Artachat

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Artachat
(hy) Արտաշատ
Le centre de la ville
Le centre de la ville
Administration
Pays Drapeau de l'Arménie Arménie
Région Ararat
Maire
Mandat
Gagik Muradian (HHK)[1],[2]
2011-2015
Démographie
Population 25 308 hab. (2008)
Densité 1 383 hab./km2
Géographie
Coordonnées 39° 57′ 14″ N 44° 33′ 02″ E / 39.9539, 44.5506 ()39° 57′ 14″ Nord 44° 33′ 02″ Est / 39.9539, 44.5506 ()  
Altitude 835 m (min. : 821 m) (max. : 845 m)
Superficie 1 830 ha = 18,3 km2
Fuseau horaire UTC+4
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Arménie

Voir la carte administrative d'Arménie
City locator 12.svg
Artachat

Géolocalisation sur la carte : Arménie

Voir la carte topographique d'Arménie
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Artachat

Artachat, Artashat ou Ardachat (en arménien Արտաշատ), autrefois Artaxate (Artaxata), est une ville d'Arménie, capitale de la région d'Ararat La ville située à 20 km au sud d'Erevan fut une ancienne capitale de l'Arménie dans l'Antiquité.

Description générale[modifier | modifier le code]

En plus d'être l'une des villes les plus anciennes d'Arménie, Artachat est aussi l'une des plus modernes et connaît depuis peu un fort développement. En 2008, elle compte 25 308 habitants[3] Beaucoup de nouveaux immeubles et une église (Saint-Hovannès) se construisent.

Au centre de la ville, on peut voir les bâtiments du Marzpetaran, l'hôtel de ville et le monument du roi Artaxias Ier, fondateur de la ville. Artachat possède également un stade, des écoles et universités, un théâtre antique, un centre d'art Charles Aznavour, un grand nombre de banques, de bureaux, de magasins, de monuments et de beaux bâtiments. Le 1er juin 2004, un nouveau parc y a été inauguré.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bâtie en 187 av. J.-C. par le roi d'Arménie Artaxias sur les conseils d'Hannibal — ce qui lui valut le surnom de Carthage d'Arménie — elle fut détruite par Corbulon. Rebâtie par Tiridate Ier qui lui donna le nom de Neronia en l'honneur de Néron, elle fut à nouveau prise par Trajan en 116 et abandonné en 117. Puis, la ville eut à nouveau à souffrir fortement de la guerre, lorsqu'elle fut prise après un long siège vers 163 par Statius Priscus. Si les sources historiques mentionnent sa destruction, l'archéologie a montré qu'elle avait simplement perdu son rôle de capitale[4]. Sous Commode, elle frappe de la monnaie et porte le titre de metropolis[5].

Elle fut abandonnée au IIIe siècle, puis relevée à diverses reprises.

Les rois qui ont régné sur Artachat
Article détaillé : Artaxiades.

Géographie[modifier | modifier le code]

Topographie et situation[modifier | modifier le code]

Artachat, une des douze anciennes capitales d'Arménie, ne se situe qu'à 20 km d’Erevan, et à moins de 15 km au nord du monastère de Khor Virap, un des rares vestiges de la cité antique, située dans la plaine de l'Ararat, sur les bords de la rivière Araxe — frontière naturelle avec la Turquie. La ville contemporaine, bâtie plus au nord-est, est située à une altitude de 830 m, un des endroits les plus bas du pays. Le point de vue sur le mont Ararat y est remarquable.

Climat[modifier | modifier le code]

Artachat possède un climat continental. Les hivers sont froids mais courts — n'étant qu'à 800 m d'altitude, les chutes de neige sont moins fréquentes que dans le reste de l'Arménie — et les étés souvent très chauds (il peut faire jusqu'à 35 °C, voire 40 °C). Les précipitations sont peu nombreuses et connaissent un pic en juillet et août, souvent dues aux orages d'été.

janvier février mars avril mai juin juillet août septembre octobre novembre décembre année
T° max (moyenne) [°C] 2 5 9 16 23 25 30 30 24 17 13 7 16,7
T° mini (moyenne) [°C] -5 -3 0 5 10 14 16 15 12 7 5 0 6,3
Précipitations [mm] 42 40 38 39 50 80 60 37 35 42 43 41 506
Ensoleillement [h/jour] 3 4 5 7 9 10 12 10 8 6 4 3 6,7
Source : 7 sur 7 météo[6]

Transports[modifier | modifier le code]

Artachat à gauche.

