Harvey Milk (film)

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Harvey Milk

Description de cette image, également commentée ci-après

Sean Penn sur le tournage.

Titre québécois Milk
Titre original Milk
Réalisation Gus Van Sant
Scénario Dustin Lance Black
Acteurs principaux
Sociétés de production Drapeau : États-Unis Groundswell Productions
Drapeau : États-Unis Focus Features
Drapeau : États-Unis Jinks/Cohen Company
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Biographie
Drame
Sortie 2008
Durée 128 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Harvey Milk (Milk) est un film biographique et dramatique de Gus Van Sant sur Harvey Milk, homme politique américain militant pour les droits civiques des homosexuels dans les années 1970.

Il est sorti aux États-Unis en avant-première à San Francisco le , puis dans tous les États le , la veille du trentième anniversaire de l'assassinat du maire George Moscone et de Harvey Milk, et en France le .

Synopsis[modifier | modifier le code]

La biographie de Harvey Milk, premier homme politique ouvertement homosexuel qui fut élu municipal de la mairie de San Francisco, puis assassiné avec le maire George Moscone, le à la mairie, par le superviseur jaloux Dan White.

Commentaire[modifier | modifier le code]

Ce n'est pas forcément le premier film sur la biographie de Harvey Milk puisque, le aux États-Unis, il y a eu un film documentaire de 90 minutes The Times of Harvey Milk de Rob Epstein qui avait reçu, en 1985, l'Oscar du meilleur documentaire.

Même si Bryan Singer avait travaillé aussi, séparément, sur la vie de Harvey Milk (et avait pris du retard), ce film est un très vieux projet de Gus Van Sant. C'est dans les années 1990 qu'il avait pensé à le réaliser avec River Phoenix dans le rôle de Harvey Milk et Tom Cruise en Dan White. Le rôle est enfin proposé à Sean Penn en 1998. Il a fallu attendre presque dix ans pour que Sean Penn le joue aux côtés de Josh Brolin, James Franco, Diego Luna et Emile Hirsch. Ce dernier incarnait Christopher McCandless, l'aventurier héros de Into the Wild, la réalisation de Sean Penn précédant Milk.

Le scénario est signé par le jeune Dustin Lance Black, réalisateur et scénariste américain né en 1974, pour Gus Van Sant avec qui il travaillera à nouveau pour son prochain film Acid Test, une adaptation du roman de Tom Wolfe. Il est également connu, notamment dans son pays, pour avoir écrit et produit la série Big Love. Au sujet de Milk, il déclare lors d'un entretien : « Je dirais que c'est le premier film hollywoodien grand public où le personnage est gay sans s'excuser de l'être. C'est peut-être le premier film sur les droits des gays[1]. »

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Sources et légendes : Version française (V. F.) sur AlloDoublage[2] et sur RS Doublage[3] ; Version québécoise (V. Q.)

Bande originale du film[modifier | modifier le code]

Milk

Bande originale par Danny Elfman
Sortie Drapeau des États-Unis
Drapeau de la France Non communiqué
Genre Divers
Producteur Danny Elfman
Label Decca
Critique

Albums par Danny Elfman

La musique est de Danny Elfman qui, connu aussi pour avoir travaillé avec Tim Burton, a déjà signé pour les films de Gus Van Sant Prête à tout (1995) et Will Hunting (1997).

Titres originaux[modifier | modifier le code]

Titre Interprètes Durée
1. Queen Bitch David Bowie 3:14
2. Everyday People Sly and The Family Stone 2:21
3. Rock The Boat Hues Corporation 3:19
4. You Make Me Feel (So Real) Sylvester 6:35
5. Hello, Hello Sopwith Camel 2:24
6. Well Tempered Clavier The Swingle Singers 2:42
7. Harvey's Theme 1:11
8. Main Titles 3:05
9. Harvey's Will 1:40
10. The Castro 0:59
11. The Kiss 0:45
12. Politicals Theater 3:15
13. New Hope 1:45
14. Harvey Wins 0:31
15. Proposition 6 1:25
16. Repealed Rights 1:03
17. Gay Rights Now 2:20
18. Dog Poo 0:25
19. Vote Passing 0:53
20. Brigg Pushing 0:44
21. The Donuts 2:48
22. Weepy Donuts 0:52
23. Harvey's Last Day 3:11
24. Give 'em Hope 4:41
25. Postscript 2:03
26. Harvey's Theme 1:50
27. Anita's Theme [Unspecified Bonus Track] 0:52
28. Main Titles (Reprise) 2:32

