Hyaenidae
Hyènes
Hyaenidae
Hyène tachetée (Crocuta crocuta)
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Classe | Mammalia |
| Ordre | Carnivora |
| Sous-ordre | Feliformia |
Les hyènes forment la famille des hyénidés (Hyaenidae), des carnivores terrestres de grande taille. Bien que la hyène ressemble à un gros chien, elle n'appartient pas au sous-ordre Caniformia mais à celui des Feliformia. Elle est connue pour son cri ressemblant à un rire désagréable et odieux qui signifie qu'elle a trouvé de la nourriture.
On les trouve en Afrique subsaharienne, principalement dans la savane et près de points d'eau.
Sommaire |
Anatomie [modifier]
Les hyènes ont un aspect trapu avec un arrière-train plus bas que l'avant. Leur pelage peut être rayé ou tacheté, et d'une couleur tirant sur le marron. Elles mesurent selon les espèces de 95 cm à 165 cm (pour l'hyène tachetée) de long, pour un poids variant de 15 à 85 kg. Leur puissance de morsure peut atteindre jusqu'à 3000 kg, soit la plus élevée chez les mammifères[1]. La femelle est toujours plus grande et plus forte que les mâles, à cause d'un apport en testostérone surélevé chez celle-ci, mais on n'en connaît pas la raison.
Les femelles ont un clitoris très développé ressemblant à un pénis[2]. Cette particularité anatomique et l'organisation matriarcale des hyènes sont déterminantes d'un conflit sexuel dont les femelles sortiraient gagnantes[3]. La gestation est d'environ 110 jours. Les petits seront allaités jusqu'à un an et demi. Il est impossible de discerner par la simple observation un mâle hyène d'une femelle tant l'une et l'autre se ressemblent. C'est en prélevant un poil d'hyène et en l'analysant que l'on peut déterminer son sexe.
Alimentation [modifier]
Bien que souvent charognarde, la hyène est un redoutable chasseur en bande et 70 % de son alimentation est issue de la chasse effectuée principalement la nuit, le reste étant composé notamment de charognes abandonnées ou volées à de grands fauves. Ses mâchoires (300 kg au cm² à comparer avec les 150 kg au cm² du loup et les 15 à 20 kg/cm² de l'homme) lui permettent de broyer les os des animaux qu'elle dévore et de les avaler avec le reste de la carcasse. À ce jour c'est le seul animal répertorié capable de broyer un fémur d'éléphant. Pour cette raison, les excréments de hyène ont une couleur blanche, liée au fort taux de calcium (issu des os) qu'ils contiennent, si bien que les hommes ont longtemps cru qu'il y avait un brasier dans le corps des hyènes et que les excréments étaient des cendres[réf. nécessaire].
Prédateurs [modifier]
Les hyènes, lorsqu'elles sont en très grand nombre, n'ont pas d'adversaire particulier. Cependant il leur arrive de se faire attaquer, même de se faire tuer par les lions (leur principal adversaire), les léopards, les autres meutes de hyènes et les lycaons.
Comportement [modifier]
Dans une meute de hyènes tachetées, l'individu dominant est généralement une femelle. Les individus dominés doivent se soumettre à une inspection régulière de leurs organes génitaux par les individus dominants. On pourrait prendre les femelles pour des mâles après une observation superficielle, car le clitoris est particulièrement développé et ressemble fort à un pénis. Cela a longtemps occasionné parmi les populations indigènes des croyances selon lesquelles il n'y aurait pas de femelles chez les hyènes. Les femelles produisent de la testostérone en grande quantité. Les individus mâles se font souvent maltraiter par les femelles.
La domination de la femelle est héréditaire. Elle donnera naissance à une future dominante. Si plusieurs petites femelles naissent dans cette portée, on dit que la petite future dominante tuera très vite les autres petites femelles. Quoi qu’il en soit, elle imposera très vite, encore bébé, sa dominance. C’est la princesse héritière et, quel que soit son âge, le reste de la troupe lui doit le respect… en lui montrant leurs parties génitales. Pour imposer cette marque de respect, elle s’approche tout simplement de ses congénères la queue dressée, tandis que les autres membres de la troupe adoptent une attitude de soumission. Elle copie cette attitude régalienne de sa mère. Cela fait partie de son éducation de future reine. La dominante n’a pas besoin de chasser. Elle peut réclamer sa part de n’importe quelle proie attrapée par les autres hyènes de la troupe, ou tout au moins les meilleurs morceaux, ce qui lui laisse beaucoup plus de temps pour élever sa petite princesse, en vraie future dominante.
Menaces pesant sur la famille [modifier]
Autrefois le territoire des hyènes s'étendait sur la plupart de l'Europe et de l'Asie, mais il s'est fortement réduit de nos jours du fait des activités humaines. D'autre part, les hyènes font l'objet d'une très mauvaise réputation et sont parfois abattues sans raison.
