains du château de Fontainebleau. Comme il l’a fait plusieurs fois, Primatice a étudié la partie droite séparément (Deux nymphes, deux chiens et un dieu fleuve assis).
  30. Étude pour la partie droite de la lunette de la paroi ouest de la cinquième pièce sous la galerie François-Ier, qui était la première salle des bains du château de Fontainebleau Comme il l’a fait plusieurs fois, Primatice a étudié la partie gauche séparément (Diane au bain avec ses nymphes). L’esquisse de Callisto, à l’arrière-plan, est empruntée à un dessin de Parmigianino(Florence, Uffizi).
  31. Étude pour un costume de Neptune, reconnaissable à son aspect tourmenté, peut-être l’un des dieux à l’antique exhibé à l’initiative de Charles d’Angoulême, duc d’Orléans lors de la mascarade du carnaval de 1542 à Fontainebleau.
  32. Dessin peut-être préparatoire à l’un ces petits sujets, inscrits dans des cartouches, du décor de la Chambre du Roi à Fontainebleau.
  33. Dessin peut-être préparatoire à un tableau de Primatice représentant saint Michel terrassant le démon qui se trouvait encore en 1796 dans l’église de Chailly-en-Bière, près de Fontainebleau. Saint Michel était le protecteur des rois de France.
  34. Étude pour l’un des sujets plafonnants de l’histoire de Callisto dans la cinquième pièce sous la galerie François-Ier, qui était la première salle des bains du château de Fontainebleau.
  35. Composition conçue sans doute pour la voûte de l’une des salles de l’Appartement des Bains au château de Fontainebleau.
  36. Autrefois attribué à Parmigianino, à Pontormo, à Bertoja ou à Tibaldi, mais mentionné dès 1606 dans une collection parisienne sous le nom de Primatice, cette peinture est un des très rares tableaux conservés de l’artiste.
  37. Études sans doute pour les costumes de satyres portés par Henri d’Albret, roi de Navarre, le dauphin, futur Henri II, de Charles d’Angoulême, duc d’Orléans, le cardinal de Lorraine et le connétable de Montmorency au bal des noces du duc de Nevers et de mademoiselle de Vendôme à Paris, en janvier 1539.
  38. Costume peut-être pour la turquerie faite à Blois le 16 mars 1541 où François Ier, le cardinal de Lorraine, Hippolyte d’Este et Charles d’Angoulême apparurent vêtus de belles livrées de diverses couleurs et coiffés de turbans.
  39. Costume porté par le dauphin et ses compagnons lors de la mascarade donnée aux noces de Claude de Clermont, baron de Dampierre et de Jeanne de Vivonne de la Châtaigneraie, à Paris, en février 1542.
  40. L’annotation M. de Troyes (?) indique que ce costume a été dessiné pour Louis de Lorraine (1527-1578), qui devint évêque de Troyes à l’âge de dix-huit ans, donc en 1545.
  41. Cette interprétation de l’Apollon du Belvédère a sans doute été dessinée par Primatice pour un projet en relation avec la personne de Henri de Valois, dauphin puis roi de France. Le croissant de lune, au sommet de la niche, et l’arc turquin, tenu par le dieu, appartiennent en effet à l’emblématique de ce personnage.
  42. Costume porté par François Ier le lundi soir suivant le mariage de Claude de Clermont, baron de Dampierre et de Jeanne de Vivonne de la Châtaigneraie, à Paris, en février 1542.
  43. Costume de fileuse montée sur une tortue porté par Charles d’Angoulême, duc d’Orléans, le soir du carnaval suivant le mariage de Claude de Clermont, baron de Dampierre et de Jeanne de Vivonne de la Châtaigneraie, à Paris, en février 1542.
  44. Costume porté par François Ier et Jean de Guise, cardinal de Lorraine, lors du bal à l’italienne donné à l’occasion des noces de mademoiselle d’Avrilly.
  45. Costume porté par le dauphin Henri lors du bal donné à Fontainebleau à l’occasion du baptême de sa fille, Élisabeth de Valois, en juillet 1546.
  46. Costume vu par un ambassadeur du duc de Ferrare au bal donné pour le mariage de Claude II de Guise, duc d’Aumale, et de Louise de Brézé en août 1546. La tête du personnage masqué était cachée par la sphère, les jambes par l’étoffe juponnée. Il jaillissait de l’eau parfumée des seins des Grâces.
