Autohypnose

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L'autohypnose est un ėtat modifiė de conscience qui conduit à un état mental d'hypervigilance (caractéristique de l'hypnose) et souvent de relaxation dans lequel le sujet cesse de diriger volontairement le cours de ses pensées et où il se met en rapport avec son inconscient, ses émotions profondes et ses idées écartées durant les phases de pensée volontaire parce qu'elles sont inutiles ou importunes. (Ou non accessibles au conscient)

La résistance à la suggestion s'y affaiblit et certains auteurs[réf. nécessaire] comparent cet état, qui est en fait celui de la transe hypnotique, à une psychose transitoire. Il est, en effet, possible de se convaincre de la réalité de fantasmes, de l'extraordinaire justesse d'une intuition ou de l'interprétation d'une expérience réelle, comme dans les cas de paranoïa.

Ces états sont propres aux hallucinations -comme l'hypnose professionnellement dirigée, qui persuade les gens de la réalité de visions, d'odeurs ou de bruits, sinon de souvenirs fabriqués (souvenirs d'enfance). [réf. nécessaire] Les transes peuvent être légères, moyennes ou profondes, en proportion inverse de la résistance intellectuelle et de l'intensité de l'émotion inconsciente.

Ceux qui sont capables de contrôler le flux de leur pensée inconsciente peuvent modifier leur physiologie, comme dans la technique de relaxation dite « training autogène », pratiquée par des psychothérapeutes ; ils se sentent alors extraordinairement légers ou, au contraire, très lourds et peuvent se rendre insensibles à la douleur et modifier leur perception du chaud et du froid… Les expériences d'hypnose dirigée ont démontré expérimentalement cette modification des perceptions : violonistes qui croient jouer de leur instrument…

Dans les milieux professionnels d'hypnothérapie, il est considéré que l'autohypnose est un outil qui permet une communication avec le subconscient facilitant l'ėmergence de solutions disponibles mais non utilisées ou encore inconnues du conscient du sujet.

Il existe plusieurs sites où l'on peut trouver des fichiers audio, permettant de découvrir ou d'approfondir l'autohypnose, mais souvent avec un thème défini. Ils restent à utiliser avec prudence, même s'ils sont normalement faits par des professionnels.

Tout état de rêverie profonde peut être considéré comme une transe hypnotique. La différence avec l'autohypnose provoquée est que cette dernière vise normalement un but prėcis et des résultats concrets.

Toute forme d'hypnose classique serait en fait une autosuggestion dont l'hypnotiseur ne serait que le dėclencheur.

Références[modifier | modifier le code]


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christian Godefroy, S'aider soi-même par l'auto-hypnose, Editions Godefroy, 1986.
  • Lise Bartoli, Se libérer par l'hypnose. 10 exercices d'auto-hypnose, Petite bibliothèque Payot, 2010.
  • Marie-Elisabeth Faymonville et Valérie Palmaricciotti, « L'apprentissage d'auto-hypnose dans un problème de douleur chronique », in La douleur chronique : une approche interdisciplinaire, Presses de l'Université de Montréal, 2011.
  • Mireille Meyer, 50 exercices d'autohypnose, Eyrolles, 2012, coll. Exercices de développement personnel.
  • Palmaricciotti, Romain, Malaise, Salamun et Faymonville, « Comment aider les patients douloureux chroniques à mieux gérer leur problème de douleur ? Etude exploratoire de l'impact de l'apprentissage de l'autohypnose et de la psycho-éducation », in Douleurs : Evaluation, Diagnostic, Traitement, Actes congrès de la SFETD, Marseille, 17-20 novembre 2010.
  • Clémentine Raineau, « La pratique de l’hypnose, de la visualisation ou de l’autohypnose par des personnes atteintes d'un cancer : une transformation de soi ? » in Anthropologie et santé n° 2, 2011.
  • Virna Signorelli, « De l'hypnose à l'apprentissage de l'autohypnose », in Changer par la thérapie - Du chamane au psychothérapeute, Dunod, 2011, coll. Psychothérapies.
  • Villa, Bogusz et LArchet, « Autohypnose en maternité. Expérience à la maternité de Nancy ou comment valoriser les ressources des patientes », in Les Entretiens de Bichat, 2010.

Liens externes[modifier | modifier le code]