Hector Giacomelli

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Hector Giacomelli

Hector Giacomelli, né à Paris le 1er avril 1822 et mort à Menton le 1er décembre 1904, est un aquarelliste, graveur et illustrateur français, connu surtout pour ses peintures d'oiseaux.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Paris d'un père italien, professeur de chant, il est d'abord graveur avant de devenir dessinateur industriel pour l'orfèvrerie et les bijoux[1]. Vers l'âge de trente ans, une maladie grave le force à s'éloigner de Paris. Il se met alors à dessiner et à peindre les plantes, les insectes et les oiseaux autour de sa maison de campagne.

Revenu à Paris, il se passionne pour l'œuvre d'Auguste Raffet, dont il publie le catalogue raisonné en 1862. Il travaille avec Gustave Doré, pour lequel il compose les ornements de La Sainte Bible selon la Vulgate parue en 1866. Il contribue des dessins à plusieurs journaux, tels que Le Monde illustré, Le Magasin pittoresque et L'Illustration. Il illustre aussi à titre privé les livres que lui apportent les bibliophiles fortunés. Il est l'un des organisateurs de l'Exposition des estampes du siècle de 1887 et de la section rétrospective des beaux-arts de l'Exposition universelle de Paris de 1889.

Illustrateur entre autres de Jules Michelet, André Theuriet, François Coppée et Alfred de Musset, Giacomelli est également un collectionneur réputé. « Il possède, écrit Henri Beraldi, la plus belle collection connue d'estampes du XIXe siècle. C'est un passionné, un délirant, un enragé. Qui n'a pas vu l'œil de Giacomelli regardant une gravure de qualité supérieure n'a rien vu. »[2]

Le peintre des oiseaux[modifier | modifier le code]

« Il a son domaine à lui ; il s'y tient résolument, habilement, en homme de talent et d'esprit, n'y a point d'égal. Giacomelli est le Van Huysum des petits oiseaux, des oiseaux expressifs, tendres et ravissants, qui ont l'air d'en penser bien long. L'oiseau est à Giacomelli comme le chat est à Lambert. Un oiseau qui se respecte ne peut être que de Giacomelli ; un oiseau qui n'est pas de Giacomelli est un faux oiseau[3]. »

« M. Giacomelli a des finesses exquises. Imaginez la légèreté des gravures anglaises, moins la sécheresse et la dureté. Il dessine avec une aiguille, mais avec une aiguille qui a toute la vigueur et toute l'ampleur du pinceau. C'est fin et gras tout à la fois, très souple et très ferme, admirablement fini et cependant très large. M. Michelet ne pouvait choisir un meilleur artiste pour illustrer l’Oiseau. Il a trouvé dans cet artiste les qualités rares que demandait cette tâche difficile[4]. »

« L’Oiseau Giacomelli nous est arrivé ce matin, c'est une vraie merveille, et sublime parfois[4]. »

L'une des pièces les plus souvent reproduites de Giacomelli est intitulée Passereaux alignés sur une tige de bois[5]. On y voit vingt-trois passereaux de toutes les couleurs, serrés les uns contre les autres et regardant dans toutes les directions.

L'illustrateur[modifier | modifier le code]

Hector Giacomelli a illustré entre autres :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Éléments biographiques d'après Joseph Uzanne, Album Mariani, Librairie Henri Floury, Paris, vol III, 1897, p. 117-119, et Henri Beraldi, Les Graveurs du XIXe siècle, vol VII, 1888, p. 105-108.
  2. Henri Beraldi, Op. cit.
  3. Henri Beraldi, Op. cit..
  4. a et b Cité par Joseph Uzanne, Op. cit..
  5. « Notice no 50350037534 », base Joconde, ministère français de la Culture