Nominations et récompenses[modifier | modifier le code]

Oscars (8 nominations pour 2 récompenses)[modifier | modifier le code]

Golden Globes (1 nomination)[modifier | modifier le code]

  • Meilleur acteur dans un film dramatique pour Sean Penn

BAFTA Awards (3 nominations)[modifier | modifier le code]

Satellite Awards (6 nominations)[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

  • Drapeau des États-Unis (du 28 novembre au 8 mars 2009) : 31 111 155 dollars, par rapport au premier week-end (1 941 472 dollars).

Interdit aux Samoa[modifier | modifier le code]

Fin mars 2009, le Comité de Censure des Samoa interdit la diffusion du film dans le pays, sans immédiatement expliquer sa décision[4]. Ken Moala, militant des droits de l'homme, commente alors :

« Je ne pense pas qu’il devrait être interdit. C’est essentiellement un documentaire sur la tentative humaine de surmonter quelque chose où il y a tendance à avoir de la discrimination. [Le film] ne fait vraiment aucun mal ; je ne vois pas en quoi cela affecterait le mode de vie samoan. »[4]

Le 17 avril, le Pacific Freedom Forum publie un communiqué de presse à ce sujet :

« Les Samoa sont le seul pays au monde où les censeurs aient spécifiquement interdit la diffusion de ce film, qui a remporté de nombreuses récompenses. Ce qui signifie que les gens à Samoa ne verront que la version pirate, ou des copies achetées à l’étranger et introduites illégalement dans le pays. »[5]

Le président du Forum, le Papou-Néo-Guinéen Susuve Laumaea, appela les censeurs samoans à expliquer leur décision. La coprésidente, Monica Miller, des Samoa américaines, remarqua : « [L]es observateurs ne peuvent que s’interroger sur les critères de la censure dans un pays où les fa'afafine ont un rôle bien établi et respecté. »[5] Les Fa'afafine sont des hommes sur le plan biologique, élevés selon des normes de comportement perçus comme féminins, faisant d'eux un « troisième sexe » bien accepté dans la société samoane. L'Association des Fa'afafine, pour sa part, critiqua la décision des censeurs, la décrivant comme un « rejet[…] de l’idée de l’homosexualité »[6]

Le 30 avril, Leiataua Niuapu, Principal Censeur, expliqua les raisons de la censure : le film avait été jugé « contraire aux croyances chrétiennes et à la culture samoane » : « Le film lui-même tente de promouvoir les droits de l’homme des homosexuels. Certaines scènes sont tout à fait inappropriées, certaines des scènes de sexe dans le film ; c’est tout à fait contraire au mode de vie ici aux Samoa. »[7]

En 2006 déjà, le Comité de Censure avait interdit la diffusion du film Da Vinci Code, apparemment en raison de l'image qu'on y donne du christianisme[8]. La société samoane est, selon les termes de la BBC, « profondément conservatrice et dévotement chrétienne »[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Monde du 4 mars 2009, p. 22, article « Van Sant : “Des milliers de gens sont venus spontanément pour faire de la figuration” »
  2. « Fiche du doublage français du film » sur AlloDoublage, consulté le 16 septembre 2012
  3. « Deuxième fiche du doublage français du film » sur RS Doublage, consulté le 27 août 2013
  4. a et b (en) "Samoa bans gay rights movie 'Milk'", Cherelle Jackson, New Zealand Herald, 9 avril 2009
  5. a et b (en) « MILK Ban Unhealthy For Samoa », communiqué de presse du Pacific Freedom Forum, 19 avril 2009
  6. (en) « Film ban angers Samoan gay rights group », ABC Radio Australia, 1er mai 2009
  7. (en) « Samoa bans 'Milk' film », ABC Radio Australia, 30 avril 2009
  8. (en) "Samoa’s government censor bans Da Vinci Code film", Radio New Zealand International, 21 mai 2009
  9. « Country profile: Samoa », BBC, 29 février 2009

Liens externes[modifier | modifier le code]