  47. Ces costumes, sans doute faits pour un bal de mariage puisque Mercure porte les torches de l’hymen liées par du lierre, symbole d’éternité, et, sur son casque, deux amours, sont annotés au verso : « per il duca di lorena ». Cela signifie qu’ils devaient être endossés par le duc de Lorraine et l’un de ses compagnons.
  48. Dessin pour la peinture du mur ouest du portique de la porte Dorée au château de Fontainebleau, détruite par le temps et refaite au XIXe siècle.
  49. Étude sur le modèle utilisé pour représenter Hercule dans Hercule surprenant Faunus qui le prenait pour Omphale.
  50. Dessin pour la peinture du mur est du portique de la porte Dorée au château de Fontainebleau, détruite par le temps et refaite au XIXe siècle.
  51. Le Sommeil (ailé), accompagné de Héra (sur son char), endort Zeus pour l’empêcher de protéger les Troyens. Dessin pour un des compartiments centraux de la voûte du vestibule de la Porte Dorée.
  52. Pan (à droite) a défié Apollon (à gauche) d’égaler le son de sa flûte ave sa lyre. Le Tmolos (couronné de feuillage) déclare Apollon vainqueur, mais Midas préfère les accents rustiques de la flûte de Pan. Apollon estime alors indigne d’une forme humaine des oreilles si stupides et les transforme en oreilles d’âne.
  53. Le silène Marsyas (dont le corps a ici, tête-bêche, l’attitude du Laocoon antique) est écorché vif pour avoir défié Apollon avec la flûte de roseau abandonnée par Athéna.
  54. Étude préparatoire à la figure de Mars dans une composition plafonnante conçue sans doute pour une voûte de l’une des salles de l’Appartement des Bains
  55. Ces cinq études de jupes drapées sur des jambes pliées ont été utilisées dans la composition représentant les Filles de Minyas et dans un projet pour une peinture de la Chambre de la duchesse d’Étampes, Le Banquet d’Alexandre.
  56. Plutôt que l’épisode homérique d’Euryclée annonçant à Pénélope le retour d’Ulysse, ce dessin illustre sans doute, bien que la scène ne soit pas située dans un jardin, le mythe ovidien de Vertumne et Pomone.
  57. Ce dessin représente Alcithoé, Leucippé, Arsippé qui, refusant de participer aux orgies sacrées en l’honneur de Bacchus, se consacrent, chez elles, aux travaux de Minerve. La composition a été gravée, avec quelques variantes, par Fantuzzi, en 1545.
  58. Parfois considéré comme une représentation de Loth et sa femme fuyant Sodome, ce dessin montre plutôt Philémon et Baucis ou Deucalion et Pyrrha fuyant le déluge. La composition a été gravée par Léon Davent avec l’invenit de Primatice.
  59. Grâce à une nouvelle interprétation des Comptes des Bâtiments du roi, publiés en 1877-1880 par Léon de Laborde, la date des travaux de décoration du cabinet du Roi a pu être restreinte à une fourchette 1543-1545, contre 1541-1546 auparavant. Thomas Clouet, « Fontainebleau de 1541 à 1547. Pour une relecture des Comptes des Bâtiments du roi », dans Bulletin monumental, 2012, p. 206-207 (résumé).
  60. Ce dessin est une étude pour le héros qui incarnait la vertu de Prudence sur les ouvrants des armoires du Cabinet du Roi. Comme dans les dessins de Michel-Ange, la définition des têtes, des pieds et des mains est négligée et le modèle est saisi dans un moment d’équilibre éphémère.
  61. Dessin du héros qui incarnait la vertu de Prudence sur les ouvrants des armoires du Cabinet du Roi. La peinture a été réalisée par l’artiste Bolonais Giovanni Battista Bagnacavallo, fils de Bartolomeo Bagnacavallo, qui retourna en Italie dès 1546.
  62. La peinture a été réalisée par Michel Rochetel.
  63. Dessin de la Vertu qui faisait pendant à Zaleucus sur les ouvrants des armoires du Cabinet du Roi. La peinture a été réalisée par Michel Rochetel.
  64. Dessin du héros qui incarnait la vertu de Tempérance sur les ouvrants des armoires du Cabinet du Roi. La peinture a sans doute été réalisée par Germain Musnier.
  65. Dessin qui a servi de modèle pour la réalisation de l’un des deux tableaux placés sur la cheminée du cabinet du Roi.
  66. Fragment de l’un des deux tableaux placés sur la cheminée du cabinet du Roi.
  67. Esquisse de la composition de l’un des deux tableaux placés sur la cheminée du cabinet du Roi.
  68. Dessin qui a servi de modèle pour la réalisation de l’un des deux tableaux placés sur la cheminée du cabinet du Roi. La peinture correspondante est aujourd’hui perdue.
