Frank Robinson

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Pix.gif Frank Robinson Baseball pictogram.svg
Flickr - Rubenstein - Frank Robinson.jpg
Voltigeur / manager
Frappeur droitier  Lanceur droitier
Premier match
17 avril 1956
Dernier match
18 septembre 1976
Statistiques de joueur (1956-1976)
Matchs 2808
Coups sûrs 2943
Coups de circuit 586
Points 1829
Points produits 1812
Moyenne au bâton ,294
Premier match (manager)
8 avril 1975
Dernier match (manager)
1er octobre 2006
Statistiques de manager (1975-2006)
Victoires-Défaites 1065-1176
 % Victoires ,476
Équipes

Joueur

Manager

Temple de la renommée du baseball
Élu en 1982

Frank Robinson est un joueur américain de baseball né à Beaumont, Texas, États-Unis le 31 août 1935.

Il fut le premier athlète à être nommé joueur de l'année dans les deux ligues majeures, Nationale et Américaine. Il a remporté deux Séries mondiales avec Baltimore, en 1966 et 1970. À l'issue d'une carrière de 21 saisons, où il porta notamment les couleurs des Reds de Cincinnati et des Orioles de Baltimore, Frank Robinson totalisait 586 coups de circuit en carrière, ce qui le plaçait alors au quatrième rang de l'histoire derrière Hank Aaron, Babe Ruth et Willie Mays. Il est entré au Temple de la renommée du baseball en 1982.

Frank Robinson est devenu en 1975 le premier manager Afro-Américain du baseball majeur.

Honneurs et exploits[modifier | modifier le code]

Frank Robinson en 1961.

Carrière de gérant[modifier | modifier le code]

Frank Robinson décoré par le président George W. Bush en 2005.

En 1975, Frank Robinson est nommé joueur-gérant des Indians de Cleveland, ce qui fait de lui le premier gérant Afro-Américain de l'histoire du baseball. Il dirige l'équipe jusqu'en 1977, puis se retrouve à la barre des Giants de San Francisco de 1981 à 1984. Robinson dirige ensuite les Orioles de Baltimore de 1988 à 1991. Il sera nommé gérant de l'année dans la Ligue américaine en 1989, alors que les Orioles maintiennent un bilan de 87-75, un revirement de situation impressionnant après une saison 1988 de seulement 54 victoires contre 107 revers.

Il est le dernier gérant de l'histoire des Expos de Montréal, qu'il dirige de 2002 jusqu'à leur dernière saison en 2004. Il a par la suite suivi la franchise lors de son transfert à Washington.

Le style de Robinson est l'objet de critiques au cours des dernières années. Durant son passage à Montréal, la journaliste de The Gazette, Stephanie Myles, rapporte que Robinson passe beaucoup plus de temps sur un terrain de golf qu'à s'occuper de son équipe. Ces commentaires suivront le septuagénaire jusqu'à Washington, où la presse locale scrutera attentivement ses activités. En juin 2005, le magazine Sports Illustrated rapporte que Frank Robinson est le « pire gérant des majeures », selon un sondage tenu auprès de 450 joueurs. Le principal intéressé fut aussi critiqué pour ne pas tenir compte des statistiques lorsque venait le temps d'opposer un lanceur en particulier à tel ou tel frappeur (ou vice-versa). Robinson s'est défendu en disant gérer « par instinct ».

Le 30 septembre 2006, il fut annoncé que son contrat avec les Nationals ne serait pas renouvelé, alors que l'équipe vient de terminer au dernier rang de la division Est pour une troisième saison consécutive. Le bilan de Frank Robinson comme gérant est de 1 065 victoires et 1 176 défaites, un pourcentage de victoires de 47,5 %.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Avant le début de la saison 1966, le manager-général des Reds, Bill DeWitt, prend une décision controversée en échangeant Frank Robinson aux Orioles, en retour du lanceur Milt Pappas. L'argument de DeWitt fut que Robinson était, selon ses propres mots, un « vieux de 30 ans ». L'échange fut vivement décrié, d'autant plus que Pappas fut incapable de bien performer. Une référence à cette transaction est faite dans le film sur le baseball Duo à trois (Bull Durham), lorsque le personnage de Susan Sarandon déclare : « Les mauvais échanges font partie du baseball, qui peut oublier Milt Pappas pour Frank Robinson ? » (« Bad trades are a part of baseball, I mean who can forget Milt Pappas for Frank Robinson, for gosh sakes »).