Administration[modifier | modifier le code]

Municipalité[modifier | modifier le code]

Artachat, le nouveau parc.

La ville est la capitale de la région d'Ararat. Le maire Gagik Mouradian a été élu en 2002 et réélu en 2007.

Jumelage et partenariat[modifier | modifier le code]

Saint-Hovannès en construction.

Éducation[modifier | modifier le code]

Artachat possède huit collèges, une université, deux écoles de musique, une école d’art et deux écoles de sport.

L'université d'Artachat, fondée en 1996, enseigne 4 matières : pédagogie et methodologie, économie, journalisme et droit.

L'école de musique Alexandre Melik Pashaev fut fondée en 1956 et accueille actuellement près de 445 élèves.

Santé[modifier | modifier le code]

Outre l'hôpital de la ville, une clinique stomatologique moderne a ouvert ses portes en juin 2006.

Culture[modifier | modifier le code]

Art[modifier | modifier le code]

Le centre d'art Charles Aznavour est divisé en plusieurs branches dont un département d'art combinant la danse folklorique, le chant, le théâtre et le dessin.

Le théâtre d'Artachat, qui a 2050 ans d'histoire, propose depuis longtemps des chefs-d'œuvre nationaux arméniens classiques et modernes.

Média[modifier | modifier le code]

La ville possède une chaîne de télévision locale. Par ailleurs, deux journaux sont publiés : « Artachat » et « Navasard ».

Industrie[modifier | modifier le code]

L'industrie artachataise est très diversifiée : usine de conserves, fabriques de lait, de porcelaine, de meubles et de textile. Pendant les premières années du blocus, la plupart des usines ont dû fermer, mais depuis quelques années, avec le retour d'une forte croissance économique dans le pays, beaucoup ont rouvert et se sont ouvertes au marché international.

Fabrique de conserves[modifier | modifier le code]

Utilisant une technologie moderne permettant de multiplier la variété de sa production, l'usine produit des boites de purée de tomates, de fruits et de légumes.

L’usine de vin[modifier | modifier le code]

L'usine a été fondée en 1995 et est considérée comme l'une des plus modernes et des meilleures usines de l'Arménie. Le vin rouge « Aréni » est produit à partir de cépages locaux.

Sport[modifier | modifier le code]

Artachat a deux équipes de football évoluant dans la deuxième ligue du championnat arménien.

  • FC Artachat

Le club a fait ses débuts professionnels en première ligue en 1993, où il a participé au groupe 1 sur deux groupes combattant pour la promotion. Ils ont fini à la deuxième place de leur groupe. Depuis, les résultats ne sont pas au rendez-vous et le club n'évolue plus que dans les divisions secondaires.

  • FC Dvin Artachat

Le club a fait son premier résultat notable dans la première ligue arménienne 1996-97, où ils sont devenus les premiers champions de ligue finissant devant le club de Lori Vanadzor. Lors de leur troisième saison, ils terminent à la 8e position (sur neuf) du championnat et sont relégués. Depuis, ils n'ont jamais retrouvé la première ligue.

Personnalités[modifier | modifier le code]

  • Hovhanes Vardanian (Hovo), clarinnetiste

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « RPA in Local Self-Government », sur Parti républicain d'Arménie (consulté le 27 mars 2012).
  2. (hy+en) « Central Electoral Commission of the Republic of Armenia » (consulté le 11 septembre 2012).
    Pour obtenir la page en anglais, cliquez en haut à droite sur « English » ; ensuite, dans le menu vertical de gauche, cliquez sur « Elections », puis sur « Head of Community » et sélectionnez la dernière élection correspondant à la communauté voulue.
  3. (en) ArmStat, Marzes of the Republic of Armenia in figures, 2008, « RA Ararat Marz »,‎ 2008 (consulté le 25 juillet 2009).
  4. B.N. Arakelian, « Les fouilles d'Artaxata : bilan provisoire », dans Revue des Études arméniennes, 18, 1984, p. 367-395.
  5. Ernest Babelon, « Artaxisata », CRAI, 1911, 55-5, p. 63-374 [lire en ligne (page consultée le 9 janvier 2010)].
  6. Climat d'Erevan sur le site de 7 sur 7 météo

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Artachat » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)
  • B.N. Arakelian, « Les fouilles d'Artaxata : bilan provisoire », dans Revue des Études arméniennes, 18, 1984, p. 367-395.

Liens externes[modifier | modifier le code]