  69. Thomas Clouet, « Fontainebleau de 1541 à 1547. Pour une relecture des Comptes des Bâtiments du roi », dans Bulletin monumental, 2012, p. 218-219 (résumé).
  70. Modèle achevé pour le sujet principal de la voûte de la Ire travée de la galerie d’Ulysse. Entre 1541 et 1547. La composition s’inspire de celle l’Assomption de la Vierge de Corrège à la coupole du Duomo de Parme.
  71. Étude pour la figure en haut à droite du dessin de Neptune sur son char parmi les dieux apaisant ou déclenchant la tempête (n° 139).
  72. Modèle achevé pour le sujet principal de la voûte de la IIe travée de la galerie d’Ulysse. Entre 1541 et 1547.
  73. Étude libre pour l’un des sujets secondaires de la voûte de la IIe travée de la galerie d’Ulysse. Entre 1541 et 1547.
  74. a, b et c Dessin arrêté pour l’un des sujets secondaires de la voûte de la IIe travée de la galerie d’Ulysse. Entre 1541 et 1547.
  75. Modèle achevé pour le sujet principal de la voûte de la VIe travée de la galerie d’Ulysse. Entre 1541 et 1547.
  76. Les figures au centre sont dessinées sur un fragment de papier collé par le peintre. Modèle achevé pour le sujet principal de la voûte de la VIIIe travée, c’est-à-dire de la travée médiane, de la galerie d’Ulysse.
  77. Dessin arrêté pour le sujet principal de la voûte de la Xe travée de la galerie d’Ulysse. Vers 1555-1560. Comme dans Les Antipodes (n°144), Primatice s’inspire ici de la peinture conçue par Giulio Romano pour la voûte de la Camera del Sole e della Luna au palais du Te (cat. 2).
  78. Dessin arrêté pour un sujet secondaire de la voûte de la Xe travée de la galerie d’Ulysse. Avant 1547 ?.
  79. Dessin arrêté pour le sujet principal de la voûte de la XIIIe travée de la galerie d’Ulysse. Vers 1550.
  80. Dessin arrêté pour un sujet secondaire de la voûte de la XIIIe travée de la galerie d’Ulysse ?.
  81. Dessin arrêté de la 18e composition des parois de la galerie d’Ulysse au château de Fontainebleau.
  82. Dessin arrêté de la 19e composition des parois de la galerie d’Ulysse au château de Fontainebleau.
  83. Dessin arrêté de la 30e composition des parois de la galerie d’Ulysse au château de Fontainebleau.
  84. Copie de la 19e composition des parois de la galerie d’Ulysse au château de Fontainebleau.
  85. Tableau, sans doute de la main de Primatice, vers 1541-1545, dont l’artiste a repris le dessin pour la partie gauche de la 48e composition des parois de la galerie d’Ulysse au château de Fontainebleau.
  86. Dessin arrêté de la 55e composition des parois de la galerie d’Ulysse.
  87. Ces deux dessins, comparables à ceux préparant les compartiments de la voûte de la galerie d’Ulysse, étaient des études pour des compositions peintes à Fontainebleau. Primatice, avant 1568, les envoya, comme témoignage de son art, au peintre et historiographe arétin, Giorgio Vasari, qui les fit monter pour son Libro de' Disegni.
  88. Ce dessin, comparable à ceux préparant les compartiments de la voûte de la galerie d’Ulysse, était une étude pour une composition peinte à Fontainebleau, détruite, mais connue par une copie. Il s’apparente étroitement aux deux feuilles que Primatice envoya, comme témoignage de son art, au peintre et historiographe arétin, Giorgio Vasari, et formait peut-être avec un ensemble cohérent.
  89. Pour dessiner les filles de Loth, Primatice a utilisé ses études faites à Rome d’après des statues antiques. Celle de gauche reprend, en sens inverse, une des statues visibles au centre de la feuille Trois statues antiques de femmes drapées. La femme de Loth, vue de dos, emprunte son attitude à une œuvre de Michel-Ange.
  90. Cette étude sur le modèle, sans doute initialement conduite par Primatice pour représenter un Apollon ou un Orphée jouant de la viola da braccio a été réemployée, moyennant une modification de sexe et de costume, pour Phèdre dans un des modèles de vitraux du château d’Anet.
