Bernard Squarcini

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Bernard Squarcini

Naissance 12 décembre 1955
Rabat (Maroc)
Nationalité Française
Pays de résidence France
Diplôme
Maîtrise de droit et diplôme en Criminologie
Profession haut fonctionnaire français
Activité principale directeur central du renseignement intérieur
Autres activités
Distinctions
Chevalier de la Légion d'Honneur et Commandeur de l'ordre national du Mérite

Bernard Squarcini, né le 12 décembre 1955 à Rabat (Maroc), est un haut fonctionnaire français, ancien commissaire de police et préfet.

Il occupe les fonctions de directeur central du renseignement intérieur du 2 juillet 2008 au 30 mai 2012. Bernard Squarcini a été notamment chargé, au cours de sa carrière, du renseignement antiterroriste en Corse, au Pays basque et sur l'Islam radical. Depuis 2012 il a créé sa société, Kyrnos Conseil, où il exerce les fonctions de consultant indépendant [1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Titulaire d’une maîtrise en droit et diplômé en criminologie, il a été le plus jeune inspecteur général de la police nationale[2].

En 1983, il est adjoint au directeur régional des Renseignements Généraux (RG) en Corse.

En 1988, il est directeur départemental des RG des Pyrénées-Atlantiques.

En 1989, il est chef de la division « enquêtes et recherches » à la Direction Centrale des Renseignements Généraux (DCRG).

En 1993, il devient sous-directeur des recherches à la DCRG, tout en étant parallèlement, à partir de 1994, directeur central adjoint des RG sous la direction d'Yves Bertrand.

Arrestation d'Yvan Colonna[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Assassinat de Claude Érignac.

Bernard Squarcini fut notamment l'un des artisans de l'arrestation en 2003 d'Yvan Colonna, l'assassin présumé du préfet Claude Érignac, alors que Nicolas Sarkozy était ministre de l'Intérieur.

En janvier 2004, d'après certaines sources, le ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy, aurait souhaité nommer Bernard Squarcini au poste de directeur central des renseignements généraux, mais Jacques Chirac préféra finalement nommer le préfet Pascal Mailhos.

En février 2004, il a été nommé préfet délégué pour la sécurité et la défense auprès du préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Il succéda à ce poste à Roger Marion, nommé préfet délégué pour la sécurité et la défense auprès du préfet de la région Nord-Pas-de-Calais.

Directeur DST, puis DCRI[modifier | modifier le code]

Le 27 juin 2007, Bernard Squarcini a été nommé en conseil des ministres Directeur de la Surveillance du Territoire (DST), en remplacement de Pierre de Bousquet de Florian[3],[4].

Le 2 juillet 2008[5], il est nommé à la tête de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI) née de la fusion, effective au 1er juillet 2008, de la DST et de la DCRG.

Le 30 mai 2012, il est remplacé à ce poste par son ancien adjoint Patrick Calvar et devient préfet hors cadre[6].

Il quitte la police le 28 février 2013 et créé son cabinet "Kyrnos Conseil". Il intègre aussi le cabinet d'intelligence économique "Arcanum" (juin 2013).

En novembre 2013, Bernard Squarcini publie, avec Etienne Pellot, un ouvrage intitulé "Renseignements français : nouveaux enjeux" dans lequel il expose sa vision d'une feuille de route pour réformer les services de renseignement français[7] et créer également une Loi cadre pour l'activité du renseignement ainsi que des infractions spécifiques afin de lutter contre l'Islam radical [8].

Affaires[modifier | modifier le code]

Affaire Clearstream 2[modifier | modifier le code]

Cité dans les listings de l'affaire Clearstream 2, Bernard Squarcini s'est constitué partie civile en mai 2006. Parce que son nom figure sur le faux listing aux côtés de la chanteuse ajaccienne Alizée ou de Laetitia Casta, il évoque à la barre un "racisme anticorse" au sommet de l'État[9].

Affaire Woerth-Bettencourt[modifier | modifier le code]

Le 17 octobre 2011, alors qu'il est toujours directeur de la DCRI, Bernard Squarcini est mis en examen par la juge Sylvia Zimmermann pour « atteinte au secret des correspondances », « collecte illicite de données » et « recel du secret professionnel », dans le cadre de l'« affaire des fadettes »[10].

Le 12 décembre 2012, la cour d'appel de Paris annule deux des trois chefs de mise en examen de Bernard Squarcini. Il reste mis en examen pour « collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite »[11],[12]. En juin 2013, il est renvoyé en correctionnelle pour ce dernier chef d'accusation[13].

Le 8 avril 2014 il est condamné à 8 000 euros d'amende. Il ne fait pas appel du jugement.

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

  • Chevalier de la Légion d'Honneur[14]
  • Commandeur de l'ordre national du Mérite[9]
  • Croix d'officier de l'Ordre National du Mérite civil d'Espagne
  • Croix d'argent du Mérite de la Guardia Civil (Espagne)
  • Croix du Mérite policier (Espagne)
  • Grand-Croix de l'Ordre d'Isabelle la Catholique (Espagne)
  • Officier du Mérite italien

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivia Recasens, Didier Hassoux et Christophe Labbé, L'espion du président : Au cœur de la police politique de Sarkozy, Paris, Robert Laffont,‎ 2012 (ISBN 978-2-221-12983-8)

Notes et références[modifier | modifier le code]