Prononciation et accord avec l'article [modifier]
On dit indifféremment « l'hyène » ou « la hyène » selon certains dictionnaires (à tort selon Littré). Pour d'autres, on ne peut dire que « l'hyène ». La population française utilise cependant plutôt « la hyène ». Au Québec, on ne peut dire que la hyène. Si l'on choisit de dire « l'hyène », le pluriel (« les hyènes ») se prononce /lezjɛn/; si l'on choisit de dire « la hyène », le pluriel (toujours « les hyènes ») se prononce /le jɛn/.
Liste des genres [modifier]
Selon ITIS :
- genre Crocuta Kaup, 1828
- Crocuta crocuta (Erxleben, 1777)
- genre Hyaena Brisson, 1762
- Hyaena brunnea Thunberg, 1820 (nommé Parahyaena brunnea par MSW)
- Hyaena hyaena (Linnaeus, 1758)
- genre Proteles I. Geoffroy Saint-Hilaire, 1824
- Proteles cristata (Sparrman, 1783)
Selon MSW :
- genre Crocuta
- genre Hyaena
- genre Parahyaena
- Parahyaena brunnea (nommé Hyaena brunnea par ITIS)
- genre Proteles
Hyaenidae selon McKenna & Bell 1997
- †Percrocutinae ou famille †Percrocutidae
- †Percrocuta synonyme †Capsathrium
- †Africanictis
- †Dinocrocuta
- †Allohyaena synonyme †Xenohyaena
- Protelinae
- Proteles synonymes Geocyon
- †Ictitheriinae
- †Herpestides
- †Prioviverrops synonymes †Jourdanictis, †Protoviverrops & †Mesoviverrops
- †Ictitherium synonymes †Galeotherium, †Lepthyaena, †Sinictitherium & †Paraictitherium
- †Thalassictis synonymes †Palhyaena, †Miohyaena, †Hyaenictitherium & †Haenalopex
- †Hyanotherium
- †Miohyanotherium
- †Tungurictis
- †Protictitherium
- Hyaeninae
- †Lycyaena
- †Hyaenictis
- †Chasmaporthetes synonymes †Ailuraena, †Lycaenops & Euryboas
- †Metahyaena
- †Palinhyaena
- †Ikelohyaena
- †Belbus
- †Leecyaena
- Parahyaena
- Hyaena synonymes Euhyana, †Pliohyaena & Anomalopithecus
- †Pliocrocuta
- †Pachycrocuta
- †Adcrocuta
- Crocuta synonymes Crocotta & †Eucrocuta
Représentations [modifier]
Dans le film Le Roi lion, les hyènes sont les cruelles alliées de Scar dans sa prise de pouvoir de la Terre des lions.
Dans le film Bernie, Bernie Noël (joué par Albert Dupontel) est fasciné par cet animal. Il rêve d'en avoir une pour animal de compagnie.
Dans le film Hollywoo, Farres (joué par Jamel Debbouze) se fait attaquer par des hyènes gardant la propriété privée où il tente de pénétrer.
Dans l'émission satirique Les Guignols de l'info sur Canal+, la marionnette de l'animateur Marc-Olivier Fogiel est accompagnée en permanence d'une hyène prénommée Zaza. Ils rient ensemble d'un rire diabolique à chaque phrase cynique de Fogiel. Ce dernier l'apostrophe en lui disant "Hein Zaza ?" et semble avoir de l'affection pour l'animal.
Dans le film L'Odyssée de Pi, le jeune Pi se retrouve, après un naufrage, dans une barque en compagnie d'un tigre, d'un zèbre, d'un orang-outan, et d'une hyène.
La Bête du Gévaudan, selon les représentations, pourrait être apparentée à une hyène de grande taille.[réf. nécessaire]
Ouvrages [modifier]
- Gus Mills, Lex Hes.Mammifères de l'Afrique australe.Ullmann.1999.
Liens externes [modifier]
- Référence Mammal Species of the World : Hyaenidae Gray, 1821 (en)
- Référence Tree of Life Web Project : Hyaenidae (en)
- Référence Catalogue of Life : Hyaenidae (en)
- Référence The Paleobiology Database : Hyaenidae Gray 1821 (en)
- Référence ITIS : Hyaenidae Gray, 1821 (fr) ( (en))
- Référence Animal Diversity Web : Hyaenidae (en)
- Référence NCBI : Hyaenidae (en)
- Référence UICN : taxon Hyaenidae (en)
- Référence CITES : famille Hyaenidae (sur le site de l’UNEP-WCMC) (fr+en)
Références [modifier]
- Les aventures de Brady Barr. " Monstrueuses morsures ". Documentaire américain - National Géographique. 2007.
- Dossier « La hyène » sur Dinosoria
- Thierry Lodé, La Guerre des sexes chez les animaux, Éditions O. Jacob, Paris, 2006, (ISBN 2-7381-1901-8)