  91. Dans ce dessin, sur lequel une inscription a indiqué que le sujet avait été représenté “ a annet ”, Phèdre déclare sa passion à Hippolyte (dont le nom, IPOLITO, ainsi que celui de l’artiste, prima…, est porté, en bas à droite de la feuille. L’histoire d’Hippolyte, chaste adorateur d’Artémis (la Diane des Latins), se rattache au mythe de Diane, la déesse volontiers associée à la détentrice du château d’Anet, Diane de Poitiers.
  92. Ce dessin fait partie d’une série de feuilles de Primatice mesurant toutes environ 25 cm sur 19 cm racontant l’histoire de Chioné, aimée de Mercure et d’Apollon et finalement poursuivie par Diane. Cette histoire, rarement représentée, étaient figurée dans les vitraux du château d’Anet peint par Nicolas Beaurain en 1548. .
  93. Primatice a souvent traité des sujets où des nymphes ou des déesses ont à se défendre de la concupiscence de personnages incarnant la puissance instinctive de la nature. Ici, le traitement linéaire, précis et appliqué, rappelle celui des dessins pour les vitraux du château d’Anet.
  94. Dans ce projet, probablement inspiré par le tombeau de Pietro Strozzi dessiné par Giulio Romano pour San Domenico de Mantoue et sans doute conçu par Primatice avant qu’il n’ait eu connaissance de la disposition de la chapelle de Joinville, le monument est cantonné de Vertus selon une tradition italienne importée en France par Jean Perréal pour le tombeau des ducs de Bretagne. La forme de cariatide donnée à ces vertus, d’une théâtralité inédite, n’apparaît dans l’architecture des tombeaux français qu’une dizaine d’année auparavant.
  95. Deuxième projet pour un monument adossé, en forme de chapelle à deux étages avec, en haut, les priants et, en bas, les gisants des défunts éclairés par un oculus et deux fenêtres. Cette disposition sur deux niveaux s’apparente à celle des tombeaux des rois de France depuis Louis XII et pourrait être une manifestation des prétentions royales (sur Jérusalem et les Deux-Siciles) de la famille de Lorraine. L’annotation: Basse taille sur le soubassement indique la présence d’un bas-relief comme sur le premier projet.
  96. L’attitude du modèle évoque celle des gisants représentés en “ transis ”. Peut-être s’agit-il d’une étude d’après nature pour le tombeau de Claude de Lorraine, mais le transi visible sur le deuxième projet du monument a le corps davantage renversé en arrière.
  97. Étude d’après le modèle utilisée pour représenter l’allégorie de rivière ou de ville vaincue au premier plan du Triomphe de Claude de Lorraine tel qu’il a été esquissé dès le premier projet du tombeau de celui-ci et sculpté en bas-relief par Dominique Florentin. Primatice a repris la disposition du profil et du bras gauche dans un autre dessin représentant Diane, dans les nuées, menaçant de son javelot une femme qui fuit.
  98. Dessin correspondant à la peinture de l’un des écoinçons du mur de la Salle de Bal, du côté de la Cour Ovale. La représentation d’Apollon musicien entouré des Muses sur le Parnasse, à sa place dans une Salle de Bal, pourrait y avoir illustré la notion d’Harmonie qui préside à l’essentiel du cycle peint dans cette pièce.
  99. Étude des figures de l’un des tableaux de l’embrasure de la 2e croisée sud de la Salle de Bal représentant le jeune Cyparissus se désolant, auprès d’Apollon et de l’Amour, d’avoir tué son cerf familier.
  100. Étude des figures de l’un des tableaux de l’embrasure de la 5e croisée nord de la Salle de Bal montrant deux vieillards qui, selon les auteurs anciens, représenteraient “ le Conseil ”. Ce dessin a aussi servi de modèle à l’un des bas-reliefs de la voûte du tombeau de François Ier. La figures de droite s’inspire d’un statue antique, le Torse du Belvédère (Vatican).
  101. Étude des figures de l’un des tableaux de l’embrasure de la 2e croisée nord de la Salle de Bal. La composition brode sur le type des études d’Evangélistes ou de Sibylles de Corrège avec l’acuité de métier de Parmigianino.
  102. Bord supérieur et angle inférieur droit découpés et complétés avec des pièces de papier probablement taillées dans une feuille de Primatice. Partie supérieure gauche de Étude pour Mars. Étude d’après le modèle de la figure de l’un des tableaux de l’embrasure de la 2e croisée sud de la salle de bal représentant Saturne, d’un type comparable à certaines études d’après nature de Parmigianino.
