Léotoing

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Léotoing
Ancienne porte.
Ancienne porte.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Haute-Loire
Arrondissement Brioude
Canton Blesle
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Blesle
Maire
Mandat
Stéphane Bard
2014-2020
Code postal 43410
Code commune 43121
Démographie
Population
municipale
209 hab. (2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 21′ 46″ N 3° 13′ 27″ E / 45.3627777778, 3.2241666666745° 21′ 46″ Nord 3° 13′ 27″ Est / 45.3627777778, 3.22416666667  
Altitude Min. 460 m – Max. 701 m
Superficie 19,56 km2
Localisation

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Léotoing

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Léotoing

Léotoing est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château[modifier | modifier le code]

Les ruines du château
L'église Saint-Vincent classée monument historique?

Les origines[modifier | modifier le code]

Le nom et la seigneurie de Léotoing tirent leurs origines d'une branche cadette de la famille de Mercœur.

Dès la fin du XIe siècle, Anthoine de « Lauthon » puis ses frères et ses héritiers imposent leur autorité sur de nombreux fiefs voisins. Vers 1420, la seigneurie se scinde et les cadets s'installent à Montgon qui devient le fief principal de la branche des Léotoing-Montgon.

Le château n'occupe alors qu'une motte délimitée par un fossé, située approximativement au point le moins élevé du site, aux alentours du cimetière. À la suite de dissensions au sein de la famille comtale d'Auvergne, Léotoing fait partie des fiefs donnés par jugement royal à Robert Dauphin, comte de Clermont qui les lègue à son fils Hugues au début du XIVe siècle.

La marque des Dauphin[modifier | modifier le code]

Entre temps, les Dauphin donnent au château seigneurial un nouveau visage : Une forte tour maîtresse et ses annexes sont édifiées en aménageant une terrasse sommitale sur le piton rocheux voisin. La motte primitive est arasée et l'ancienne basse-cour, close de murs, donne naissance au village avec son église paroissiale.

En 1264, les habitants reçoivent une charte de franchises et de privilèges en échange de prestations de services militaires et les fournitures au bénéfice des Dauphin et de leurs suites.

Un siècle plus tard, vers 1365, un autre Robert Dauphin renforce les défenses du château afin de dissuader toute attaque éventuelle. C'est le temps de la guerre de Cent Ans et des compagnies de mercenaires occupent Brioude.

Un long oubli[modifier | modifier le code]

Au XVe siècle, un dernier programme d'aménagements résidentiels achève de donner au château sa physionomie définitive. Entre-temps, Béraud III, dernier représentant mâle des Dauphin, marie sa fille unique à Louis de Bourbon, comte de Montpensier. De cette famille comtale puis ducale des Montpensier, la seigneurie passe aux ducs d'Orléans.

Le château laissé sans entretien tombe en ruines à partir du XVIe siècle. Vendu comme bien national à la Révolution, il sert alors de carrière pour les habitants du village.

Historique[modifier | modifier le code]

Première implantation d'un lieu fortifié au XIe siècle, vers 1060. Château actuel reconstruit par les Dauphins d'Auvergne vers 1261, agrandi et consolidé au XIVe siècle. Architecture féodale sur la vallée de l'Alagnon. Propriété d'une personne privée.

L'église[modifier | modifier le code]

Située à proximité du château, l'église romane de Léotoing domine l'ensemble villageois.

Un prieuré roman

Les plus anciennes mentions d'une église paroissiale dédiée à Saint Vincent datent des années 1060. Elles concernent les donations faites à l'abbaye de Sauxillanges par Anthoine de « Lauton », et certains de ses parents.

L'abbaye de Cluny, dont relève Sauxillanges, y installe un prieuré à une date indéterminée. Son existence est attestée jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. L'église est construite dans la tradition romane de la fin du XIIe siècle. À l'origine, elle comprend une nef de trois travées voûtées en berceau, complétée vers l'est par un transept peu saillant dont la croisée est couverte d'une coupole sur trompes (voûte de forme hémisphérique soutenue par quatre arcs). Sur ce transept ouvrait une abside flanquée sans doute de deux absidioles dont il ne subsiste que celle située au Sud.

Des remaniements gothiques

Au cours du premier quart du XVe siècle, le transept, l'absidiole nord ainsi que l'abside principale sont abattus. Ils sont remplacés par une abside rectangulaire et par un chœur voûtés sur croisées d'ogives. Les clefs de voûtes sont sculptées aux armes de la famille de Balsac dont l'un des membres était alors titulaire de la charge priorale. Sur le flanc nord de l'église fut aménagée une vaste chapelle à caractère seigneurial voûtée sur croisée d'ogives. La clef aux armes écartelées des Dauphin d'Auvergne et des Sancerre, famille dont est issu Béraud III dit « Le Jeune », dernier représentant de la famille des Dauphin.

Décors et peintures[modifier | modifier le code]

On accède à l'église par un porche autrefois protégé par un auvent. Le couronnement du mur méridional porte une corniche à modillons (pierre en saillie soutenant les éléments d'une corniche) sculptés, dont deux paraissent d'origine. Dans la nef, les chapiteaux de facture archaïque reproduisent des thèmes iconographiques répandus en Brivadois (sirène bifide, aigle, lions affrontés, etc.) Sur le mur oriental du bras sud du transept, les restes d'une peinture murale du XVe siècle figurent une Déposition de Croix. La belle qualité d'exécution de la scène est associée à la présence du donateur qui pourrait être un prieur de la riche famille des Balsac. Dans l'absidiole voisine, la figuration d'un Dieu de Majesté en Pantocrator (qualificatif de Dieu, maître de l'univers et figuré en buste) est associée à une délicate scène de l'Annonciation qui peut être datée de la seconde moitié du XIVe siècle. Il est à remarquer que les carnations peintes en sel d'argent ont viré au noir.

La chapelle des lépreux[modifier | modifier le code]

Plaque posée par la Communauté de communes du Pays de Blesle : "Située sur un site dominant la vallée de l'Alagnon, la chapelle de Léotoing, surmontée d'un clocher-mur à arcature unique, date probablement de la fin du XVIIIe siècle. Le bâtiment, construit sur un rocher, est typique des petits édifices ruraux employant des matériaux de construction locaux. Appelée selon la tradition « chapelle des lépreux », elle aurait été édifiée hors de l'enceinte du village afin d'éviter tout contact avec des personnes malades.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Jean-Pierre Porte SE  
2014 en cours
(au 27 août 2014)
Stéphane Bard[1]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 209 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
761 764 804 757 750 716 718 708 690
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
659 775 590 557 556 594 554 531 515
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
506 460 430 375 345 334 329 296 269
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
255 247 218 200 214 208 204 206 205
2011 - - - - - - - -
209 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Leotoing à l'ouest du bourg
  • L'église de Léotoing

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • René Aubijoux, ancien maire du village.

Conseiller général du canton de Blesle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des maires de la Haute-Loire sur le site de la préfecture (consulté le 27 août 2014).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011


Lien externe[modifier | modifier le code]