  103. Angle supérieur gauche découpé et complété avec une pièce de papier probablement taillée dans une feuille de Primatice. Partie inférieure droite de Étude pour Saturne. Étude d’après le modèle de la figure de l’un des tableaux de l’embrasure de la 5e croisée sud de la salle de bal représentant Mars endormi.
  104. Étude d’après le modèle de la figure de l’un des tableaux de l’embrasure de la 2e croisée sud de la salle de Bal représentant peut-être Amphitrite.
  105. Étude pour la partie droite de la composition qui occupe le fond de la tribune des musiciens sur le mur ouest de la Salle de Bal. La correspondance entre le sujet du dessin et la fonction de la tribune est évidente.
  106. Étude pour Dieu le Père et pour les anges dont le dessin arrêté est exposé sur Dieu le Père soutenu par les anges sous un pavillon flottant dont d’autres anges tiennent les extrémités.
  107. Projet arrêté et mis au carreau pour le report et l’agrandissement des peinture de la partie centrale de la voûte de la chapelle de l’hôtel de Guise. L’attitude de la figure en bas au centre est identique à celle de 'Saturne dévorant ses enfants.
  108. Étude pour l’un des personnages du cortège des Mages qui était peint sur les retombées de la voûte de la chapelle de l’hôtel de Guise.
  109. Ce projet de plafond s’apparente par son style à ceux des Xe, XIe et XIIe travée de la voûte de la galerie d’Ulysse. La figure féminine volant devant le Soleil est empruntée au projet pour la IIIe travée de la même galerie La Course des chars du Soleil et de la Lune
  110. Étude pour Hélène dans la peinture représentant Pâris visitant Ménélas et Hélène réalisée par Nicolò dell’Abate pour le décor de la Chambre du Roi à Fontainebleau
  111. Étude pour Ménélas dans la peinture représentant Ménélas pleurant Hélène réalisée par Nicolò dell’Abate pour le décor de la Chambre du Roi à Fontainebleau. Dans la fresque, le personnage apparaissait dans la même attitude mais sous les trait d’un homme âgé
  112. Étude pour un prêtre dans la peinture représentant Ulysse et les grecs sacrifiant réalisée par Nicolò dell’Abate pour le décor de la Chambre du Roi à Fontainebleau
  113. À gauche, étude pour un sacrificateur dans la peinture représentant Ulysse et les grecs sacrifiant réalisée par Nicolò dell’Abate pour le décor de la Chambre du Roi à Fontainebleau. L’étude de droite a été rapprochée d’une figure de Ménélas pleurant Hélène. Partie d'un feuillet dont un autre fragment est conservé au Louvre.
  114. Cette gravure a été attribuée à Primatice au début du XIXe siècle. Son style a été plus récemment rapproché de celui de Nicolò dell’Abate. Ni l’un ni l’autre artiste ne sont par ailleurs connus comme graveur. L’auteur de la gravure, qui maîtrise bien la technique de l’eau-forte, a reproduit sur le même cuivre deux figures distinctes, d’inspiration antiquisante, qui ne sont pas dénuées de caractères primaticiens.
  115. Ample, souple et clair, ce dessin renchérit sur les formules du style de Primatice à la fin de sa carrière. L’une des figures est une reprise inversée et amplifiée de l’une des Deux femmes romaines de l’unique gravure traditionnellement attribuée à Primatice. De la même main que les dessins Deux femmes romaines, Étude de cariatide ou de canéphore, drapée, Une femme drapée, debout.
  116. Cette étude de figure et la suivante poursuivent une réflexion sur les moyens d’animer les modèles de la statuaire antique que Primatice avait engagée avec certaines de ses études de costume pour les fêtes et les mascarades. La ligne, discontinue mais pure, les simplifications anatomiques sont celles de Primatice.
  117. Dessiné sur un papier marqué d’un filigrane français des années 1560. Si ce dessin est de Primatice, en dépit de ses parentés avec les figures mises en scène par Nicolò dell’Abate dans ses sujets tirés de l’histoire romaine, il ne peut être daté que de la dernière décennie de son activité.
  118. Ce dessin et Jeune homme drapé, debout, de face, la tête tournée vers la gauche sont de même facture et de même style. La pose de l’homme s’apparente à celle d'une figure gravée par le maître C. Son style est comparable à celui des personnages peints par Nicolò dell’Abate sur des dessins de Primatice dans la Chambre de la duchesse d’Étampes peu avant 1570.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Giorgio Vasari cite le Primatice et décrit sa biographie dans Le Vite : page ?? - édition 1568

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